Archives de catégorie : Itinérance Sénégal 2018-2019

Lettre de Brian (Itinérance Sénégal) : « Mon séjour à Bandafassi »

Je suis arrivé chez Amar dans de très bonnes conditions. J’ai été très bien accueilli par sa famille. Durant mon séjour dans ce petit village j’ai appris beaucoup de choses.

Le premier jour je me suis rendu en brousse avec le frère d’Ama qui s’appelle Mamadou. Il m’a appris à tenir une hache et à couper du bois. J’ai même appris à couper de la paille pour faire les toits des maisons et comment faire des briques. Nous nous sommes rendus dans leur champ et il m’ont montré comment récolter du riz. J’ai vu aussi que le comportement de leurs enfants dans la famille est très respectueux.

De là, j’ai appris comment me comporter avec mes grands. J’ai vu aussi que les gens d’ici n’aiment pas trop parler mais ils disent que moi je parle trop, mais j’ai diminué.

Tous les matins et tous les soirs je pars au forage pour puiser de l’eau. Parfois il m’arrive de penser à la France par ce que c’est un peu dur pour moi. J’ai aussi assisté à un matche de foot à Nathia.

Quand j’avais mal à la jambe toute la famille avait pitié de moi. J’ai vraiment eu de bon conseils dans cette famille ; les gens de la famille apprécient beaucoup la façon dont j’ai changé mon comportement dans le sens positif. Faut le dire quand c’est bien !

Pour résumer en quelque sorte : j’ai fait un bon séjour chez Amar.

Brian

Lettre de Noémie (Itinérance Sénégal) : « La Guinée »

Nous avons pris la route pour la Guinée.

Nous nous sommes arrêtés dans un village pour y passer la nuit. Le lendemain nous avons rangé nos tentes et nous avons pris la route jusqu’au soir.

Le soir nous nous sommes arrêtés dans un hôtel à Pita.

Le lendemain, nous sommes restés 3 ou 4 jours dans un village parce que les éducs ont attrapé le palu.

Après nous sommes partis à l’hôtel à Mamou où nous sommes restés 10 jours. Pendant ces 10 jours nous avons fait de l’autonomie avec Brian et Medhi. Bako est venu nous rendre visite. Nous avons fait les entretiens à la cascade et nous avons vu un serpent de 4 mètres. Les gens du village l’ont tué et l’éduc l’a acheté pour le manger ensuite.

Après ces 10 jours nous avons repris la route vers le Sénégal. Nous nous sommes arrêtés aux mêmes endroits qu’à l’aller. Arrivés au Sénégal après un long trajet, nous nous sommes arrêtés à Tamba, à l’auberge Sadio.

Le lendemain nous avons pris un taxi car la voiture avait un problème qui pouvait se régler qu’à Dakar. Arrivés a Kédougou, les tuteurs des familles sont venus nous chercher.

Ce que j’ai préféré en Guinée c’est Augustin, le gérant de l’hôtel. On l’appelait « le gros ». Ce que j’ai le moins aimé, c’est de dormir en tente. Ce qui me manque le plus c’est mon téléphone et mes amis… Bref ma vie en France, par ce que ici ce n’est pas la même chose.

Noémie

Lettre de Mehdi (Itinérance Sénégal) : « Le séjour en Guinée »

Après le séjour en Famille chez Djibi, nous avons pris la route de Kédougou jusqu’à Tamba. Pendant la route, Baptiste s’est arrêté plusieurs fois pour prendre en photo des animaux : des singes, des phacochères et des oiseaux. Quand nous sommes arrivé a Tamba, Baptiste à pris 2 chambres à l’auberge Sadio. Nous sommes allés manger des pizzas et des Hamburgers au resto d’à côté. J’ai pris une pizza mais il y avait trop de piments dedans. Je l’ai quand même mangée. Nous sommes rentrés à l’auberge et sommes partis nous coucher.

Le lendemain matin, on a pris la route pour la Guinée. En chemin, on a percuté un oiseau. On s’est arrêté dans une ville pour prendre des sandwichs à l’omelette. Dans cette ville, c’était interdit aux chiens ainsi que de fumer! Kadi a pris un voile pour cacher ses cheveux.

Arrivés à la frontière, c’était trop long !Il fallait s’arrêter plusieurs fois pour des contrôles. Baptiste s’est même pris une amende car il ne portait pas de chaussures fermées. On a repris la route avant le coucher du soleil. La nuit tombée, nous avons demandé l’hospitalité à un monsieur afin de poser nos tentes dans sa cour. Il a accepté et donc on a dormis chez lui. Avant de manger, il y a eu leden (l’appel à la prière) et je suis parti prier.

Le lendemain on a repris la route, le soir on a dormi à l’hôtel de Pita. Kadi et Baptiste nous ont fait une surprise, ils ont acheter une assiette avec du poulet, des frites, du choux, des oignons et des tomates avec un peu de sauce curie. J’ai tout mangé et j’ai fini les légumes des autres !

Après une bonne nuit de sommeil, on est parti à Mamou. Après quelques jours de brousse, Baptiste et Kadi ont eu le paludisme. On est retourné en ville où on a pris un hôtel pendant 10 jours. On a fait 3 jours d’autonomie ! Baptiste nous a donné l’argent et on a acheté :

-3 sachets de pâtes, des patates, du sel, du poivre, des légumes, de la sauce tomate, du coca, du Sprite et des bonbons.

Moi je faisais tout le temps la salade, Nono faisait les pâtes et la sauce, et vu que Nono elle n’aime pas les légumes, c’est moi et Brian qui mangions la sauce. On s’est fait « Amis-amis » avec « le gros » et Slim. Moi et Brian on s’est fait amis avec le coutiste… enfin le fabriquant de couteau et le meublier. J’ai même fabriqué et gardé un couteau.

On a été à une cascade, là-bas je suis tombé nez à nez avec un python vivant ! J’ai dit à Brian de le dire à Baptiste qui est venu le prendre en photo. Les gens du village voulaient le tuer alors Baptiste leur a dit de l’attraper vivant mais il était trop tard. Du coup Baptiste l’a acheté mort pour le manger.

Baptiste a fait Tajine au serpent, j’ai goûté un peu : ça a le goût de poulet et de lapin en même temps. Il n’y a que Nono qui n’y a pas goûté. C’est ce soir la que Bako est arrivé.

Le lendemain, j’ai fait mon entretien avec Bako, Baptiste et Kadi. Encore le lendemain, c’était au tour de Nono et de Brian. Après quelques jour, Bako est reparti en France. Ce matin là Baptiste est venu nous réveiller pour lui dire au revoir mais on était très fatigué, du coup on s’est vite recouché.

Le lendemain, c’était le retour au Sénégal pour nous aussi. Baptiste a eu encore une amende pour absence de boîte à pharmacie dans le camion. Il y a aussi eu des policiers qui n’avaient rien contre nous, mais ils ont quand même demandé des bonbons. Quand on est reparti, on a commencé à avoir un problème d’Ad blue. On a dormi à Labé. Lorsque on est reparti, des gendarmes avant la frontière nous ont encore contrôlé. C’est là qu’on n’a pas retrouvé la carte grise ! Du coup on est passé à la frontière avec le stress car si ils nous la demandait on restait bloqué longtemps, peut être plusieurs jours ! …. OUF, on est passé.

On a repassé une nuit à Tamba et le lendemain on a déchargé le camion pour le faire réparer à Dakar. Nous, nous sommes repartis sur Kédougou en voiture-taxi. Brian, Nono et moi avons pris nos affaires pour aller en famille. Djibi est venu me chercher et on est rentré à Lidjani.

Brian et moi avons changé de famille pour aller en brousse. On est revenu pour fêter Noël a Malinda. Ce jour là, on a appelé nos familles. Brian et moi avons fait un barrage dans la rivière pour faire un bassin naturel ; il s’est cassé et on a dû le refaire. Brian et moi sommes repartis chacun dans sa brousse. Ce que j’aime bien en brousse c’est que je m’ennuie un peu moins qu’a Lidjani car là-bas, je travaille beaucoup. La journée je chasse avec mon tuteur, je pêche du poisson. Quand je rentre à la maison, je pile le fonio et le riz mais ils ne veulent pas que je le fasse, par contre je peux rentrer les moutons et les chèvres. Je vais chercher du bois pour la cuisine. Le soir, je prépare le thé au bissape. Mon tuteur lui, fait le thé normal. Je m’occupe aussi du feu. Au midi, je fait griller la viande que mon tuteur et moi chassons.

Je passe le bonjour à toute ma famille. Je leur dis que tout va bien.

Je passe aussi le bonjour a monsieur Libesart, à monsieur Carouge et au collège Angellier.

A l’heure que j’écris, j’ai compté qu’il reste 25 jours.

A bientôt tout le monde.

Mehdi

Lettre de Noémie (Itinérance Sénégal) : « Les aventures du Sénégal »

Nous somme partis de l’hôtel qui se trouve à Sali, pour nous diriger vers Kaolac.

Nous sommes restés 10 jours à Kaolac dans un village où nous étions au bord du lac. Nous avons fait 3 jours d’autonomie, c’est-à-dire que nous devions nous débrouiller tout seul pour faire le repas, ect.

Ensuite nous sommes partis dans le village à côté de l’autre village : on était chez Harandé. Nous sommes restés 3 jours. Nous avions différentes activités.

Ensuite nous avons repris la route pour Tambacounda. Après quelques heures de route, nous nous sommes arrêtés manger dans un snack. Après ce repas nous avons repris la route direction Tamba.

Nous nous sommes arrêtés dans une auberge pour y passer la nuit.

Le lendemain matin nous sommes repartis pour prendre la route vers Kédougou. Un long trajet sur le chemin ; nous avons vu différents animaux sauvages. Nous sommes arrivés en milieu d’après-midi. Nous sommes allés faire quelques courses. Nous nous sommes dirigé vers un village a une heure de Kédougou. Enfin nous sommes arrivés.

Nous avons préparé le campement puis manger. Le lendemain matin nous nous sommes réveillés. Nous avons pris le petit déjeuner. Puis nous sommes partis saluer les villageois dans l’après-midi. Nous somme allés en ville chercher 2, 3 choses après.

Le lendemain nous avons marché 1H30 de marche pour aller à la cascade à la fin de la journée, en repartant un village a pris feu : nous sommes allés les aider à éteindre le feu.

Aujourd’hui nous allons aller chacun dans une famille.

La suite au prochain article.

Noémie

Les Maisons fêtent le Droit

Pour la septième année consécutive, l’association a participé ce 21 novembre à l’événement organisé par le Conseil départemental du Pas-de-Calais pour honorer la convention internationale des droits de l’enfant.

L’exposition consacrée aux droits et soutenue par notre institution a été présentée au public le matin, et l’après-midi durant le spectacle clôturant cette belle journée,  la Maison des Découvreurs et la Maison du Sport ont présenté sur scène des créations issues de leurs ateliers (cannes laser pour l’une, jongleries basket pour la seconde).

Retrouvez les photos prises ce jour :

Lettre de Mehdi (Itinérance Sénégal) : « Présentation »

Bonjour Monsieur Bako,

Je m’appelle Mehdi, j’ai 13 ans.

Je suis en voyage pour changer de comportement car je suis trop violent et trop chiant.

On est parti de Paris moi, Brian et Noémie pour aller à Bruxelles. On est arrivé à 10h et on est parti à 13h.

On est arrivé à Dakar à 22h. On a mangé et on est parti nous coucher dans des tentes et on avait trop chaud.

Le lendemain Brian est venu me réveiller pour aller se laver les dents et après on a pris notre petit déj’.

Je m’entends bien avec tout le monde. Kadi me fait trop rire.

L’après-midi on a été à la plage et on a fait le tour du lac rose.

Le samedi avant de partir en brousse un monsieur nous a invité à aller à la piscine arc-en-ciel.

En brousse :

On est arrivé dans un village, nous sommes allés dire bonjour au chef du village. On a installé notre campement sous un baobab au soir nous avons mangé et nous somme partis nous coucher.

Le lendemain matin on a déjeuné et l’après-midi on est allé acheter des tapis. Au soir on a mangé et on est parti nous coucher.

Le lendemain, moi et Brian ont est allé a l’école pour planter des plantes et j’ai appris l’alphabet arabe aux enfants avec le prof. Le soir on est rentré se coucher, Baptiste nous a appris a monter sur les baobabs.

Je suis parti en famille chez Babakar ; c’est une grande famille très gentille et musulmane. Babakar a une moto de cross : une 125gy.

Le lendemain j’ai été au champ avec Cher, un enfant du village. On a arrosé les pépinières. Au matin, on mange du couscous au lait, au midi, on mange du riz au poisson et au soir du couscous à la sauce.

Babakar élève des poussins. Le matin et le soir, moi et Babakar allons leur donner à manger. Je faisais aussi du cheval avec les enfants. On faisait aussi de la charrette Moussa, Cher et moi pour aller acheter des trucs à Sendiara.

Mehdi

Lettre de Noémie (Itinérance Sénégal) : « Itinérance »

Je m’appelle Noémie,j’ai 16 ans et demi.

Je vis en France, plus précisément à Boulogne-sur-mer.

J’aime faire du sport.

Je suis en Afrique pour changer au niveau de mon comportement et de la violence et aussi par rapport à mon passé.

J’ai deux frères et deux soeurs qui s’appellent Simao, Thiago, Aina et Chloé. Ils sont mes petits frères et soeurs, je suis la plus grande.

Plus tard je veux faire avocate mais je me suis fait virée du Lycée.

Nous sommes arrivé au lac rose où nous y avons passé 5 jours. C’était bien, nous avons été à la mer et au marché.

Après ces 5 jours, nous sommes allés dans le village du nom de Diohar. Nous y avons posé un campement.

Baptiste, l’educ, est monté à l’arbre baobab pour installer des hamacs. Je n’y suis pratiquement pas montée.

Nous avons rencontré des enfants du village qui étaient tout le temps sur notre campement. On jouait avec eux. Ils ont monté aussi sur le baobab.

Il y aussi une femme du noms de Kadi et une petite fille du nom de Djeneba. C’est la fille de Baptiste et de Kadi. Ils ont aussi un chien, moi je n’aime pas les animaux !

Je suis avec 2 garçons en itinérance : Bryan et Mehdi.

Après quelque jours passés, moi je suis restée en famille pendant 10 jours cher le président du village.

Le matin je vais chercher de l’eau avec des ânes, nous remplissons des bidons. Après nous préparons le repas du midi : c’est du riz.

Parfois l’après-midi j’allais au champ chercher des arachides. Après nous retirons les arachides pour les mettre dans un saladier. Après je sors dans le village, parfois je vais au marché de Sandiara ou me promener en charrette. Ensuite le soir je prends la douche et je vais discuter avec les personnes du village.

J’ai une amie dans le village, elle s’appelle charlotte. Je suis pratiquement tout le temps chez elle. On va chercher de l’eau avec les ânes, on prépare le repas, et le soir je dois rentrer chez le président.

Je dors avec Zeyna, la petite fille du président. Je reste là-bas parfois pendant la journée. Je fais des tours en charrette et aussi je vais au marché de Sandiara avec les gens du village.

Le midi au village nous mangeons du riz, le soir et le matin nous mangeons du couscous. Je n’aime pas le couscous donc je mange que le midi. on m’a donné un surnom : »Daba faye » !

Ensuite après les 10 jours de famille, l’éduc est venu me chercher au village. Nous sommes allés chercher Bryan et Medhi, les 2 jeunes qui sont avec moi et nous somme partis dans une maison au bord de la mer.

Noémie

Lettre de Brian (Itinérance Sénégal) : « Le début de la Brousse »

Bonjour à tous,

Je m’appelle Brian.

Je suis ici pour changer parce que je ne suis plus à l’école et parce que je suis trop violent.

J’ai 15 ans, j’habite à Etaples.

Je suis au foyer qui s’appelle « La petite maison », j’y suis depuis un mois.

Avant, j’étais en famille d’accueil depuis six ans. C’était une gentille femme mais j’ai fait le con. Je l’ai frappée, traitée et j’ai aussi fugué.

J’espère changer mon comportement car il n’est pas correct.

J’attends de ce voyage d’être une autre personne, surtout changer la manière de me comporter avec les gens que j’aime, qui m’aiment, et aussi pour avancer dans la vie.

Plus tard je serai paysagiste.

Durant nos 5 premiers jours au Sénégal, nous avons mis nos tentes au Lac rose. Nous sommes partis nous coucher. Le lendemain matin nous avons pris le petit déjeuner puis nous sommes partis au Marché.

Nous avons rencontré Monsieur Malik qui est devenu mon ami. Après nous sommes partis dans un autre camp.

Là-bas, j’y ai rencontré Monsieur Nicolas. Il deviendra mon tuteur pour mon séjour en famille. Notre éducateur nous a appris à monter aux baobabs.

J’ai été en famille pendant 10 jours chez mon tuteur. J’ai salué sa famille, j’ai appris à travailler dans les champs pour cultiver les pastèques et le mil (la graine pour faire le couscous). J’ai aussi été vendre les pastèques au marché de Sandiara.

J’ai fait beaucoup de marche avec la famille de Nicolas. Mes copains s’appellent Abdoulaye, Simon, Michèle.

J’ai appris à manger comme eux : on mange 5 plats matin, midi, et soir, c’est-à-dire du couscous au lait au matin, le midi du riz au poisson et au soir du couscous à la sauce d’arachide.

J’ai appris leurs traditions comme préparer le couscous, leur respect comme manger avec la cuillère à droite et leur mode de vie comme danser tout les soirs.

Brian

Itinérance Sénégal 2018-2019, c’est parti !

Ils sont trois à avoir pris l’avion le 16 octobre à 8h45 à l’aéroport Charles de Gaulle de Roissy pour un séjour de rupture « Itinérance » organisé par les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale.

Ces parcours sur un peu plus de trois mois permettent aux professionnels de l’Aide Sociale à l’Enfance du Pas-de-Calais des possibilités de pause pour des jeunes dont le questionnement existentiel nécessite un dépaysement.

Pour cet Itinérance Sénégal 2018-2019, Baptiste, éducateur, secondé par Kadi, tous les deux accompagnés de Djén, ont reçu à l’aéroport de Dakar Noémie 16 ans,  Brian 15 ans et Medhi 13 ans, tous trois rencontrant quelques difficultés dans leur parcours scolaire et/ou familial.

Pourquoi le choix d’un pays d’Afrique ? D’abord, l’intérêt d’une destination lointaine comme élément contenant.

Le paysage hors normes (topographie, langue, coutumes, climat…) devient un facteur structurant dans la mesure où il nécessite des efforts de collaboration dans les interactions quotidiennes.

La rencontre avec l’autre dans ses différences et ses réalités socioculturelles et économiques incite le jeune à se questionner sur ses propres ressources.

La confrontation à une limite de soi face à ces démesures est un support pour fonder une autre relation à l’autre.

La possibilité d’investissement dans des actions à caractère humanitaire, proposée tout au long de ce séjour de cent-dix jours est un point d’appui qui complète cette énergie du décentrement.

Ce sont ainsi autant de moyens mis à la disposition des jeunes pour repenser leurs attachements à la famille, travailler avec eux la question de l’Origine, que l’on retrouve souvent à la source de leur désir inassouvi de devenir soi, en harmonie avec autrui.

Texte de Joseph Bako, chef de service du programme « Itinérance », image illustrative transmise par Baptiste, membre de l’équipe éducative.