Archives de catégorie : Journées d’Enfance 2017

Affiche spectacle “Passeurs de cœur”

Moment fort de notre festival Les Journées d’Enfance 2017 ; pour ce final en apothéose, les enfants présentent sur la scène du « Phenix », à Outreau, les créations travaillées tout au long de l’année avec leurs professeurs d’atelier, sous la direction de François Roy.

Spectacle « Passeurs de coeur », à partir de 20h, salle Le Phenix, rue du Biez à Outreau.

Visualisez et téléchargez l’affiche en cliquant sur l’image ci-dessous :

Lancement de la préparation du spectacle de fin de saison, présentation par les Maisons de l’état d’avancement de leurs apprentissages.

Dernière ligne droite avant le spectacle “Passeurs de cœur”, que les enfants proposeront le vendredi 7 juillet dans la salle “Le Phenix” d’Outreau.

Ce jeudi 18 mai, chaque Maison présente aux autres les axes travaillés sous la direction de leur professeur d’atelier, et la coordination de François Roy, leur metteur en scène.

Découvrez les images réalisées ce jour :

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“Où est ton courage ?” : film de l’entretien réalisé par M. Patrick Bourdet, notre parrain, et les enfants pour y réfléchir.

Mercredi 5 avril 2017, M. Patrick Bourdet, parrain de notre association, a rencontré des enfants des Maisons pour réfléchir ensemble au thème de notre saison culturelle : Où est ton courage ?

Le Conseil scientifique, réuni ce 28 avril, a validé le film réalisé par Lucie Legros, reporter images audiovisuelles de notre institution.

Découvrez le film de cette rencontre :

Ce film sera projeté en ouverture du colloque que nous organiserons de 9h à 16h le vendredi 7 juillet 2017 dans le grand amphithéâtre de l’ULCO Boulogne-sur-mer (antenne Saint-Louis) dans le cadre de notre festival annuel “Les Journées d’Enfance 2017”.

Nous publierons prochainement sur le site Internet le programme du festival, ainsi que du colloque.

Compte-rendu de la réunion du 28 avril 2017

Compte-rendu de la réunion du Conseil scientifique de l’association

« Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale »

Boulogne-sur-mer

28 avril 2017

Présents :

Claire Beugnet, directrice de l’association « Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale »

Eric Legros, membre du Conseil d’administration de l’association « Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale », vice-président du Conseil scientifique de l’association « Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale »

Pierre Lemarquis, neurologue, attaché d’enseignement d’éthologie à l’université de Toulon-La Garde

Patrick Miquel, précédent directeur de l’Enfance et de la Famille, Conseil départemental du Pas-de-Calais

Claire Oger, professeur des universités en sciences de l’information et de la communication, Université Paris-Est Créteil

Emmanuel Paris, directeur adjoint aux affaires culturelles de l’association « Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale », coordinateur du Conseil scientifique de l’association « Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale »

Eric Parot, ingénieur physicien Schlumberger Ltd, coordinateur France Fondation SEED

Francis Rembotte, membre du Conseil d’administration de l’association « Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale »

Adrien Thiébaux, représentant des enfants et des jeunes de l’association « Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale »

Annick Traguardi-Menet, représentante du personnel de l’association « Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale »

Excusés :

Joseph Bako, chef de service de la Maison de la Musique et du service « Itinérance », association Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale

Jean-Paul Delevoye, précédent président du Conseil Economique Social et Environnemental

Jean-Paul Demoule, professeur des universités en archéologie, Université Paris 1

Fleur Guy, docteure en géographie, chercheuse associée à l’UMR 5600 Environnement Ville et Société

Pierre Hilaire, directeur de l’Enfance et de la Famille, Conseil départemental du Pas-de-Calais

Olivier Martin, professeur des universités en sociologie, Université Paris Descartes

Invité :

Jean-Charles Sergeant, éducateur Maison de la Musique, association « Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale.

Ouverture de la quatorzième séance du Conseil scientifique.

I. Nomination du nouveau président du Conseil scientifique :

Noël Quéré, président du Conseil scientifique nommé à cette fonction le 2 juillet 2014 par Philippe Hazelart, président de l’association, souhaite mettre un terme à son mandat et propose, pour lui succéder, Eric Legros, actuellement vice-président du Conseil scientifique.

Francis Rembotte demande si la charte du Conseil scientifique a spécifié les modalités permettant la prise de fonction à la présidence du Conseil scientifique.

Emmanuel Paris répond par la négative, précisant que de la date de création du Conseil, le 27 juin 2013 jusqu’à l’assemblée plénière du 2 juillet 2014, Philippe Hazelart présidait l’instance sur proposition de Noël Quéré, alors président de l’association.

Francis Rembotte propose aux participants d’inscrire dans une version réactualisée de la charte les modalités permettant la prise de fonction à la présidence du Conseil scientifique.

Les participants approuvent cette recommandation.

Francis Rembotte propose que le Conseil scientifique mette au vote la ou les candidatures pour accéder à la présidence du Conseil scientifique – ces candidatures devant être portées par des membres du Conseil scientifique, puis que la personnalité élue soit présentée au Conseil d’administration de l’association pour validation.

Les participants approuvent cette recommandation.

Francis Rembotte propose que le mandat de la présidence du Conseil scientifique soit de deux années à compter de la prise de fonction. La nouvelle présidence du Conseil scientifique, moyennant validation du Conseil d’administration de l’association lors de sa prochaine réunion, entrerait par conséquent en vigueur lors de l’assemblée plénière organisée pendant les « Journées d’Enfance 2017 ».

Les participants approuvent cette recommandation.

Eric Legros présente aux participants les nouveaux thèmes sur lesquels il aimerait proposer au Conseil scientifique de travailler en particulier dans les deux années à venir. Eric Legros insiste sur l’intérêt de développer une réflexion sur l’épistémè clinique à l’œuvre dans le quotidien de travail des Maisons de l’association. Eric Legros précise qu’il s’agirait de penser l’évolution des pratiques professionnelles, pour les ouvrir aux savoirs, savoir-faire et savoir-être issus des travaux en neurosciences. Eric Legros dit que cette ouverture ne se substituerait pas aux sciences de l’esprit (psychanalyse, psychologie, pédopsychiatrie), corpus mobilisé de longue date par l’institution lors des réunions d’équipe hebdomadaire ou les rendez-vous personnalisés avec des enfants de l’association, mais enrichirait cette épistémè par un dialogue fécond et systématisé avec les neurosciences. Eric Legros propose à Claire Beugnet de revenir sur le cas d’un enfant afin d’illustrer la pertinence d’une telle alliance.

Claire Beugnet raconte aux participants comment Quentin, enfant de la Maison de la Musique, a effectivement su trouver par-lui-même les moyens de contrôler ses émotions grâce à des images IRM que la direction et l’équipe éducative lui ont affichées dans sa chambre ainsi que dans l’espace de vie commune de la Maison.

On trouvera le contenu de ces images ici.

Claire Beugnet précise que l’idée de présenter aussi systématiquement à Quentin ces images a tenu compte de ses dires ; Lucas expliquait qu’il sentait régulièrement monter en lui de fortes émotions au point d’avoir « la tête qui bouillonne », mais ne parvenait pas ni à les nommer ni à les maîtriser. Claire Beugnet informe les participants que Quentin aujourd’hui vit une vie bonne ; il a intégré un ESAT, obtenu un CDI, et s’épanouit dans la relation aux autres.

Jean-Charles Sergeant se souvient aussi de Quentin, et dit qu’il avait aussi su trouver une manière de contrôler ses émotions en marchant autour de la Maison d’enfants lorsqu’elles étaient trop fortes.

Claire Beugnet observe que l’accompagnement par les équipes éducatives est déterminant pour optimiser l’efficacité de tels protocoles.

Emmanuel Paris signale un autre outil de visualisation des émotions utilisé par l’équipe de la Maison Vive pour proposer aux enfants des moyens de conscientiser leurs corps et leurs émotions. Emmanuel Paris cite l’atelier de pensée, organisé chaque semaine, et mobilisant une cartographie des émotions reprenant les codes esthétiques des mangas japonais. Une réflexion des enfants et de l’équipe sur l’inclinaison des sourcils, des commissures de lèvres, permet ainsi à l’enfant de préciser l’intensité de telle ou telle émotion dont il dit être affecté au moment de l’atelier.

On trouvera un exemple de grille pictomanga permettant de sérier les intensités émotionnelles ici.

Emmanuel Paris propose à Eric Parot de dire aux participants les analyses qu’il a pu lire à propos de ces approches.

Eric Parot insiste sur le fait qu’il n’est pas spécialiste de ces questions ; la lecture d’un article l’a informé sur les possibles dérives du comportementalisme dans des protocoles mis en œuvre aux Etats-Unis. Les techniques utilisées pour aider les personnes à réguler leurs émotions n’avaient en effet nullement pour objectif de s’attaquer aux causes des troubles. Eric Parot dit que cela est problématique, puisque si le protocole est efficace, il n’aide que très relativement la personne.

Pierre Lemarquis confirme la possibilité de tels manquements mais précise qu’il est possible, par ces techniques d’imagerie objectivant les émotions et leurs effets corporels, de travailler les causes des symptômes. Pour ce faire, explique Pierre Lemarquis, il est important d’articuler l’usage de ces technologies avec des informations biographiques de la personne concernée.

Jean-Charles Sergeant dit que les équipes éducatives, particulièrement à même de connaître l’histoire et l’évolution jour après jour des enfants de leur Maison d’enfants, parviennent à lier les comportements observés et leurs causes profondes. Jean-Charles Sergeant confirme le besoin par les équipes d’outils permettant de mettre en perspective les symptômes observés.

Eric Legros dit qu’il est en effet très important pour les enfants, pour les professionnels, de pouvoir accompagner les relations transférentielles égrainant le travail quotidien des équipes par des cadrages, des mises en perspective formulées et réactualisées par les recherches scientifiques.

Emmanuel Paris propose aux participants de mettre au vote la candidature d’Eric Legros. Eric Legros ne prend pas part au vote ; la candidature d’Eric Legros est votée à l’unanimité.

II. Préparation du colloque « Où est ton courage ? », 7 juillet 2017 :

Conformément aux décisions formulées par le Conseil scientifique lors de ses réunions organisées durant la saison culturelle, le colloque « Où est ton courage ? », organisé le vendredi 7 juillet 2017 dans le cadre du festival annuel « Les Journées d’Enfance 2017 », évoluera par rapport aux éditions précédentes.

Emmanuel Paris informe les participants de cette nouvelle mouture, et présente l’état d’avancement du filage au 28 avril 2017 :

« Tout au long de la journée : dessins réalisés par Christian Antonelli.

Matin (9h-12h) :

  • 9h-10h :

Discours du président de l’association (20 minutes)

Vidéo Patrick Bourdet / enfants, film de la rencontre entre le parrain du festival et des enfants des Maisons : discussion collective autour du thème « Où est ton courage ? » (30 minutes)

  • 10h-10h30 :

Présentation de l’association PREMA par Estelle Gavrand.

  • 10h30-10h45 : pause
  • 10h45-12h :

Présentation de Gourdoulou (les dix premières minutes du film)

Grégory Buchert (genèse de cette œuvre), Gérard-Henri Durand (Italo Calvino « Le chevalier inexistant » / William Shakespeare « Macbeth »), Jean-Paul Demoule (Effondrement et résilience des civilisations) : 20 minutes par prise de parole.

Pause repas

Après-midi (13h30-16h) :

De 13h30 à 15h, trois ateliers co-animés par éducateurs et membres du Conseil scientifique, dans trois salles différentes de l’Université.

  • Atelier 1 (13h30-15h) : Jean-Charles Sergeant, recommandation de deux textes :

« Le courage

Avoir du courage ne se manifeste pas toujours par des actes héroïques d’envergure.

Avoir du courage, c’est se respecter assez pour savoir dire non, plutôt que de céder aux demandes qui ne nous conviennent pas.

C’est accepter de reconnaître la réalité même quand elle fait mal.

C’est se relever des coups durs, encore et encore et encore, parce que rien ne peut nous détruire sans notre consentement.

C’est se montrer vulnérable, alors que les masques seraient si faciles à remettre en place pour nous protéger.

C’est parfois avancer dans le vide, même avec la peur au ventre, parce qu’on sait qu’il y aura toujours un soutien, un appui quelque part, même si nous nous croyons seuls.

Le courage fait toujours équipe avec la peur, parce que l’un n’existe pas sans l’autre.

Faire preuve de courage, c’est accepter d’être imparfait et s’aimer quand même, parce que le courage est l’une des plus grandes preuves d’amour envers soi-même. »

(Source non identifiée)

« Je voulais que tu comprennes

Ce qu’est le vrai courage…

C’est savoir que tu pars battu d’avance et, malgré ça, agir quand même et tenir jusqu’au bout »

(Harper Lee (2015), Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur [1960], Paris, Editions Audiolib)

  • Atelier 2 (13h30-15h) : Joseph Bako, à partir des séjours Itinérance :  ;
  • Atelier 3 (13h30-15h) : Anick Traguardi-Menet / Claire Oger

15h-16h, retour dans le grand amphithéâtre : synthèse des trois ateliers. »

Emmanuel Paris propose aux participants d’affiner cette organisation, aussi bien sur les temps dévolus aux prises de parole, que sur la mise en lien des éducateurs porteurs de thème des ateliers de l’après-midi avec des membres du Conseil scientifique.

Les participants formulent les deux premières recommandations suivantes :

  • Les discours inauguraux sont de vingt minutes, partagés par le président de l’association et, sous réserve de confirmation, par une ou un représentant du Conseil départemental du Pas-de-Calais ;
  • La prise de parole dédiée à l’association PREMA est de 45 minutes, permettant de valoriser ses raisons d’être et d’agir.

Emmanuel Paris détaille l’atelier consacré à la présentation de l’œuvre intitulée « Gourdoulou ». Emmanuel Paris dit que cette œuvre a été découverte de manière fortuite par les enfants et les équipes éducatives lors du vernissage de la précédente exposition réalisée par les enfants du Centre de Jour et de la Maison Vive le 29 juin 2016 au Fonds Régional d’Art Contemporain Nord Pas-de-Calais.

L’ensemble des Maisons avait alors par hasard regardé « Gourdoulou », projetée dans une pièce afférente au parcours d’exposition « Chemin faisant II ». Emmanuel Paris dit que la qualité d’attention des enfants et des équipes était impressionnante, et que Claire Beugnet et lui-même ont vu dans le récit mis en image par ce film l’expression métaphorique des métiers de l’éducation spécialisée, ainsi que du thème de la saison culturelle à venir : « Où est ton courage ? ».

Emmanuel Paris explique que Gourdoulou est dans le texte d’Italo Calvino un garçon sans conscience de ce qu’il est, mais dont le corps est si présent au monde : quand il rencontre des canards, il est un canard, quand il rencontre le roi Charlemagne, il est un roi, quand il est en présence des chevaliers de la cour, il est un chevalier, etc. Et, par opposition, le second personnage clé du texte de Calvino : Agilulfe, est une personne ayant une extrême conscience de sa fonction, mais dont le corps n’existe pas.

Ceci, dit Emmanuel Paris, peut – et l’œuvre de Grégory Buchert : « Gourdoulou » ainsi que de sa réception par les enfants et les équipes en juin 2014 permettent de le penser, être en effet une métaphore pertinente, à la signification manifeste, de l’essence du métier exercé en nos Maisons. Les éducateurs portent les enfants sur leurs épaules, travaillant sans cesse à retrouver l’équilibre afin de vivre pleinement en ce monde.

Emmanuel Paris lit aux participants les échanges préparatoires avec l’artiste Grégory Buchert, auteur de cette œuvre, ainsi que de Gérard-Henri Durand et Jean-Paul Demoule.

Emmanuel Paris précise ce faisant que Grégory Buchert s’est inspiré du Chevalier inexistant, écrit par Italo Calvino en 1962, et de la phrase extraite du « Macbeth » de William Shakespeare pour penser ce film.

Emmanuel Paris lit d’abord à voix haute ce passage extrait du « Chevalier inexistant », dont il dit qu’il est d’une grande modernité à propos de l’effort que doivent déployer les institutions pour continuer à agir en intelligence avec ce que vivent et ressentent les individus (p. 51) :

« L’état des choses du monde, en cet Âge ancien où se déroule mon histoire, était encore plein de hasards. Plus d’une fois, il arrivait qu’on se trouvât mis en présence de vocables, de notions, d’institutions et de formes à qui ne correspondait rien de réel ; en revanche, le monde regorgeait de choses, d’énergies et d’êtres que rien, pas même un nom, ne différenciait du reste : bref, une époque où la volonté opiniâtre d’être là, de marquer son passage, de se colleter avec tout ce qui existe, demeurait souvent sans emploi. À dire vrai, bien des gens n’en avaient que faire : les uns étaient trop ignorants, trop misérables, les autres, trop favorisés, pour en éprouver le besoin ; de sorte qu’une certaine quantité allait se perdre dans le néant. Mais il pouvait advenir aussi que cette volonté, ce sentiment de soi, restés en suspens, précipitassent, en quelque sorte, pour former un grumeau : ainsi voit-on que l’impalpable poudroiement des gouttelettes se condense en une bourre de nuages. Et quelquefois, par l’effet du hasard ou d’une intuition, cette masse venait se loger dans un nom, un titre nobiliaire – il s’en trouvait alors quantité de vacants – en une case de l’organigramme militaire, avec un ensemble de missions à remplir et de règlements déterminés ; et puis, surtout, dans une armure inoccupée, car, sans armure, par les temps qui couraient, même l’homme qui existait risquait fort de disparaître : alors, pensez donc, le malheureux qui n’existait pas… ».

Emmanuel Paris dit à voix haute une autre phrase, prononcée au début du film « Gourdoulou » et formulée par Shakespeare dans Macbeth : « J’ai dans la tête d’étranges choses qui réclament ma main et qui demandent qu’on les exécute avant de les examiner de trop près. » Emmanuel Paris informe les participants que Grégory Buchert a particulièrement valorisé cette citation quand il réfléchit aux raisons d’être et d’agir des équipes avec les enfants.

Emmanuel Paris explique que Gérard-Henri Durand a accepté de prendre la parole lors du colloque à propos de ces filiations littéraires, Jean-Paul Demoule acceptant quant à lui de réfléchir aux dynamiques de résilience des civilisations. A l’image du film « Gourdoulou », les civilisations redécouvertes par les archéologues trébuchent, se relèvent, avancent malgré tout pour instituer des manières renouvelées de se représenter le monde et la place que chacun peut y prendre.

S’agissant du film valorisant la rencontre d’enfants des Maisons et du parrain de l’association, Patrick Bourdet, pour réfléchir ensemble au thème du colloque, le Conseil scientifique après visionnage valide le document audiovisuel.

Emmanuel Paris propose aux participants de réfléchir aux modalités d’organisation de l’après-midi du colloque.

Emmanuel Paris présente pour commencer la proposition de Joseph Bako ; il s’agirait de réfléchir aux expressions du courage, du découragement, de l’encouragement durant les séjours de rupture à l’étranger organisés régulièrement par l’association.

Le principe de ces séjours de rupture Itinérances, de leur création en 1993 jusqu’à ce jour, pourrait être résumé par ces questions fondatrices formulées dans l’ouvrage de Tobie Nathan « L’étranger ou le Pari de l’Autre » : qui es-tu ? ; qui t’envoie jusqu’à moi ? ; pourquoi  viens-tu ? On trouvera une présentation plus détaillée de cet ouvrage et de ses questionnements ici.

Par ces questions, les jeunes réalisant ces séjours de rupture sont en capacité de revisiter radicalement leur parcours de vie et formuler la feuille de route pour leur vie à venir.

Pierre Lemarquis propose de co-animer cet atelier avec Joseph Bako. Pierre Lemarquis et Claire Oger nomme les problématiques universelles vécues par les enfants durant ces séjours : le dépaysement, le déplacement, le déracinement, la confrontation à la découverte d’une altérité.

Pierre Lemarquis cite cette question posée par Bruce Chatwin dans l’ouvrage « Le chant des pistes » : « A quoi sert un gros cerveau ? A trouver son chemin en chantant dans le désert… ».

On trouvera une présentation de cet ouvrage ici.

Pierre Lemarquis explique que dans ces dimensions d’itinérance, travaillant à la perte de repères pour mieux en formuler d’autres, se joue aussi le développement d’intelligences multiples au principe du grandissement et de l’épanouissement des personnes.

Eric Legros et Claire Oger disent que des anciennes et anciens ou des enfants actuellement dans les Maisons parlent souvent de leur séjour Itinérance comme un élément marquant de leur vie.

Jean-Charles Sergeant (atelier 2), lit à voix haute les textes auxquels il a pensés tenant compte du thème de notre saison culturelle.

Jean-Charles Sergeant explique que le premier texte a été publié sur la page Facebook intitulée « Les belles choses de la vie ». Les deux textes retenus par Jean-Charles Sergeant lui font penser à ce qui est vécu chaque jour dans les Maisons d’enfants de l’association : les actes de courages peuvent être manifestées par les enfants toujours dans une expression singulière, à minima (par exemple et ne serait-ce que se lever le matin pour aller à l’école). Jean-Charles Sergeant cite aussi cet exemple d’un enfant de la Maison de la Musique qui aujourd’hui accepte de se mettre devant le micro durant l’atelier de musique hebdomadaire, de rester concentré pour bien chanter. Jean-Charles Sergeant dit à son propos que c’est là la marque d’un grandissement particulièrement appréciable. En un an l’enfant a su trouver en lui et avec l’accompagnement de l’équipe les capacités à être présent à la situation, adapter son comportement à ce qu’il est attendu de lui, accepter de s’exposer aux regards des autres, concentrer à bon escient ses gestes et ses déplacements dans l’espace convenu par tous de la représentation de soi.

Jean-Charles Sergeant cite l’exemple d’un jeune qui, voici plusieurs années, avait lors d’un séjour organisé par l’association participé à des randonnées de « via ferrata » en milieu montagneux. Le jeune, en suspension sur la falaise à gravir, accroché aux systèmes de fixation, s’est crispé, ne pouvait plus avancer tant il était impressionné par la peur du vide. Puis il a su trouver en lui les capacités à remobiliser ses forces motrices afin de redescendre avec les autres, pour continuer la randonnée.

Eric Legros propose à Jean-Charles Sergeant de co-animer cet atelier.

Francis Rembotte recommande que les ateliers puissent s’ancrer dans le quotidien vécu par les équipes, afin que ces espaces de parole collective lors du colloque puissent aussi constituer des propositions de manières d’être et de faire ensuite utilisées durant le cours de l’année. Francis Rembotte dit aussi que l’atelier dédié aux séjours Itinérance prévoit un temps de présentation du service à l’attention de celles et ceux qui ne connaîtraient pas ses spécificités.

Claire Oger dit que les ateliers prévus ne doivent pas, à son avis, être des ateliers qui conduisent à prescrire des manières d’être et de faire : cela relève de la formation professionnelle et non de ces échanges collectifs destinés plutôt à réfléchir, même si chacun doit en tirer des enseignements : l’atelier dédié à réfléchir aux formats du courage lors des Itinérances peut être aussi un moment durant lequel penser plus généralement l’acte d’itinérer, les déplacements auxquels la vie contraint, etc. De manière plus générale, l’idée est de faire émerger des sujets de préoccupation, des conceptions, des questions. Claire Oger pense que chacun saura en tirer des conclusions, mais que cela doit rester ouvert.

Jean-Charles Sergeant dit que ces ateliers ne prétendent pas à prescrire aux équipes des outils, mais à minima permettent la facilitation du partage d’informations entre professionnels.

Anick Traguardi-Menet et Claire Oger présentent l’atelier 3.

Anick Traguardi-Menet et Claire Oger proposent de travailler les items suivants en dialogue avec « Où est ton courage ? » : la position éducative, la position de l’éducateur, l’acte éducatif.

Emmanuel Paris dit que cela est d’autant plus important que l’association a posé comme pré-requis « tous éducateurs » ; maîtresses de maison, veilleurs de nuit sont considérés par l’institution comme membres à part entière de la communauté éducative, et participent donc par leurs interactions et interlocutions avec les enfants de la Maison à la formulation des manières d’être, de faire, de penser pour grandir et s’épanouir.

Anick Traguardi-Menet dit que cela peut dès lors être une autre acception parlée durant cet atelier ; le courage pour les éducateurs d’accepter d’autres agents statutaires comme alter ego dans le travail éducatif, et vice-versa le courage des maîtresses de maison, des veilleurs de nuit, d’accepter assumer cette responsabilité.

Francis Rembotte propose une définition de la lâcheté : le lâche n’est pas celui qui manque de courage ou n’en a pas. Le lâche est celui qui a une femme, des enfants, un compte en banque.

Eric Parot demande s’il sera possible, la saison prochaine, d’identifier avec l’équipe du FRAC Nord Pas-de-Calais une œuvre exprimant le nouveau thème lors du colloque, à l’image de « Gourdoulou » cette année.

Le Conseil scientifique résume l’organisation de l’après-midi :

  • il est à souhaiter que les films diffusés le matin puissent imprégner les discussions des ateliers organisés l’après-midi ;
  • les ateliers doivent être programmés de 13h30 à 14h45, le quart d’heure rendu disponible permettant aux co-animateurs des ateliers de rédiger la synthèse présentée ensuite, entre 15h et 16h, dans le grand amphithéâtre ;
  • les thèmes des trois ateliers respectifs sont les suivants : atelier 1 : le courage en Itinérance ; atelier 2 : le courage chez l’enfant ; atelier 3 : le courage chez l’éducateur.

Emmanuel Paris remercie les participants pour ces contributions, et demande aux trois duos animateurs de lui envoyer d’ici le mois de juin une brève présentation des mots et idées clés travaillés respectivement, afin d’en faire part au public du colloque, en début d’après-midi, pour que chacune et chacun puissent se déterminer sur son choix d’atelier.

III. Présentation des « Journées d’Enfance 2017 » (focus sur l’assemblée plénière du 6 juillet 2017) :

Emmanuel Paris présente d’abord aux participants l’organisation d’une réunion multipartite, réunissant l’ensemble des instances conseillant l’association dans son développement : le Conseil de la Culture d’entreprendre, le Conseil de la Vie Sociale, le Conseil scientifique et les comités de pilotage thématiques du programme éducatif et culturel « L’aventure de la    vie ». Cette réunion, l’« assemblée plénière », aura lieu le jeudi 6 juillet, de 10h à midi, sur le site de la Ferme de Bertinghen ; elle permettra aux membres des instances respectives de se rencontrer, et de partager autour des activités menées dans leur périmètre d’actions. L’assemblée plénière sera l’une des animations du festival annuel « Journées d’enfance    2017 » ; elle symbolisera l’achèvement de la saison culturelle 2016-2017 et annoncera le lancement de la saison culturelle 2017-2018.

Les autres dates du festival sont les suivantes :

  • Dimanche 2 juillet, de 10h à 11h30 : diffusion des chroniques filmées dans le caafé-théâtre Michel Lafond de la ferme de Bertinghen, à l’attention des enfants et des équipes de service ce 2 juillet et, de 12h à 15h, « Les grandes tables de la ferme », rassemblement annuel de la communauté éducative et des anciennes et anciens de l’institution ;
  • Mardi 4 juillet, de 18h à 20h : sur les bords de la Liane, côté pont de l’entente cordiale, joute nautique inter-Maisons co-organisée avec le BCK ;
  • Jeudi 6 juillet, 10h-12h, assemblée plénière des instances conseillant l’association dans le développement de son programme « L’aventure de la vie » ;
  • Vendredi 7 juillet, de 9h à 16h sur le site de l’antenne Saint-Louis, ULCO Boulogne-sur-mer : colloque « Où est ton courage ?) et, à 20h, spectacle « Passeurs de cœur » dans la salle « Le Phenix » d’Outreau.

IV. Point sur l’état d’avancement du financement des retranscriptions écrites des entretiens réalisés durant les deux études en cours du Conseil scientifique :

Emmanuel Paris informe les participants que l’association est en train de négocier l’usage d’une dotation octroyée par la Fondation Sopra Steria / Institut de France, pour le financement des retranscriptions écrites des deux études portées par le Conseil scientifique.

Claire Oger informe les participants qu’il sera possible de contractualiser une convention avec les laboratoires universitaires des deux équipes, permettant en suite le financement des vacations dédiées à ces activités de retranscription des entretiens.

Claire Oger dit que son laboratoire serait prêt à abonder le budget dédié pour l’étude sur le sentiment d’appartenance au territoire, à hauteur de 500 euros.

Claire Beugnet remercie au nom de l’association Claire Oger en sa qualité de représentante du laboratoire.

V. Questions annexes (focus sur le thème de la prochaine saison culturelle) :

Emmanuel Paris propose la formule « Trait d’union » pour inspirer la saison culturelle à venir, commençant en septembre et se terminant en juillet 2018.

Emmanuel Paris explique que cette proposition tient, comme à chaque fois, compte de plusieurs facteurs avec comme premier d’entre eux ce que vivent et expriment les enfants de l’association.

Emmanuel Paris se réfère au film réalisé le 5 avril à l’attention du colloque des « Journées d’Enfance 2017 » ; les enfants ont formulé avec Patrick Bourdet des raisonnements sur le courage au cours desquels ils ont souvent articulé deux idées, par exemple la peur et la confiance.

Il s’agit donc d’une pensée dialectique, laquelle peut être symbolisée par le trait d’union, forme syntaxique symbolisant la valorisation d’une pluralité de sens par leur jonction, leur mise en rapprochement par celui qui parle, écrit, dit.

Emmanuel Paris précise que la même énergie conciliatrice caractérise les équipes éducatives ; il s’agit pour les professionnels de faire œuvre de médiation, de facilitation du lien entre différentes parties prenantes (l’enfant, le ou les parents, les services de l’Aide Sociale à l’Enfance, l’établissement scolaire, le Juge des Enfants, etc.).

Emmanuel Paris conclut sur le fait que « trait d’union » peut aussi signifier le travail du programme culturel de l’association qui en arts, en lettres, en sciences et technologies, en sports, joint l’expressivité de l’enfant aux systèmes de mise en représentation développés par l’humanité pour représenter la généalogie, la vie, le monde, l’univers.

Emmanuel Paris prend à ce propos appui sur un ouvrage écrit par l’anthropologue Tim Ingold ; « Une brève histoire des lignes », dont on trouvera une présentation ici.

Claire Beugnet demande si le thème pourra être pleinement approprié par les enfants et les équipes.

Claire Oger dit qu’il est possible de trouver dans la bibliographie de Tim Ingold des textes très concrets, qui parleront sans aucun doute aux enfants et aux équipes. Claire Oger pense par exemple à un second ouvrage d’Ingold dont on trouvera la présentation ici.

Jean-Charles Sergeant dit que les thèmes des saisons culturelles permettent chaque année aux équipes de renouveler leur regard sur les enfants, qui à l’occasion des créations issues du programme « L’aventure de la vie » leur montrent des nouveaux ou d’autres aspects d’eux-mêmes et de leurs représentations du monde.

Pierre Lemarquis signale que le logo d’une association appelée « Alzheimer trait d’union » reprend La création d’Adam, œuvre du peintre Michel Ange insistant sur le petit espace entre le doigt du divin et le doigt humain. C’est ce petit espace, dit Pierre Lemarquis, qui est au cœur de l’énergie de vie, de l’énergie créatrice.

Eric Legros reprend l’idée du trait d’union comme insistance mise sur l’entre-deux : c’est « l’entre » qui rend ce trait, cette figure syntaxique, si important.

Francis Rembotte dit que le thème « trait d’union » est très positif ; il parle de ce qui rassemble, de ce qui unit, de ce qui permet de comprendre un ensemble (chaque mot a un sens, et mis en jonction par le trait d’union, ils prennent un troisième sens). C’est une métaphore du travail quotidien de l’association : l’enfant / l’altérité / l’enfant autre.

Jean-Charles Sergeant dit que le travail des éducateurs est de faire le trait d’union entre parents, école, Aide Sociale à l’Enfance.

Autre information dans le cadre de ces questions annexes : Eric Parot signale l’émergence d’une entreprise boulonnaise sur le point de contribuer à l’essor des énergies renouvelables, et demande si des enfants pourraient rencontrer ce collectif innivant. On trouvera plus d’informations sur cette start-up, « Eel Energy », ici.

Les membres du Conseil scientifique fixent la date de la réunion de rentrée de l’instance : le 20 octobre 2017, de 10h à 13h.

Rapport d’étape du 26 avril 2017

A titre exceptionnel, ce comité de pilotage « patrimoine » donne lieu à la rédaction d’un rapport d’étape de la part de son secrétaire.

Paule Bally, Pierre-Yves Maquinghen et Emmanuel Paris ont en effet consacré la réunion de ce 26 avril à brasser des archives issues de moments vécus durant les années 1960, à la fin des années 1990 et au début des années 2000 par les associations « Foyer Educatif de la Côte d’Opale » et « La Maison des Enfants de la Marine », associations fondatrices de notre institution.

Ces fonds d’archives communiqués par les équipes éducatives depuis la précédente réunion du 7 décembre vont ainsi intégrer le fonds constitué par Paule Bally depuis trois ans.

Cet espace mémoriel est en premier lieu dédié aux anciennes et aux anciens de l’institution ; leur consultation est particulièrement organisée chaque 2 juillet, date commémorative du calendrier des saisons culturelles composant le programme « L’aventure de la vie ».

Autre usage de ce corpus archivique, l’association prépare une exposition qui sera l’un des contenus scénographiés sur le stand qu’elle tiendra du 13 au 16 juillet 2017 à l’occasion de la Fête de la mer organisée par la mairie de Boulogne-sur-mer, la Communauté d’Agglomérations du Boulonnais et et de la F.R.C.P.M. Nord-Pas de Calais (Fédération Régionale pour la Culture et le Patrimoine Maritimes).

Les deux panneaux d’exposition présentant des archives actuellement existants restituent des moments vécus par les enfants du Foyer Educatif de la Côte d’Opale et par les enfants de la Maison des Enfants de la Marine, en privilégiant les documents montrant ou parlant le paysage littoral et marin. Un troisième panneau sera conçu, présentant des moments vécus par les enfants de l’association « Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale ».

Retrouvez les photos prises lors de cette réunion en cliquant ici.

Les prochaines rencontres institutionnelles autour des actions de patrimonialisation seront :

  • le dimanche 2 juillet 2017, de 10 à 15h (“les grandes tables de la ferme”, rassemblement de la communauté éducative avec les anciennes et les anciens de l’institution) ;
  • le jeudi 6 juillet 2017, de 10h à 12h (assemblée plénière des conseils qui accompagnent l’association dans le développement de son programme éducatif et culturel) ;
  • la participation de l’association à la “Fête de la mer” de Boulogne-sur-mer, du 13 au 16 juillet 2017 ;
  • la réunion de rentrée du comité de pilotage, le 27 septembre 2017 de 14h30 à 16h.

Compte-rendu de la réunion du 26 avril 2017

Compte-rendu réunion de comité de pilotage, pôle sciences

26 avril 2016

Présents :

Yannick Coppin, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale, chef de service Centre de jour et de la Maison Vive

Mathieu Delforge, association « Les Chalcophore », stagiaire

Elisabeth Justome, Institut National de Recherches Archéologiques Préventives, chargée du développement culturel et communication région Nord Pas-de-Calais Picardie

Vincent Lascour, Institut National de Recherches Archéologiques Préventives, archéologue, responsable d’opération, président de l’association « Les Chalcophore »

Kévin Lenoir, association « Les Chalcophore », vice-président

Pierre-Yves Maquinghen, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale, chef de service Maison du cirque et du théâtre, Maison du sport et du bien-être

Emmanuel Paris, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale, directeur adjoint aux affaires culturelles

Absents excusés :

Sophie Goujon-Durant, maître de conférences, Ecole Supérieure de Physique Chimie Industrielles de Paris

Christophe Lefèvre, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale, la Maison du Cirque et du théâtre, éducateur

Eric Parot, ingénieur physicien Schlumberger Ltd, coordinateur France Fondation SEED

Emmanuel Paris informe les participants de l’état d’avancement du cycle « Physique / Chimie » organisé durant cette saison au Centre de Jour. Les précédentes séances avaient pour thème :

  1. Porosité et perméabilité ;
  2. Température, transfert de chaleur (réalisation d’un thermomètre) ;
  3. Magnétisme, champ magnétique (réalisation d’une boussole) ;
  4. Ça flotte, ça coule (notion de viscosité, Archimède, etc.) ;
  5. Fluides non newtoniens (expériences avec la maïzena)

Les 15 et 16 mai 2017, le Centre de Jour présentera une restitution de ces ateliers au Centre d’Etudes et de Recherches de l’entreprise Schlumberger Ltd à Clamart (92) puis mènera un atelier au Musée Pierre-Gilles de Gennes de l’ Ecole Supérieure de Physique Chimie Industrielles de Paris, séance finale durant laquelle les enfants testeront des machines à gribouiller.

Emmanuel Paris distribue aux participants une sortie papier de la page dédiée sur le site Internet à la séance du 4 avril au Centre de Jour, dont on trouvera le contenu détaillé ici.

Emmanuel Paris propose aux participants de commencer cette réunion trimestrielle par un retour sur l’organisation de la résidence art/ science 2017.

I. Point sur l’organisation de la première édition de la résidence art / science :

La Fondation Daniel et Nina Carasso a accordé son soutien au programme trisannuel « résidence art / science ». Vincent Croguennec, dessinateur plasticien, et Vincent Lascour, archéologue, ont mené une résidence-mission d’appui artistique de deux mois, du 5 janvier au 7 mars 2017, sur la base d’une pleine disponibilité au sein des Maisons d’enfants de notre association, Maisons de culture du territoire réparties sur les communes d’Outreau, Saint-Martin Boulogne et Wimille (62). Tous les enfants, ainsi que les équipes éducatives (soit près de 80 enfants et 70 adultes) ont créé plus d’une trentaine d’œuvres aux côtés des deux résidents, lesquelles seront notamment valorisées sur scène lors du spectacle clôturant notre festival annuel, et dans un livret en cours d’édition.

L’Institut National de Recherches Archéologiques Préventives (INRAP) a joué un rôle déterminant.

Son siège central a en effet accepté pour la première fois dans l’histoire de cette institution la mise en disponibilité d’un de ses archéologues et responsable d’opération pour une résidence mission d’appui-artistique de deux mois, et en dehors d’une convention partenariale.

Les délais administratifs permettant cette autorisation ont été courts ; trois mois entre l’officialisation de la demande et la réception de la formulation écrite de l’accord.

Ce dernier est d’autant plus remarquable que Vincent Lascour a pu obtenir cette mise en disponibilité nonobstant une convention annuelle entre notre association et l’INRAP, dispositif le concernant ainsi que d’autres employés pour la réalisation d’ateliers archéologiques mensuels auprès des enfants et des équipes éducatives entre septembre 2016 et juillet 2017.

La procédure ad hoc permettant à Vincent Lascour de réaliser à la fois cette résidence de deux mois aux Maisons et des ateliers mensuels conventionnés tout au long de notre saison culturelle, a été facilitée par l’intercession d’Elisabeth Justome, chargée du développement culturel et communication région Nord Pas-de-Calais Picardie de l’INRAP auprès du siège central.

Emmanuel Paris remercie vivement Elisabeth Justome pour cet appui déterminant, et dit que c’est là l’expression de la bonne opérationnalité des comités de pilotages mis en place par l’association et ses partenaires.

Emmanuel Paris signale qu’afin de quantifier les réalisations issues de ces résidences-missions, l’association utilise depuis la collaboration initiale avec la DRAC Hauts-de-France en 2015, et sans discontinuer depuis, l’outil appelé « geste artistique » dont on trouvera une description détaillée ici.

Emmanuel Paris dit que cet outil de quantification du processus créatif est tout à fait adapté à l’activité scientifique et technique déployée lors de cette résidence art / science 2017, ses prérequis coïncidant avec l’exploration de différentes tailles de silex et autres minéraux effectuée par Vincent Lascour (primauté du geste, co-création avec les enfants et les adultes, etc.).

Quatre grandes catégories de gestes artistiques sont identifiables :

–              « Geste A » : Les gestes de Vincent Croguennec (par lui-même et de lui-même, en l’absence d’enfants et d’équipes éducatives) ;

–              « Geste B » : Les gestes de Vincent Lascour (par lui-même et de lui-même, en l’absence d’enfants et d’équipes éducatives) ;

–              « Geste C » : Les gestes conjoints de Vincent Croguennec et de Vincent Lascour (par eux-mêmes et d’eux-mêmes, en l’absence d’enfants et d’équipes éducatives) ;

–              « Geste D » : Les gestes conjoints de Vincent Croguennec, de Vincent Lascour, des enfants et des équipes éducatives.

En se référant à notre base de données en ligne  dédiée à la résidence art / science 2017 ici (cf. deux pdf à télécharger sur cette page), nous estimons à 30 et plus le nombre de gestes pour chacune de ces catégories.

Ceci excède de manière significative le nombre de gestes évalués lors des deux précédentes résidences-missions organisées par notre association.

Emmanuel Paris explique cet écart remarquablement positif entre ce que nous escomptions et ce qu’il est advenu, par la qualité du binôme constitué à l’occasion de cette résidence. Vincent Croguennec, jeune plasticien en plein essor créatif, a en effet pu profiter dès les premiers jours de cette résidence de l’expérience de Vincent Lascour, qui après trois années consécutives d’ateliers archéologiques mensuels aux Maisons, connait notre dynamique institutionnelle, les équipes éducatives, les rythmes d’activité des enfants.

De fait, l’activité créatrice menée conjointement par les résidents et la communauté éducative de notre association a commencé dès la première semaine de leur présence, comme en témoigne cet article.

Deux résultats non prévus positifs sont par ailleurs à considérer.

Sur proposition de Vincent Croguennec, l’association a organisé le mercredi 22 février 2017 dans l’espace scénique associatif « Le café-théâtre Michel Lafond » une projection du film « Spartacus & Cassandra » en présence de l’une de ses actrices. Les enfants et les équipes ont particulièrement apprécié ce récit faisant oh combien écho avec leur propre histoire, et étayant le thème de notre saison culturelle (« Où est ton courage ? »).

Second résultat non prévu positif, dit Emmanuel Paris, Vincent Croguennec et Vincent Lascour ont inventé un dispositif technique permettant pendant les vacances d’Hiver 2017 aux enfants et aux équipes éducatives de co-créer dans leur Maison d’enfants respective un film d’animation qui sera l’une des œuvres composant le spectacle clôturant notre festival annuel « Les Journées d’Enfance 2017 ». On trouvera ici un article relatant l’une des étapes de ce processus créatif itinérant.

On trouvera ici le lien Internet permettant de visionner le film d’animation diffusé sur scène le 7 juillet 2017 lors du spectacle « Passeurs de cœur ».

Vincent Lascour recommande d’inscrire en toutes lettre dans le cahier des charges de la résidence art / science l’obligation d’itinérer de Maison en Maison entre janvier et mars. Vincent Lascour explique que cette contrainte permet d’éviter que seuls le Centre de Jour, la Maison du Cirque et la Maison Vive, c’est-à-dire les trois unités jouxtant les ateliers des résidents, ne profitent des créations en cours.

Emmanuel Paris répond qu’il prend en compte cette recommandation, même s’il doit aussi maintenir la liberté de penser et d’agir des créateurs afin de ne pas les contraindre dans les contenus qu’ils inventent à destination des enfants.

Emmanuel Paris signale qu’une page Internet dédiée a par ailleurs été créée, valorisant le soutien déterminant de l’INRAP pour la réalisation de cette résidence art / science 2017.

Emmanuel Paris signale qu’il a été aussi convié par la Fondation à présenter l’association et son programme culturel le 1er février 2017 dans le cadre de la Rencontre du Cercle éducation du Centre Français des Fonds et Fondations thématisant « L’éducation artistique et culturelle dans les territoires ».

La résidence art / science 2017 fut l’un des exemples valorisés. On trouvera ici le détail de cette prise de parole.

Instruit de l’opérationnalité de la relation interpersonnelle nouée par Vincent Croguennec et Vincent Lascour, Emmanuel Paris dit que l’association aimerait proposer à Vincent Lascour de co-animer la résidence art / science 2018 avec Marion Fillancq, retenue par le jury pour cette deuxième édition.

Vincent Lascour et Marion Fillancq aimeraient développer notamment à cette occasion un appareil acoustique comme nul autre pareil par sa dimension et son esthétisme, permettant par exemple aux enfants de carillonner sur scène leurs compositions musicales et leurs créations chorégraphiques lors du spectacle des « Journées d’Enfance 2018 » en brassant des pièces de verre taillées.

On trouvera quelques aperçus de cette collaboration naissante ici.

Vincent Lascour dit que Marion Fillancq ne sera peut-être pas disponible entre janvier et mars 2018, mais que cela reste à confirmer.

Elisabeth Justome recommande à Emmanuel Paris de lui faire part d’une lettre de remerciements à la direction de la base Hauts-de-France de l’INRAP, ainsi que du siège central, pour accompagner la préparation de la prochaine édition de la résidence art / science.

II. Point sur l’état d’avancement de l’atelier archéologique mensuel :

Emmanuel Paris distribue aux participants une sortie papier de la page dédiée sur le site Internet à la valorisation la précédente séance, en mars.

Emmanuel Paris valorise la qualité des images transmises par les équipes des Maisons, signe, ajoute Emmanuel Paris, d’une belle vitalité de l’atelier archéologique mensuel.

Vincent Lascour dit que les blocs de chêne entreposés dans l’atelier pour la fabrique, notamment, des roues du travois, ont séché de telle sorte que leur travail avec les outils artefacts de l’âge de bronze est moins aisé.

Vincent Lascour propose d’échelonner par conséquent la construction du travois et de la charrette médiévale y compris durant la prochaine saison culturelle.

Emmanuel Paris accepte cette proposition, en disant que l’association est prête à prendre tout le temps nécessaire pour la réalisation de ces véhicules hippotractés.

Emmanuel Paris demande si l’acquisition de nouveaux matériaux ou matériels est nécessaire.

Vincent Lascour répond que ce n’est pas le cas, précisant que le travois est construit pour moitié.

III. Présentation du programme du festival annuel « Journées d’Enfance 2017 » :

Emmanuel Paris invite les participants à participer au festival annuel organisé par l’association, et spécialement le jeudi 6 juillet, de 10h à midi, puisqu’à cette occasion l’ensemble des conseils accompagnant l’institution dans le développement de son programme culturel se réuniront pour présenter les actions entreprises durant la saison écoulée, et partager le thème de la nouvelle saison à venir.

Emmanuel Paris détaille le programme du festival ainsi que du colloque, partie prenante de cette manifestation.

S’agissant du festival « Les Journées d’Enfance 2017 » :

Le dimanche 2 juillet 2017:

  • (10h – 11h30, Ferme de Bertinghen) : projection des « Chroniques 2017 », film réalisé durant l’année écoulée dans les Maisons de culture de notre institution.
  • (12h-15h, Ferme de Bertinghen) : « Les grandes tables de la ferme », rassemblement annuel de notre communauté éducative et les anciennes et anciens de l’institution.

Le mardi 4 juillet 2017 (18h – 20h, sur les bords de la Liane à Boulogne-sur-mer) : joutes nautiques, tournoi inter-Maisons.

Adresse : Berges de la Liane, devant les pontons à côté du pont de l’Entente cordiale, Boulogne-sur-Mer

Accès libre

Le jeudi 6 juillet 2017 (10h – 12h, Ferme de Bertinghen) : réunion plénière des Conseils du programme « L’aventure de la vie » ; Conseil de la Culture d’entreprendre, Conseil de la Vie Sociale, Conseil scientifique et comités de pilotage présentent les actions réalisées durant la saison écoulée, et préparent la saison à venir.

Le vendredi 7 juillet 2017 :

  • 9h – 16h, ULCO site de l’antenne Saint-Louis : colloque « Où est ton courage ? ».

Adresse : Université du Littoral Côte d’Opale, 21 rue Saint-Louis, Boulogne-sur-Mer

Entrée libre sur réservation

  • 20h – 21h30, salle « Le Phenix » à Outreau : spectacle « Passeurs de cœur ».

Adresse : 1, Place Léon Blum, 62230 Outreau

Entrée libre sur réservation

Vincent Lascour informe les participants que les Chalcophore proposent de réaliser une coulée de bronze durant les « Grandes tables de la ferme », le 2 juillet, afin de créer une animation rappelant l’atelier archéologique mensuel en cours.

Emmanuel Paris remercie l’association pour cette belle initiative, et recommande que cette coulée soit organisée à côté de « L’arbre aux palabres », dans la cour intérieure de la Ferme de Bertinghen, afin que les convives puissent facilement accéder au pôle de démonstration.

S’agissant du colloque, le 7 juillet, de 9h à 16h à l’ULCO Boulogne-sur-mer, antenne Saint-Louis, Emmanuel Paris communique les informations suivantes :

Tout au long de la journée : dessins réalisés par Christian Antonelli.

8h30-9h, accueil

Matin (9h-12h) :

9h-9h20 :

Discours du président de l’association et, sous réserve de confirmation, d’un représentant du Conseil départemental du Pas-de-Calais.

9h20-9h50 :

Film : discussion des enfants avec le parrain de notre association, M. Patrick Bourdet, sur le thème « Où est ton courage ? ».

9h50-10h35 :

Présentation de l’association PREMA par Madame Estelle Gavrand, éthologue.

10h35-10h45 : pause

10h45-12h :

Film : présentation de Gourdoulou par son auteur, l’artiste Grégory Buchert :

Gérard-Henri Durand, écrivain, autour d’Italo Calvino « Le chevalier inexistant » et de William Shakespeare « Macbeth ».

Jean-Paul Demoule, archéologue, à propos de l’effondrement et de la résilience des civilisations.

Pause repas

(Salle de restauration du Crous, ULCO antenne Saint-Louis)

Après-midi (13h30-16h) :

De 13h30 à 14h45, trois ateliers co-animés par des éducateurs et des membres du Conseil scientifique de notre association, dans trois salles différentes de l’Université.

Atelier 1 : Jean-Charles Sergeant et Eric Legros : « Le courage de l’enfant »

Atelier 2 : Joseph Bako et Pierre Lemarquis : « Le courage en itinérance »

Atelier 3 : Anick Traguardi-Menet et Claire Oger : « Le courage de l’éducateur »

15h-16h, dans l’amphithéâtre 1 : synthèse des trois ateliers.

Emmanuel Paris remercie les participants et donne rendez-vous le 6 juillet, ainsi que pour la prochaine réunion du comité de pilotage, le 27 septembre 2017.

“Gourdoulou” à l’honneur lors de notre colloque, le 7 juillet 2017.

Notre festival annuel Les Journées d’Enfance se prépare.

Parmi les événements proposés comme chaque année, le colloque des Maisons des Enfants de la Côte d’Opale aura lieu cette année le vendredi 7 juillet 2017 de 9h à 16h dans le cadre du partenariat avec l’Université Littoral Côte d’Opale, Antenne Saint-Louis de Boulogne-sur-mer.

Cette année, le colloque expérimentera une nouvelle configuration, permettant aux participants de réaliser d’autres façons de s’approprier le thème de notre saison culturelle.

L’après-midi du colloque sera organisée au fil d’ateliers thématiques conçus conjointement par les équipes éducatives et le Conseil scientifique de notre association.

La matinée du colloque s’appuiera sur la diffusion du film réalisé mercredi 5 avril à partir de la rencontre par notre parrain, M. Patrick Bourdet, avec des enfants des Maisons et services de notre association pour réfléchir ensemble à propos du thème de notre saison.

Cette même matinée du colloque, un atelier thématique sera proposé autour de l’oeuvre Gourdoulou, dont les enfants et les équipes ont apprécié la portée symbolique lors de sa programmation au Fonds Régional d’Art Contemporain, en juin 2016.

Le programme détaillé du colloque, ainsi que du festival “Les Journées d’Enfance 2017”, seront prochainement mis en ligne sur notre site Internet.