Archives de catégorie : La vie des projets et des maisons

La vie des projets et des maisons

Images de la quatrième séance archéologique mensuelle

Ce mercredi 17 janvier, Aurélie (Les Chalcophore), Vincent et Paul (INRAP) ont continué avec Christophe et Thierry, les enfants et les équipes, la fabrication deux véhicules ayant circulé voici bien longtemps sur les chemins de notre contrée.

Découvrez les images réalisées ce jour :

 

De la part de Sonia (Maison de la Musique) : images du Mont Saint-Michel, de Marie et de Bruno Mars

Sonia, de la Maison de la Musique, nous propose quelques photos réalisées par ses soins durant le camp organisé par notre association durant les vacances de fin d’année. On y découvre le Mont Saint-Michel.

Sonia nous a aussi confié une image de Marie, grande amie de sa maison : la Maison de la Musique, et de Bruno Mars, en qui Sonia voue une affection de tous les instants.

Découvrez les images réalisées ou choisies par Sonia :

 

La proposition d’un conte : « On dirait un T »

Bernard Sultan a animé aux mois d’octobre et de novembre 2017 des ateliers d’écriture créative pour les enfants des Maisons, en quête d’une histoire à raconter sur scène le 6 juillet 2018 à propos du thème de notre saison : Trait d’union.

Bernard nous propose ce conte, nourri des contributions des enfants ; l’histoire sera débattue jeudi 18 janvier lors de la deuxième réunion trimestrielle avec François Roy, metteur en scène du spectacle, les professeurs des ateliers éducatifs et artistiques bi-hebdomadaires de notre association, les chefs de service et la direction.

Cliquez sur la fenêtre ci-dessous pour découvrir le conte inventé par Bernard Sultan :

Lettre de Rick (Itinérance Maroc) : « Content d’avoir des nouvelles de mon entourage »

Bonjour Bako,

Je voulais te dire que moi ça va .

On remonte tout doucement vers Tanger. On s’est arrêté près de Ouarzazate au bord d’un lac magnifique.

Pendant ces trois jours on a fait de la céramique et peint des maillots en reproduisant des gravures rupestres qu’on avait dessinées quelques jours avant.

L’Atlas est enneigé, pourvu qu’on puisse passer pour rentrer !!

J’ai été content d’avoir des nouvelles de mon entourage sur le site des Maisons.

A bientôt, bisous.

Rick

Lettre d’Angella (Itinérance Maroc) : « L’ouverture aux autres »

Bonjour Bako

Nous profitons de notre retour pour nous arrêter à des endroits déjà visités au début du voyage.

Notamment à ce que nous appelons le « Club Méd » près de Ouarzazate où nous nous sommes souvenu que la première fois, c’était dans des conditions difficiles pour le groupe.

L’occasion de se rendre compte à quel point nous avons évolué. Par exemple l’ouverture aux autres. C’est un bon point pour moi et mon retour.

Malgré la neige abondante sur l’Atlas, nous avons pu faire de la céramique et transférer des dessins de gravures rupestres, que nous avions fait auparavant, sur des T-shirts.

La neige nous fait penser à la France, mais avant ça, au passage de l’Atlas sur le chemin du retour. On nous a dit que cent vingt kilomètres de route étaient barrés.

Ça nous inquiète un peu car nous sommes pressés maintenant de rejoindre nos familles.

Bisous Angella

Lettres de Brandon (Itinérance Sénégal) : « La jument, le centre hospitalier »

En raison de problème de connexion avec le lieu de résidence des enfants et de l’équipe éducative, nous n’avons reçu que récemment les lettres que Brandon a écrites ces dernières semaines pour raconter son Itinérance au Sénégal.

Voici les textes de Brandon :

« La jument :

Chez les peuhls de la famille d’Ibrahim nous étions presque arrivés quand… « hop bardaf » nous nous sommes enfoncés. Impossible de bouger la voiture.

Pendant deux jours, nous nous somme battus dans la boue et sous le soleil pour la débloquer. Tous le village était là. Moi je coupais des troncs afin de pouvoir décoincer la voiture.

Enfin, au bout de nos efforts, après de multiples tentatives, nous avons eu l’idée de prendre une corde, de l’attacher a l’arrière. Nous avons tiré comme des chevaux démoniaques, et la voiture est sortie de l’enfer !

Nous nous sommes installés au pied du plus grand arbre de la brousse. Le délire était que nous devions faire nos toilettes nous même et aussi notre douche. Il y avait trop de piquants, on se faisait mal aux pieds, il fallait faire très attention.

J’ai monté un chameau pour la première fois. Son « debout » m’a fait peur mais après ça a été. Je me suis débrouillé tout seul. Il trottait, galopait et faisait des « épaules en dans ».

Les chevaux du Sénégal sont chouettes sauf qu’ils ne savent rien faire niveau dressage et cso (saut d’obstacle) mais bon, j’ai valorisé un cheval en le faisant sauter soixante centimètres. Elle sautait pour la toute première fois la jument.

Maintenant je vais parler de Ibrahim, la personne qui nous accueille. C’est un peuhl qui a trois enfants. Il a aussi des dromadaires, des vaches, et énormément de chèvres.

Huit jours se sont écoulés, cela était bien à vrai dire. Nous sommes partis durant deux jours sur une dune avec deux dromadaire et un cheval afin de bivouaquer. Le lendemain nous sommes partis à Kaolack.

Brandon

Je suis parti chez des bambara, il sont chouettes ; j’ai été dans un village qui s’appelle Dagayoumdoum.

Le chef de village a quinze enfants. Il cultive de l’arachide qu’il bat ensuite avec des bouts de bois pour extraire les graines des gousses.

Le kilo de cacahuète coûte 210 francs et eux ils cultivent des tonnes de peanuts ! Ils mangent souvent du mafé, c’est du riz à la sauce aux cacahuètes.

Plus les jours passèrent et plus je me plaisais dans cette famille. J’ai été pris comme un enfant de la famille. Je me sentais aimé énormément par les autres enfants. En discutant sur les conditions de vie au village avec certains villageois, je me suis rendu compte que le centre hospitalier dirigé par un homme nommé Saliou, fonctionnait bien mais avait du matériel en très mauvais état.

J’ai décidé de prendre sur mon argent de poche pour financer l’achat de matériel de première nécessité. J’ai donné 40 mille francs pour racheter une table de consultations et une chaise.

Voilà ! Bonjour à toutes les personnes qui me manquent. La suite au prochain article.

Brandon »

 

Lettres de Laura (Itinérance Sénégal) : « Famille d’Ibrahim, le domaine des scorpions, la famille de Bä »

En raison de problème de connexion avec le lieu de résidence des enfants et de l’équipe éducative, nous n’avons reçu que récemment les lettres que Laura a écrites ces dernières semaines pour raconter son Itinérance au Sénégal.

Voici les textes de Laura :

« Famille d’Ibrahim :

Nous quittons la maison fabuleuse et nous allons tous à la maison d’Ibrahim, à « ma première famille ».

Sur le chemin pour s’y rendre on s’est ensablé deux fois. La première fois c’était dans le sable il y avait rien de méchant, mais par contre la deuxième c’était pire. Il nous a fallu environ trois jours pour nous sortir de là, avec l’aide du village bien sûr.

Ensuite, nous nous sommes posés à proximité du village en dessous d’un arbre qui fait de l’ombre. On a posé nos bagages, on a construit un four, douche et des toilette, c’était reposant on était bien ici.

Steven, Brandon et moi on s’amusait. Steven a été puni pendant quatre jours parce qu’il avait fugué. Les repas, ils étaient grave bon ! D’ailleurs merci a Kadi, c’est les meilleurs d’Afrique !

Ensuite on est monté à un Baobab, c’est de très jolis arbres. A la dernière soirée que nous partageons dans la bonne humeur, ont est partis dans la colline à un kilomètre de notre camp de base. On a pris un transport diffèrent chacun, mais pas n’importe lesquels ! Il y avait un cheval, deux Chameaux et deux ânes qui tire la charrette. J’ai choisi le cheval avec Djeneba, Brandon sur le Chameau. Steven, lui, a était un peu sur le chameau sur le chemin du retour.

Moi, au retour, j’ai fait la balade a pied. Arrivée sur les dunes, la vue était vraiment magnifique !

Le soir on a fait un feu de camp, c’étais vraiment bien l’ambiance et le sable sous nos pieds, on rigolait bien, on a vu un troupeau de dromadaires c’était vraiment chouette.

Ensuite en passant la nuit, Brandon avait oublié sa couverture et la mienne, nous avons caillé toute la nuit et mal dormis. Du coup on et resté près du feu de camp le plus tard possible, donc enfin de compte ce n’était pas si grave que ça, on rigolait bien.

Ensuite pour le retour de cette aventure, avant de partir on a tous essayé le dromadaire, d’ailleurs j’ai failli partir en avant… Et j’ai fait le reste à pied pour revenir au point de départ. Bref, ensuite nous disions à bientôt à tout le monde, et on s’en va, sans laisser de trace.

C’était une magnifique expérience.

Laura

Le domaine des scorpions :

Nous partons tous pour Guelack, spécialement dans une ferme dont Baptiste et Kadi sont à la recherche, pour savoir comment ils font les fromages de chèvres qu’ils ont goûtés.

La visite était bien détaillée, mais moi je n’étais pas trop intéressée parce que je n’aime pas trop le fromage de chèvre…

Ensuite, Batiste a vu avec le directeur pour nous héberger , donc on s’installe dans des chambres d’hôtes. C’était très sale, les chambres n’étaient pas nettoyées, mais j’ai fait le maximum pour que tout soit niquel.

Je faisais des aller-retour parce que il y avait des araignées et j’aime pas les araignées…

Ensuite j’entendais bouger sur les tapis et en dessous, j’ai pensé que c’était des scarabées, mais non c’était au dessus de ma pensée et c’était des magnifique scorpions : des gros com’as ! j’appelais Baptiste pour venir les tuer par peur d’être piquée.

Et dans la chambre de Brandon et Steven ils en ont trouvé deux plus gros que nous. Et j’ai fini par appeler ça « Le domaine des scorpions ».

Ensuite on s’ennuyait, il y avait rien à faire et les deux jours suivants c’était pareil et nous finissons par partir, un peu déçu.

Nous allons à Tambacounda, je suis assez pressée de reprendre de nouvelles expérience.

Laura

La famille de Bä :

Nous sommes partis a Kaolack c’est une ville située au centre du Sénégal, pour se rassasier d’un sandwich avant de se poser dans le village qui s’appelle « Ndangare ».

Batiste, Kadi, Djeneba, Steven, Brandon et moi installons nos affaires devant un magnifique Baobab, nous restons environ deux jours et après c’est le recommencement des famille.

Donc le lendemain nous y allons tous un par un, et je suis partie dans la famille de Bä.

Le papa s’appelaient Harandé Bä, et sa femme Aissata et sa deuxième Woury et ses enfants « Matta, Sophie et le petit Pathé » ; ils m’ont accueilli là-bas chaleureusement, ils sont tous super sympas. Avec Harandé, je discutait de tout et de rien, je l’adore, j’ai même fini par l’appelai papa en Peul : c’est son langage d’origine.

Son village s’appelle « Sinthiou », tout les villageois sont adorables. Ils viennent me voir souvent tout les soirs quasiment.

Matta la petite de la famille de Bä, je l’adore ; elle voulait que je reste pour l’éternité avec elle. Ensuite Ibou, il me laisse monter à cheval tout les jours de 17H à 18H30, c’était une jument avec son poulain et le poulain s’amusait avec moi tout le temps, j’avais l’impression que c’était magique, c’était vraiment cool.

Tous les week-ends, l’enseignant qui venait, je rester tout mon temps avec lui. Il était bien et surtout avait beaucoup d’humour. Souleyman me faisait rattraper tout le temps que j’avais perdu à l’école. Je le remercie d’ailleurs !!

Ensuite Djeneba était venue me rejoindre pendant ces deux derniers jours, c’était enrichissant au cœur, on s’amusait avec tout les enfants du village.

Je suis repartie en enfance et ça m’a fait du bien, je me suis beaucoup attachée à eux, je les remercie du plus profond de mon cœur. Je les adore tous. Et je suis repartie avec le sourire et le village aussi d’ailleurs, en tout cas j’ai adoré cette expérience.

Laura »

Lettres de Steven (Itinérance Sénégal) : « Dans la brousse, la ferme de Guelak, la Famille D’Abdoulaye »

En raison de problème de connexion avec le lieu de résidence des enfants et de l’équipe éducative, nous n’avons reçu que récemment les lettres que Steven a écrites ces dernières semaines pour raconter son Itinérance au Sénégal.

Voici les textes de Steven :

« Dans la Brousse :

Après une semaine dans la famille de Pape nous sommes partis dans la brousse mais la voiture c’est ensablée  deux fois. La première fois ça a duré au moins une heure à décoincer la voiture, la seconde fois il a fallu une journée ! On en pouvait plus.

Bref, nous nous sommes installés en plein milieux de rien. Il y avait que des arbres. On est resté 9 ou 10 jours, c’était trop bien !

Les gens parlaient peulh, je suis monté dans un grand arbre qui s’appel (Baobab). Ils n’y en a pas en France. On s’est fabriqué des douches et des toilettes.

Après, on a dormi une nuit dans les dunes, c’était trop magnifique. Le paysage avec le coucher de soleil c’était trop bien ! On a fait du cheval, du dromadaire et de l’âne.

Voila prochaine destination Guelak (Sénégal).

Steven

La Ferme de Guelak :

Après dans la famille à (Pape) et après la brousse, nous sommes partis dans une ferme d’élevages, à Guelak à 30 minutes de Saint-Louis , on s’est installé, moi et Brandon on avait une chambre pour nous deux et dans la chambre il y avait plein de cafards et de scorpions.

J’ai pleuré car j’ai eu peur de me faire piquer par un scorpion. C était nul, on a pas pu faire des activités comme traire les vaches, faire des fromages… on est resté deux jours.

On avait beau avoir des toilettes françaises ou d’avoir des lits à la place d’une tente j’étais pressé de quitter la ferme. C’est pourtant une ferme dans laquelle on élève des vaches et des brebis venant de plusieurs pays.

On y fabrique aussi du fromage et du jus de fruit et des confitures. ils font aussi de la pisciculture et on aussi des internats pour garçons qui apprennent aussi différents métier. Dans cette ferme appelée Guelak, des femmes apprennent aussi la couture, la teinture.

Mais l’accueil a été nul et les conditions pour dormir archi nulles aussi.

Steven

La Famille D’Abdoulaye :

Après la ferme à Guelak, nous sommes partis à Latmingué près de Kaolack. Moi je suis parti dans la famille d’Abdoulaye, c’était trop bien. J’ai appris à cultiver les arachides et le Bissap. J’ai aussi été au marché, c’est trop bien, il y avait un singe, il est trop rigolo !

On a joué au foot sur un terrain, sauf que le terrain n’est pas en gazon mais avec du sable. J’avais du mal à jouer mais bon on était une belle équipe  ! Il y avait Moussa, Mamadou, Issa… : ils sont trop géniaux. Avec Moussa on a parlé de foot presque tout le temps, ils étaient trop géniaux.

Avec les femmes de la cours ( Rhady et Fanta), je partais au marché ; j’aimais bien leurs parler quand ça n’allait pas.

Abdoulaye était super de temps en temps je l’aidais à remettre les ânes à leurs enclos voila, il est trop gentil.

Le seul truc que j’aimais pas c’était les repas : l’après-midi, on mangeait du tièboudienne, c’est du riz au poisson et des légumes. Le soir, on mangeait du couscous… J’aime pas le couscous au Sénégal, c’est pas comme en France, je suis resté dix jours dans la famille franchement c’est trop bien mais j’ai pas arrêté de manger de l’arachide, c’est trop bien.

Steven »