Archives de catégorie : Conseil scientifique

Sixième phase de l’étude scientifique sur le sentiment d’appartenance au territoire

(Image illustrative : « ligne d’erre », carte de trajets réalisée avec l’encouragement de Fernand Deligny, voir ici).

Dans le cadre de l’activité de notre Conseil scientifique, l’enquête sur les sentiments d’appartenance au territoire des enfants et des jeunes de notre institution débute sa sixième phase ce mercredi 17 janvier.

Après une première phase consacrée au mois de juillet 2015 par un premier groupe d’enfants à l’exploration  des lieux d’attachement aux côtés de Claire Oger, Professeure des Universités en Sciences de l’Information et de la Communication (Département de communication politique et publique, Université Paris Est-Créteil) et de Fleur Guy, Fleur Guy, docteure en géographie, chercheuse associée à l’UMR 5600 Environnement Ville et Société de l’Université Lyon 2, un deuxième groupe s’est essayé en juillet 2016 avec Claire Oger et Fleur Guy à cet exercice, puis un troisième et dernier groupe en juillet 2017.

Claire et Fleur retrouvent aujourd’hui et jusque samedi les enfants de ce troisième groupe pour leur proposer de valider les retranscriptions écrites de leur entretien.

Pour plus d’informations sur cette étude pluriannuelle menée en partenariat avec le laboratoire Ceditec de l’Université Paris Est Créteil, lire le chapitre « IV. Présentation d’actions/recherches organisées cette saison culturelle en nos Maisons »ici.

Évaluation du parcours des enfants et des jeunes depuis Mai 2017

Ce mois de novembre 2017, les équipes des Maisons ont travaillé comme chaque six mois à la rédaction d’un document clé de notre champ professionnel, appelé le « Document Individuel de Prise en Charge » (DIPC). Ce document permet de faire un point sur le parcours de l’enfant ou du jeune accueilli ; notre association a érigé pour règle d’associer celui-ci à ce bilan semestriel.

A cette occasion, et sur proposition du Conseil scientifique (voir sous-partie « II.B. Présentation des résultats statistiques du questionnaire proposé aux enfants et aux jeunes »), l’association a expérimenté pour la première fois un nouvel outil évaluatif, permettant de comparer chaque six mois les parcours des enfants et des jeunes selon les grandes rubriques organisant notre travail éducatif.

Une fiche a été distribuée aux équipes  du Centre de Jour, de la Maison du Cirque, de la Maison de la Danse, de la Maison des Découvreurs, de la Maison du Sport et de la Maison Vive :

Cette fiche a été remplie pour chaque enfant et jeune des Maisons précitées.

Les résultats, pour cette vague de novembre 2017, sont les suivants (77 fiches ont été traitées ; les enfants arrivés trop récemment dans nos effectifs, et les jeunes des studios et du service de maintien à domicile qui ne pratiquent pas systématiquement les activités culturelles de notre association, ne sont pas pris en compte).

I. Tendance générale ; les évaluations formulées par les équipes (en pourcentage) : 

(N.B : Nous surlignons le plus haut pourcentage obtenu).

« La situation s’est dégradée depuis 6 mois » : 17,1.

« La situation s’est améliorée depuis 6 mois, mais n’est pas encore satisfaisante » : 22,8.

« La situation s’est améliorée depuis 6 mois et donne satisfaction » : 25,2.

« La situation n’a pas évolué depuis 6 mois (satisfaisant) » : 14,5.

« La situation n’a pas évolué depuis 6 mois (insatisfaisant) » : 20,2.

II. Au cas par cas ; les thèmes, avec le plus haut pourcentage obtenu pour chacun d’eux  :

(N.B : Nous surlignons le plus haut pourcentage obtenu pour l’ensemble des thèmes).

« Le jeune et l’école » : La situation s’est dégradée depuis 6 mois (28,8).

« Le jeune et les liens familiaux » : La situation n’a pas évolué depuis 6 mois (insatisfaisant) (38,4).

« Le jeune et les soins » : La situation n’a pas évolué depuis 6 mois (satisfaisant) (28,5).

« Le jeune et l’éducation » : La situation s’est améliorée depuis 6 mois, mais n’est pas encore satisfaisante (27,2).

« Le jeune et l’activité culturelle » : La situation s’est améliorée depuis 6 mois et donne satisfaction (29,9).

Nous mobiliserons cette fiche chaque six mois, à l’occasion des DIPC, afin d’être en mesure de dégager des tendances quant à la qualité des parcours des enfants et des jeunes de notre association, ainsi que des corrélations statistiques entre les différents thèmes de notre travail au quotidien avec eux : école, liens familiaux, soins, éducation (au sens de l’apprentissage du comportement en société), activité culturelle.

Publicisation des travaux des membres de notre Conseil scientifique (réactualisé au 15 décembre 2017)

Les travaux de Claire Oger (Sciences de l’Information et de la Communication), Jean-Paul Demoule (Archéologie), Pierre Lemarquis (Neurologie), Olivier Martin (Sociologie),  membres de notre Conseil scientifique, sont valorisés par la communauté académique et les médias.

Nous réactualisons ce recensement au fil de la mise en ligne des communications permettant aux membres de notre Conseil scientifique d’exprimer leurs points de vue et analyses.

A propos de la façon dont les institutions de notre République fabriquent par le discours les élites : Claire Oger, « Le façonnage des élites de la République. Culture générale et haute fonction publique », « Questions de communication » (« Questions de communication » est la revue de référence en matière d’études et de recherches à propos de la communication publique, dirigée par Béatrice Fleury et Jacques Walter (Université de Lorraine)). Cliquez ici.

A propos de la genèse de la domination et de la servitude : Jean-Paul Demoule : « Archéologie de la civilisation avec Jean-Paul Demoule », France Culture, émission « La grande table ». Cliquez ici (sur la page d’accueil, cliquez sur l’icône de la grosse flèche en haut à gauche pour écouter les voix).

A propos de ce que l’on voit, que nous trouvons beau, et qui nous fait du bien : Pierre Lemarquis, « Variations sur la beauté (1/4). La beauté qui soigne », France Culture, émission « La Série Documentaire (LSD) ». Cliquez ici (sur la page d’accueil, cliquez sur l’icône de la grosse flèche en haut à gauche pour écouter les voix).

A propos de l’emprise du chiffrage pour la conduite des comportements : Olivier Martin, « Chiffrer pour évaluer ? », La vie des idées (« La Vie des Idées » est rattachée à l’Institut du Monde Contemporain (Collège de France) et dirigée par Pierre Rosanvallon) . Cliquez ici.

Bilan de la saison 2016-2017 de notre programme culturel « L’aventure de la vie »

En raison de la longueur conséquente du rapport final, nous proposons un résumé des résultats du référentiel faisant bilan de la saison 2016-2017.

Bilan de la saison culturelle 2016-2017

(incluant celui des Journées d’Enfance 2017)

I. Evolution du contexte :

Les objectifs du programme « L’aventure de la vie » sont :

  1. Favoriser le développement personnel des jeunes accueillis.
  2. Instituer les jeunes en tant qu’acteurs culturels du territoire.
  3. Faire de l’enfance la question de tous.

Ces objectifs font réponse aux besoins identifiés ci-après par l’institution :

– Besoins partant de l’objectif assigné par la Nation à l’Aide Sociale à l’Enfance :

Il s’agit notamment d’aider les enfants et les jeunes à exercer pleinement, une fois devenus adultes majeurs, leurs droits et leurs devoirs de citoyens. Notre institution veut leur donner une identité culturelle, des compétences à revendiquer pour y parvenir ;

– Besoins partant des enfants et des jeunes de notre institution :

Leurs difficultés s’expliquent en partie par leur environnement culturel. Les jeunes de notre institution manquent de repères et de connaissances culturelles pour s’ouvrir au monde et trouver une place dans la société. Notre institution veut assumer ce travail éducatif ;

– Besoins partant du territoire dans lequel agit l’institution :

Le problème de l’environnement culturel est le même dans la majorité des familles boulonnaises, qui profitent peu de l’offre culturelle du territoire. Le programme « L’Aventure de la vie » vise à dynamiser l’accès à la culture dans le territoire, y compris au-delà de l’espace de l’institution.

La structuration du programme pluriannuel et pluridisciplinaire « L’aventure de la vie » est développée pour répondre aux objectifs précités.

Cette structuration est composée d’ateliers obligatoires bi-hebdomadaires pour chaque Maison de culture de notre institution ; de spectacles programmés mensuellement dans notre espace culturel : « Le café-théâtre Michel Lafond » ; de partenariats avec des opérateurs locaux et nationaux de l’action culturelle, de formations en interne destinées à cultiver la créativité, l’ingéniosité, la sociabilité ; de séjours immersifs de deux à trois mois à l’étranger ainsi que d’un festival de plusieurs jours dans le territoire, programmé chaque année aux alentours du 2 juillet, avec notamment l’organisation d’un colloque et d’un spectacle.

Le présent rapport narratif final concerne la période allant de septembre 2016 à juillet 2017.

Du point de vue de la gouvernance du programme « L’aventure de la vie », le Conseil de la Vie Sociale, le Conseil scientifique, le Conseil de la Culture d’entreprendre, les Comités de pilotage des partenariats culturels et les réunions mensuelles avec les professeurs d’atelier, le metteur en scène du spectacle et la direction sont des instances mises en place par l’institution depuis quatre ans pour accompagner et orienter sa mise en œuvre.

Ces instances associent systématiquement les enfants et les personnels aux activités et prises de décision : ils ont des représentants statutaires pour chaque instance, exceptées les réunions mensuelles avec les professeurs d’atelier, le metteur en scène et la direction. Les parents et tuteurs légaux sont représentés quant à eux par des membres élus dans le Conseil de la Vie Sociale. Les institutions culturelles partenaires du programme « L’aventure de la vie » participent aux réunions des comités de pilotage.

Cette volonté de renforcer les outils institutionnels pour piloter « L’aventure de la vie », en élargissant le périmètre des parties prenantes aux prises de décision et en augmentant la périodicité des réunions, a permis d’assurer la cohésion du dispositif en accord avec les trois objectifs précités en introduction.

Ainsi et à titre d’exemple, les enfants et les jeunes de notre institution ont-ils pu participer durant le mois d’octobre 2016, soit à peine deux semaines après la reprise de leurs ateliers bi-hebdomadaires, aux activités culturelles suivantes :

  • Concerts du festival de musiques actuelles « Poulpaphone » organisé à Boulogne-sur-mer par la Communauté d’Agglomérations du Boulonnais (les 30 septembre et 1er octobre 2016) ;
  • Animation du Centre Commercial Auchan de Saint-Martin Boulogne par les Maisons le 5 octobre 2016 ;
  • Spectacle « La Cigale et la Fourmi et autres fables de La Fontaine » au Café-théâtre Michel Lafond, espace scénique de notre association (les 11 et 12 octobre 2016) ;
  • Exposition des œuvres en arts plastiques créées par les enfants du Centre de Jour et de la Maison Vive, prestation sur scène de la Maison des Découvreurs et de la Maison du Cirque lors de la « Journée territoriale des droits de l’enfant » organisée par le Conseil départemental du Pas-de-Calais dans la salle « La Faïencerie » de Boulogne-sur-mer (le 19 octobre 2016) ;
  • Début des visites de l’exposition « Alaska passé, présent » programmé par le musée de Boulogne-sur-mer, afin que chaque Maison puisse s’inspirer des œuvres exposées pour créer à leur tour une exposition présentée ensuite par le Musée (à partir du 20 octobre 2016).

Les séquences janvier-mars 2017 et juin-juillet 2017 sont deux autres exemples remarquables de notre point de vue, illustrant cette capacité institutionnelle à intégrer les actions artistiques et culturelles dans un calendrier restreint. Nous ferons état dans le détail de ces activités dans la partie ci-après.

II. Analyse du public bénéficiaire de l’action :

Par public, nous comprenons toute personne ayant été en contact direct avec le programme « L’aventure de la vie ». Outre les enfants et les personnels de l’institution, nous incluons aussi et par conséquent les intervenants et organisateurs des manifestations, ou bien les passants dans l’espace public au sein duquel un événement est organisé, même ceux qui n’ont fait que regarder.

Cette approche est inspirée de la définition écomusée / musée de société Fédération française écomusées et musées de société :

« L’écomusée est un espace public, il réunit des hommes et des femmes autour de projets sociétaux pour le territoire et ses habitants. Cet espace ouvert et permanent ouvre au débat les questions liées aux projets et s’enrichit de toutes les expertises. Cet espace est investi par des publics : acteurs, agents, visiteurs, membres d’une communauté territoriale ou d’activité.

Les projets sociétaux sont construits et mis en œuvre par des agents (salariés) et des acteurs (philanthropes). Ces projets prennent appui sur les patrimoines naturels, culturels, matériels et immatériels pour développer le territoire et ses activités. Ces patrimoines s’épanouissent grâce aux activités de recherche et de médiation. Ces projets permettent de maintenir et de générer du lien entre les publics, mais aussi de collecter, de conserver et de partager les patrimoines. Ces projets requièrent des moyens humains, matériels et financiers. Leur concrétisation peut prendre des formes multiples allant d’outils de médiation, de communication ou de diffusion à des réalisations économiques. L’écomusée est un   processus ; les hommes et les projets peuvent changer en fonction des évolutions du territoire. »

(Proposition de définition d’un écomusée et musée de société, Fédération des écomusées et musées de société, 27-28-29 mars 2008, Marquèze).

Les termes soulignés montrent l’idée fondamentale des Maisons en tant qu’actrices publiques et citoyennes, espace d’expérimentations sociales et culturelles, qui mettent en œuvre des processus de recréation et de création nouvelle de filiations, qui permettent d’inscrire les futurs adultes de l’institution dans l’espace public, l’ordre social tels qu’ils sont, mais aussi dans des espaces publics, des ordres sociaux du territoire reformulés, réinventés.

Dans un décompte chiffré des actions réalisées entre septembre 2016 et juillet 2017, les résultats sont les suivants :

Actions culturelles programmées dans et hors l’institution :

Entre septembre 2016 et mai 2017, sept spectacles ont été organisés dons notre espace culturel, le « café-théâtre Michel Lafond », salle permettant l’accueil de 70 spectateurs. Chaque spectacle a été vu par les enfants et les personnels de l’institution, et à chaque venue de la compagnie professionnelle pour présenter son spectacle, le ou les artistes ont partagé pendant une heure le mercredi avec les enfants du Centre de Jour des savoirs, savoirs faire et savoirs être relavant de la création théâtrale, de l’art de jouer un autre que soi.

Programmation de ces spectacles, mois après mois (les chiffres sont ceux des participants en interne, et, si la manifestation s’y prête, les participants n’ayant pas de lien direct avec notre association) :

  • Mardi 11 et mercredi 12 octobre 2016 : « La Cigale et la Fourmi et autres fables de La Fontaine », comédie. 80 enfants, 70 adultes.
  • Mardi 29 et mercredi 30 novembre 2016 : « Dans la peau de Cyrano », comédie sociale. 80 enfants, 70 adultes.
  • Mardi 13 et mercredi 14 décembre 2016 : « Rag’n boogie », tragicomédie musicale. 80 enfants, 70 adultes.
  • Mardi 17 et mercredi 18 janvier 2017 : « Un obus dans le cœur », tragédie. 80 enfants, 70 adultes.
  • Mardi 21 et mercredi 22 mars 2017 : « Quand je serai grande », comédie sociale. 80 enfants, 70 adultes.
  • Mardi 25 et mercredi 26 avril 2017 : « Juliette et Roméo », pièce de théâtre mobilisant des marionnettes. 80 enfants, 70 adultes.
  • Mardi 23 et mercredi 24 mai 2017 : « Orphans », tragicomédie. 80 enfants, 70 adultes.

Les manifestations culturelles organisées en dehors de notre espace associatif et auxquelles ont participées ou assistées des maisons de culture de notre institution sont, sans soucis d’exhaustivité et à titre d’exemples :

  • 30 septembre et 1er octobre 2016 : concerts proposés dans le cadre du Festival de musiques actuelles « Le Poulpaphone » organisé par la Communauté d’Agglomérations du Boulonnais (CAB). 40 entrées gratuites ont été distribuées aux enfants et aux adultes dans le cadre d’un partenariat avec la CAB. 9000 spectateurs (chiffre communiqué par le service « Culture » de la CAB) ;
  • 5 octobre 2016 : Animation du Centre Commercial Auchan de Saint-Martin Boulogne par les Maisons (80 enfants, 50 adultes) ;
  • 18 octobre 2016 : pièce de théâtre « Marathon » programmée au Channel (commune de Calais) ; 15 enfants, 5 adultes.
  • 19 octobre 2016 : Exposition des œuvres en arts plastiques créées par les enfants du Centre de Jour et de la Maison Vive, prestation sur scène de la Maison des Découvreurs et de la Maison du Cirque lors de la « Journée territoriale des droits de l’enfant » organisée par le Conseil départemental du Pas-de-Calais dans la salle « La Faïencerie » de Boulogne-sur-mer. 30 enfants, 7 adultes. 600 visiteurs (chiffre communiqué par le Conseil départemental du Pas-de-Calais) : 75% sont des enfants des centres de loisir des communes du boulonnais ; 10% sont des moniteurs des centres de loisir ; 15% sont des parents accompagnant leurs enfants ;
  • 4 et 6 novembre 2016 : Exposition des créations en arts plastiques de la Maison Vive et du Centre de Jour à partir des œuvres d’Alaska exposées au Musée de Boulogne-sur-mer + participation de la Maison du Cirque à la manche de sagaies du concours européen d’armes de jet préhistorique, domaine de l’hôpital maritime, Berck-sur-mer. 20 enfants et 7 adultes. 45 participants (chiffre communiqué par les organisateurs du concours) ;
  • 21 décembre 2016 : participation de la Maison du Cirque à une animation organisée dans le cadre du Téléthon, Boulogne-sur-mer. 1 enfant, 2 adultes. 200 participants (chiffre communiqué par les organisateurs) ;
  • 20 janvier 2017 : pièce de théâtre « Homocordus » programmée au Centre Culturel Georges Brassens (commune de Saint-Martin Boulogne) ; 15 enfants, 5 adultes.
  • 31 mars 2017 : pièce de théâtre « Air de Je » programmée par le Centre culturel Georges Brassens (Saint-Martin Boulogne) ; 15 enfants, 5 adultes ;
  • 4 avril 2017 : des enfants de la Maison du Cirque, la Maison de la Danse, la Maison de la Musique, la Maison des Découvreurs et la Maison Vive sont incités par le Cirque Arlette Gruss à assister à l’une de ses représentations (Boulogne-sur-mer). 20 enfants, 5 adultes.
  • 21 mai 2017 : les enfants et les jeunes de notre institution participent à l’une des grandes fêtes populaires de Boulogne-sur-mer : « la Gainée ». Tout au long de la journée, les jeunes ont donné le meilleur d’eux-mêmes, servant aux centaines de spectateurs la délicieuse soupe de poisson. Cet apprentissage de l’esprit d’entreprendre, de la conscience du travail bien fait, est permis par la confiance renouvelée que porte à notre institution « le Club des Cent  Cravates », association de chefs d’entreprise du Boulonnais et organisatrice de cet événement populaire. Notre roulotte, outil de communication construit par la communauté éducative pour valoriser le talent créatif des enfants et des jeunes des Maisons de culture de notre association, a une nouvelle fois attiré les regards curieux et enthousiastes des visiteurs. 8 enfants par Maison, 1 adulte lors de cette sortie de groupe pour chaque Maison. 4500 participants (chiffre communiqué par le Club des Cent Cravates) ;
  • 13-16 juillet 2017 : Les enfants et les jeunes ont participé au grand rassemblement bi-annuel de voiliers « Boulogne-sur-mer fête la mer » à partir d’un stand accordé par la mairie sur sélection des candidatures. 80 enfants, 50 adultes. 300 000 participants (chiffre communiqué par la mairie de Boulogne-sur-mer) ;
  • de septembre 2016 à juillet 2017, matches de basket et de football organisés par des clubs locaux, et dans lesquels jouent des enfants de la Maison du Sport et du Bien-être et de la Maison des Découvreurs : les enfants et des membres de l’équipe éducative de leur Maison ont régulièrement assisté à leur prestation pour les encourager (13 enfants par Maison, 2 adultes lors des sorties de groupe).

Ratio du nombre de projets institutionnels (insufflés par la direction) par rapport au nombre de projets proposés par les équipes éducatives des Maisons :

124 actions culturelles ont été recensées durant la saison 2016-2017. Ces actions culturelles comprennent y compris les réunions des Conseils de l’institution (Conseil de la Vie Sociale, Conseil scientifique, Comités de pilotage thématiques) car elles y font participer directement les enfants et les jeunes, correspondant en cela à l’un des principes de notre politique de développement culturel.

Sur ces 124 actions, plus d’un tiers (48) a été porté par les Maisons, le reste (76) par la direction.

Cette comptabilisation est biaisée par le fait que seules les actions communiquées par les équipes pour mise en ligne sur le site Internet ont été prises en compte dans ce calcul ; des actions ont lieu mais ne sont pas relatées sur le site Internet. Le nombre d’actions culturelles portées par les Maisons est de ce fait supérieur au chiffre référence ; le ratio devrait dans l’absolu et par conséquent être proche de la parité.

Ateliers bi-hebdomadaires :

Chaque Maison de culture de notre institution organise dans la semaine des ateliers artistiques et culturels. Outre celle des professeurs d’atelier, la présence des enfants et de membres de l’équipe éducative y est obligatoire. Les enfants sont âgés de 6 à 18 ans.

  • Centre de Jour (atelier le lundi, de 13h30 à 15h30 et le jeudi, de 9h30 à 12h30) : 15 enfants, 5 membres de l’équipe éducative présents en alternance selon les séances (1 adulte au minimum est présent à chaque séance), 2 professeurs d’ateliers présents en alternance selon les séances (un professeur au minimum est présent à chaque séance). Contenu de l’atelier : le jeudi matin, activité théâtre sous l’égide de Philippe Kuczynski, le lundi après-midi, activité arts plastiques sous l’égide de Sylvie Mestre.
  • Maison de la Danse (atelier le lundi et le jeudi, de 18h à 20h) : 12 enfants, 5 membres de l’équipe éducative présents en alternance selon les séances (1 adulte au minimum est présent à chaque séance), un professeur d’atelier. Contenu de l’atelier : danses, chorégraphies de groupe réalisées sous l’égide de Marine Vigneron.
  • Maison des Découvreurs (atelier le lundi et le jeudi, de 18h à 20h) : 12 enfants, 5 membres de l’équipe éducative présents en alternance selon les séances (1 adulte au minimum est présent à chaque séance), 2 professeurs d’ateliers présents en alternance selon les séances (un professeur au minimum est présent à chaque séance). Contenu de l’atelier : le lundi, activités nautiques, musculation réalisées dans les locaux du Boulogne Canoë Kayak (BCK) de Boulogne-sur-mer sous l’égide de Jérôme Hoyer dans le cadre d’une convention annuelle avec cette association ; le jeudi, canne française dans les locaux du « Center training » de Boulogne-sur-mer sous l’égide de Jacques Demagny dans le cadre d’une convention annuelle avec cette association.
  • Maison de la Musique (atelier le lundi et le jeudi, de 18h à 20h) : 12 enfants, 5 membres de l’équipe éducative présents en alternance selon les séances (1 adulte au minimum est présent à chaque séance), un professeur d’atelier. Contenu de l’atelier : apprentissage du solfège, composition et interprétation de créations musicales sous l’égide de Mathieu Scarpa.
  • Maison du Sport du Bien-être (atelier le lundi et le jeudi, de 18h à 20h) : 12 enfants, 5 membres de l’équipe éducative présents en alternance selon les séances (1 adulte au minimum est présent à chaque séance), deux professeurs d’atelier en alternance. Contenu de l’atelier : le lundi et le jeudi, activités sportives (sports collectifs) sous l’égide de l’équipe de la Maison (éducateurs sportifs).
  • Maison du Théâtre et du Cirque (atelier le lundi et le jeudi, de 18h à 20h) : 12 enfants, 5 membres de l’équipe éducative présents en alternance selon les séances (1 adulte au minimum est présent à chaque séance), un professeur d’atelier. Contenu de l’atelier : activités circassiennes (jonglerie, équilibrisme) sous l’égide de Romuald Pierru.
  • Maison Vive (le mardi, de 17h à 19h et le mercredi, de 17h à 19h) : 4 enfants, 5 membres de l’équipe éducative présents en alternance selon les séances (1 adulte au minimum est présent à chaque séance), 2 professeurs d’ateliers présents en alternance selon les séances (un professeur au minimum est présent à chaque séance). Contenu de l’atelier : le mardi en fin d’après-midi, atelier sports sous l’égide de Jacques Dufrenne et le mercredi en fin d’après-midi, atelier arts plastiques sous l’égide de Sylvie Mestre ;
  • Centre de Jour et Maison Vive (le vendredi de 9h à 11h) : 4 enfants, atelier sophrologie sous l’égide de Catherine Buffet.

Nombre de participants à ces ateliers :

En novembre 2016, 87 jeunes sont recensés dans les Maisons organisant au moins un atelier hebdomadaire obligatoire en arts, lettres, sciences, sports tout au long de la saison culturelle (du mois de septembre au mois de juillet de l’année suivante).

Pourcentage de néophytes dans l’activité artistique proposée :

Sur ces 87 jeunes, 15 sont néophytes, soit 17.2 % de cet effectif. Par néophyte, on désigne le jeune qui n’a pas pratiqué le contenu d’atelier de la Maison lors de la saison culturelle précédente.

Degré de mixité des participants :

Sur ces 87 jeunes, 28 sont des filles, soit 32.1 % de cet effectif.

Résidence art / science 2017 :

L’association a été sélectionnée par la Fondation Daniel et Nina Carasso sous l’égide de la Fondation de France pour organiser en 2017, 2018 et 2019 une résidence croisée art / science. La première édition de cette résidence a débuté le 5 janvier 2017 et s’est achevée le 7 mars 2017. L’artiste plasticien Vincent Croguennec et l’archéologue Vincent Lascour ont été sélectionnés. L’ensemble des enfants ainsi que des personnels ont participé aux créations générées pendant cette résidence, c’est-à-dire 80 enfants et 70 adultes. On trouvera le détail des œuvres créées durant cette résidence ici.

Festival annuel « Journées d’Enfance » :

Notre décompte du public des « Journées d’Enfance 2017 » journée d’animation après journée d’animation est le suivant (On trouvera le contenu de notre festival ((images, textes, pdf) ici) :

  • Mercredi 17 mai 2017 (manifestation publique) : vernissage de l’exposition « Courage à l’ouvrage » au FRAC Nord Pas-de-Calais à Dunkerque : 50 enfants, 15 adultes. Cette exposition a été ouverte au public jusqu’au 25 août 2016. Le FRAC nous a communiqué le chiffre de 4820 visiteurs ;
  • Dimanche 2 juillet 2017 (manifestations organisées en interne) : « chroniques de nos maisons », film de la saison 2016-2017 réalisé par notre réalisatrice audiovisuelle et montrée aux enfants et aux équipes au café-théâtre Michel Lafond + « Les grandes tables de la ferme », rassemblement de la communauté éducative et retrouvailles avec les anciennes et les anciens de l’institution : 75 enfants, 100 adultes ;
  • Mercredi 4 juillet 2017 (manifestation publique) : organisation de la joute nautique sur les bords de la Liane, à Boulogne-sur-mer : 60 enfants, 40 adultes. Remise des médailles par Maxime Beaumont, vice-champion olympique de kayak ;
  • Jeudi 6 juillet 2017 (manifestation organisée en interne) : réunion plénière du Conseil de la Culture d’entreprendre, Conseil de la Vie Sociale, Conseil scientifi­que et comités de pilotage du programme culturel : 4 jeunes (représentant les enfants et les jeunes de l’institution dans les différentes instances), 22 adultes ;
  • Vendredi 7 juillet 2017 (manifestations publiques) : colloque « Où est ton courage ? » : 120 adultes.  80 % sont les membres du personnel de l’association « Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale », 5 % sont des étudiants des instituts de formation locaux du champ professionnel, 5 % sont des représentants des Maisons des Solidarités du territoire, 10 % sont les intervenants du colloque ; spectacle « Passeurs de coeur » : 90 enfants, 300 adultes : 45% sont les parents des jeunes sur scène, accueillis par l’association, 25% sont les membres du personnel de l’association, 20% sont des amis de l’association (intervenants extérieurs, amis…), 5% sont des membres du Conseil d’Administration de l’association, 5% sont des représentants des services sociaux du département.

III. Relations avec les partenaires du projet :

Durant la période couverte par ce rapport final, de septembre 2016 à juillet 2017, huit partenariats avec des institutions culturelles sont en activité :

  • pour le pôle muséographique, deux partenariats (Fonds Régional d’Art Contemporain Nord Pas-de-Calais et Musée de Boulogne-sur-mer) ;
  • pour le pôle scientifique, quatre partenariats (pour l’archéologie : association d’archéologie expérimentale « Les Chalcophore », Institut National de Recherches Archéologiques Préventives (INRAP) ; pour la physique-chimie : Ecole Supérieure de Physique Chimie Industrielle de Paris et Fondation SEED (Schlumberger Excellence in Education Development)) ;
  • pour le pôle sportif, deux partenariats (le Boulogne Canoë Kayak (BCK) et le « Training Center »).

Durant la saison 2016-2017 16 réunions ont été organisées en présence des institutions culturelles partenaires de notre association.

Les comités de pilotage « international », « communication », « muséographie, « patrimoine » et  « sciences » se sont réunis chacun à 3 reprises durant la saison culturelle 2016-2017. La réunion plénière, organisée le 6 juillet 2017, a rassemblé l’ensemble des partenaires de notre institution, ainsi que des invités d’institutions culturelles avec lesquelles nous développerons de nouveaux partenariats durant les saisons à venir.

S’agissant des budgets alloués par les institutions partenaires, nous pouvons faire part d’observations significatives à leur propos. Ainsi avons-nous constaté l’enrichissement de la convention triennale 2015-2018 avec l’INRAP d’un accord pour la mise en disponibilité de l’archéologue Vincent Lascour entre le 5 janvier et le 7 mars 2017 – permettant de la sorte sa participation pleine et entière à la réalisation de la résidence art / science 2017. Nous avons aussi pu bénéficier d’un planning soutenu d’ateliers proposés par les services des publics des institutions du pôle muséographique entre octobre 2016 et mai 2017, un doublement de la valeur des œuvres prêtées par le FRAC pour l’exposition permanente dans notre espace dédié, un doublement de la durée de l’exposition réalisée par les enfants et programmée dans l’espace d’exposition principal du FRAC (200 mètres carrés mis à disposition).

Pourcentage de comités de pilotage dans lequel les enfants sont représentés :

On trouvera le contenu des comptes-rendus des réunions des comités de pilotage organisées durant la saison 2016-2017 ici.

Sur les 15 réunions organisées au total, 70 % ont parmi leurs participants des enfants et des jeunes de l’institution.

Notre objectif est d’atteindre le chiffre de 100 %, mais nous sommes dépendants de la disponibilité des enfants et des jeunes, dont l’emploi du temps scolaire n’est pas forcément compatible avec les horaires des réunions de comité de pilotage.

Pourcentage de partenaires prêts à reconduire le projet ou un autre projet avec le porteur de projet :

En comparant les relevés de présence des comptes-rendus des comités de pilotage de la saison culturelle 2015-2016 et ceux des comptes-rendus de la première réunion des comités de pilotage de la saison culturelle 2016-2017, 100 % de nos partenaires ont donc reconduit le projet avec notre institution.

Relations avec les Fondations :

Aux huit partenariats existants s’ajoutent une relation privilégiée de soutien à la réalisation des actions culturelles de l’association de la part de trois fondations : la Fondation Auchan sous l’égide de la Fondation de France, la Fondation Daniel et Nina Carasso sous l’égide de la Fondation de France, la Fondation Sopra Steria / Institut de France.

Nous avons pu, avec leur soutien, activer le programme d’actions numériques pluriannuel intitulé « Fab Lab des Maisons », lequel est piloté par le Conseil de la Culture d’entreprendre inauguré le 2 décembre 2016.

IV. Analyse des conditions de mise en œuvre :

L’intensité des actions culturelles programmées durant la période couverte par ce rapport final est élevée. On trouvera sur notre site pour s’en rendre compte le détail de ce calendrier, mois après mois, sur les 26 pages Internet ici.

Malgré cette fréquence des activités, bien qu’aussi parfois les demandes des partenaires présentèrent des jeux de contraintes inhabituels, nous n’avons pas constaté de difficultés particulières aussi bien en terme d’effectifs disponibles, de compétences à mettre en œuvre, de coordination dans le processus de conception et de réalisation, d’implication dans l’acte à accomplir, de moyens matériels à mobiliser ou de collaboration avec les partenaires concernés.

Nous analysons cette « routinisation » de l’activité culturelle par le développement et la sophistication des outils institutionnels mis en place pour piloter le programme « L’aventure de la  vie » (voir à ce sujet la description des instances explicitée dans la partie I. « Evolution du contexte »), ainsi que d’une expérience conséquente, acquise au fil de ses quatre années d’existence en tant que matrice stratégique de notre projet institutionnel.

Cette volonté d’améliorer régulièrement les moyens de l’analyse et de l’amélioration du programme éducatif et culturel « L’aventure de la vie » explique deux initiatives prises durant l’Eté 2017.

S’agissant de la première réforme, sur les recommandations de notre Conseil scientifique et avec l’accord de nos professeurs d’atelier, nous avons décidé de réformer l’outil évaluatif proposé aux professeurs d’atelier. La nouvelle version de cet outil évaluatif mobilisé par les professeurs d’atelier sera expérimentée au terme de la saison 2018-2019. L’objectif est de le rendre plus encore compatible avec l’autre outil évaluatif mobilisé depuis trois ans : le questionnaire co-construit avec les enfants et les jeunes, conçu pour que ceux-ci dire leur appréciation du programme éducatif et culturel (cf. chapitre ci-après).

La seconde réforme consiste, pour répondre à la demande du Conseil d’administration de notre association, en la facilitation de la prise en compte du point de vue des éducatrices et éducateurs à propos des interactions de l’activité culturelle avec d’autres registres de leur travail quotidien avec les enfants et les jeunes. Un questionnaire à choix multiples sera expérimenté par les équipes éducatives en novembre 2017 lors des « Documents individuels de Prise en Charge » (DIPC, point à 6 mois réalisé par chaque Maison pour chaque enfant et jeune du lieu de vie). L’objectif est de formuler des informations statistiques affinant au cas par cas les relations entre scolarité, liens familiaux, soins, savoir-être dans et hors la Maison et activité culturelle.

V. Impacts et valorisation du projet :

S’agissant des indicateurs et outils formalisés au préalable de notre saison culturelle, notre évaluation est d’emblée positive.

  • Pour l’objectif « Favoriser le développement personnel des jeunes accueillis », les enfants et les jeunes de l’association s’exprimant à propos du programme éducatif et culturel « L’aventure de la vie » à l’occasion du questionnaire proposé pour la troisième année consécutive, ont systématiquement valorisé les effets positifs en terme de capabilité, d’estime de soi, d’intégration dans un collectif au service d’un projet commun. On trouvera les résultats du questionnaire 2016-2017 ici ;
  • Pour l’objectif « Instituer les jeunes en tant qu’acteurs culturels du territoire », la liste des projets culturels dont fait systématiquement part notre site Internet depuis le début de notre saison culturelle 2016-2017 indique l’intensité de la dynamique culturelle de notre institution en direction du territoire ;
  • Pour l’objectif « Faire de l’enfance la question de tous », la liste des partenariats culturels explicitée dans la partie III. du présent rapport ainsi que les comptes-rendus des réunions systématiquement du Conseil de la Culture d’entreprendre, du Conseil scientifique et du Conseil de la Vie Sociale mis en ligne sur notre site Internet depuis le début de la saison culturelle 2016-2017, indiquent la grande diversité des parties prenantes intéressées aux thèmes et problématiques portées par le programme « L’aventure de la vie » et à sa mise en œuvre au quotidien par notre institution. On trouvera le détail de ces comptes-rendus ici.

Nombre de réunions organisées par des acteurs du champ (état, conseil général, ONG / associations) pour présenter la politique culturelle des MECOP :

Durant la saison 2016-2017, trois manifestations organisées par des acteurs du champ et hors champ ont permis à notre institution de présenter le programme « L’aventure de la vie ».

En septembre 2016, Madame Claire Beugnet, directrice de notre association, et M. Emmanuel Paris, directeur adjoint aux affaires culturelles, ont présenté le fonctionnement des Conseils et des comités de pilotage lors de la journée organisée par le Conseil départemental du Pas-de-Calais et l’URIOPSS Nord Pas-de-Calais au sujet de la démocratie participative.

En janvier 2017, Madame Claire Beugnet, est intervenue lors de la « Première journée des sites qualifiants en travail social » organisée par l’IRTS – Site Côte d’Opale.

Madame Beugnet a pris la parole pour décrire la politique de notre établissement, articulant au quotidien le travail sur la filiation biologique et la création de filiations en arts, en lettres, en sciences et en techniques rendue possible par notre programme éducatif et culturel « L’aventure de la vie ».

En février 2017, M. Emmanuel Paris a présenté à l’invitation de la Fondation Daniel et Nina Carasso sous l’égide de la Fondation de France, les problématiques fondant L’aventure de la vie,  programme éducatif et culturel pluriannuel et pluridisciplinaire de notre institution.

Cette présentation a lieu dans le cadre d’un séminaire organisé par les fondations finançant en France l’éducation artistique et culturelle.

VI. Continuité du projet :

Notre programme éducatif et culturel « L’aventure de la vie » est pluriannuel. Formulé en 2004, il constitue la matrice de notre projet d’établissement 2014-2019. Le Conseil départemental du Pas-de-Calais constitue le financeur de ce projet d’établissement, et par conséquent est le financeur principal du programme éducatif et culturel.

Nous candidatons cependant régulièrement aux appels à projet thématisant la démocratisation culturelle, l’accès à la culture, de la part des collectivités territoriales (en 2013, appel à projets « Culture à partager 2014 » de la Région Nord Pas-de-calais ; en 2014, appel à projet « Culture à partager 2015 » de la Région Nord Pas-de-Calais) et de la part de fondations privées (en 2013, appel à projets « Enfance et Culture 2013 » de la Fondation de France ; en 2014, appel à projets « Enfance et Culture 2014 » et appel à projets « Arts et Territoire 2014 » de la Fondation Daniel et Nina  Carasso ; en 2016 : appel à projets « Fondation Auchan ensemble pour la jeunesse » et, pour la Fondation Daniel et Nina Carasso, présentation sur sa demande d’un programme d’actions triennal ; dotation accordée par la Fondation Sopra Steria / Institut de France pour le développement d’un Fab Lab).

Nous considérons en effet que ces soutiens issus de collectivités territoriales tierces du Conseil départemental du Pas-de-Calais, et de fondations privées aux rayonnements national et international, participent de l’un des objectifs précité : « Faire de l’enfant la question de tous ».

Les documents demandés par ces prestataires d’appel à projets locaux, nationaux, et internationaux pour formaliser chaque année l’évaluation des actions entreprises dans le cadre de ces dotations, permettent par exemple à notre institution d’acquérir des compétences en matière d’intégration de la culture dans le champ de la protection de l’enfance.

Ces soutiens sont par ailleurs autant de marques de reconnaissance de la qualité de notre programme éducatif et culturel, marques de reconnaissance auxquelles sont sensibles en interne nos équipes éducatives, nos intervenants artistiques et culturels, les institutions culturelles partenaires, et en externe, notre financeur principal ; le Conseil départemental du Pas-de-Calais.

Nous continuerons par conséquent à rechercher le lien avec ces institutions tierces, productrices d’appels à projets, dans les années à venir.

VII. Valorisation du projet :

S’agissant de la valorisation de la saison culturelle 2016-2017 du programme « L’aventure de la vie » :

En interne :

L’association a créé au printemps 2014 une webradio, écoutable par chaque enfant et jeune de l’association sur une fréquence Internet dédiée. Cette webradio programme notamment des reportages réalisés par les enfants et les jeunes à propos des ateliers artistiques et culturels, ainsi que durant les événements (spectacles durant l’année, festival « Journées d’Enfance »).

Un  papier à en-tête est utilisé par l’institution depuis deux ans dans ses interactions avec toutes parties prenantes. Ce document fait apparaître les logos de l’ensemble des soutiens et partenaires des Maisons des Enfants de la Côte d’Opale.

Un autre outil communicationnel papier a été développé : une lettre d’information trimestrielle destinée aux parents et tuteurs légaux des enfants et des jeunes de l’institution. « Lettres de mes maisons » se présente sous la forme d’un feuillet de format A3, et sa mise en page privilégie l’image, avec une phrase la commentant. Cinq blocs image / texte constituent cette lettre ; ils informent les lecteurs d’actions culturelles réalisées par les enfants et les jeunes durant le trimestre écoulé. Ce document a pour objectif de routiniser le lien entre l’institution et les parents et tuteurs légaux sous un mode autre que la seule relation administrative ou éducative, et ainsi tenter d’augmenter les probabilités que les parents et tuteurs légaux se déplacent dans les nouveaux espaces culturels investis dorénavant par les enfants et les jeunes (les musées, les centres d’art contemporain, les places publiques des communes dans lesquelles existe l’institution).

En externe :

L’utilisation des NTIC et des réseaux sociaux est favorisée ; site Internet de l’association ; blogs des différentes maisons (sur la même adresse, cliquer sur les icônes correspondant à chaque maison des enfants de la culture). Des films sont systématiquement tournés sur la vie culturelle de l’association, puis mis en ligne. Les comptes-rendus des réunions du Conseil de la Vie Sociale, du Conseil scientifique et des comités de pilotage sont systématiquement publiés sur le site Internet.

Une newsletter électronique composée de la lettre de notre directeur – laquelle s’exprime bien souvent sur le programme éducatif et culturel, ainsi que les activités en cours de réalisation au sein des Maisons de culture de notre Institution, est adressée tous les trois mois à plus de six cents destinataires issus de différents mondes sociaux (services de l’Aide Sociale à l’Enfance ; institutions des arts, de la culture et du patrimoine ; universités, etc.).

La presse locale, des médias associatifs et des médias généralistes nationaux ont communiqué à plusieurs reprises à propos de notre programme éducatif et culturel, voir sur notre site Internet le recensement de ces articles ici.

Outils : site internet, réseaux sociaux, webradio, fanzine, programme, dossier de presse, communiqués, chroniques vidéo, communication de rue (la roulotte).

S’agissant de la capitalisation de la saison culturelle 2015/2016 du programme « L’aventure de la vie » :

L’ensemble des activités éducatives et culturelles de cette saison a été chroniqué mois après mois sur notre site Internet. Il est de même pour les saisons culturelles précédentes.

Une plaquette présentant dans le détail des activités de la vie quotidienne des Maisons en relation avec le programme « L’aventure de la vie » est remise à l’enfant dès la commission d’admission, c’est-à-dire la première fois que l’enfant découvre notre institution et, si le comité de direction la valide, l’intégrera peu après.

Le nouveau règlement de vie des Maisons de culture de notre institution, co-réalisé par la direction, les chefs de service et le Conseil de la Vie Sociale, a intégré durant le premier semestre 2015 la culture en tant que référence éducative incontournable. Les ateliers bi-hebdomadaires continueront d’être obligatoires pour tous les enfants et les jeunes de l’institution, et une absence intentionnelle et répétée à l’un des ateliers artistiques et culturels constatée par l’équipe éducative doit être signalée à la direction.

VIII. Suite du projet :

Trois axes de développement, sous-tendus par les trois objectifs énoncés dans le présent document, constitueront notre effort institutionnel afin de compléter notre offre éducative et culturelle en direction des enfants et des jeunes.

Premier axe (objectif : Favoriser le développement personnel des jeunes accueillis) : nous voulons développer le goût pour la lecture, l’écriture auprès des jeunes de notre institution. Nous travaillons en ce sens à valoriser deux résultats non prévus positifs, le premier se manifestant lors de la saison 2016-2017, le second lors de la publication de la note de rentrée présentant le thème de notre nouvelle saison culturelle 2017-2018. Pour cultiver le goût de la lecture, un don de 4000 ouvrages en juin 2017 de la part de l’association « Ammareal. Le livre solidaire » permettra à chaque Maison de constituer durant la saison 2017-2018 une bibliothèque à l’attention des enfants. Pour cultiver le goût de l’écriture, une subvention accordée par la DRAC Hauts-de-France permet l’organisation d’un cycle d’ateliers d’écriture créative animé par l’écrivain, comédien et metteur en scène Bernard Sultan. Ce nouvel atelier accompagne et stimule l’écriture par les enfants de l’histoire qu’ils désirent voir racontée sur scène lors du spectacle en public organisé le dernier jour de notre festival annuel.

Deuxième axe (objectif : Instituer les jeunes en tant qu’acteurs culturels du territoire) : nous voulons élargir notre rayonnement culturel. Nous travaillons à valoriser en ce sens un résultat imprévu positif lors de la saison culturelle 2016-2017. La Fondation Daniel et Nina Carasso sous l’égide de la Fondation de France nous a recommandé auprès d’un cabinet de médiation en art contemporain appelé « Art connexion », considérant les valeurs communes motivant les raisons d’agir de nos entités institutionnelles respectives.

Ce cabinet de médiation est par ailleurs mandé par la Fondation de France pour conseiller son programme pluriannuel appelé « Nouveaux commanditaires ». Le jury de ce programme a retenu le projet culturel co-rédigé avec « Art connexion », et portant sur l’édification d’une œuvre artistique monumentale sur le site du « Petit déjeuner sous l’herbe », action archéologique co-construite avec les enfants de l’association le 2 juillet 2010. Un artiste rencontrera notre communauté éducative au premier semestre 2018 afin de nous formuler des propositions, avec l’objectif que cette œuvre artistique soit inaugurée le 2 juillet 2019.

Troisième axe (objectif : Faire de l’enfance la question de tous) : nous voulons explorer les nouveaux savoirs issus des neurosciences à propos des effets du son, de la couleur, du geste chorégraphié, sur les capacités cognitives des êtres humains, et nous voulons aussi nous enrichir des recherches sur la philosophie du droit en mobilisant pour cela les ressources mises à la disposition de la société française par le Défenseur des droits. Deux séminaires mobilisant pour l’un Pierre Lemarquis, membre de notre Conseil scientifique et neuroscientifique et pour l’autre fort de l’inscription au réseau ressources « Educadroit » seront progressivement développés durant la saison 2017-2018 à l’attention de nos équipes éducatives, avec l’objectif d’une programmation pluriannuelle.

Compte-rendu de la réunion du 20 octobre 2017

Compte-rendu de la réunion du Conseil scientifique de l’association

« Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale »

Boulogne-sur-mer

20 octobre 2017

Présents :

Claire Beugnet, directrice de l’association « Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale »

Fleur Guy, docteure en géographie, chercheuse associée à l’UMR 5600 Environnement Ville et Société

Lucas Hivart, représentant des enfants et des jeunes de l’association « Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale »

Eric Legros, président du Conseil scientifique de l’association « Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale »

Patrick Miquel, précédent directeur de l’Enfance et de la Famille, Conseil départemental du Pas-de-Calais

Claire Oger, professeur des universités en sciences de l’information et de la communication, Université Paris-Est Créteil

Emmanuel Paris, directeur adjoint aux affaires culturelles de l’association « Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale »

Eric Parot, ingénieur physicien Schlumberger Ltd, précédent coordinateur France Fondation SEED

Francis Rembotte, membre du Conseil d’administration de l’association « Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale »

Anick Traguardi-Menet, représentante du personnel de l’association « Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale »

Excusés :

Jean-Paul Demoule, professeur des universités en archéologie, Université Paris 1

Pierre Lemarquis, neurologue, attaché d’enseignement d’éthologie à l’université de Toulon-La Garde

Olivier Martin, professeur des universités en sociologie, Université Paris Descartes

François Roy, comédien, metteur en scène

Ouverture de la quinzième séance du Conseil scientifique par son président, Eric Legros.

I. Renouvellement du collège extérieur du Conseil scientifique :

Emmanuel Paris informe les participants que Jean-Paul Delevoye, tenant compte de ses nouvelles obligations professionnelles, a proposé de démissionner du Conseil scientifique.

Emmanuel Paris propose à Eric Legros de présenter François Roy, qui remplace Jean-Paul Delevoye.

Eric Legros lit aux participants le texte qu’il a écrit pour retracer l’engagement de François Roy auprès de l’institution :

« François Roy, directeur de l’« Instant Théâtre » est un ami de notre association depuis maintenant une dizaine d’années.

Avant de nous rencontrer, et tout en poursuivant son parcours de comédien, de metteur en scène et d’auteur, il avait déjà fréquenté les écoles d’éducateurs, particulièrement la Fondation pour la Recherche en Action Sociale / IRTSRS de Montrouge, présidé par son ami Guy Raffi où, sous son impulsion, François y construisit en 1989 la Maison de l’Acteur : salle de 100 places, pionnière à l’époque et consacrée à la création dans l’esprit d’échanges et de confrontations « Théâtre et Social ». Ils concevaient déjà la Formation et ce métier dans sa qualité d’intervention culturelle : pour comprendre la cause des difficultés à traiter et proposer quelques réponses. Durant 14 ans, François anima ces ateliers de formations théâtrales pour les éducateurs. En 2002 il créa un spectacle avec des 25 jeunes autistes, fruit de 2 années de travail. Poursuivant son parcours artistique professionnel, il contribua aussi à la réflexion au sein de nombreux groupes pluridisciplinaires, ce qu’il continua à vivre naturellement avec nous.

D’abord dans le cadre de formations : stage transversal « Découvrir son clown » pour l’ensemble du personnel en 2008 je crois, puis les formations durant 3 ans avec Gérard Tonnelet et Philippe Richard, simultanément à la création des 6 spectacles avec les enfants depuis 2012. Nous avions aussi eu le plaisir de partager un stage musique et travail corporel au Burkina, avec Madou et le groupe Sitala du Burkina Faso, pour les jeunes d’Itinérances. Enfin faisant suite, le premier Atelier d’Ecriture itinérant avec les jeunes adultes : eux en voyage, lui à Paris, recueillant par échange internet un corpus impressionnant de paroles d’enfants.

François Roy partage volontiers sa passion pour les mythes et Paul Valéry à qui veut bien se laisser embarquer dans de si nombreux voyages : lors de sa première visite à la Ferme, ce sont eux qui guident son regard, l’inspirent pour échanger sur le parcours de certains jeunes, pour y entendre les tragédies qui se jouent en silence et en penser l’éventuel dépassement.

De par son travail de comédien, sa formation à l’Ecole Internationale Jacques Lecoq ou auprès de Peter Brook qu’il évoque souvent, il sait que le corps est langage, qu’il peut cristalliser des points d’arrêt dans les symptômes tout comme être mobilisé dans sa potentialité d’expressions, de rencontres, de témoignages, de communications et de résilience.

Nous partageons avec lui ceci : le théâtre de l‘institution, ses mises en scène et scénarii inventés au quotidien, sont la meilleure offre que nous pouvons proposer aux jeunes qui côtoient nos maisons. »

II. Retour sur la fin de saison 2016-2017 :

II.A. Proposition de la Fondation « Le Marchand de sable » :

Claire Beugnet informe les participants qu’à la suite de la venue le 17 mai 2017 aux Maisons de Madame et de M. Tuchbant à l’invitation de Madame Anne Bouvier, responsable des Fonds Individualisés et des Programmes Culture et Education de la Fondation de France, Madame et M. Tuchbant ont écrit pour informer de la création d’une première action culturelle sous l’égide de la fondation qu’ils viennent de créer : la Fondation « Le Marchand de sable ».

Madame et M. Tuchbant ont récemment crée cette fondation sous l’égide de la Fondation de France pour soutenir et développer des dispositifs permettant sur l’ensemble du territoire national de contribuer à l’amélioration des accueils d’enfants et de jeunes dans le cadre de l’Aide Sociale à l’Enfance.

Claire Beugnet explique que Madame et M. Tuchbant avaient été particulièrement intéressées lors de leur venue aux Maisons par un retour d’expérience à propos de l’organisation des séjours Itinérance. La Fondation « Le Marchand de sable » expérimentera cette année en partenariat avec Aria (« Association des Rencontres Internationales Artistiques », pôle de formation et d’éducation par la création théâtrale créé par Robin Renucci) « Entracte » ; séjours d’une dizaine de jours proposés aux enfants de 6 à 17 ans durant lesquels les enfants suivent jour après jour des ateliers théâtre avec l’objectif de présenter aux habitants du village de Stazzona, proche de Calvi, un spectacle.

On trouvera plus d’informations sur les stages d’ores et déjà proposés aux enfants par Aria ici.

Claire Beugnet informe les participants que Madame et M. Tuchbant ont proposé à l’association de bénéficier de ces séjours, et demandent aussi aux membres du Conseil scientifique la possibilité de bénéficier de leurs conseils et avis permettant tout développement ultérieur de ce dispositif.

Claire Beugnet a expliqué à Madame Tuchbant que pendant les vacances scolaires, à l’image de l’organisation de nos camps, les enfants pourraient être accompagnés de leurs éducateurs. En revanche, en dehors des temps scolaires, les services qui pourraient être partant n’auront pas forcément la possibilité de détacher des professionnels. Dans ce cas, Madame Tuchbant indique que la fondation peut alors recruter des éducateurs spécialisés pour encadrer les groupes de jeunes.

Claire Beugnet propose aux membres du Conseil scientifique de lui écrire par mail ; Claire Beugnet relaiera ces messages auprès de Madame et M. Tuchbant.

Les membres du Conseil scientifique agréent cette proposition.

Emmanuel Paris informe les participants que l’association souhaite expérimenter cette année, à l’occasion des vacances de Pâques 2018, un séjour artistique en partenariat avec le collectif francilien « La Briche ».

Plus d’informations sur ce collectif artiste ici.

Le scénario travaillé avec Vincent Croguennec, artiste plasticien membre de La Briche et résident de la résidence art / science 2017 qui a eu lieu aux Maisons de janvier à mars 2017, est qu’un  des camps extérieurs organisé comme chaque année pour sept enfants de l’association, encadrés par deux éducateurs, ait lieu non loin de Saint-Denis (93), permettant à ce groupe de réaliser jour après jour et pendant une semaine avec le collectif pluridisciplinaire de La Briche des œuvres qui seront exposées au terme de ce séjour, et possiblement mobilisées lors du spectacle de fin de saison.

II.B. Présentation des résultats statistiques du questionnaire proposé aux enfants et aux jeunes :

Emmanuel Paris présente les résultats du traitement statistique des réponses formulées par les enfants et les jeunes de l’association au questionnaire portant sur le programme culturel « L’aventure de la vie ».

Emmanuel Paris précise que ce questionnaire, proposé aux enfants et aux jeunes sur le mode du volontariat, est mis à disposition des équipes pour la troisième année consécutive au terme de la saison culturelle ; à la mi-juillet.

On trouvera le détail de ces résultats ici.

Emmanuel Paris souligne deux résultats marquant cette livrée 2017 : un taux de participation en hausse notable, une plus grande réflexivité des participants (signifiée par exemple par la hausse des taux de réponses intermédiaires pour la question 6 : « J’ai réussi à dépasser mes difficultés »).

S’agissant d’une comparaison des résultats sur les trois années, Emmanuel Paris signale la persistance de réponses systématiquement positives pour chaque item du questionnaire et le maintien de réponses mitigées quant à la capacité à partager son activité culturelle au-delà de l’espace associatif.

Claire Oger dit que les résultats de ce questionnaire sont une nouvelle fois remarquables par leur positivité. Claire Oger dit que certaines formulations de questions ne sont pas forcément encore d’une compréhension aisée pour les enfants. Claire Oger cite par exemple la question 3 : « Mon entourage s’est intéressé à ce que j’ai fait dans ce projet ». Claire Oger se demande si les enfants peuvent par exemple comprendre le sens du mot « entourage » ; si tel n’était pas le cas, les enfants peuvent avoir participé à une action culturelle du programme en présence de parents ou d’amis, mais ne pas l’avoir à l’esprit lorsqu’il répond au questionnaire, et opter pour une réponse intermédiaire voire négative.

Eric Parot formule le même constat à propos des termes « manifestation » et « projet », dans la question 8 (« Je suis allé(e) voir une manifestation de [discipline pratiquée] depuis le début du      projet ? »).

Emmanuel Paris propose que ces formulations de question particulièrement équivoques soient à nouveau retravaillées par l’instance réunissant les représentants élus des enfants et des jeunes de l’association ; le Conseil de la Vie Sociale.

Francis Rembotte dit que cet outil évaluatif est remarquable ; rares sont les institutions mobilisant un tel dispositif avec la volonté de s’en saisir systématiquement d’année en année. Francis Rembotte dit qu’une comparaison des résultats d’une année sur l’autre est cependant malaisée, car les promotions d’enfants et de jeunes se renouvellent régulièrement.

Francis Rembotte dit que les variations signalées pour chaque question d’une année sur l’autre sont peu informatives ; Francis Rembotte recommande plutôt de dire en conclusions intermédiaires (après chaque chapitre) et en conclusion finale (à la fin du traitement du questionnaire) ce en quoi les résultats correspondent ou ne correspondent pas aux objectifs du programme culturel. Francis Rembotte dit que cet exercice rédactionnel systématique pourra aider la communauté éducative à améliorer l’efficacité du programme.

Emmanuel Paris propose d’intégrer ces rédactionnels au bilan final de la saison 2017-2018, qui sera publiée en novembre.

Fleur Guy dit que les enfants expriment d’ores et déjà dans leurs réponses le fait que le programme ait des effets sur eux. Fleur Guy cite par exemple les taux nettement positifs des réponses 1. (« Je suis fier (fière) d’avoir participé aux différents projets culturels tout au long de l’année ») et 17. (« J’ai noué des liens avec des personnes de mon groupe »).

Patrick Miquel dit que ce questionnaire se caractérise notamment par une grande sincérité des enfants dans le choix des réponses qu’ils choisissent.

Eric Legros dit que les enfants et les jeunes manifestent dans leurs réponses une grande capacité à penser par eux-mêmes et pour eux-mêmes les bienfaits du programme. Eric Legros précise que les réponses indiquent souvent le plaisir vécu par l’enfant à pratiquer une activité culturelle, et cette conscientisation doublée d’une capacité à en faire part leur seront importants dans leur vie d’adulte. Eric Legros parle de cette capabilité en terme d’apprentissage de la réflexivité, et voit dans ces réponses au questionnaire de très bons résultats en terme de développement personnel des enfants et des jeunes, soit l’un des objectifs au fondement du programme éducatif et culturel de l’association.

Anick Traguardi-Menet informe les participants d’un phénomène constaté par les équipes signalant l’essor du programme culturel dans la vie de l’établissement. Les enfants nouvellement arrivés sont en effet désireux de participer rapidement aux activités programmées, par exemple en assistant aux spectacles proposés chaque mois dans l’espace scénique de l’association. Anick Traguardi-Menet précise que ce phénomène est notamment dû au rôle joué par les enfants plus anciennement confiés à l’association ; ceux-ci initient les nouveaux arrivés, se font porte-parole du programme culturel auprès d’eux. Anick Traguardi-Menet précise que la résidence art / science 2017 a particulièrement joué dans la popularisation du programme auprès des enfants.

Anick Traguardi-Menet signale un autre phénomène émergent, témoignant de la vitalité du programme et ses effets positifs dans le grandissement des enfants et des jeunes accueillis. Ceux-ci demandent de plus en plus à expérimenter d’autres pratiques culturelles que celles mises en œuvre dans les Maisons les accueillant, ces pratiques culturelles à découvrir étant proposées par d’autres Maisons de l’association.

Claire Beugnet décrit par exemple un jeune de la Maison de la Danse, particulièrement doué pour la composition de textes en slam, et qui a demandé au professeur d’atelier et au chef de service de la Maison de la Musique la possibilité de participer aussi aux ateliers de cette maison.

Eric Legros valorise la mobilisation des équipes pour faire vivre le programme culturel. Eric Legros dit que, ce faisant, l’association est devenue ipso facto établissement culturel du territoire, c’est-à-dire l’un des objectifs du programme « L’aventure de la vie ».

Eric Legros demande s’il serait possible de forger un outil analogue au questionnaire, celui-ci adressé aux équipes. Eric Legros dit que ce sera là un autre point d’appui permettant d’objectiver les effets du programme sur la communauté éducative.

Francis Rembotte demande s’il serait possible d’individualiser cette évaluation, permettant de la sorte d’établir enfant par enfant des spécifications des effets du programme sur son devenir.

Claire Beugnet propose que la réunion de direction, organisée le 23 octobre avec les chefs de service, réfléchisse à la formalisation de cet outil. Claire Beugnet explique que les Maisons vont en effet, comme chaque année, renseigner le « Document Individuel de Prise en Charge » (DIPC) de chacun de leur enfant en présence de leur référente et référente de l’ASE, des parents confirmés par le Juge des Enfants dans leurs droits parentaux, des services pédopsychiatriques parties prenantes du parcours de l’enfant. Claire Beugnet précise que l’un des items du DIPC porte sur la manière dont l’enfant s’est appropriée les 6 mois précédents les activités culturelles du programme. Cette opportunité calendaire, conclut Claire Beugnet, permet d’expérimenter ce nouvel outil évaluatif, qui sera confié à chaque éducatrice et éducateur des Maisons pour être articulé au DIPC de l’enfant.

III. Présentation de la saison culturelle 2017-2018 :

Emmanuel Paris distribue aux participants la note de rentrée diffusée auprès des équipes et présentant au mois de septembre « Trait d’union », thème de la nouvelle saison.

Emmanuel Paris distribue aussi le programme mois après mois de cette saison 2016-2017.

Parmi les actions culturelles organisant ce programme, Emmanuel Paris signale un cycle d’ateliers d’écriture proposé aux enfants, réalisé par le comédien et metteur en scène Bernard Sultan, intervention rendue possible par une subvention de la DRAC Hauts-de-France.

Emmanuel Paris informe par ailleurs les participants de la résidence art / science 2018 aux Maisons, celle-ci financée pour la deuxième année consécutive par la Fondation Daniel et Nina Carasso sous l’égide de la Fondation de France, accueillera Vincent Lascour, archéologue et Marion Fillancq, artiste verrier, du 8 janvier au 12 mars 2018. On trouvera quelques informations sur leur travail ici.

Emmanuel Paris signale que la résidence art / science 2019 est d’ores et déjà en préparation ; outre la Fondation Daniel et Nina Carasso, la Fondation de France, via son programme « Les nouveaux commanditaires », soutient l’association pour qu’une œuvre artistique monumentale puisse être inaugurée le 2 juillet 2019 sur le site archéologique du « petit déjeuner sous l’herbe ».

On trouvera plus d’informations sur le programme « Nouveaux commanditaires » ici.

Emmanuel Paris explique qu’une réunion a été organisée en septembre, rassemblant Emmanuel Dehée, présidente de l’association « La Maisons des Enfants de la Marine » propriétaire du site, les chefs de service, la direction, un enfant représentant des enfants et des jeunes, et Jean-Paul Demoule, pour que le cabinet de médiation en art contemporain « Art connexion », mandé par la Fondation de France, puisse présenter le calendrier de travail.

Emmanuel Paris précise que le 22 novembre sera présenté au collectif par le cabinet « Art   connexion » les artistes auxquels il pense tenant compte du cahier des charges définis par l’association. Emmanuel Paris distribue ce cahier des charges ; l’artiste qui acceptera de collaborer à ce projet culturel viendra régulièrement dialoguer avec la communauté éducative pendant l’année 2018, ces venues seront financées par la Fondation de France.

Emmanuel Paris conclut sur le fait qu’à l’invitation de la Fondation de France, il participera le 8 décembre à une rencontre permettant de présenter à des financeurs intéressés des actions culturelles de l’association pour lesquelles une levée de fonds est souhaitée. Parmi ces actions, le financement de la réalisation de l’œuvre artistique monumentale sera explicité.

Eric Legros dit que ce projet culturel permettra à la communauté éducative de se ré-approprier la pensée de long terme conscientisée à l’époque de l’opération « le petit déjeuner sous l’herbe », en juillet 2010.

Claire Beugnet informe les participants qu’à ce jour, trois enfants présents dans les effectifs ont participé à cette action culturelle dont le calendrier s’échelonne jusqu’en juillet 2050.

IV. Lecture commentée des résultats de l’enquête menée par le Défenseur des Droits au sujet de l’appropriation de la Convention Internationale des droits de l’enfant par la société française :

IV.A. Enquête sur l’accès aux droits :

Emmanuel Paris distribue aux participants le communiqué de presse du Défenseur des Droits présentant fin mai 2017 l’enquête, et l’enquête intitulée « Enquête sur l’accès aux droits. Volume      4 ».

On trouvera les informations et les liens permettant le téléchargement des deux documents ici.

Eric Legros présente la méthodologie retenue pour cette enquête, en insistant sur le nombre de personnes ayant accepté de répondre au questionnaire (5000 personnes), soit un échantillon largement représentatif de la société française.

Eric Legros, parmi les phénomènes remarquables mis en visibilité par cette enquête, cite notamment les problématiques intrafamiliales comme factrices de frein à la socialisation des maltraitances sur les enfants en tant que phénomène déviant. Eric Legros précise que ces inhibitions génèrent deux types de censures ; soit les personnes ne parviennent pas à formuler par elles-mêmes le fait d’être maltraitées, soit leur maltraitance n’est pas reconnue ou n’est pas signalée aux autorités.

Eric Legros et Emmanuel Paris remarquent par ailleurs (p. 13 de l’enquête), que le « respect de l’intérêt supérieur de l’enfant » est peu cité par les répondants quand il s’agit de dire quels droits de l’enfant sont connus d’eux. Cette formule juridique est particulièrement portée par le Défenseur des Droits ; sa méconnaissance dans l’opinion française indique combien un travail pédagogique important reste à faire par cette instance pour populariser le concept d’intérêt supérieur.

Eric Legros explique que le travail du Défenseur des Droits est en effet de se saisir de cas de personnes dont il estime que les administrations publiques ont mésestimées les droits. Le Défenseur des Droits est par conséquent une instance reconnue par la convention de notre République comme au-dessus des magistères exercés par les services de l’Etat qui en justice, qui dans les préfectures, etc. Il est dès lors très important pour l’efficacité des interventions du Défenseur auprès de ces administrations, que tous citoyens comprennent précisément les motifs de ses saisines et auto-saisines.

Francis Rembotte dit que ces actions sont plus souvent inefficaces s’agissant des jeunes mineurs isolés étrangers que des autres enfants et jeunes de la République, et cite en exemple la persistance de nombreuses situations anormales suite au démantèlement des campements de migrants autour de Calais. La prise en charge des jeunes mineurs isolés étrangers par les services et associations désignés par l’Etat est loin d’être satisfaisante, malgré les interventions répétées du Défenseur des Droits à ce sujet.

Eric Legros dit plaider régulièrement auprès du collège des droits de l’enfant du Défenseur des Droits pour que, conformément à la loi qui donne les mêmes droits à tous les mineurs, étrangers ou pas, les Maisons d’Enfants à Caractère Social  soient habilitées à recevoir des mineurs isolés étrangers.

Emmanuel Paris informe les participants que, dans le cadre de l’axe de travail convenu lors de la réunion plénière du 6 juillet 2017 portant sur une analyse terminologique des termes employés par les institutions pour qualifier les enfants et les jeunes accueillis, l’enquête conclut page 29 et 30 sur le fait que la formule « droits de l’enfant » peut prêter à confusion et recommande de systématiser l’usage de la mention « droits des enfants et des adolescent.e.s ».

Patrick Miquel dit que le recours à la formule « droits des mineurs » ferait gagner en efficacité l’appropriation par la société française de ce corpus juridique.

IV.B. Dispositif « Educadroit » :

Emmanuel Paris distribue aux participants la charte des parties prenantes du dispositif « Educadroit », dont on trouvera le contenu ici.

Eric Legros explique que le Défenseur des Droits, soucieux des nécessités pédagogiques dont le Conseil scientifique vient de discuter à propos des enseignements de l’enquête sur l’accès aux droits, a inauguré dernièrement le dispositif « Educadroit » dont on trouvera le contenu ici.

Eric Legros dit que l’association, de par son activité quotidienne, la façon dont la parole de l’enfant est prise en compte pour toutes décisions le concernant, la manière dont l’enfant contribue au rayonnement du programme culturel, a toute sa place dans le collectif faisant vivre « Educadroit » et propose qu’une candidature officielle soit adressée à ce sujet à Geneviève Avenard, Défenseure des enfants et adjointe du Défenseur des Droits.

Eric Legros précise qu’en l’état, peu d’établissements sociaux et médico-sociaux se sont déclarés intéressés pour participer à l’animation de ce dispositif. Eric Legros dit que cet engagement pourrait permettre aux Maisons d’approfondir la réflexion sur la nature du droit, les raisons pour lesquelles le droit a été inventé par les humains dans le cadre de processus civilisationnels. Eric Legros observe qu’un des problèmes auquel se confronte cette réflexion tient trop souvent d’une pensée dialectique, qui ne parvient pas à dissocier les droits des enfants des devoirs que les adultes escomptent d’eux.

Claire Beugnet observe que cette articulation est aussi présente dans la charte du dispositif Educadroit : « Indispensable au fonctionnement et au maintien de notre contrat social, le droit remplit des fonctions essentielles : il structure et rend possible la vie en société, il fonde et encadre l’action des pouvoirs publics, il traduit et protège des valeurs collectives, il délimite les droits et les devoirs de chacun, il permet encore une résolution pacifique des conflits, au besoin par l’appel au juge » (nous soulignons).

Francis Rembotte cite Victor Hugo (in « Actes et paroles. III ») : « Tout ce qui augmente la liberté augmente la responsabilité. Être libre, rien n’est plus grave ; la liberté est pesante, et toutes les chaînes qu’elle ôte au corps, elle les ajoute à la conscience ; dans la conscience, le droit se retourne et devient devoir. Prenons garde à ce que nous faisons ; nous vivons dans des temps exigeants. Nous répondons à la fois de ce qui fut et de ce qui sera. Nous avons derrière nous ce qu’ont fait nos pères et devant nous ce que feront nos enfants. Or à nos pères nous devons compte de leur tradition et à nos enfants de leur itinéraire. Nous devons être les continuateurs résolus des uns et les guides prudents des autres. Il serait puéril de se dissimuler qu’un profond travail se fait dans les institutions humaines et que des transformations sociales se préparent. Tâchons que ces transformations soient calmes et s’accomplissent, dans ce qu’on appelle (à tort, selon moi) le haut et le bas de la société, avec un fraternel sentiment d’acceptation réciproque. Remplaçons les commotions par les concessions. C’est ainsi que la civilisation avance. Le progrès n’est autre chose que la révolution faite à l’amiable. »

Patrick Miquel dit que ce qui est intéressant, c’est en effet de travailler avec les enfants cette philosophie du droit. Patrick Miquel cite par exemple la réflexion sur ce que signifie contractualiser quelque chose avec quelqu’un. Patrick Miquel formule quelques mises en perspectives particulièrement intéressantes à découvrir avec l’enfant ; le fait que la contractualisation manifeste la reconnaissance de l’autre partie prenante comme capable de faire ce que le contrat formule, le fait que cette forme de lien social inclue la possibilité d’un regard critique permettant l’amélioration de la chose à faire ensemble, etc.

Eric Legros dit que le dispositif « Educadroit » n’est pas très étayé quant au thème de la filiation, et propose que le Conseil scientifique y abonde.

Claire Oger dit que dans des communications publiques précédentes, le Défenseur des Droits avait utilisé la formule des « non publics » pour qualifier les personnes qui ne sont pas reconnues dans leurs droits. Claire Oger observe que cette formule problématique a été régulièrement discutée lors de réunions du Conseil scientifique, notamment dans un dialogue avec les partenaires muséaux de l’association.

Claire Oger dit qu’il serait intéressant que François Roy puisse restituer quelques textes antiques narrant la création des tribunaux, la naissance du droit.

Claire Oger dit qu’il est de même intéressant de montrer la place essentielle du tiers dans la fabrique du droit.

Anick Traguardi-Menet dit que les éducatrices et éducateurs peuvent souvent être pris dans leur travail quotidien par les contradictions du droit. Anick Traguardi-Menet cite par exemple le fait de devoir vacciner des enfants avec l’accord des parents, quand ceux-ci ne répondent pas aux requêtes à ce sujet de la part des équipes.

Claire Beugnet dit qu’il est du devoir des équipes de respecter le droit, y compris dans ses contradictions.

Claire Beugnet précise que, l’engagement dans le dispositif « Educadroit » engageant l’association, il appartient au conseil d’administration de valider cette participation à ce dispositif. Claire Beugnet dit qu’elle en fera la proposition lors du prochain Conseil d’administration, prévu en janvier 2018, et le cas échéant la charte sera alors signée par le Président de l’association « Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale ».

Emmanuel Paris propose que, dans cette éventualité et pour la première année de participation au dispositif « Educadroit », un bilan qualitatif de l’existant aux Maisons soit proposé.

Claire Beugnet dit que, parallèlement, les fiches mises à disposition sur le site Internet d’ « Educadroit » pour sensibiliser au droit et aux droits des enfants, pourraient être aussi diffusées dans les Maisons.

V. Retour sur les discours de rentrée du Ministre de l’Education Nationale présentant les axes de travail de son mandat :

Emmanuel Paris distribue aux participants deux documents dont on trouvera le détail ici et ici.

Emmanuel Paris informe les participants que, parmi les différents axes de travail cités par Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, dans le cadre de son mandat, le recours aux neurosciences pour améliorer les pratiques pédagogiques et l’approfondissement des actions en matière d’éducation artistique et culturelle pour socialiser mieux encore les enfants et les jeunes, correspondent à deux engagements de l’association, la première en gestation, la seconde plus aboutie.

S’agissant des neurosciences, explique Emmanuel Paris, la présence de Pierre Lemarquis au Conseil scientifique marque l’intérêt de l’association pour explorer les effets corporels des actions culturelles développées dans le cadre du programme « L’aventure de la Vie ».

Emmanuel Paris précise que, cette saison, un cycle de séminaires proposés par Pierre Lemarquis à l’attention des éducatrices et éducateurs intéressés sera organisé, et commencera le 19 janvier après-midi.

Emmanuel Paris informe les participants que des chefs de service et des éducatrices et éducateurs se sont dits intéressés pour participer à ce séminaire.

Emmanuel Paris cite par exemple ce passage dans le texte distribué, mentionnant un lien fort entre la zone cérébrale dédiée à la reconnaissance des visages et objets, qui par suite devient celle de l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. Emmanuel Paris dit que ette information est importante, car elle renforce ce geste du quotidien que toute équipe de l’association initie d’emblée avec l’enfant nouvellement arrivé ; se dire bonjour, en se serrant la main, en se regardant dans les yeux.

Claire Oger dit qu’il faudra faire attention à ne pas interpréter de manière erronée les savoirs issus des neurosciences.

Eric Legros dit que l’apport de ces éclairages pourra soutenir et encourager les éducatrices et éducateurs dans leurs intuitions éducatives.

Au sujet de l’éducation artistique et culturelle, Emmanuel Paris dit, sous réserve de confirmation, que le décret distribué, paru en mai 2017 sous le précédent gouvernement, devrait être confirmé dans ses grandes lignes par le ministère. Emmanuel Paris relève que le concept de « parcours d’éducation artistique et culturelle » y prend une place importante, encourageant la coordination des acteurs de la société civile et de l’Education nationale parties prenantes de l’emploi du temps journalier et hebdomadaire de l’enfant, pour que ses pratiques artistiques et culturelles gagnent en cohérence et en intensité.

Claire Oger et Anick Traguardi-Menet signalent la fragilité des actions en matière d’éducation artistique et culturelle dans les établissements scolaires.

Emmanuel Paris précise que l’association a la chance d’agir dans un territoire culturel où les « Contrat Locaux d’Education Artistique » (CLEA) sont cependant nombreux, fondant pour les enfants et les jeunes autant de point d’appuis pour continuer à créer en Maisons les créations initiées avec l’intervenant dans leur établissement scolaire.

Eric Legros précise que, par l’activité du Centre de Jour certifié par l’Education nationale, l’association est aussi, de fait, un établissement scolaire.

Claire Oger recommande de contacter Robin Renucci en sa qualité de membre du Haut Conseil de l’éducation artistique et culturelle du Ministère de l’Education nationale pour lui proposer un retour d’expériences sur les actions développées par l’association en partenariat avec les établissements scolaires et les collectivités territoriales.

VI. Questions annexes :

Claire Beugnet distribue aux participants l’article de presse relatant les premiers enseignements de l’enquête ELAP (« Etude longitudinale sur l’autonomisation des jeunes après un placement »), au sujet de laquelle le Conseil scientifique avait consacré échanges et analyses lors de réunions précédentes.

Claire Beugnet observe que cette étude montre l’importance du maintien du dispositif « Contrat Jeune Majeur » pour accompagner les jeunes qui, de 17 à 21 ans, préparent leur devenir adulte une fois la mesure éducative légalement achevée.

Patrick Miquel rappelle que le « Contrat Jeune Majeur » est accessible, de droit, à tous jeunes de la République correspondant aux barèmes sociaux définis par la Loi. Patrick Miquel qu’il est possible de poser recours devant le tribunal administratif dans l’hypothèse où ce contrat n’est pas accordé à une demande pourtant fondée selon les critères définis.

Emmanuel Paris informe les participants que l’étude portant sur les sentiments d’appartenance au territoire des enfants et des jeunes de l’association, co-dirigée par Fleur Guy et Claire Oger, a été soutenue financièrement par l’institution, moyennant une convention avec le laboratoire universitaire de Claire Oger.

Emmanuel Paris dit que cela constitue une date importante pour l’association, devenant ainsi actrice de la recherche scientifique nationale, reconnue comme telle par les acteurs de ce champ.

Claire Oger propose que l’association soit créditée en conséquence en tant que partenaire sur le site Internet du CEDITEC (« Centre d’étude des discours, images, textes, écrits, communication ») de l’Université Paris Est Créteil.

Les membres du Conseil scientifique agréent cette proposition.

Claire Oger précise que la dotation accordée par l’association permettra la retranscription écrite des entretiens itinérants accordés par les enfants et les jeunes en juillet 2017. Claire Oger dit que les enfants et les jeunes concernés pourront ainsi relire ces retranscriptions en sa compagnie ainsi que de celle de Fleur Guy, pour validation, en janvier 2018.

Emmanuel Paris informe les participants qu’il finalise avec l’Université Paris Descartes la convention permettant le même soutien pour l’avancement de l’étude réalisée par Elsa Ramos et Olivier Martin auprès des anciennes et des anciens de l’institution.

Emmanuel Paris informe les participants que l’association collaborera à une seconde étude, proposée par Olivier Martin en coordination avec des chercheurs de l’INJEP (« Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire »), portant sur les usages des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) par les enfants et les jeunes de l’association. La problématique de cette étude, encore au stade de la préparation (d’autres institutions seront sollicitées prochainement) est la suivante : dans quelle mesure et selon quelles modalités (Internet, réseaux sociaux numériques, smartphones, etc.) l’extérieur pénètre-t-il dans les Maisons et, inversement, qu’est-ce qui sort des Maisons vers l’extérieur ?

Emmanuel Paris propose  qu’à l’ordre du jour de la prochaine réunion du Conseil scientifique soit notamment proposé une lecture commentée de la thèse de doctorat soutenue en 2013 par Benjamin Denecheau et intitulée « Étude comparative de l’accrochage scolaire des enfants placés en France et en Angleterre. La suppléance familiale à l’épreuve de la question scolaire ».

Emmanuel Paris précise que cette thèse lui a été recommandée par Claire Oger ; ce travail permet de réfléchir à la notion d’« alliance éducative », c’est-à-dire la constitution de groupes humains ad hoc par l’éducateur spécialisé, qui en France, qui en Grande-Bretagne, pour créer un écosystème dédié à l’épanouissement scolaire de l’enfant placé.

Les membres du Conseil scientifique agréent cette proposition.

On trouvera le texte de cette thèse ici.

Les membres du Conseil scientifique fixent les dates des prochaines réunions de l’instance : le 19 janvier 2018 et le 6 avril 2018, à chaque fois de 10h à 13h.

Eric Legros, président du Conseil, clôt la quinzième séance du Conseil scientifique.

Parution du nouvel ouvrage de Jean-Paul Demoule, membre de notre Conseil scientifique

Jean-Paul Demoule est archéologue, membre de notre Conseil scientifique et parrain de l’action culturelle initiée le 2 juillet 2010 intitulée Le petit déjeuner sous l’herbe dont l’objectif est d’organiser deux fouilles archéologiques en présence des enfants devenus adultes, les 2 juillet 2030 et 2050.

Jean-Paul Demoule vient de publier un nouvel ouvrage consacrée au Néolithique dont on trouvera ici quelques éclairages par son auteur.

Note de rentrée saison culturelle 2017-2018

Le thème de la saison culturelle de cette année 2017-2018 est : « Trait d’union ».

Les enfants de notre association, pris dans la toile d’histoires personnelles souvent traumatiques, tellement aliénantes qu’elles sont si peu partageables au-delà du cercle familial, des cabinets des Juges des Enfants et des services de l’Aide Sociale à l’Enfance, parviennent pour beaucoup et cependant à cheminer à nos côtés pour examiner le cours de leur vie.

C’est le sens de notre constant effort ; penser sa vie pour la réinventer, la reformuler et ainsi réussir, s’épanouir, s’aimer et aimer les autres, malgré tout.

Le 5 avril 2017, Alexandra, Allan, Alice, Corentin, Julien, Killian, Léïa et Mathéo rencontraient Patrick Bourdet, parrain de notre association, pour réfléchir ensemble au thème de la saison en cours (« Où est ton courage ? »).

Lors de cet entretien filmé dans la perspective du colloque qu’organise chaque année notre association, ces enfants de nos Maisons, âgés de 9 à 17 ans, ont formulé avec Patrick Bourdet des raisonnements sur le courage au cours desquels ils ont souvent articulé deux thèmes, par exemple la peur et la confiance.

Cette façon d’exprimer sa pensée par association d’idées, y compris si elles paraissent de prime abord contradictoires, a retenu notre attention ; elle constitue une première manière de comprendre le thème de cette nouvelle saison.

L’énergie de vie des enfants s’exprimant en avril avec M. Bourdet déployait une pensée dialectique, laquelle peut être symbolisée par le trait d’union, forme syntaxique symbolisant la valorisation d’une pluralité de sens par leur jonction, leur mise en rapprochement par celui qui parle, écrit, dit.

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La même énergie conciliatrice caractérise les équipes éducatives ; il s’agit pour les professionnels de faire oeuvre de facilitation du lien entre différentes parties prenantes (l’enfant, le ou les parents, les services de l’Aide Sociale à l’Enfance, l’établissement scolaire, le Juge des Enfants, etc.).

A l’image de la pensée par association des enfants, notre communauté éducative fait chaque jour oeuvre de médiation, bien souvent d’ailleurs en composant avec des parties prenantes dont les intérêts ne se rejoignent pas.

Ceci formule une deuxième acception possible du thème « Trait d’union » : la finesse du lien de soi aux autres, de soi au monde, sa fragilité, parfois sa rupture ou sa trajectoire erratique peut illustrer ce qui est le sel quotidien des métiers de l’éducation spécialisée.

« Trait d’union » peut aussi signifier – c’est là un troisième moyen de comprendre notre nouveau thème, le travail du programme éducatif et culturel de l’association qui en arts, en lettres, en sciences et technologies, en sports, joint l’expressivité de l’enfant aux systèmes de mise en représentation développés par l’humanité pour représenter la généalogie, la vie, le monde, l’univers.

L’un des ressorts de la créativité, de l’ingéniosité, de la vitalité repose précisément sur la capacité à lier ou relier par la pensée, de manière non conformiste, peu évidente a priori, des représentations de soi et du monde.

Dessin réalisé par l'artiste Marc Ngui, d'après l'ouvrage "Capitalisme et schizophrénie 2 : Mille plateaux" de Gilles Deleuze et Félix Guattari.Plus d'informations : http://www.bumblenut.com/drawing/art/plateaus/

De fait, s’il y a bien en effet un acte commun à l’humanité, depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours et quels que soient les endroits du monde, c’est celui de tracer des lignes.

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(Illustration : couverture du catalogue de l’exposition « Une brève histoire des lignes », Centre Pompidou Metz, 2013).

De Lascaux aux plans des transports en commun desservant un territoire, des peintures rupestres aborigènes aux tables de multiplication et aux cahiers de calligraphie que travaillent les élèves en primaire, des quipus incas aux fichiers excel installés sur nos ordinateurs, toutes les formes d’expression pour mettre en ordre (ou pour désordonner) le monde ont mobilisé, mobilisent et mobiliseront la ligne, le trait, l’acte de tracer, de classer ou de déclasser.

Des ornements des tombeaux des Pharaons à la tapisserie de Bayeux, tissée à la fin du premier Moyen-âge et jusqu’à nos mises en relation sur les réseaux sociaux, il s’agit de découvrir ou redécouvrir sa lignée, celle des autres, étudier les ramifications de son arbre généalogique, choisir de s’en référer tel quel ou préférer les recomposer, mais toujours pour se renforcer, être mieux à même de se positionner en tant que personne et en tant que membre d’une collectivité, épanouis en ce vaste monde et agissant pour son bien.

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(Illustration : montage photographique exposé à l’écomusée du Val-de-Bièvre en 2011).

Réfléchissant au thème de notre nouvelle saison culturelle, notre Conseil scientifique a notamment insisté sur la puissance déterminante du « entre » les deux mots, les deux idées reliées l’une à l’autre par le trait d’union.

A l’image du peintre Michel-Ange, cherchant au début du XVIe siècle à donner figure sur ce qui institue l’humain dans ses meilleures dispositions, l’important n’est pas tant la présence dans son tableau La création d’Adam de deux corps cherchant à se joindre (celui de Dieu, celui d’Adam), mais l’espace entre leur doigt, cet écart symbolisant la permanence du libre-arbitre aussi fortes soient les contraintes et les obligations.

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(Illustration : zoom sur les mains dans la peinture « La création d’Adam »).

L’éternelle tension entre les forces du déterminisme, de l’héritage qui entrave, et de l’émancipation, de la volonté qui libère, peut ainsi être exprimée en termes de traits continus, de traits pointillés, de lignes droites ou de lignes courbes ; c’est là une quatrième et dernière acception du thème à laquelle nous pensons pour inspirer cette année.

Etude statistique sur la sociabilité et la socialisation des enfants de notre institution générées par notre programme éducatif et culturel pour la saison 2016-2017

Questionnaire « Fin de saison 2016-2017 – participants enfants et jeunes de l’association »,

Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale

Introduction :

Le programme « L’aventure de la vie » organise l’activité des Maisons de culture de notre institution, chaque année de la troisième semaine de septembre à la mi-juillet de l’année suivante.

On trouvera sur notre site Internet le contenu de cette saison 2016-2017 ici.

Dans le cadre du suivi de la dotation octroyée à notre institution par la Fondation Daniel et Nina Carasso à l’occasion de l’appel à projet « Art et territoire 2014 », le cabinet « Nuova Vista » a proposé aux lauréats de questionner les participants de leurs activités culturelles afin de formaliser les effets qu’ils déclarent leur imputer quant à leur sociabilité et leur socialisation (estime de soi, relations à autrui, adhésion au projet institutionnel portant les activités culturelles de l’institution, inscription dans la vie de la cité).

On trouvera ici le détail de la fabrication de cet outil évaluatif unique en France, ainsi que l’identité des acteurs ayant participé à ce travail.

Considérations méthodologiques :

Le questionnaire a été proposé aux enfants et aux jeunes de notre institution au terme de cette saison culturelle 2014-2015, à la mi-juillet 2014.

On trouvera les résultats de cette première vague évaluative ici.

Lors de la saison 2015-2016, constatant que certaines formulations de questions composant la fiche « participants enfants et jeunes » ont été incomprises à l’époque par les répondants, le Conseil scientifique de l’association a recommandé lors de sa réunion du 9 octobre 2015 que les enfants et les jeunes participent au développement d’une nouvelle grille, plus appropriable. On trouvera le détail des analyses du Conseil scientifique au sujet de l’expérimentation de cet outil évaluatif sur notre site Internet, à l’adresse suivante (voir la partie II : « Retour sur la saison culturelle 2014-2015 et présentation de la saison culturelle 2015-2016 », ici).

L’association a sollicité par conséquent le Conseil de la Vie Sociale, instance représentative de ses usagers, afin d’améliorer le questionnaire adressé aux enfants et aux jeunes pour cette seconde vague. Le Conseil de la Vie Sociale a proposé au terme de sa réunion du 1er juillet 2016 la nouvelle version. On trouvera à l’adresse suivante le compte-rendu de cette réunion (voir la partie II : « II. Amélioration du questionnaire proposé chaque fin de saison culturelle aux enfants et aux jeunes de l’institution pour objectiver les effets du programme « L’aventure de la vie » sur leur parcours de vie. », ici).

Renforcement de la capabilité / de la confiance en soi 1.     Je suis fier (fière) d’avoir participé aux différents projets culturels tout au long de l’année
2.     Le programme culturel est important pour moi
3.     Mon entourage s’est intéressé à ce que j’ai fait dans ce projet
4.     Je me suis investi(e) à fond dans ce projet
5.     Quand je fais quelque chose, je le fais bien
6.      J’ai réussi à dépasser mes difficultés
7.      Je me rends compte grâce à ce programme que je sais faire des choses aussi bien que la plupart des gens
Ouverture culturelle 8.      Je suis allé(e) voir une manifestation de [discipline pratiquée] depuis le début du projet ?
9.     J’ai prévu d’aller voir une manifestation de [discipline pratiquée] ?
10.   J’ai envie de continuer à pratiquer [discipline pratiquée] après mon départ des Maisons des Enfants de la Côte d’Opale ?
11.    Le projet m’a donné envie de pratiquer une /d’autre(s) discipline(s) artistique(s), scientifique(s) ou sportive(s) ?
12.   J’ai donné à mon entourage l’envie d’assister à des spectacles ou de pratiquer une discipline artistique, scientifique ou sportive ?
Apprentissage de la diversité 13.   J’ai appris à connaitre toutes les personnes de ma Maison grâce aux ateliers
14.   Je me suis senti accepté par les autres grâce aux ateliers
Construction du collectif 15.   J’ai aimé construire un projet en équipe
16.   Je me sens à l’aise avec mon groupe
17.   J’ai noué des liens avec des personnes de mon groupe
18.   Je me suis fait des amis dans mon groupe
19.   J’ai noué des liens avec des personnes de toutes les Maisons

Cette nouvelle version a été proposée aux enfants et aux jeunes participant aux ateliers du programme « L’aventure de la Vie » au terme de la saison 2015-2016 (voir les résultats ici).

Au terme de la saison 2016-2017, lors de l’assemblée plénière des conseils et comités conseillant l’association dans le développement de son programme culturel organisé le 6 juillet 2017, Madame Elisabeth Justome, chargée du développement culturel et communication région Nord Pas-de-Calais Picardie, Institut National de Recherches Archéologiques Préventives (INRAP), a demandé la possibilité que l’association puisse consulter les enfants et les jeunes sur la présence aussi grande de l’archéologie dans leur saison.

On trouvera le compte-rendu détaillé de cette réunion ici.

Trois questions ont été par conséquent incluses dans la mouture proposée aux enfants accueillis en internat par l’association pour qu’ils puissent exprimer leur point de vue sur la saison culturelle  écoulée.

Ces trois questions supplémentaires sont :

  • J’ai apprécié l’atelier archéologique mensuel (construction du travois de l’âge de bronze et de la charrette médiévale)
  • J’ai envie de venir archéologue plus tard
  • Ce que j’aime le plus dans l’atelier archéologique, c’est : a. l’ambiance b. construire des choses c. apprendre avec les archéologues

Nous avons proposé ce questionnaire aux enfants des Maisons de culture de l’institution (7 Maisons de culture). Certaines accueillent moins d’enfants que d’autres ; en moyenne, nous comptons 13 enfants par Maison.

Dans un décompte détaillé, le questionnaire a été proposé entre le 10 et le 13 juillet 2017 à une Maison accueillant 14 enfants, deux Maisons accueillant 13 enfants, deux Maisons accueillant 12 enfants, à la Maison Vive accueillant 4 internes et 4 externes (les externes ont demandé la possibilité de répondre aux questionnaires), aux six jeunes des studios internes de l’association.

Le « Centre de Jour », accueillant une majorité d’externes début juillet 2017, n’a pas participé à cette vague évaluative.

Sur les 79 enfants potentiellement répondant au questionnaire, 55 ont accepté de remplir cette fiche, soit un taux de réponse de 69,6 %.

Pour rappel, le taux de réponse de la vague 2015-2016 était de 35.8 %, et de 39 % pour celle de 2014-2015.

Cet écart positif remarquable entre le taux de participation cette saison, et ceux des deux saisons précédentes, peut s’expliquer par une routinisation de l’exercice, aussi bien pour les enfants que pour les équipes.

Analyse des réponses :

Chaque résultat donne lieu à une mise en perspective, reprenant les résultats de la saison précédente question par question. Les enseignements que les variations observées d’une saison sur l’autre peuvent formuler seront travaillés en réunions à la rentrée avec les équipes éducatives, les professeurs d’atelier et le Conseil scientifique. Le travail interprétatif de ces résultats tiendra compte des limites générées par le changement, d’une année sur l’autre, de formulation de certaines questions ainsi que du taux conséquent de renouvellement des effectifs potentiellement répondant au questionnaire de la saison précédente, puis à celui de cette année (20 %). A titre d’information, ce taux de renouvellement des répondants d’une saison sur l’autre était de 39.5 % il y a un an.

  • Thème 1 : Renforcement de la capabilité / de la confiance en soi

Réponse 1 (réponse à la question : « Je suis fier (fière) d’avoir participé aux différents projets culturels tout au long de l’année »)

% de réponses négatives % de réponses intermédiaires % de réponses positives
9 10.9 80

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses positives a baissé de près de 10 %, avec un taux de réponses intermédiaires inchangé ; les taux de satisfaction exprimés les deux années précédentes, déjà élevés, se maintiennent.

Réponse 2 (réponse à la question : « Le programme culturel est important pour moi »)

% de réponses négatives % de réponses intermédiaires % de réponses positives
16.3 29 54.5

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses positives a augmenté de 3 %, le taux de réponses intermédiaires a baissé de 2 %, le taux de réponses négatives de 6 %.

Réponse 3 (réponse à la question : « Mon entourage s’est intéressé à ce que j’ai fait dans ce projet »)

% de réponses négatives % de réponses intermédiaires % de réponses positives
25.4 16.3 58.1

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses positives a augmenté de 12 %, le taux de réponses intermédiaires a baissé de 9 %, le taux de réponses négatives a baissé de 3 %. L’élévation significative du taux de réponses positives constatée cette année est l’un des résultats remarquables de cette vague évaluative. La question de l’intérêt porté par l’entourage aux activités menées par les enfants de notre association est en effet importante puisqu’elle relève de la socialisation de l’enfant en dehors de notre communauté éducative.

Réponse 4 (réponse à la question : « Je me suis investi(e) à fond dans ce projet »)

% de réponses négatives % de réponses intermédiaires % de réponses positives
9 18.1 70.9

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses positives a baissé de 9 %, le taux de réponses intermédiaires a augmenté de 4 %, le taux de réponses négatives a baissé de 2 %.

Réponse 5 (réponse à la question : « Quand je fais quelque chose, je le fais bien »)

% de réponses négatives % de réponses intermédiaires % de réponses positives
9 31 65.4

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses positives a baissé de 3 %, le taux de réponses intermédiaires a baissé de 6 %, le taux de réponses négatives a augmenté de 9 %.

Réponse 6 (réponse à la question « J’ai réussi à dépasser mes difficultés »)

% de réponses négatives % de réponses intermédiaires % de réponses positives
10.8 28.5 61.2

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses négatives baisse de 17 %, le taux de réponses intermédiaires augmente de 22 % et le taux de réponses positives baisse de 4 %. A noter, outre ces variations fortes d’une année sur l’autre concernant les réponses négatives et intermédiaires, cette question suscite un nombre conséquent de non-réponse (i.e catégorie « Ne se prononce pas ») : le taux est de 11 %.

Réponse 7 (réponse à la question « Je me rends compte grâce à ce programme que je sais faire des choses aussi bien que la plupart des gens »)

% de réponses négatives % de réponses intermédiaires % de réponses positives
14.5 18.1 67.2

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses positives ne varie pas significativement, tout comme le taux de réponses intermédiaires et le taux de réponses négatives.

  • Thème 2 : Ouverture culturelle

Réponse 8 (réponse à la question « Je suis allé(e) voir une manifestation de [discipline pratiquée] depuis le début du projet ?»)

% de réponses positives % de réponses négatives
14.5 67.2

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses négatives augmente de 36 %, le taux de réponses positives baisse de 55 %. Ces variations remarquables nécessitent que la politique de sorties culturelles organisées dans chaque Maison soit questionnée.

Réponse 9 (réponse à la question « J’ai prévu d’aller voir une manifestation de [discipline           pratiquée] ?»)

% de réponses positives % de réponses négatives
30.9 69

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses négatives augmente de 39 %, le taux de réponses positives baisse de 31 %. Ces variations remarquables corroborent l’observation formulée dans le commentaire de la réponse 8.

Réponse 10 (réponse à la question « J’ai envie de continuer à pratiquer [discipline pratiquée] après mon départ des Maisons des Enfants de la Côte d’Opale ? »

% de réponses positives % de réponses négatives
72.7 27.2

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, les taux de réponses ne varient pas significativement.

Réponse 11 (réponse à la question « Le projet m’a donné envie de pratiquer une /d’autre(s) discipline(s) artistique(s), scientifique(s) ou sportive(s) ? »)

% de réponses positives % de réponses négatives
69 29

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses négatives baisse de 9 %, le taux de réponses positives augmente de 7 %.

Réponse 12 (réponse à la question « J’ai donné à mon entourage l’envie d’assister à des spectacles ou de pratiquer une discipline artistique, scientifique ou sportive ? »)

% de réponses positives % de réponses négatives
58.1 37.9

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses négatives augmente de 2 %, le taux de réponses positives baisse de 4 %.

  • Thème 3 : Apprentissage de la diversité

Réponse 13 (réponse à la question « J’ai appris à connaitre toutes les personnes de ma Maison grâce aux ateliers »)

% de réponses négatives % de réponses intermédiaires % de réponses positives
10.7 22.2 61.1

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses négatives augmente de 6 %, le taux de réponses intermédiaires augmente de 15 % et le taux de réponses positives baisse de 21 %. Ces variations significatives d’une année sur l’autre doivent notamment être interprétées au regard du taux de renouvellement du groupe des répondants durant la saison 2016-2017 (20 % si l’on se réfère aux cohortes répondant au questionnaire).

Réponse 14 (réponse à la question « Je me suis senti accepté par les autres grâce aux ateliers »)

% de réponses négatives % de réponses intermédiaires % de réponses positives
18.5 20.3 57.4

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses négatives augmente de 4 %, le taux de réponses intermédiaires baisse de 5 % et le taux de réponses positives baisse de 3 %.

  • Thème 4 : Construction du collectif

Réponse 15 (réponse à la question « J’ai aimé construire un projet en équipe »)

% de réponses négatives % de réponses intermédiaires % de réponses positives
11.3 20.7 67.9

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses négatives augmente de 8 %, le taux de réponses intermédiaires augmente de 3 % et le taux de réponses positives baisse de 10 %.

Réponse 16 (réponse à la question « Je me sens à l’aise avec mon groupe »)

% de réponses négatives % de réponses intermédiaires % de réponses positives
10.7 13.2 66

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses négatives augmente de 10 %, le taux de réponses intermédiaires baisse de 4.5 % et le taux de réponses positives baisse de 12 %.

Réponse 17 (réponse à la question « J’ai noué des liens avec des personnes de mon groupe »)

% de réponses négatives % de réponses intermédiaires % de réponses positives
16.6 14.8 78.5

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses négatives augmente de 13 %, le taux de réponses intermédiaires baisse de 3 % et le taux de réponses positives baisse de 10 %.

Réponse 18 (réponse à la question « Je me suis fait des amis dans mon groupe »)

% de réponses négatives % de réponses intermédiaires % de réponses positives
14.8 13 72.2

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses négatives ne varie pas significativement le taux de réponses intermédiaires augmente de 2 % et le taux de réponses positives baisse de 3 %.

Réponse 19 (réponse à la question « J’ai noué des liens avec des personnes de toutes les Maisons »)

% de réponses négatives % de réponses intermédiaires % de réponses positives
14.2 21.4 68.5

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses négatives ne varie pas significativement, le taux de réponses intermédiaires baisse de 5 % et le taux de réponses positives augmente de 4 %.

Commentaire général au sujet du thème 4 : les taux de réponses positives restent, pour la troisième édition de cette vague évaluative proposée aux enfants de notre association, significativement élevés.

  • Thème 5 : l’archéologie :

Réponse 20 (réponse à la question « J’ai apprécié l’atelier archéologie mensuel (construction du travois de l’âge de bronze et de la charrette médiévale »)

% de réponses positives % de réponses négatives
71.4 28.5

Commentaire : 6 enfants n’ont pas répondu à la question (10.9 % des répondants).

Réponse 21 (réponse à la question « J’ai envie de devenir archéologue plus tard »)

% de réponses positives % de réponses négatives
20 80

Commentaire : 5 enfants n’ont pas répondu à la question (9 % des répondants).

Réponse 22 (réponse à la question « Ce que j’aime le plus dans l’atelier archéologue, c’est a. l’ambiance b. construire des choses c. apprendre avec les archéologues »)

L’ambiance (en %) Construire des choses (en %) Apprendre avec les archéologues (en %)
22.6 34 43.4

Commentaire : 12 enfants n’ont pas répondu à la question (21.8 % des répondants). Un enfant a coché les trois réponses. 8 enfants ont coché deux réponses (en majorité « construire » + « apprendre »).

Colloque « Où est ton courage ? », 7 juillet 2017

Quatrième moment fort de notre festival annuel « Les Journées d’Enfance 2017 », le colloque ayant pour thème celui de notre saison culturelle 2016-2017 : Où est ton courage ?

Découvrez le discours inaugural prononcé par Madame Danielle Maerten, vice-présidente de notre association :

Bonjour à toutes et à tous, en ce jour ensoleillé, puisque comme vous le savez, il y a toujours du soleil dans le boulonnais

C’est avec grand plaisir que j’ouvre en ce vendredi 7 juillet 2017, dans ce bel amphithéâtre le Colloque « Ou est ton courage ? » .

En ma qualité de Vice-Présidente du Conseil d’Administration des Maisons des Enfants de la Côte d’Opale, je vous souhaite la bienvenue, et de bons travaux tout au long de cette journée. Veuillez excuser le Président, Monsieur Leduc , retenu ce jour

Il me revient de remercier bon nombre de personnes associé à nos Maisons.

Merci à Monsieur Michel Dagbert, Président du Conseil départemental du Pas-de-Calais sans qui cette manifestation n’aurait pas lieu.

Merci, également , à Monsieur Patrick Bourdet, qui parraine pour la deuxième année consécutive notre festival.

Merci aussi aux Maires des communes qui ont contribué aux « Journées de l’Enfance » et plus particulièrement à :

Monsieur Frédéric Cuvillier, Président de la Communauté d’Agglomération du Boulonnais, Maire de la Ville de Boulogne sur mer pour l’aide qu’il nous apporte.

Madame Thérèse Guilbert, Maire d’Outreau, vice-présidente de la Communauté d’Agglomération du Boulonnais qui nous a accordé cette année le plaisir d’organiser ce soir le spectacle dans la très belle salle « Le Phenix ».

Messieurs Baly et Logié, maires respectivement de Saint Martin Boulogne et de Wimille qui accueillent les enfants au sein de leur commune.

Notre reconnaissance se porte vers nos partenaires qui pendant toute l’année ont travaillé pour et auprès des enfants.

La Fondation de France, la Fondation Daniel et Nina Carasso sous l’égide de la Fondation de France, la Fondation Auchan sous l’égide de la Fondation de France, La Fondation Sopra Steria – Institut de France dont l’implication financière et les conseils avisés permettent de voir aboutir bien des projets.

Messieurs Rigaux, vice-président de l’Université Littoral Côte d’Opale, et Chapelet, gérant du CROUS, qui ont magnifiquement coordonné notre accueil dans ces beaux locaux de l’Antenne Saint-Louis. Merci à Madame Virginie Lohezic, dont la bienveillanceet l’accompagnement permettent de réaliser , dans les meilleurs conditions, ce colloque.

L’INRAP (Institut National de Recherches en Archéologie Préventive) représenté par Madame Elisabeth Justome et Messieurs Paul Dubois et Vincent Lascour, qui ont permis cette année aux enfants de fabriquer un travois de l’âge de bronze.

Cette belle équipe à la recherche des véhicules qui ont circulé sur notre territoire fut aussi constituée d’Aurélie Legras, Kevin Lenoir, Mathieu Delforges, membres de l’association d’archéologie expérimentale : « Les Chalcophore », que je veux saluer ici.

La Fondation SEED représentée par Eric Parot, et l’Ecole Supérieure de Physique Chimie Industrielles de Paris, avec Madame Sophie Goujon-Durand, qui ont animé les séances d’atelier physique / chimie du Centre de Jour.

Le BCK (Boulogne Canoë Kayak) est particulièrement remercié pour avoir initié à la joute nautique avec une mention particulière à Jérôme Hoyer et Patrick Legrand, qui nous soutiennent pas à pas.

Madame Keren Detton, Mesdames Elodie Condette, Maria Rabbé, nos interlocutrices régulières au Fond Régional d’Art Contemporain Nord Pas-de-Calais, qui accompagnent depuis trois ans les enfants dans la réalisation d’expositions programmées à Dunkerque pendant l’Eté, et visitées par des milliers de personnes.

Madame Véronique Hemery, coordinatrice de la « Journée territoriale des Droits de l’Enfant » à la MDS de Boulogne-sur-mer, pour permettre aux enfants depuis six ans de montrer le meilleur d’eux-mêmes sur la scène de la Faïencerie devant les familles, les centres aérés et les écoles.

Monsieur Vincent Croguennec, dessinateur, co-animateur avec Monsieur Vincent Lascour de la résidence art / science 2017, nouveauté dans le champ de l’Education spécialisée rendue possible grâce au soutien de la Fondation Daniel et Nina Carasso sous l’égide de la Fondation de France.

Mesdames Elykia Kandot et Sabine Chaillet, respectivement directrice et directrice du service des publics au musée de Boulogne sur Mer, pour la qualité du partenariat pluriannuel avec le Musée de Boulogne-sur-mer, avec notamment cette année de très belles rencontres d’artistes venus d’Alaska par les enfants.

Monsieur le directeur de casting Clément Morelle, membre de l’équipe technique du réalisateur Bruno Dumont, qui a permis le repérage d’une jeune fille de notre association pour le film « Jeannette » et deux de nos enfants pour la saison 2 de la série « P’tit quinquin ».

Madame Annabelle Perreira, qui avec le comité d’organisation de la Fête de la Mer 2017, a sélectionné notre association, dont le stand se tiendra du 13 au 16 juillet sur le pont Marguet avec plus de 130 000 spectateurs attendus ces quatre jours.

Merci aussi à François Roy, metteur en scène du spectacle que vous verrez ce soir, ainsi qu’à Valérie Roy-Dechelette et Paule Bally, qui ont consacré beaucoup de temps à préparer les costumes des enfants.

Je n’oublie pas le soutien financier de « La Gainée » orchestré par le « Club des 100 cravates » qui s’est déroulé sur les quais de notre port.
Ces remerciements seraient incomplets si j’omettais de présenter les conférenciers qui sont l’armature de ce colloque. Par ordre de prise de parole cette journée je citerai :

Patrick Bourdet, qui, avec des enfants de nos Maisons, a réfléchi au thème de notre saison culturelle ;

Estelle Gavrand, éthologue, qui nous parlera de pratiques artistiques et culturelles favorisant la résilience ;

Grégory Buchert, artiste, co-auteur de l’œuvre « Gourdoulou » dont nous verrons des extraits métaphorisant au combien l’idée de courage ;

Gérard-Henri Durand, homme de théâtre, écrivain, traducteur, nous éclairera sur les généalogies littéraires de Gourdoulou ;

Jean-Paul Demoule, professeur des universités émérite en archéologie, Université Paris 1, nous racontera des récits de résilience à propos de quelques civilisations phare de notre humanité ;

Jean-Charles Sergeant, éducateur, et Eric Legros, vice-président de notre Conseil scientifique, nous proposeront de réfléchir au courage manifesté par l’enfant ;

Joseph Bako, chef de service, et Pierre Lemarquis, éthologue et neurologue, nous inviterons à penser le courage éprouvé lors des voyages en Itinérance qu’organisent notre association ;

Anick Traguiardi-Menet, éducatrice, et Claire Oger, professeur des Universités en Sciences de l’Information et de la Communication, Université Paris Est Créteil, nous convieront à méditer sur le travail quotidien en nos Maisons et la place qu’y prend le courage ;

J’ajouterai à cette liste une mention spéciale en nommant Christian Antonelli qui n’hésitera pas à nous croquer tout au long de cette journée.

Ceci me permet de saluer aussi les professeurs des ateliers culturels et artistiques de nos Maisons : Catherine Buffet pour la sophrologie, Jacques Demagny pour la canne française, Philippe Kuczynski pour le théâtre, Julien Marion pour le viet vo dao, Sylvie Mestre pour les arts plastiques, Romuald Pierru pour les arts du cirque, Mathieu Scarpa pour la musique, Marine Vigneron pour la danse et Jacques Dufrenne pour l’atelier sport de la Maison Vive.

Je décernerai une mention spéciale, aux Equipes éducatives de la Maison des Enfants de la Côte d’Opale, car sans les Educatrices, les Educateurs et tout le Personnel administratif, de service et de direction , sans eux rien ne serait possible au quotidien auprès des enfants.

Le travail accompli dans cette Maison des enfants de la Côte d’Opale est essentiel, remarquable et courageux.
Le courage cette vertu universellement admirée, cette capacité de surmonter la peur, quand elle est là, par une volonté forte et généreuse.

Le courage est ainsi une affaire de seuil, de saut. Entre le courage et le reste des actions , il y a toujours une solution de continuité, comme le dit si bien V. Jankélévitch.

Dans les contes, romans et films destinés aux jeunes, le courage occupe une place importante. La figure du héros intrépide fait toujours rêver. Mais comment les enfants vivent ils et perçoivent ils le courage dans leur vie quotidienne et dans ce qu’ils savent du monde ?

Belle journée de travail.

Les auditeurs ont ensuite regardé deux films, l’un réalisé à la suite de l’entretien de Patrick Bourdet, notre parrain, avec des enfants des Maisons de notre association… :

… Puis les dix premières minutes de « Gourdoulou », oeuvre réalisée par Grégory Buchert, inaugurant la table de ronde consacrée à son sujet :

Découvrez les dessins réalisés tout au long de cette journée par Christian Antonelli, dessinateur :

Découvrez les photos réalisées par Patrick Bourdet, parrain de notre association :

Compte-rendu de l’assemblée plénière des conseils et des comités du programme « L’aventure de la vie », 6 juillet 2017

Troisième moment fort de notre festival annuel « Les Journées d’Enfance 2017 », les conseils et comités accompagnant notre association dans le développement de son programme éducatif et culturel « L’aventure de la vie » se sont réunis le 6 juillet 2017 afin de dresser bilan de la saison 2016-2017 et préparer la saison à venir.

Veuillez trouver ci-après le compte-rendu de cette réunion.

Présents :

Joseph Bako, chef de service de la Maison de la Musique, des studios et du service “Itinérance”, membre du Conseil de la Culture d’entreprendre, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale

Paule Bally, archiviste bénévole, membre du comité de pilotage « patrimoine », Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale

Souleymane Bayoko, représentant des enfants et des jeunes au Conseil de la Vie Sociale, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale

Claire Beugnet, directrice de l’association, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale

Patrick Bourdet, parrain de l’association, président du Conseil de la Culture d’entreprendre, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale

Sabine Chaillet, responsable du service des publics, Musée de Boulogne-sur-mer, membre du comité de pilotage « exposition », Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale

Elodie Condette, chargée des expositions et de la programmation in situ, Fonds Régional d’Art Contemporain Nord Pas-de-Calais, membre du comité de pilotage « exposition », Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale

Sarah Couvelard, représentante du personnel au Conseil de la Vie Sociale, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale

Mathéo Davril, représentant des enfants et des jeunes au Conseil de la Vie Sociale, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale

Jean-Paul Demoule, professeur des universités en archéologie, Université Paris 1, membre du Conseil scientifique, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale

Claude Jaouen, président du cabinet « Consulting4TOP », membre du Conseil de la Culture d’entreprendre, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale

Elisabeth Justome, chargée du développement culturel et communication région Nord Pas-de-Calais Picardie, Institut National de Recherches Archéologiques Préventives

Elykia Kandot, directrice du Musée de Boulogne-sur-mer

Eric Legros, membre du Conseil d’administration, président du Conseil scientifique, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale

Sylvie Mestre, professeur en arts plastiques du Centre de Jour et de la Maison Vive, membre du comité de pilotage « exposition », Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale

Claire Oger, professeur des universités en Sciences de l’Information et de la Communication, Université Paris-Est Créteil, membre du Conseil scientifique, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale

Emmanuel Paris, directeur adjoint aux affaires culturelles, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale

Eric Parot, ingénieur physicien, membre du Conseil scientifique, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale

Francis Rembotte, membre du Conseil d’administration, membre du Conseil scientifique, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale

Anick Traguardi-Menet, éducatrice de la Maison du Cirque, membre du Conseil scientifique, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale

Absents excusés :

Patrick Miquel, précédent directeur de l’Enfance et de la Famille, Conseil départemental du Pas-de-Calais, membre du Conseil scientifique, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale

Yannick Coppin, chef de service du Centre de Jour et de la Maison Vive, membre du Conseil de la Culture d’entreprendre, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale

François Cornette, directeur de l’innovation en charge des Fablab et Digilab, Fondation Sopra Steria sous l’égide de l’Institut de France, membre du Conseil de la Culture d’entreprendre, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale

Arnaud Debève, chargé du développement des partenariats, Musée du Louvre-Lens

Jean-Paul Delevoye, précédent président du Conseil Economique Social et Environnemental, membre du Conseil scientifique, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale

Sandrine Dutriau, représentante des parents et tuteurs légaux au Conseil de la Vie Sociale, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale

Marie-José Gilbert, directrice de l’Ecole Municipale d’Arts de Boulogne-sur-mer, membre du comité de pilotage « exposition », Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale

Sophie Goujon-Durand, chercheuse à l’Ecole Supérieure de Physique Chimie Industrielles de Paris

Fleur Guy, docteure en géographie, chercheuse associée à l’UMR 5600 Environnement Ville et Société, membre du Conseil scientifique, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale

Emilie Huyghe, directrice des Ressources Humaines, Centre commercial Auchan Saint-Martin Boulogne, membre du Conseil de la Culture d’entreprendre, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale

Vincent Lascour, archéologue, responsable d’opération, Institut National de Recherches Archéologiques Préventives, président de l’association « Les Chalcophore », membre du comité de pilotage « sciences », Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale

Pierre Lemarquis, neurologue, attaché d’enseignement d’éthologie à l’université de Toulon-La Garde, membre du Conseil scientifique, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale

Olivier Martin, professeur des universités en sociologie, Université Paris Descartes, membre du Conseil scientifique, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale

Natacha Morsa, présidente de l’entreprise « Coding and Bricks », membre du Conseil de la Culture d’entreprendre, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale

*
*         *

Claire Beugnet présente l’ordre du jour de cette réunion, dont la composition est très liée à la présence de ces instances invitées. Il s’agit autrement dit, lors de cette réunion plénière, d’informer de la vitalité des liens que les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale entretiennent avec leur territoire culturel, avec le support du Conseil de la Culture d’entreprendre, du Conseil scientifique, des comités de pilotage, et sur le plan de la démocratie des usagers, grâce au travail du Conseil de la Vie Sociale.

Claire Beugnet rappelle que le programme éducatif et culturel de l’institution, intitulé « L’aventure de la Vie », a été suivi tout au long de la saison culturelle par ces conseils ainsi que des comités de pilotage composés de membres du Conseil d’administration, de représentants des enfants et des jeunes, de représentants du personnel, d’experts membres des différents conseils, des professeurs des pratiques artistiques concernés ainsi que de représentants des établissements culturels dédiés.

Claire Beugnet propose par conséquent de revenir sur les actions réalisées durant cette saison en se référant à l’ordre alphabétique des différents axes de développement culturel portés par chaque instance.

I. Conseil de la Culture d’entreprendre :

Ce Conseil a été créé par le Conseil d’administration de notre association à l’automne 2016, sa réunion inaugurale a eu lieu le 2 décembre.

Le Conseil est constitué de deux chefs de service ; Joseph Bako, chef de service des « studios » et Yannick Coppin, chef de service du « Centre de Jour ». Sont aussi membres Mesdames Emilie Huyghe, directrice des ressources humaines du Centre Commercial Auchan de Saint-Martin Boulogne, Natacha Morsa, fondatrice de l’entreprise de formation à la culture numérique « Coding and Bricks », Claire Beugnet, directrice de notre association, Messieurs Patrick Bourdet, parrain de notre association, François Cornette, directeur de l’innovation en charge des Fablab et Digilab de l’entreprise Sopra Steria, Claude Jaouen, président du cabinet « Consulting4TOP », Emmanuel Paris.

Le développement des projets portés par le Conseil de la Culture d’entreprendre est soutenu par la Fondation Auchan sous l’égide de la Fondation de France et par la Fondation Sopra Steria – Institut de France.

Trois axes de développement structurent l’activité du Conseil.

Le développement d’un FabLab (le FabLab ne se substitue pas aux ateliers techniques du Centre de Jour déjà existants, ou aux espaces d’apprentissages que les jeunes des studios peuvent suivre dans le cadre de leur formation professionnalisante, mais les complète en proposant de prolonger les trajectoires d’apprentissage initiées jusqu’à l’étape de la maîtrise des objets numériques).

Le développement d’une politique de parrainage (les parrains ne seraient pas professionnels du champ de l’Aide Sociale à l’Enfance, ne seraient pas membres des équipes éducatives de l’association, mais représenteraient pour ces jeunes des personnalités référentes, des « tiers » bienveillants à qui il est possible de s’en remettre pour la réalisation de son projet de vie).

Le développement d’un réseau des anciennes et des anciens (fédérer un réseau permettant d’accompagner les générations actuelles dans le développement de leur projet de vie).

Depuis la création du Conseil, ont été organisés : une visite par le Centre de Jour des infrastructures du Centre Commercial Auchan, articulée avec la présentation de corps de métiers faisant vivre ce site ; la participation de Souleymane, jeune de la Maison des Découvreurs à l’animation du Salon Innovations numériques et Compétences de demain à Boulogne-sur-mer, et la visite du FabLab La station de Saint-Omer permettant un retour d’expériences avec son développeur.

Patrick Bourdet dit que l’efficacité de cette nouvelle instance reposera sur sa capacité à faire penser et agir les différentes personnalités membres de ce Conseil, et issus d’horizons différents. Patrick Bourdet valorise cette alchimie naissante, faisant l’éloge de la conjugaison des singularités. Patrick Bourdet dit aussi que la qualité du travail réalisé par le Conseil de la Culture d’entreprendre résidera dans l’harmonisation des différentes temporalités régissant les champs professionnels des différentes parties prenantes.

Eric Legros demande si le Fab Lab développé par l’association sera créé dans l’espace public du boulonnais.

Patrick Bourdet répond que le Fab Lab sera semi-public ; créé dans l’un des espaces physiques de l’association, il tendra vers la socialisation systématique des projets développés en son sein grâce aux échanges numérisés avec d’autres lieux de création. Patrick Bourdet précise cette configuration, parlant d’« empreinte digitale ».
Eric Legros signale qu’un ancien de l’institution, M. Eric Ducamp, a créé une PME dédiée aux produits de la mer, et pourrait être intéressé à terme pour intégrer le réseau de parrainage formalisé par le Conseil de la Culture d’entreprendre.

Eric Parot recommande que le Conseil puisse tenter l’obtention du label Fab Lab octroyé par le MIT ; ce label permet en effet de valoriser à travers le monde le fait que le Fab Lab produise des projets en open source, c’est-à-dire la valeur transactionnelle la plus en adéquation avec la notion de partage au cœur de la vie de l’association.

II. Conseil de la Vie Sociale :

Le Conseil de la Vie Sociale a siégé pour la troisième année consécutive. Il est représenté aujourd’hui par deux représentants élus des enfants de l’association : Mathéo et Souleymane. Sont aussi membres de ce Conseil Sarah Couvelard, représentante du personnel, Madame Beugnet et Monsieur Paris.

Cette saison, le collège des représentants des enfants de l’association au Conseil de la Vie Sociale a été renouvelé au terme d’une campagne électorale organisée durant le mois de décembre 2016. Les enfants et les jeunes ont participé à 63 % au vote, après avoir consulté les professions de foi des sept candidates et candidats.

Dans cette nouvelle configuration, le Conseil a examiné les modalités d’achat des cadeaux de Noel pour les enfants et les jeunes de l’association, la réforme des horaires d’accès à l’Internet en week-ends, la politique de financement des frais d’inscription des enfants et des jeunes dans les associations locales.

En septembre prochain, seront examinées la politique de l’association en matière d’autorisation de sortie accordée à l’enfant pendant son temps de présence obligatoire dans la Maison ainsi que les budgets alloués au soin et à l’hygiène.

Claire Beugnet remercie le Conseil de la Vie Sociale pour la qualité du travail effectué, et valorise la campagne électorale organisée cette saison en tant que signe remarquable de vitalité de l’institution.

Emmanuel Paris dit que le travail du Conseil s’inscrit dans un des axes majeurs de la Loi sur la Protection de l’enfance, réformée et promulguée en mars 2016. Cette loi insiste en effet sur l’essor de la « démocratie des usagers » dans la vie des établissements sociaux et médico-sociaux. Il s’agit d’améliorer plus encore la prise en compte du point de vue des personnes accueillies par les institutions dans l’organisation de leur vie quotidienne.

Francis Rembotte demande si le travail du Conseil de la Vie Sociale revêt véritablement une valeur démocratique, c’est-à-dire si les membres du Conseil sont régulièrement informés du fait que leurs recommandations ne soient pas systématiquement suivis d’effets par la direction de l’association. Francis Rembotte signale que le jeu démocratique est précisément que les avis minoritaires en nombre doivent se plier aux avis majoritaires, ou que les avis formulés par les conseils ne peuvent revêtir qu’une valeur consultative, c’est-à-dire d’un poids relatif dans le processus de prise de décision.

Sarah Couvelard dit que régulièrement, les avis formulés par le collège des représentants des enfants et des jeunes ont été pris en compte par la direction. Certains avis n’ont en effet pas pu être suivis d’effet, mais à chaque fois la direction en a expliqués les raisons.

Claire Beugnet confirme la mise en œuvre régulière de réformes de la politique d’établissement suite aux recommandations du Conseil.

Eric Legros dit qu’un enjeu de développement est et reste l’implication des parents et tuteurs légaux dans la vie de cette instance.

Emmanuel Paris dit que de manière plus générale, des retours d’expérience organisés par le Conseil départemental ou l’UNIOPSS indiquent la difficulté de faire vivre les Conseils de la Vie Sociale ou les groupes d’expression dans les établissements sociaux et médico-sociaux.

III. Conseil scientifique :

Le Conseil scientifique a siégé pour la troisième année consécutive. Il est représenté aujourd’hui par Jean-Paule Demoule, professeur émérite en archéologie à l’Université Paris I, Claire Oger, professeur des universités en Sciences de l’Information et de la Communication à l’Université Paris-Est Créteil, Eric Parot, ancien coordinateur France de la Fondation SEED et ingénieur physicien retraité de l’entreprise Schlumberger Ltd. M. Eric Legros est le président de Conseil, Madame Beugnet et Monsieur Paris participent aussi à l’activité de ce Conseil, tout comme Madame Anick Traguardi-Menet, éducatrice de la Maison du Cirque et représentante du personnel.

Le Conseil scientifique a notamment travaillé cette saison sur la poursuite de deux études pluriannuelles ; l’une est consacrée aux sentiments et conditions pratiques de l’autonomie et de l’indépendance selon les anciennes et les anciens de l’institution. Elle est pilotée par Olivier Martin, professeur de sociologie à l’Université Paris Descartes, et par Elsa Ramos, maître de conférences de sociologie à l’Université Paris Descartes. L’autre étude porte sur les sentiments d’appartenance au territoire éprouvés par les enfants de nos Maisons, elle est réalisée par Claire Oger et par Fleur Guy, chercheuse associée à l’UMR 5600 Environnement Ville et Société de l’Université Lyon 2.

Autre projet sur lequel le Conseil s’est particulièrement mobilisé cette année ; le colloque qui, demain, aura lieu à l’Antenne Saint-Louis de l’ULCO. Plusieurs innovations caractérisent ce colloque par rapport aux éditions précédentes, témoignant de la volonté du Conseil de travailler toujours plus et mieux avec les enfants et les équipes. Patrick Bourdet a accepté d’animer un groupe d’expression avec des enfants des Maisons à propos du thème « Où est ton courage ? », et le film en résultant sera diffusé demain dans l’amphithéâtre. Autre novation cette année, éducateurs, chefs de service, membres du Conseil scientifique co-animeront l’après-midi du colloque, dans le cadre de trois ateliers organisés entre 13h30 et 15h. L’un portera sur le courage éprouvé lors des Itinérances organisées par l’association (atelier Joseph Bako / Pierre Lemarquis, neurologue et éthologue, Université de Toulon la Garde), le deuxième sur le courage de l’enfant (atelier Eric Legros / Jean-Charles Sergeant, éducateur de la Maison de la Musique) et le troisième sur le courage de l’éducateur (atelier Claire Oger / Anick Traguardi-Menet).

Eric Legros dit que c’est un honneur de présider le Conseil scientifique, et propose de consacrer notamment son mandat sur deux axes de travail, l’un consacré à la question du droit en matière de protection de l’enfance, ainsi que sur la terminologie employée dans ce champ pour désigner les enfants et les jeunes accueillis.

Eric Legros dit en effet que la notion d’« usagers » pose problème d’un point de vue sémantique ; les enfants et les jeunes accueillis par l’association sont des sujets de droits, dont la personne juridique excède la seule notion d’usager.

Francis Rembotte signale qu’à la Fondation de France, les actions-projets développés sont destinés à des « publics bénéficiaires » ; le terme « usagers » n’est pas reconnu comme pertinent.

Anick Traguardi-Menet informe les participants que dans l’école dans laquelle elle intervient pour former les étudiantes et étudiants aux métiers de l’éducation spécialisée (IRTS), la dénomination est problématique. La plupart du temps, les termes « résidents » ou « résidants » sont mobilisés, mais leur usage reste controversé.

Jean-Paul Demoule signale un glissement sémantique depuis vingt à trente ans des acceptions du terme « usager » ; d’usagers-citoyens, il est de plus en plus question d’usagers-clients pour les services publics.

Claire Beugnet propose de considérer les enfants et les jeunes accueillis en tant qu’usagers par obligation ; il s’agit de prendre en compte le fait que ces personnes intègrent l’association sur décision de placement, prise de manière judiciaire ou administrative.

Patrick Bourdet dit qu’il serait aussi intéressant d’explorer les acceptions de la notion d’usager selon les sciences de l’esprit, car c’est un terme employé par exemple en psychanalyse.

Les membres du Conseil scientifique agréent la proposition de travailler tout au long de la prochaine saison sur les dimensions sémantiques des termes utilisés dans les documents officiels pour qualifier les enfants et les jeunes accueillis en Maison d’Enfants à Caractère Social.

IV. Les comités de pilotage (par ordre alphabétique) :

Communication :

S’agissant de l’alimentation du site de l’association, à ce jour vint-cinq pages Internet sont archivées dans la rubrique saison 2016-2017, soit 6 pages de plus que le relevé effectué la saison précédente à la même époque. Deux cents cinquante articles constituent ces vingt-cinq pages ; la Maison des Découvreurs, le Centre de Jour, la Maison de la Musique, et la Maison du Cirque et la Maison de la Danse sont les Maisons qui transmettent le plus de contenus pour mise en ligne.

La Webradio compte onze nouveaux enregistrements audios dans sa rubrique saison 2016-2017 ; les audios des Conférences du jeudi durent en moyenne une heure, en intégrant dans le décompte les audios réalisés par le Centre de Jour (« Paroles d’enfant »), l’internaute peut écouter plus de 6 heures d’émissions produites par la communauté éducative et ses invités.

Sur le compte Youtube de l’association, les vidéos en ligne comptabilisent au total 5663 vues ; elles sont aussi intégrées dans des articles sur le site Internet de l’association. A ce jour, c’est la vidéo de l’entretien réalisé en mars 2016 par Madame Beugnet, directrice de notre association, avec M. Patrick Bourdet, parrain de notre festival « Les Journées d’Enfance », qui comptent le plus de vues de l’ensemble des vidéos mises en ligne sur le compte Youtube. Les films valorisant les séjours Itinérance, les spectacles du festival annuel « Les Journées d’Enfance », et les chroniques des saisons culturelles, sont ensuite parmi les plus regardés.

Le compte Facebook de l’association compte à ce jour 273 membres, les articles du site Internet sont automatiquement référencés par cette page Facebook.

Plus de 600 personnes et collectifs sont destinataires de la newsletter électronique trimestrielle, présentant l’agenda et les actions réalisées ;

Les partenaires du programme culturel ont régulièrement communiqué sur les actions développées conjointement ;

Une ancienne de la Maison de la Musique est au générique du film Jeannette du réalisateur de cinéma Bruno Dumont, un enfant de la Maison du Cirque et un enfant de la Maison Vive ont été sélectionnés lors du casting préparant la saison 2 du P’tit Quinquin.

Exposition :

D’octobre à décembre 2016, les enfants et les équipes ont visité l’exposition temporaire Alaska Passé / Présent proposée par le Musée de Boulogne-sur-mer. Cette exposition, composée d’œuvres du patrimoine sacré et de créations contemporaines d’artistes d’Alaska, a permis aux enfants du Centre de Jour et de la Maison Vivre de partager leurs ateliers en arts plastiques avec deux artistes d’Alaska : Sonya Kelliher-Combs et Drew Michael.

De février à avril 2017, des œuvres issues du FRAC Nord Pas-de-Calais ont été exposées de manière permanente au pigeonnier. Inspirées du thème « Où est ton courage ? », ces créations ont inspirées les enfants des ateliers arts plastiques du Centre de Jour et de la Maison Vive. Ces œuvres sont exposées au FRAC pendant cet Eté. L’année dernière, plus de 4000 visiteurs avaient pu apprécier les œuvres des enfants dans le cadre de la précédente exposition.

Durant les mois de janvier, février et mars 2017, la première édition de la résidence art / science soutenue par la Fondation Daniel et Nina Carasso sous l’égide de la Fondation de France a été organisée. Vincent Croguennec, dessinateur plasticien et Vincent Lascour, archéologue, ont créé plus d’une cinquantaine d’œuvres avec les enfants et les équipes. Un livre / DVD patrimonialise ce moment ; deux résidences croisées art / sciences seront organisées au premier trimestre 2018 puis 2019.

Sabine Chaillet dit que les ateliers avec les artistes venus d’Alaska ont notamment permis d’explorer les arts de travailler différentes matières, et ainsi d’élargir la gamme des supports permettant aux enfants d’esthétiser leurs représentations du monde.

Sylvie Mestre précise ces nouveaux matériaux travaillés en ateliers durant l’automne ; bois, os de sèche, taille de pierre. A propos du travail mené par les enfants pour sculpter ces matières minérales, Sylvie Mestre qu’il est devenu un fil conducteur de la saison à l’image du thème annuel, permettant régulièrement aux enfants par ces gestes ardus de questionner leurs peurs, les raisons de continuer à avancer malgré tout.

Sylvie Mestre signale par ailleurs l’ouverture d’esprit de Drew Michael, qui a accepté de s’ouvrir auprès des enfants de son histoire biographique elle aussi parsemée d’embuches qu’il a finalement réussies à surmonter.

Elykia Kandot dit que le Musée s’interroge lui aussi sur la terminologie permettant de nommer la qualité des personnes visitant ses installations. S’agissant de la discussion développée lors de cette réunion, Elykia Kandot insiste sur le fait que les enfants sont des usagers / acteurs de la programmation muséale, et qu’il faut dès lors inventer les moyens pour qu’ils puissent s’exprimer sur le musée, ses raisons d’être, de penser et d’agir.

Elodie Condette informe les participants qu’à ce jour, 3800 visiteurs du FRAC ont parcouru l’exposition « Courage à l’ouvrage ». Elodie Condette dit que le FRAC propose à l’association de prolonger la période d’exposition de la prochaine création réalisée par les enfants dans le cadre du partenariat, avec un vernissage qui serait programmé le 27 janvier 2018, pour une durée de 6 mois de programmation sur le site de Dunkerque.

Claire Beugnet remercie l’équipe du FRAC pour cette proposition remarquable.

Sylvie Mestre valorise la scénographie des expositions réalisées depuis trois ans avec le Musée et le FRAC ; il s’agit de faire coexister des œuvres professionnelles avec les œuvres des enfants, et ce dialogue est particulièrement enrichissant et abouti. Sylvie Mestre remarque que, si les enfants se succèdent au fil des fins de mesure administrative, les groupes continuent cependant à œuvrer avec de plus en plus de gourmandise dans le cadre des partenariats avec le FRAC et le Musée.

Anick Traguardi-Menet dit le regret des Maisons ne programmant pas d’ateliers arts plastiques de ne pouvoir pleinement participer à la dynamique de ces partenariats.

Sylvie Mestre propose d’ouvrir son atelier dans la semaine aux enfants de ces Maisons, en sus des plages horaires dédiées au Centre de Jour et à la Maison Vive.

Claire Beugnet et Emmanuel Paris soulignent la difficulté de satisfaire toutes les demandes, car l’emploi du temps disponible de ces Maisons est nécessairement après le retour de l’école, ce qui limite drastiquement le champ des possibles.

Emmanuel Paris signale que le partenariat en gestation avec l’Ecole Municipale des Arts de Boulogne-sur-mer permettra notamment à des enfants candidats de consacrer leur première semaine de vacances scolaires, à la Toussaint et en février, à des stages organisés dans les locaux de cette école par un artiste en résidence.

Emmanuel Paris dit que la première année du programme trisannuel de résidence art / science aux Maisons a permis par ailleurs de proposer à l’ensemble des enfants d’un atelier itinérant durant les vacances de février.

Claire Beugnet et Emmanuel Paris disent réfléchir à ouvrir plus largement la visite des infrastructures et des équipes du Louvre-Lens aux enfants des Maisons, y compris celles qui n’ont pas d’ateliers arts plastiques.

Eric Legros dit que c’est la force d’une institution que de savoir construire au long cours des lieux permettant aux enfants, quel que soit le moment de leur venue et de leur départ, de prendre goût rapidement à une pratique artistique et culturelle. Eric Legros observe par ailleurs que l’extériorité des espaces de création (à Boulogne-sur-mer, au musée ; à Dunkerque, au FRAC) permet aux enfants de trouver les voies de leur dépassement, quand le seul espace domestique de la Maison sécurise certes, mais risque de restreindre les imaginaires.

International :

Deux séjours de rupture « Itinérance » de 110 jours ont été organisés durant cette saison ; l’une à l’automne-hiver pour 4 jeunes, l’autre au printemps-été 2017 pour 3 autres jeunes. Les deux séjours ont pour destination l’Atlas marocain ;

Ces jeunes, encadrés par des éducateurs, ont vécu chaque deux semaines de leur séjour dans une famille locale différente. Ils ont pu aussi effectuer des stages, qui en menuiserie, qui en mécanique, qui dans la restauration, qui dans les travaux agraires, etc. ;

Les jeunes ont pu aussi découvrir sites patrimoniaux et patrimoine immatériel vernaculaires, un travail des éducateurs étant de nouer des partenariats avec des associations locales pour faciliter ces échanges interculturels.

Joseph Bako informe les participants qu’un nouveau protocole va être expérimenté à la rentrée, permettant de programmer un séjour Itinérance d’une durée de cinq mois. Ceci, dit Joseph Bako, permettrait d’améliorer le travail des encadrants pour questionner avec le jeune les ressorts de son rapport au monde, son image de soi et les relations à autrui.

Patrimoine :

Pour la troisième saison consécutive, Paule Bally a inventorié les archives photographiques communiquées par les équipes, valorisant les moments vécus par les deux associations « Œuvre du refuge Sainte / FEDCOP » et « La Maison des Enfants de la Marine », associations plus que centenaires, fondatrices de notre association « Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale ».

Ce sont à ce jour plus de deux mille archives photographiques qui sont classées et proposées à la consultation dans la salle du Conseil d’administration de la ferme de Bertinghen, spécialement à l’attention des anciennes et des anciens, comme ce fut le cas par exemple ce 2 juillet lors de notre grand rassemblement annuel.

Cette année, Paule Bally a particulièrement travaillé sur la collecte des archives issues de l’activité culturelle de l’association depuis sa création, en juin 2011.

Ce travail sera valorisé sur le stand de l’association, pendant les « fêtes de la mer », rassemblement de vieux gréements qui chaque deux ans rassemblent plus de 130 000 visiteurs.

Emmanuel Paris explique que les archives photos des Maisons des Enfants de la Côte d’Opale depuis la création de l’association en juin 2011 sont essentiellement numériques.

Paule Bally propose que Quentin Laplace, informaticien de l’association qui brasse ce corpus avec elle, extrait des images qui puissent être imprimées sur papier.

Paule Bally dit en effet que la consultation d’archives papier permet à la personne d’entretenir un rapport plus intime avec le souvenir.

Patrick Bourdet confirme cette dimension corporelle, précisant que le papier permet par rapport à l’écran d’offrir des preuves tangibles à la personne en quête mémorielle.

Claire Beugnet propose que le comité de pilotage consacre ses réunions la saison prochaine à la sélection d’images à imprimer.

Sciences :

Du mois de novembre 2016 au mois de juillet 2017, chaque mois, les enfants, les jeunes et les équipes ont construit avec Paul Dubois et Vincent Lascour, archéologues INRAP, Mathieu Delforges, Aurélie Legras et Kévin Lenoir, membres de l’association d’archéologie expérimentale « Les Chalcophore », et Christophe Lefèvre, éducateur de la Maison du Cirque un travois de l’âge de bronze et une charrette médiévale XVème siècle.

A l’invitation de Monsieur Eric Parot, membre de notre Conseil scientifique, Madame Sophie Goujon Durand, chercheuse à l’Ecole Supérieure de Physique Chimie Industrielles de Paris, a organisé des ateliers au Centre de Jour, avec en point d’orgue deux journées en juin de restitution des savoirs acquis, au centre d’études et de recherches Schlumberger de Clamart puis au Musée Pierre-Gilles de Gennes.

Elisabeth Justome dit que cette saison d’ateliers archéologiques mensuels a permis à Paul Dubois, technicien de s’ouvrir à la médiation en direction des publics, ce qui est très important pour l’INRAP car trop souvent cette activité est réservée aux cadres tels les responsables d’opération de fouille.

Elisabeth Justome que l’organisation de la résidence art / science 2017 fut pour l’INRAP une première, puisque le siège central a rapidement accepté le principe de la mise en disponibilité pendant deux mois de Vincent Lascour, tenant compte du calendrier des rapports de fouille à rédiger par Vincent. Elisabeth Justome valorise le principe de ces résidences, car elles permettent aux institutions partenaires d’explorer pour elles-mêmes de nouvelles manières de faire en matière de médiation culturelle.

Elisabeth Justome demande la possibilité que l’association puisse consulter les enfants et les jeunes sur la présence aussi grande de l’archéologie dans leur saison.

Claire Beugnet et Emmanuel Paris signalent que le questionnaire proposé à chaque fin de saison aux enfants accueillis en internat par l’association sera diffusé dès le 10 juillet, permettant d’inclure de nouvelles questions posées aux enfants et aux jeunes sur le thème de l’archéologie.

Patrick Bourdet valorise le remarquable investissement de l’INRAP dans le partenariat avec les Maisons.

Eric Parot informe les participants que la Fondation SEED poursuivra ses ateliers au Centre de Jour la saison prochaine, avec des ateliers physique / chimie co-organisés par Sophie Goujon-Durand, Eric Parot et Yohan Muguet.

Eric Parot dit que cette année, Sophie Goujon-Durand et lui ont dû notamment inventer de nouvelles manières de mener leurs ateliers avec Acef, jeune du Centre de Jour ne parlant ni français, ni anglais, et que cela fut une aventure passionnante.

Eric Parot signale que lors de la restitution finale des ateliers de la saison écoulée au Centre d’études et de recherches de l’entreprise Schlumberger Ltd à Clamart, les ingénieurs et scientifiques du site se sont déplacés nombreux, avec aussi pour la première fois la présence de la direction de la branche « testing ».

V. Thème de la saison 2017-2018, programmation des prochaines réunions des Conseils :

L’association propose la formule « Trait d’union » pour inspirer la saison culturelle à venir, commençant en septembre et se terminant en juillet 2018.

Cette proposition tient, comme à chaque fois, compte de plusieurs facteurs avec comme premier d’entre eux ce que vivent et expriment les enfants de l’association.

Ainsi du film réalisé le 5 avril à l’attention du colloque des « Journées d’Enfance 2017 » ; les enfants ont formulé avec Patrick Bourdet des raisonnements sur le courage au cours desquels ils ont souvent articulé deux idées, par exemple la peur et la confiance.

Il s’agit donc d’une pensée dialectique, laquelle peut être symbolisée par le trait d’union, forme syntaxique symbolisant la valorisation d’une pluralité de sens par leur jonction, leur mise en rapprochement par celui qui parle, écrit, dit.

La même énergie conciliatrice caractérise les équipes éducatives ; il s’agit pour les professionnels de faire œuvre de médiation, de facilitation du lien entre différentes parties prenantes (l’enfant, le ou les parents, les services de l’Aide Sociale à l’Enfance, l’établissement scolaire, le Juge des Enfants, etc.).

« Trait d’union » peut aussi signifier le travail du programme culturel de l’association qui en arts, en lettres, en sciences et technologies, en sports, joint l’expressivité de l’enfant aux systèmes de mise en représentation développés par l’humanité pour représenter la généalogie, la vie, le monde, l’univers (voir par exemple l’ouvrage écrit par l’anthropologue Tim Ingold ; « Une brève histoire des lignes »).

Dates des prochaines réunions :

Conseil de la Vie Sociale : mardi 19 septembre 2017, de 18h à 20h.
Conseil scientifique : le 20 octobre 2017, de 10h à 13h.
Conseil de la Culture d’entreprendre : le 3 novembre 2017, de 10h à 13h.
Comité de pilotage « exposition » : le 27 septembre 2017, de 10h30 à midi, comité de pilotage « patrimoine », le 27 septembre 2017, de 14h30 à 16h ; comité de pilotage « sciences », le 27 septembre 2017 de 16h à 17h.
Comités de pilotage « communication » et « itinérance » le 4 octobre 2017.

Claire Beugnet remercie les participants de cette réunion et clôt l’assemblée plénière des Conseils.