Archives de catégorie : La culture artistique

La culture artistique

Qu’est-ce-que c’est ?

Maki/åbäke (not from the studio), artiste designer en résidence cette année dans nos Maisons pour réaliser avec la communauté éducative et des artisans la valorisation du rassemblement annuel ainsi que du site archéologique Le petit déjeuner sous l’herbe, lance un appel pour agrémenter l’imaginaire collectif des œuvres qui seront inaugurées le 2 juillet 2019.

Voici le contenu de ce quizz (texte et images de Maki/åbäke (not from the studio) :

À ma première venue à la ferme, j’avais déjà remarqué – et c’est une atteinte à mon ego – que Les Maisons des enfants de la Côte d’Opale ne m’avaient pas attendu pour faire des projets.

D’ailleurs, l’abondance et les qualités exceptionnelles de ces entreprises créatives étaient si ambitieuses que cela force l’humilité ! Je n’avais jamais participé à forger des outils en bronze, construire une charrette ou maintenir un jardin médiéval. Il est apparu que toutes ces activités étaient encore présentes quand on regarde un peu. Certains en l’état comme la charrette mais d’autres en ruines, demandant leur réactivation par un récit pour celui et celle qui posent la question “Qu’est-ce que c’est ?” à la vue d’une pierre étrange qui s’avère être une céramique ou une structure métallique sur une paroi qui a autrefois fait pivoter des géants.

Je vous invite donc à rajouter des images dans l’album que je créée aujourd’hui ci-dessous, mais aussi à répondre à cette question si vous savez ce que ces photos montrent par fragments.

 

 

 

Images du spectacle “Tant qu’il y aura des coquelicots dans un champ de blé”

Ce mardi  5 mars au café-théâtre Michel Lafond, espace scénique de notre institution, Lyne et Cliff ont proposé aux enfants et aux équipes éducatives une première représentation de Tant qu’il y aura des coquelicots dans un champ de blé.

Lyne et Cliff ont présenté aux enfants et aux équipes l’histoire d’un enfant, passionné de football mais peu enclin à la lecture si ce n’est l’écoute de sa mamie lui disant à voix haute des passages d’ouvrages qui lui sont chers.

Toujours rétif au monde des mots, l’enfant va cependant découvrir une maîtresse d’école dont le charisme et la capacité à expliquer la beauté du verbe vont le convaincre de porter peu à peu attention à la joie de s’exprimer par écrit. La syntaxe, l’étymologie, le style sont autant d’étapes, de récompenses, d’œufs en chocolat sur le chemin d’un apprentissage tour à tour laborieux ou léger.

Sans doute cette maîtresse d’école emmène-t-elle l’enfant dans l’amour de la littérature quand, chantant du Barbara, elle parvient à le convaincre du bienfait de l’art poétique. L’enfant est aussi prévenu par ses soins des périls guettant les livres ; autodafés, vecteurs d’idéologie mortifère, ces objets parlants peuvent aussi obscurcir l’âme pour qui n’y prend garde.

Il reste que, insiste la maîtresse, lire est un acte de volonté ; nous avons le droit de ne pas lire, ou de ne lire qu’un passage d’un texte. C’est cette liberté face à la chose écrite qui en fait notre meilleure amie dans l’existence.

Les enfants et les équipes ont aimé cheminé avec Lyne et Cliff, prêtant grande attention à cette éloge d’un dépassement de soi.

L’après-midi de ce mercredi 6 mars, Lyne et Cliff rencontrent les enfants du Centre de Jour pour dialoguer ensemble sur le plaisir des mots. Une seconde représentation de “Tant qu’il y aura des coquelicots dans un champ de blé” sera présentée aux enfants et aux équipes ce mercredi soir.

Découvrez les images réalisées ce 5 mars :

Projet corsaires de la Maison du Cirque : c’est parti

Ce mercredi 27 février, Elodie a organisé la première séance du cycle d’ateliers de la Maison du Cirque consacré à la création par les enfants de l’identité visuelle que la belle maisonnée arborera lors de la Fête  de la Mer 2019, événement auquel participent l’association pour la troisième édition consécutive.

Le thème de la piraterie a été retenu ; chaque Maison développera son héraldique et ses costumes pour offrir aux près de 300 000 spectateurs un décor célébrant les gens de mer.

Découvrez les images transmises par Elodie, membre de l’équipe éducative :

Portraits

Je suis arrivé le 2 juillet 2018 aux Maisons des Enfants de la Côte d’Opale.
Une centaine de personnes était déjà présente, heureuses de se retrouver pour ce repas annuel.
Je ne suis pas timide mais s’intégrer très vite, ce n’est ni facile, ni forcément souhaitable alors je dessine des portraits et petit à petit, les plus jeunes sont venus me voir : “Monsieur, vous faîtes quoi ?”
Parfois ils me dessinent.
Plus tard Emmanuel me parle de l’intelligence de la main. Alors je pense à la parole de la main.
Quand on dessine, on parle.
Maki

Visage, paysages

(Image illustrative : portrait photographique d’Edouard Manet, 1832-1883, archives nationales)

Fêtant la nouvelle exposition du Musée de Boulogne-sur-mer, Crystal (Maison des Découvreurs),  a participé à l’atelier de peinture proposé pour célébrer Edouard Manet et Clair de lune, oeuvre réalisée par le célèbre artiste lors d’un séjour à Boulogne.

La peinture impressionniste des enfants

(Image illustrative : “Clair de lune sur le port de Boulogne-sur-mer”, Edouard Manet, Musée d’Orsay)

Fêtant la nouvelle exposition du Musée de Boulogne-sur-mer, Marie (Maison de la Musique), Maximilia (Maison des Découvreurs),  Sofia et Kylian (Maison du Cirque) ont participé à l’atelier de peinture proposé pour célébrer Edouard Manet et Clair de lune, oeuvre réalisée par le célèbre artiste lors d’un séjour à Boulogne.

Passé-présent-futur

Schéma proposé par Laurent Olivier dans l’ouvrage Le sombre abîme du temps: mémoire et archéologie, Paris, 2008.

Voici la lettre d’intention rédigée au terme d’une année de réunions tout au long de la saison 2017-2018 pour préciser la volonté  de l’association d’accueillir la résidence art / science 2019, soutenue par le programme Les Nouveaux commanditaires de la Fondation de France, et par la Fondation Daniel et Nina Carasso sous l’égide de la Fondation de France.

Cahier des charges de la résidence art / science 2019

Préambule :

L’association « Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale » est créée en juin 2011. Elle est habilitée par le Conseil départemental du Pas-de-Calais dans le cadre de la protection de l’enfance et est reconnue d’utilité publique. Elle accueille des enfants à la suite d’une décision des services sociaux ou judiciaires. Ces placements se font pour cause de carence éducative du milieu d’origine, allant de problèmes de comportements aux troubles de la personnalité.
L’association reçoit ou accompagne chaque année près de 130 enfants de 6 à 21 ans, originaires de toute la Côte d’Opale (de Berck-sur-Mer à Calais), et dans une moindre mesure du bassin lensois, de l’arrageois, et d’autres pays. 70 salariés et 30 bénévoles vivent, pensent et agissent avec ces enfants.
La décision de mise en œuvre d’une mesure éducative au sein de notre association s’exerce soit en internat, dans les Maisons des Enfants de la Culture, soit en externat (via le Centre de Jour, la Maison Vive, ou les séjours “Itinérance”), soit par des interventions à domicile au cœur de l’environnement familial du jeune (service DMAD DARF).
Un programme d’éducation et de soin fondé sur l’action culturelle est mise en œuvre à destination de ces enfants et de ces jeunes par une communauté éducative pluridisciplinaire ; ils pratiquent toute l’année en arts, en lettres, en sciences, en sports, découvrent les nouvelles technologies, peuvent aller à la rencontre d’autres contrées lointaines, assistent à des spectacles professionnels, et sont acteurs culturels par l’organisation de manifestations dans l’espace public durant lesquelles ils présentent les créations issues de cette formation.

Les commanditaires :

Emmanuelle Dehée, président de l’association « La Maison des Enfants de la Marine »
Claire Beugnet, directrice de l’association « Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale »
Emmanuel Paris, directeur adjoint aux affaires culturelles de l’association « Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale »
Joseph Bako, chef de service de la Maison de la Musique et du service « Itinérance » et des « Studios », association « Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale » ;
Yannick Coppin, chef de service du Centre de Jour et de la Maison Vive, association « Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale »
Pierre-Yves Maquinghen, chef de service de la Maison du Cirque et de la Maison du Sport, association « Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale »
Sandrine Loggia, chef de service de la Maison de la Danse et du Service de maintien à domicile, association « Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale »
Un enfant représentant les enfants et les jeunes, association « Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale »

Le contexte de la commande : S’inscrire dans le long terme pour desserrer l’étau du court terme.

L’association « Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale » gère plusieurs sites de protection de l’enfance dans le boulonnais, accueillant en internat des enfants et jeunes adultes placés sur décision de justice ou venant dans les familles dans le cadre du maintien à domicile. Au-delà de la diversité des cas, un point commun caractérise les enfants ; une grande difficulté à se projeter dans une pensée de long terme, qu’il soit rétrospectif (se souvenir) ou prospectif (s’imaginer devenir autre).
Le temps moyen d’une mesure d’assistance éducative dans notre institution est de deux ans et demi. Cependant, près de la moitié des enfants arrivent au sein de nos Maisons avec des expériences traumatiques qui obèrent leurs visions de la vie à venir. Le travail des équipes éducatives est à ce moment-là de les aider à rouvrir le champ des possibles, de leur redonner confiance en eux et en les adultes, de reconstruire les schèmes du vivre et de l’agir ensemble dans les familles, dans le territoire.
L’enfant devenu adulte parvient ou ne parvient pas à devenir parent (ainsi du suicide de deux anciens quelques mois après la naissance de leur enfant) : le retour concret en famille n’est évidemment pas suffisant pour garantir à chacun sa place symbolique dans la filiation et les générations. Souvent bénéfique à court terme pour l’enfant, le jeune, cette intervention éducative ne porte cependant ses fruits (ou est tangible) que bien après le passage dans l’association, parfois vingt, trente ans plus tard, quand, devenu adulte, il parvient éventuellement à assumer sa biographie, et à enfanter ; éduquer son enfant, à son tour.

Agir au temps présent, en sachant que les résultats se révéleront dans un futur hors de portée pour les membres de l’association : cette interrogation sur ce que deviendra l’enfant devenu adulte, a inspiré un programme éducatif et culturel pluriannuel : L’aventure de la vie. Celui-ci est fondé sur le principe de rencontres avec des personnes issues des mondes des arts, d’autres pays, des lettres, de l’entreprise, des sciences, des sports et des techniques, considérant que ces moments partagés pour créer réaffirment à l’enfant son inscription dans le temps long de l’aventure humaine. Ce questionnement sur le devenir des êtres a aussi inspiré l’opération d’archéologie prospective intitulée Le petit déjeuner sous l’herbe.

Le 2 juillet 2010 a eu lieu au lieu-dit « La Ferme de Bertinghen », 264, rue du Four à Chaux 62 280 Saint-Martin-Boulogne « Le petit déjeuner sous l’herbe ». L’opération mobilisait les ressources de l’archéologie, en proposant aux enfants et adultes d’enfouir dans une fosse spécialement créée à cette occasion dans le jardin de l’internat, des objets personnels qu’ils confient aux scientifiques des décennies futures.
La démarche est double : mettre en scène une rencontre avec des chercheurs certes fictifs (ils n’étaient pas présents le 2 juillet 2010) mais dont on prépare, par la contractualisation avec des institutions de cette discipline, la venue vingt ans puis quarante ans plus tard sur le lieu du petit déjeuner (les fouilles archéologiques programmées les 2 juillet 2030 et 2050).

Descriptif de la commande :

Afin de maximiser les probabilités que les fouilles archéologiques aient effectivement lieu les 2 juillet 2030 puis 2 juillet 2050, nous demandons sur le site du « petit déjeuner sous l’herbe » la création d’une œuvre monumentale, verticale et faite de matériaux particulièrement pérennes (capables de résister à l’usure du temps et aux dégradations de la part des résidents de la ferme de Bertinghen et alentours). L’œuvre doit apparaître dans le paysage visuel du site, afin que le lieu archéologique ait son pendant hors-sol. Tenant compte des enfants habitant le site, et compte-tenu de nos responsabilités, l’œuvre doit être sans dangers (matières arrachées susceptibles d’être utilisées pour des actes inconvenants, escalades non-autorisées mettant en péril la santé de l’enfant, etc.)
L’œuvre doit être conçue de façon à durer jusqu’au 2 juillet 2050. Sur ce dernier point, et dans l’hypothèse où l’œuvre monumentale serait associée à un rite, nous pensons à une œuvre susceptible de reprendre et de s’approprier les principes du sanctuaire d’Ise au Japon – déconstruit/reconstruit à l’identique chaque vingt ans depuis près de 1200 ans. Cette seconde proposition suppose donc la formulation d’un rituel, permettant aux résidents de l’association de refaire régulièrement sur le site du « petit déjeuner sous l’herbe » et d’ici 2050 l’œuvre créée. L’œuvre serait donc aussi un cérémoniel, toujours rendant visible à travers les âges l’importance du site archéologique.
A ce sujet, un rassemblement est d’ores et déjà organisé chaque 2 juillet depuis l’année 2011, dédiée à fêter les retrouvailles avec les anciennes et les anciens de l’institution (certaines et certains âgés de cinquante, soixante ans).

Objectifs de la commande :

L’objectif, à court terme est de créer une œuvre, figure médiatrice entre la famille de l’enfant et la société (la justice qui a décidé du placement de l’enfant, l’association qui en conséquence accueille l’enfant, etc.). Il s’agit aussi de créer une figure médiatrice capable d’émanciper l’enfant de la relation qu’il s’interdisait jusque-là de dire quant au passé (voici ce que j’ai vécu) et au futur (voici ce à quoi j’aspire devenir).

Dans un moyen terme, l’opération vise quatre objectifs :

– tester la solidité des formes classiques de l’institutionnalisation (contractualiser aujourd’hui des actions à mener dans vingt et quarante ans avec des acteurs institutionnels dont on ne sait pas s’ils existeront encore à ces échéances, quelle sera leur identité, etc.) ;
– comparer l’efficacité des protocoles de développement éducatif et culturel (partenariats avec des acteurs et institutions hors de notre champ professionnel ; travail de communication d’année en année pour faire évoluer l’image de la protection de l’enfance auprès de l’opinion publique) ;
– analyser en 2030 puis 2050 l’usure du temps sur la mémoire des objets et des participants (de quoi les personnes se souviennent-elles, avec quel degré de précision ? À quel point le sol a-t-il détérioré les objets placés là ?) ;
– permettre de retrouver les enfants, devenus adultes en 2030 et 2050, savoir ce qu’ils sont devenus.

Les enjeux de la commande :

Trois cadrages théoriques fondent cette proposition d’élever à partir du sol une œuvre sur le site du « petit déjeuner sous l’herbe ».
Inspirée de « l’enterrement du tableau piège » de l’artiste Daniel Spoerri, en 1983 dans le parc du campus HEC de Jouy-en-Josas, l’expérience « Le Petit Déjeuner sous l’herbe » considère le temps passé non pas dans un sens cumulatif, historicisé (le temps passé serait perdu une fois qu’il a eu lieu, pour laisser sa place aux temps présent et futur ; le temps passé doit être passé sous silence), mais dans un sens itératif, qui est celui du temps de la remémoration, de la mise en partage (le temps passé – celui incorporé dans les objets placés dans la fosse, serait à venir : il sera défini lors de rencontres ultérieures (lors des fouilles archéologiques), et pour garantir qu’il soit correctement interprété, les enfants doivent expliciter ce passé, décrire à celui rencontré vingt et quarante ans après cet acte ce en quoi il fait sens).
C’est aussi une scénographie permettant de questionner la notion de « filiation », sa plasticité, laquelle est certes rompue ou abîmée par les traumas infligés aux enfants, mais peut être revitalisée y compris en de pareilles circonstances.
Le « Petit déjeuner sous l’herbe » tente de recomposer la chaîne filiale, en rendant à nouveau possible l’association entre temps passé (celui du vestige, de l’objet personnel déposé dans la fosse) et monde adulte, devenu bienveillant (monde adulte incarné par les archéologues, qui chercheront à savoir l’histoire de ces vestiges pour dire au mieux ce qu’ont vécu leurs propriétaires).
Troisième et dernier cadre théorique : les catégories de témoins matériels de cette opération et de son rapport au temps ; vestiges dans le sol, archives numériques et papiers, traces écrites et sculptées produites chaque année pour commémorer « Le petit déjeuner », explorent l’affirmation formulée par Sigmund Freud, selon laquelle, pour reprendre les termes de sa lettre écrite en 1896 à Wilhelm Fliess, les mécanismes psychiques se forment tels le processus de stratification du sol : la mémoire n’est pas présente à l’esprit une mais plusieurs fois, et elle est déposée en différentes espèces de signes, au fur et à mesure de rencontres.

Trois cadrages théoriques, mais une hypothèse générale ; l’émancipation des enfants de leurs expériences traumatiques originelles, la mise en mouvements de leur mémoire, peut trouver son ancrage dans la fosse du « Petit déjeuner », car l’opération établit une scène sur laquelle, de manière réactualisée du 2 juillet 2010 aux 2 juillet 2030 et 2050, ils peuvent répartir avec les personnes qu’ils rencontreront ce qu’ils veulent enfouir et ce qu’ils veulent préserver, ce qu’ils veulent oublier et ce qu’ils veulent reconnaître, ce dont ils veulent être conscients et ce qu’ils préfèrent laisser à l’état de non-dit.

Mots clés :

Verticalité de l’œuvre surface du sol – hors sol / Création hybridée (Art/Science/Technique) / Mémoires individuelles mises en mouvement / Histoire collective ritualisée / Transmission intergénérationnelle / Protection de l’enfance / Patrimoine matériel (idée du mémorial existant de manière permanente pendant 30 ans) vs. Patrimoine immatériel (idée des actes mémoriels reproduits chaque année pendant 30 ans).

Calendrier :

L’œuvre doit être inaugurée le 2 juillet 2019.

L’idée de Lilian, peinte par Luna

Le 25 janvier, lors de la réunion trimestrielle du Conseil scientifique, Åbäke/Maki, lauréat de notre résidence art / science 2019, a présenté le projet final, adopté à l’unanimité lors de cette assemblée.

Le titre de ce projet : “Connaissez-vous la blague du petit déjeuner ? 2010-2019-2050”, inventé par Lilian (Maison du Cirque), a inspiré Luna :

2019, année durant laquelle nous nous projetons en 2050, fut choisie comme référence futuriste dans le film Blade Runner, lequel fut inspiré de la nouvelle de Philip K. Dick : Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?, qui imaginait à son époque un avenir lointain se réalisant en 1992.

Exposition “Y’a d’la joie” : installation du prêt d’œuvres en “salle sophro”

Les œuvres prêtées pour trois mois par le Fonds Régional d’Art Contemporain Hauts-de-France dans la salle d’exposition de notre association sont arrivées.

Maria et Guillaume, venus de Dunkerque avec dans le coffre de la camionnette les créations artistiques choisies pour ce projet, ont placé consciencieusement, avec beaucoup de soins, d’attention, les objets composant ce nouveau parcours d’exposition à l’attention des enfants et des jeunes de notre institution.

Tandis que Maria regardait l’espace de la salle sophro et positionnait chaque création à la place qui lui revenait, Guillaume utilisait un laser pour mesurer exactement l’horizontale des cartels fixés au mur pour dire la généalogie de la création exposée à leurs pieds.

Les photos réalisées durant cette fabrique du thème qui est le nôtre jusqu’au terme de notre saison culturelle Y’a d’la joie sont ici :

A partir de ce jour et pendant trois mois lors d’ateliers animés conjointement par Sylvie, professeur en arts plastiques du Centre de Jour et de la Maison Vive, et Elodie, chargée des expositions in situ du FRAC, les enfants vont étudier la démarche des auteurs des œuvres installées en salle sophro mais aussi à Dunkerque afin de créer à leur tour un parcours d’exposition, lequel sera inauguré en septembre 2019 au Fonds Régional d’Art Contemporain, à Dunkerque.

Plus d’informations sur les œuvres installées en salle sophro ici.

“Y’a d’la joie” et ce que le thème inspire aux enfants : recueil de paroles par François Roy

François Roy, metteur en scène des spectacles qui, chaque année, closent en beauté nos saisons culturelles, a rencontré les enfants pour recueillir ce que leur inspire le thème.

Ce verbatim ainsi que les inspirations de François nourrissent les réflexions des réunions organisées régulièrement avec les enfants, les professeurs des ateliers, les chefs de service et la direction.

Rendez-vous le 5 juillet à l’occasion du Festival “Les Journées d’Enfance 2019” pour voir sur scène s’exprimer les idées formulées ci-après :

CUEILLETTE à la PREVERT

De l’Effort à la Joie, il y a l’apprentissage !

Maison du Sport :

Gagner un match

Se surpasser ou se dépasser ses limites

Surpassement c’est un sur-effort

                           C’est être Au-dessus de soi

Il faut un effort

Oui On a des limites

Je ne sais pas / rien puis après on sait

Non a priori je n’ai pas de limites et je sais tout ; Je fais l’effort dès le début et mon effort est de développer ce que je sais à priori et ce que j’ai en moi  (Maïeutique)

L’Effort, c’est le vouloir

Je ne savais pas courir, mais j’ai appris ; maintenant je sais  et comme je sais, j’ai de la joie à courir

J’apprends la moitié des règles puis je m’arrête, puis je reprends et là je fais un effort pour reprendre

J’ai le désir de jouer de la guitare mais il faut que j’apprenne le solfège qui demande au moins deux ans ; je ne fais pas l’effort de l’apprendre alors je ne joue pas ; je suis conscient que la joie est toute proche mais qu’elle ne viendra pas sans l’effort d’apprendre le solfège

Car l’effort est dans un temps long

L’effort, c’est reprendre sur sa volonté (Sarah)

Mais il y a du collectif dans l’effort

On me « force » et c’est l’entourage qui encourage

 L’effort, c’est le contraire de la paresse

Mais  il y a l’effort puis le découragement puis l’effort de nouveau, faut recommencer

Ce serait bien mais moi je n’y arrive pas, je ne sais pas, je ne peux pas

LA JOIE :

C’est être content de quelque chose, de quelqu’un, des autres

C’est relatif à la famille, à l’entourage  comme l’effort (collectif)

La joie c’est être content de Soi mais c’est aussi être content pour eux, pour l’autre

La joie améliore, rend meilleur.

D’avoir fait un effort sur soi même

C’est le plaisir de partager la joie de l’autre, la victoire de l’autre ou la sienne ou tous ensemble (la guerre et la victoire de tous)

C’est le plaisir de partager en dépassant ses propres qualités

La joie : il y a le choix et  la limite d’entreprendre ; Cela concerne aussi le libre arbitre (quelle joie ? quel effort ?)

L’ENERGIE de l’effort

Pour un effort il faut de l’énergie, de la volonté mais pour la volonté il faut de l’énergie

La souffrance est la limite de l’effort

La joie c’est l’écho de l’effort, c’est l’écho de la réussite

La volonté est la bataille entre la réussite et l’échec mais aussi une bataille avec soi-même

La Règle du jeu :

L’effort : c’est apprendre et/ou respecter  la règle du jeu ; après il y a la joie

LE TEMPS :

Il faut du temps avec l’effort, pour l’effort

L’effort est long et la joie courte

Quand la joie est longue, elle reste en soi, cela peut devenir de la fierté ; elle se partage et/ou elle se ressent aussi  en collectif, et parfois avec l’autre

La joie, c’est une épreuve ; timide, il faut que je me dépasse pour montrer ma joie

Oser montrer sa joie !

L’histoire de la joie c’est l’histoire de l’apprentissage qui passe par l’effort et le collectif

Maison du Cirque :

LA JOIE :

Joie de vivre, être heureux, avoir le sourire, c’est collectif, être collectivement dans la joie, s’entraider à être joyeux

La joie c’est du dynamisme, donne du dynamisme ; tout cela  c’est de l’énergie

La joie ce sont de couleurs, elle est colorée

La joie, c’est être en bonne relation avec l’autre  avec soi-même

On se soutient et  c’est l’encouragement,

La joie  vient de l’effort quand on se surpasse, c’est le surpassement réussi

La joie, c’est le nez rouge du clown

Le visage exprime la joie, il sourit ; l’expression de son corps avec  ses gestes contents

La joie c’est quand on a une bonne nouvelle suite à l’effort donné ou  par hasard comme une rencontre imprévue

Cirque = apprentissage = effort= résultat= joie du spectacle

Maison de la Musique :

L’EFFORT :

Faire face à une difficulté mais l’effort n’est pas toujours réussi

La passion c’est faire ce qu’on aime : comme «contrôler» un cheval ; le cheval c’est l’image de ma passion, l’effort c’est contrôler ma passion avec les rênes, mais il faut apprendre à conduire son cheval et cela demande de l’apprentissage et ne pas avoir peur ; cela demande de la connaissance

Faire un effort, c’est apprendre à respecter et vivre

L’effort, c’est faire l’effort d’apprendre à travailler  pour avoir de la joie

L’effort de se lever le matin

L’effort d’aimer

Mais Il faut insister, se battre

L’effort de montrer quelque chose donne du plaisir, mais il y faut du courage

Il y a aussi l’effort physique, l’entrainement, la répétition, recommencer

Pour l’effort, il faut avoir le moral mais il faut aussi de la Morale

Au début il faut un objectif comme avoir un bon métier par exemple ; l’objectif atteint, c’est la réussite et celle-ci donne la Joie

Mais la réussite, c’est aussi apprendre à être nous-mêmes

Peut-on réussir sans effort ?

LA JOIE :

Elle peut être en famille, dans la scolarité, dans l’amour  mais avec les autres

La joie est un sentiment ; elle se ressent

Le temps de la joie et de l’effort :

La joie est brève, quand elle est lente c’est le bonheur

L’effort peut être lent et long

Etre joyeux : l’effet d’être joyeux dure mais ça dépend ….

Centre de Jour :

LA JOIE :

Heureux, sourire  c’est long, c’est un moment

La Joie est courte

On est content et c’est coloré comme au cirque

On est joyeux avec la voix, par la parole

Quand il y a la musique, elle devient du chant

La colère amène du rire mais ce n’est pas de la joie

La joie, c’est le moment de la réussite, quand on atteint un but, quand on va vers …

Mais il faut apprendre comme l’apprentissage des métiers

L’effort demande du courage  comme pour le timide par exemple

La joie apporte de la fierté, quand on accomplit des trucs bloqués ; l’effort, c’est de débloquer

L’effort est au début

Il y a l’envie (le désir ?) d’avoir du courage, l’humeur est au début et il y a un projet puis le ratage, et il faut reprendre, se reprendre  avec l’envie d’avancer, d’apprendre

Maison Vive :

Prendre du plaisir c’est la joie

Avec le jeu comme le vélo, le basket, le foot etc..

Jouer c’est la joie

Mais on apprend un jeu, et on peut jouer alors ; alors y a du plaisir et c’est la joie

L’effort c’est marcher longtemps

C’est travailler longtemps

La joie est rapide, vite ou longue, ca dépend

La joie c’est vague

Parfois il y a l’explosion de joie

La joie est colorée :

Rouge colère

Bleu : foncé triste

Jaune : normale

Orange : énervé

Bleu clair : joyeux

Vert : mal au ventre

Blanc…..

Mais aussi  la joie peut être jaune

Maison des Découvreurs :

Y a pas de joie dans le combat

La joie :

Un anniversaire, à Noël, la fête, une naissance, quand on est gâtés, au parc d’attraction

Quand on est amoureux, quand on va  voir ses parents

La joie, elle se partage, avec les amis, au BBQ

Il y a de la joie tout seul aussi, quand on dort,

Quand on se remémore des souvenirs heureux

Y a de la joie avec un porte-bonheur, sur son vélo, quand on regarde une photo, quand on se défoule, quand on joue au sport

Quand on réussit son bac

J’ai fait 20  bornes, c’était très long, j’ai fait un effort  mais j’étais joyeux et fier

J’ai fait un effort pour voir mon frère

Le hasard procure de la joie, comme rencontrer par hasard quelqu’un qu’on aime bien et qu’on n’a pas vu depuis longtemps

Le chevalier fait un effort pour trouver le trésor de son roi (chevalier de la table ronde/ la chasse au trésor)

Maison de la Danse

LA JOIE :

Des gens qui rient ensemble

Une bonne ambiance

Une bonne équipe ; c’est collectif, la joie

Une vie sans problème ça donne de la joie car on est content

Quand on ne se lève pas du pied gauche

La joie vient suite au travail ; l’effort est ensemble, c’est collectif et ça donne une joie collective

Les souvenirs, c’est une joie ancienne qui peut durer

La joie c’est une rencontre amoureuse, une amitié, c’est le hasard de la vie

La joie c’est le cadeau désiré et attendu qui arrive enfin

L’EFFORT:

Par le muscle

Avoir le moral

Avoir envie

La Morale, l’effort de respecter et d’être respecté  (droit et devoir, les règles du jeu)

C’est le travail

Il y a L’épreuve

Le voyage est un effort

La timidité demande un effort, faire ou parler devant tout le monde

Contes et Histoires qui peuvent nous guider

Pinocchio (majoritaire)

Peter Pan (il est joyeux, et son effort est sa ruse)

(Puis par ordre décroissant)

Le petit poucet

Les soldats de la guerre de 14 18 qui luttent et sortent victorieux

Le petit prince

Ulysse

La belle et la bête

Le vieil homme et la mer

Spiderman

(Chevalier de la table ronde/ la chasse au trésor)

Harry Potter

le haricot magique

Rocky

Jumanji

Max 2

Reine des neiges

Coco

A la recherche du bonheur

Les choristes

Titanic

La petite fille aux allumettes

Hunger games

E T

Webographie :

Texte intégral de Pinocchio

Biographie de Collodi

Jésus que ma joie demeure au piano

Cliquer sur l’image ci-dessous puis, quand elle apparaît sur votre écran, cliquer une nouvelle fois en touchant la partie droite de votre souris pour la télécharger sur votre ordinateur :