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Compte-rendu de la réunion du 13 avril 2018

Compte-rendu de la réunion du

Conseil de la Culture d’entreprendre

13 avril 2018

Présents :
Joseph Bako, chef de service des « Studios », Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale
Claire Beugnet, directrice de l’association Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale
Patrick Bourdet, président du Conseil et parrain de l’association Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale
Yannick Coppin, chef de service du « Centre de Jour », Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale
Claude Jaouen, président du cabinet « Consulting4TOP »
Logan Masse, jeune des « Studios », Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale
Emmanuel Paris, directeur adjoint aux affaires culturelles de l’association Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale
Francis Rembotte, administrateur de l’association Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale
Frédéric Renaux, manager Sopra Steria, Fondation Sopra Steria sous l’égide de l’Institut de France
Henri Villeneuve, administrateur de l’association Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale

Absents excusés :
Emilie Huyghe, direction des Ressources Humaines, Centre commercial Auchan Saint-Martin Boulogne
Bruno Leduc, président de l’association Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale
Natacha Morsa, présidente de l’entreprise « Coding and Bricks »

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Ouverture de la quatrième réunion trimestrielle du Conseil par son président, Patrick Bourdet.
Les participants se présentent pour honorer l’installation de Frédéric Renaux en sa qualité de membre permanent du Conseil.

I. Poursuite de la réflexion sur le développement d’une politique d’établissement en matière de parrainage (analyse des propositions formulées par les membres de notre Conseil de la Vie Sociale) :

Emmanuel Paris distribue aux participants l’extrait de la réunion du Conseil de la Vie Sociale de l’association, organisée le 3 avril 2018. Emmanuel Paris précise qu’à l’ordre du jour de cette réunion, et en accord avec les axes de travail recommandés lors de la précédente réunion du Conseil de la Culture d’entreprendre, les représentants élus des enfants et des jeunes, ainsi que les représentants du personnel et de la direction, ont réfléchi au développement de ce réseau de parrainage en précisant ce qui, de leur point de vue, doit délimiter le périmètre d’actions de la marraine ou du parrain dans sa relation éducative avec le jeune de l’association.
On trouvera sur notre site Internet le compte-rendu détaillé de cette réunion du Conseil de la Vie Sociale (cf. « II. Exploration des modalités d’une politique de parrainage des jeunes de notre association ») ici.

Claire Beugnet informe les participants que Bruno Leduc, président de l’association, lui a demandé la rédaction d’un document définissant les prérequis pour être marraine ou parrain d’un jeune de l’association, qu’il pourrait diffuser par suite auprès des collectifs d’entrepreneurs locaux tels la Chambre de Commerce et d’Industrie de Boulogne-sur-mer.

Claire Beugnet précise qu’au préalable, ce document devra être présenté au Conseil d’administration de l’association pour validation ; il pourra être examiné au deuxième semestre 2018.

Patrick Bourdet demande si le Conseil de la Vie Sociale a statué sur la temporalité pouvant caractériser cet accompagnement du jeune par sa marraine ou son parrain associatif.

Claire Beugnet répond que l’interrogation des membres du Conseil a porté sur la durabilité de ce lien quand bien même le parcours de vie du jeune, de la marraine ou du parrain évolue et ne s’inscrit plus nécessairement dans la vie de notre institution.

Patrick Bourdet propose à Claude Jaouen de présenter la fondation dont il est membre actif en qualité de parrain : la Fondation « Un avenir ensemble ».

Emmanuel Paris distribue au participants des sorties papier de rubriques en ligne présentant plus en détail les raisons d’être et d’agir de cette Fondation, dont on trouvera les contenus ici.

Claude Jaouen dit que la durée moyenne du parrainage proposé par cette Fondation est de sept ans, de l’entrée en classe de seconde jusqu’au premier emploi. L’établissement scolaire de l’enfant recommande celui-ci – Claude Jaouen insiste sur l’importance que l’enfant soit motivé pour que ce parrainage ait lieu ; une convention est signée entre l’établissement scolaire, les parents de l’enfant et la marraine ou le parrain lors d’une réunion organisée dans l’établissement scolaire. Il est bien entendu que la relation éducative entre la marraine ou le parent et l’enfant ne se substitue pas à l’autorité parentale ou à celle de l’établissement scolaire. Marraine ou parrain de cette fondation accompagne la filleule ou le filleul sur la voie de l’ouverture au monde (aller voir des pièces de théâtre, recommandations de lecture) et l’initiation aux problématiques du champ professionnel visé par l’enfant en désir de métier. La fondation par ailleurs met à disposition des outils (dont un espace d’échange sur Whaller), et des solutions de financement complémentaire des études en fonction des besoins des filleuls.

S’agissant du lien entre la marraine ou le parrain et la ou le filleul, Claude Jaouen dit que la relation s’équilibre par elle-même dans le temps ; l’enfant peut signifier qu’il préfère que les parents ne soient pas impliqués dans ces échanges. Claude Jaouen dit que c’est la complicité entretenue au fil des années qui permet à cette relation de trouver ses marques, pour le meilleur de l’adulte et de l’enfant. Claude Jaouen insiste sur le fait que ce lien est d’abord l’histoire d’une rencontre humaine ; la marraine ou le parrain ne réalise pas les choses à faire par l’enfant à sa place, mais se rend disponible pour tout conseil, toute parole ré-énergisante lorsque l’enfant doit prendre des décisions pour son parcours de formation, son insertion professionnelle.

A ce jour, environ 800 marraines ou parrains participent à l’animation du réseau de la Fondation

Claude Jaouen signale par ailleurs que la Fondation a édité des guides pour le choix de filière après bac, en particulier, à l’attention des marraines et parrains, et des enfants (« guide du filleul ») et propose qu’une réunion téléphonique avec Madame la Directrice générale de la Fondation soit organisée afin que toutes informations utiles à l’association puissent être prises en compte pour le développement de cette nouvelle politique de parrainage des Maisons.

Francis Rembotte signale l’existence de deux Fondations portant les mêmes raisons d’être et d’agir : la Fondation Georges Besse et la Fondation Vallet, toutes deux sous l’égide de la Fondation de France.
On trouvera ici et ici les sites Internet de ces deux Fondations.

Emmanuel Paris propose que cette réunion permette la rédaction d’une première version d’une charte définissant le périmètre d’actions du parrainage institué par l’association ; ce document sera ensuite agrémenté des informations et conseils formulés par Madame la directrice générale de la Fondation « Un avenir ensemble » afin qu’une version finale puisse être présentée au Conseil d’administration de l’association à l’automne 2018.

Patrick Bourdet demande aux membres si cette proposition est agréée. Les membres du Conseil agréent cette proposition.

Claire Beugnet dit que cette demande est portée par le président de notre association ; Claire Beugnet dit que des représentants élus par les enfants et les jeunes pour siéger au Conseil de Vie Sociale ont aussi exprimé leur intérêt pour que ce nouvel outil institutionnel puisse exister.

Claire Beugnet, revenant sur la présentation de Claude Jaouen, signale que la durée moyenne de présence d’un enfant dans les effectifs de l’association est, en ce moment, de deux ans à deux ans et demi. Claire Beugnet dit que l’importance de la charte en matière de parrainage constituera notamment dans la précision des termes de la relation entre parties prenantes, de sorte que ce lien puisse aller bien après la fin de la mesure éducative réalisée au sein de l’association.

Francis Rembotte dit que ce document sera très utile pour intéresser enfants et adultes à l’édification d’une relation de parrainage.

Claire Beugnet dit que Bruno Leduc, président de notre association, exprime un intérêt particulier à la définition de la place des détenteurs de l’autorité parentale dans cette charte.

Patrick Bourdet demande aux membres leur point de vue sur ce qui fait la qualité d’un parrainage.

Francis Rembotte dit qu’une bonne marraine ou un bon parrain est une personne qui répond aux besoins des jeunes en terme d’orientation scolaire, de recherche d’emploi, de soutien dans les périodes difficiles.

Joseph Bako dit que c’est une personne qui sait se rendre disponible pour la relation.

Frédéric Renaux dit qu’il doit exister une affinité entre la marraine ou le parrain et sa ou son filleul. Frédéric Renaux précise qu’il lui paraît compliqué qu’un adulte exerçant dans l’informatique puisse parrainer à bon escient un enfant désirant devenir professeur d’histoire.

Henri Villeneuve dit qu’il est important de réfléchir à l’âge minimal de l’enfant parrainé. Henri Villeneuve dit que l’âge de 15 ans lui semble le plus pertinent, car c’est l’année durant laquelle tout enfant se prépare à formuler ses vœux pour préciser son parcours de formation les années suivantes.

Logan Masse dit qu’il est en effet judicieux de fixer cet âge à l’âge de 15 ans, pour les mêmes raisons énoncées par Henri Villeneuve. Logan Masse dit qu’une bonne marraine ou un bon parrain doit accompagner l’enfant dans ses choix d’orientation, quand bien même elle ou il n’est pas d’accord avec la nature de ces vœux. Logan Masse précise que cet accompagnement serait particulièrement bénéfique dans les démarches à entreprendre pour sécuriser les parcours de formation formulés lors des vœux, en complément des points d’appui que sont les Centre d’Information et d’Orientation.

Henri Villeneuve que les Centre d’Information et d’Orientation sont souvent engorgés tant les demandes de conseils sont nombreuses.

Claude Jaouen dit qu’une bonne marraine, un bon parrain, aide l’enfant à lire, à interpréter les documents décrivant les pré-requis des métiers visés, à prendre du recul par rapport aux informations qu’ils comportent.

Claire Beugnet observe que ce travail est réalisé par l’éducatrice, l’éducateur membre de l’équipe de la Maison accueillant l’enfant.

Claire Beugnet demande aux membres pourquoi mobiliser une nouvelle personne dans ces conditions.

Yannick Coppin dit qu’il faut faire par ailleurs attention à ne pas effrayer les personnes intéressées pour devenir marraine ou parrain, en lui laissant penser que les équipes s’en remettent totalement à lui pour réaliser ces activités de conseils et d’accompagnement.

Patrick Bourdet propose l’idée selon laquelle la marraine, le parrain, agirait en complément de l’éducatrice, de l’éducateur. Cet apport est qualifié par Patrick Bourdet en termes de savoir-être.

Claire Beugnet dit qu’effectivement, la parole de l’éducatrice, de l’éducateur, du chef de service de la Maison accueillant l’enfant, peut lui devenir inaudible. En période de questionnements, les conseils avisés des équipes ne peuvent cependant être entendus de l’enfant, car il est dans une période de confrontation avec l’institution, parce qu’il est lassé d’être suivi par l’Aide Sociale à l’Enfance, parce qu’il nourrit un profond sentiment d’abandon, de désespoir et ne sait plus voir les personnes aidants qui sont pourtant autour de lui. Claire Beugnet conclut sur le fait que ce savoir-être de la marraine, du parrain passe par une capacité à remobiliser l’enfant, le convaincre par sa personnalité, sa disponibilité bienveillante, de se remettre en mouvement.

Claude Jaouen dit que cette qualité dans la relation s’incarne dans la durée de la relation entre marraine, parrain, filleul(e). Claude Jaouen précise que cette relation peut s’arrêter quand l’enfant n’y consent plus.

Frédéric Renaux observe que cette relation peut, à l’inverse, aller au-delà de l’horizon temporel estimé ; le lien peut vivre y compris après l’obtention d’un premier emploi.

Claude Jaouen dit que la Fondation « Un avenir ensemble » permet à une seule et même personne de parrainer plusieurs enfants. Claude Jaouen précise que des entreprises se sont associées à la Fondation pour réserver aux filleul(e)s des emplois au sein de leurs effectifs.

Claude Jaouen dit qu’une autre compétence précisant le savoir-être de la marraine ou du parrain doit être la qualité d’écoute ; il s’agit de cheminer avec l’enfant et de l’éclairer sur d’autres possibilités de parcours que celles qu’il envisage. (« Ouvrir le champ des possibles »).

Emmanuel Paris propose une synthèse des contributions permettant la rédaction d’une version 1 de la charte définissant le périmètre d’actions du parrainage institué par l’association :

1. La personne ressource (la marraine ou le parrain) :

L’association n’attend pas d’elle qu’elle se substitue au travail des équipes éducatives de l’association, mais agisse en complément. Cette personne doit être disponible pour conseiller l’enfant, l’ouvrir à des horizons culturels et sociaux qu’il ne connaît pas et sont autant de points d’appui pour son grandissement, l’accompagner sur la voie de l’insertion professionnelle fort d’une qualité d’écoute pour l’éclairer sur les problématiques des métiers visés ;

2. Pour qui ? (la filleule ou le filleul) :

Tout enfant âgé de quinze ans accueilli ou suivi par l’association et motivé pour être accompagné par une marraine ou un parrain jusqu’à son premier emploi. Cet engagement de l’enfant est basé sur le volontariat.

3. Pourquoi ? :

La marraine ou le parrain accompagne d’année en année la filleule ou le filleul pour l’éveiller aux métiers qu’elle/il pourrait réaliser (rôle d’aiguillon pour mobiliser ou remobiliser l’enfant en terme d’ambition scolaire), l’aider dans les démarches d’orientation scolaire et professionnelle, l’accompagner dans la recherche d’un premier emploi.

Les membres du Conseil agréent cette première mouture.

Emmanuel Paris dit qu’il informera les membres de tout enrichissement de cette mouture, notamment grâce aux conseils et éclairages de Madame la directrice générale de la Fondation « Un avenir ensemble ».

II. Présentation par une jeune de notre association de son parcours scolaire et de son désir de métier :

Logan Masse dit qu’elle a 17 ans, qu’elle vient d’intégrer les studios de l’association après, dans un premier temps, avoir réalisé un séjour de rupture au Maroc durant l’hiver 2017-2018 organisé dans le cadre du service Itinérance, puis dans un second temps, avoir intégré la Maison de la Musique.

Logan Masse précise que l’Itinérance Maroc a été pour elle un moment très important, car elle était de longue date déscolarisée et ne parvenait pas à se remobiliser. Logan Masse explique qu’au Maroc, elle a vécu dans trois familles successives qui lui ont montré la valeur de s’engager dans la vie, même quand celle-ci est dure. Logan Masse dit qu’elle a été impressionnée de voir des enfants de 16 ans qui travaillent car leur famille n’a pas de ressources économiques. Logan Masse dit aussi qu’elle a apprécié agir au sein d’une association locale dédiée à l’accompagnement et au soutien des personnes handicapées. Logan Masse se remémore cette troisième famille qui l’a accueillie ; le père a construit à partir de peu un complexe hôtelier et cela lui a montré que tout dans la vie peut être possible pour qui sait y croire.

Logan Masse dit que, dès son intégration à la Maison de la Musique au printemps 2017, elle s’est rendue au Centre d’Information et d’Orientation pour établir le parcours menant au CAP assistante familiale. Logan Masse dit qu’elle est aujourd’hui au Lycée Cazins et effectue un stage d’aide aux personnes âgées. Logan Masse précise qu’elle passera le Bac afin d’obtenir les qualifications nécessaires permettant de faire la toilette des personnes âgées. A terme, conclut Logan Masse, les métiers visés sont dans le champ de l’action humanitaire.

Francis Rembotte demande à Logan Masse ce qui fut, dans ce parcours, le déclic lui permettant une si belle dynamique d’entreprendre.

Logan Masse dit qu’Itinérance Maroc fut déterminant, et remercie l’association, Joseph Bako chef de service Itinérance et de la Maison de la Musique, pour cette possibilité de réinventer le cours de sa vie.
Patrick Bourdet dit à Logan Masse que c’est une grande qualité de savoir poser des questions sur le monde et sur soi-même. Patrick Bourdet dit aussi à Logan Masse qu’elle peut être fière de ce qui a eu lieu, et de ce vers quoi elle chemine.

Francis Rembotte dit à Logan Masse qu’un Contrat Jeune Majeur pourra consolider cette période charnière.

Logan Masse précise que son désir de métier est fondé sur l’urgence de venir en aide aux personnes, quel que soit le lieu du monde.
Logan Masse dit l’insupportable de la misère, cite Bob Marley, Pierre Rabhi, Che Guevara parmi ses références intellectuelles.

Logan Masse demande aux membres que faire après le bac pour exercer dans les métiers de l’humanitaire.

Patrick Bourdet et Francis Rembotte répondent que le statut de bénévole et celui de volontaire sont souvent des facilitateurs de professionnalisation dans ces métiers, mais qu’il faudra sans doute suivre des études supérieures spécifiques si Logan désire exercer à des postes de responsabilité.

Yannick Coppin dit qu’il pourrait organiser, si Logan en est d’accord, une rencontre avec une personne qui a travaillé dans un orphelinat au Cambodge dans le cadre d’un service civique européen.

Frédéric Renaux dit que la recherche documentaire en ligne ainsi que les réseaux sociaux sont devenus des accélérateurs clés dans la recherche d’emploi, mais qu’il faut pour cela mobiliser les requêtes, les mots-clés les plus pertinents sur les moteurs de recherche. Frédéric Renaux dit que c’est là une autre compétence que la marraine ou le parrain pourrait apporter au filleul dans le cadre de la politique de parrainage de l’association.

III. Poursuite de la réflexion sur la refonte du document présentant aux jeunes le dispositif des studios de notre association :

Emmanuel Paris distribue aux membres une sortie papier du texte.
Emmanuel Paris dit que le Conseil de la Culture d’entreprendre s’était donné de longue date à effectuer une révision de ce texte, mais n’avait pu mener à terme ce projet faute de temps.

Patrick Bourdet dit qu’il serait souhaitable pour les jeunes appelés à intégrer les studios, que ce texte soit plus digeste, plus accessible.

Logan Masse, qui vient d’intégrer les studios, dit qu’elle n’a pas lu ce texte car il est trop long.

Patrick Bourdet demande s’il serait possible d’opter plutôt pour une vidéo interviewant les jeunes vivant en studios, pour qu’ils puissent expliquer aux nouveaux entrants le mode de fonctionnement de ce lieu de vie, ses prérequis.

Joseph Bako informe les membres qu’un nouveau fascicule, plus court et plus imagé est en cours de rédaction.

Claire Beugnet précise qu’un document papier décrivant les studios doit, par obligation légale, intégrer le livret de bienvenue remis à tous nouveaux entrants dans les effectifs des Maisons lors de leur commission d’admission.

Claire Beugnet propose qu’un atelier de parole soit organisé avec les jeunes vivant en studios afin qu’ils puissent co-construire le contenu éditorial de ce document avec l’équipe du service.

Francis Rembotte observe à la lecture du document actuellement en cours d’utilisation qu’une abondance de phrases commence par « le jeune devra… ». Francis Rembotte dit que cela créé une dissymétrie avec les phrases explicitant ce que l’institution doit assurer au service des jeunes. Francis Rembotte conclut sur le fait que le passage dédié à la description du « Contrat Jeune Majeur » peut être mis en annexe du document, et ainsi permettre son aération.

IV. Point sur le développement du FabLab des Maisons :

Patrick Bourdet salue la présence de Frédéric Renaux et honore le travail réalisé par son prédécesseur, François Cornette. Patrick Bourdet dit à Frédéric Renaux de remercier en son nom et celui de l’association la Fondation Sopra Steria – Institut de France pour cet engagement remarquable qui manifeste la valeur et la qualité de l’entreprise Sopra Steria.

Frédéric Renaux dit être très heureux d’intégrer le Conseil de la Culture d’entreprendre en remplacement de François Cornette. Frédéric Renaux précise qu’il occupera ce siège de membre permanent du Conseil avec Ary Spriet, responsable pour la Fondation de la Zone Nord Est. Frédéric Renaux informe les membres que Dominique Lambert, déléguée générale de la Fondation, Ary Spriet et lui-même pourrons participer à l’assemblée plénière des conseils et comités de pilotage du programme éducatif et culturel de l’association, le jeudi 5 juillet.

Frédéric Renaux est manager sur les sites Sopra Steria de Boulogne-sur-mer et Lille. Frédéric Renaux précise qu’il peut organiser une visite du site de Boulogne-sur-mer pour les enfants des Maisons.

Frédéric Renaux a intégré l’entreprise en l’an 2000 après un parcours de formation en sciences de la chimie. Frédéric Renaux mentionne cette particularité pour signifier combien l’entreprise est ouverte au recrutement de profils y compris non issus des filières de formation centrées sur l’informatique et l’électronique. Ceci s’explique par la recherche de personnes dont l’inspiration permet d’inventer de nouveaux services et produits.

A ce jour, l’entreprise elle emploie 40 000 personnes dans différents pays, deuxième entreprise française pour le développement des systèmes d’information des entreprises et des administrations. Elle recrute 2000 personnes chaque année mais peine à trouver des jeunes pour pourvoir les postes nouvellement créés, notamment sur le site de Boulogne-sur-mer.

Frédéric Renaux précise que les compétences requises nécessitent en général des formations à Bac + 5.

Frédéric Renaux dit que le FabLab des Maisons pourrait aussi être un lieu permettant aux jeunes des Maisons de créer sur des supports originaux des lettres de motivation et des curriculum vitae à la forme et au contenu les distinguant des autres candidats pour le regard expert du recruteur.

Patrick Bourdet demande ce qu’il en est du développement du programme FabLab.

Emmanuel Paris dit qu’un dossier de candidature, faisant synthèse des actions d’ores et déjà réalisées et présentant un plan d’actions à venir, a été examiné par le comité de pilotage de la Fondation Sopra Steria –Institut de France le 6 avril 2018, et qu’une première réponse est attendue dont l’association pourra faire part lors de l’assemblée plénière, le 5 juillet.

Patrick Bourdet dit qu’il est très important de tenir compte des temporalités différentes dans lesquelles s’inscrivent les raisons d’agir de l’entreprise et de l’association et de parvenir à un modus vivendi. Patrick Bourdet explique que l’entreprise développe ses actions dans un court terme, avec un souci d’efficacité et de productivité à deux, trois ans, quand l’association travaille avec les enfants leurs devenirs existentiels, soit sur plusieurs décennies.

Frédéric Renaux dit que cette question a bien été entendue lors des réunions de travail accompagnant la rédaction du dossier de candidature, et a constitué un des points valorisant la proposition de l’association auprès de la Fondation.

V. Présentation du thème de la prochaine saison culturelle de l’association, de septembre 2018 à juillet 2019 :

Le thème inspirant la prochaine saison du programme pluriannuel et pluridisciplinaire de notre association est : « Y’a d’la joie ! »
Cette formule acte les nombreuses réactions de personnalités extérieures découvrant pour la première fois les Maisons, étonnés par la joie s’y manifestant entre enfants, entre enfants et adultes.

Claire Beugnet cite la variété des personnes ayant toutes, sans se concerter entre elles, valorisé l’ambiance joyeuse des Maisons, atypiques de leur point de vue ; Céline, stagiaire en master deuxième année réalisant son stage aux côtés de Claire Beugnet, Alicia Gallet, psychologue de notre institution nouvellement arrivée, les artistes du spectacle « Rêves de sable » programmé au mois de mars au café-théâtre de l’association, les évaluatrices du cabinet d’audit missionné pour réaliser l’évaluation externe de l’association dans le cadre de ses obligations légales.

Emmanuel Paris signale par ailleurs que la joie fut aussi un thème travaillé en formation interne par les équipes durant la saison 2016-2017 et dont on trouvera le contenu ici.

Emmanuel Paris conclut sur le fait que l’entretien filmé de notre parrain d’association, Patrick Bourdet avec les enfants de chaque Maison pourra sans doute contribuer à la valorisation de cette formule par des paroles que nous diffuserons lors du colloque organisé dans le cadre du festival annuel « Les Journées d’Enfance 2018 », le 6 juillet 2018.

S’agissant du planning de ce festival annuel, les différentes manifestations seront : le 29 juin de 18h à 20h, compétition nautique sur la Liane (Boulogne-sur-mer) co-organisé avec le club sportif du BCK (Boulogne Canoë Kayak) ; le 2 juillet à partir de midi à la ferme de Bertinghen « Les grandes tables de la ferme » (rassemblement annuel des anciennes et des anciens) et visionnage par les enfants et les équipes du film des chroniques de la saison 2017-2018 réalisé par Lucie Legros ; le 5 juillet de 10h à midi à la ferme de Bertinghen, assemblée plénière des conseils et des comités de pilotage, et à partir de 20h spectacle des enfants (salle « Le Phenix » d’Outreau), le 6 juillet de 9h à 16h à l’Université Littoral Côte d’Opale, Antenne Saint-Louis de Boulogne-sur-mer, colloque « Trait d’union ».

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La prochaine date réunissant les membres du Conseil de la Culture d’entreprendre, ainsi que l’ensemble des instances conseillant l’association dans son développement : le Conseil de Vie Sociale, le Conseil scientifique et les comités de pilotage thématiques du programme éducatif et culturel « L’aventure de la vie ». Cette réunion, appelée « assemblée plénière », aura lieu le jeudi 5 juillet, de 10h à midi, sur le site de la Ferme de Bertinghen ; elle permettra aux membres des instances respectives de se rencontrer, et de partager autour des activités menées dans leur périmètre d’actions. L’assemblée plénière sera l’une des animations du festival annuel « Journées d’enfance 2018 » ; elle symbolisera l’achèvement de la saison culturelle 2017-2018 et annoncera le lancement de la saison culturelle 2018-2019.
La réunion de rentrée du Conseil de la Culture d’entreprendre aura lieu le vendredi 9 novembre 2018, de 10h à 13h.

M. Bourdet, président du Conseil de la Culture d’entreprendre, remercie les participants et clôt cette quatrième réunion trimestrielle.