Le programme de notre nouvelle saison culturelle, détaillée mois après mois, est téléchargeable ici.
Pour mémoire, toutes les informations au sujet des saisons sont systématiquement archivées ici.
Comité de pilotage « patrimoine »
Compte-rendu de la réunion du 16 septembre 2015
Emmanuel Paris, 22 septembre 2015
Présents :
Paule Bally, maîtresse de maison retraitée
Bryan Lamon, représentant des enfants et des jeunes de l’institution
Laura Level, représentante des enfants et des jeunes de l’institution
Patrick Legrand, chef de service Maison des Découvreurs
Pierre-Yves Maquinghen, chef de service Maison du Cirque et du Théâtre et Maison du Sport et du Bien-être
Loïc Rouge, éducateur, représentant des personnels éducatifs de l’institution
Emmanuel Paris, directeur adjoint aux affaires culturelles
Emmanuel Paris présente aux participants l’ordre du jour de cette réunion de rentrée :
I. Retour sur la saison culturelle 2014-2015 :
La saison culturelle 2014-2015, commencée en septembre 2014, s’est achevée au mois de juillet de l’année suivante. Emmanuel Paris distribue aux participants deux documents, l’un statistique, l’autre narratif, rédigés par l’institution et dressant bilan de cette saison. Le premier document présente les résultats statistiques du questionnaire proposé aux enfants et aux jeunes à propos de leur appropriation du programme pluriannuel et pluridisciplinaire « L’aventure de la vie ». On trouvera les résultats de cette étude sur notre site Internet.
Emmanuel Paris commente les résultats de cette étude :
– taux de réponse au questionnaire satisfaisant (40 % des enfants et jeunes présents à la mi-juillet dans les Maisons de culture ont accepté de se prêter à l’exercice) ;
– réponses la plupart du temps très positives quant à la pertinence du programme aussi bien à propos du thème 1 : « Renforcement de la capabilité / de la confiance en soi », du thème 3 « Apprentissage de la diversité » et du thème 4 « Construction du collectif » ;
Emmanuel Paris relève cependant un taux de réponses négatives un peu plus élevé s’agissant du thème 2 : « Ouverture culturelle ». Emmanuel Paris explique aux participants que ces difficultés exprimées par les enfants et les jeunes à faire connaître et apprécier les créations culturelles auxquelles ils contribuent, à l’extérieur des Maisons, une fois qu’ils sont en week-end chez leurs parents, tuteurs légaux, ou quand ils sont en journée dans leurs établissements scolaires, constituent un axe de travail pour l’institution dans les années à venir. La mission est bien d’inventer des outils institutionnels, des manières de faire, pour aider l’enfant à faire savoir et reconnaître la qualité de ses contributions dans le cours de sa vie au sein des Maisons des Enfants de la Côte.
Emmanuel Paris signale aux participants et à ce propos l’existence d’un document papier intitulé « Lettre de mes Maisons », envoyé chaque fin de trimestre aux parents et tuteurs légaux. Cette lettre d’information se présente sous la forme d’un feuillet A4 imprimé recto verso, et présentant cinq bloc image/texte d’une lecture aisée, présentant les projets culturels réalisés par les enfants et les jeunes dans les mois précédents. Emmanuel Paris distribue aux participants le numéro 2 de cette lettre d’information destinée aux parents et tuteurs légaux ; les informations choisies reviennent sur plusieurs événements ayant rythmé le festival « Journées d’Enfance 2015 » (venue de Madame Geneviève Avenard, adjointe au Défenseur des droits, Défenseure des enfants, vice-présidente du collège de défense et promotion des droits de l’enfant ; course de coracles archéologiques sur la Liane, spectacle « Notre Antigone », etc.).
Revenant sur les résultats de ce questionnaire, et notamment à propos du thème 2 : « Ouverture culturelle », Paule Bally demande si l’enfant vivant par exemple à la Maison de la Danse peut pratiquer un autre contenu culturel que la danse, et avec la même intensité d’engagement. Paule Bally prend l’exemple de la pratique du Canoë Kayak : dans une semaine type de l’emploi du temps de la Maison de la Danse, l’enfant peut-il en faire autant que lors des ateliers bi-hebdomadaires obligatoires en danse ?
Patrick Legrand observe qu’une seconde pratique culturelle, et notamment sportive comme dans le cas de l’exemple proposé par Paule Bally, suppose le paiement d’une licence. Patrick Legrand précise que la politique de notre institution est, à ce propos, de répartir à part égale le coût de ce paiement : 50 % du prix de la licence à charge pour les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale, 50 % pour l’enfant désireux de pratiquer ce sport. Patrick Legrand observe que cet investissement financier à consentir peut constituer un frein pour l’enfant, car il doit accepter d’y consacrer une part de son argent de poche mensuel.
Patrick Legrand et les participants relèvent cependant que l’inscription de l’enfant dans une association du territoire constitue à n’en pas douter un levier efficace pour l’insertion dans la Cité, la sociabilisation et l’autonomisation.
Emmanuel Paris distribue aux participants un second document rédigé au terme de la saison culturelle 2014-2015. Il s’agit du bilan narratif final, dont on trouvera le contenu sur notre site Internet. Emmanuel Paris explique aux participants que ce document revient systématiquement sur les différentes actions culturelles réalisées par les enfants et les équipes éducatives de l’institution tout au long de la saison, et conclue sur des perspectives ouvertes par certains événements non prévus lors de sa planification, en septembre 2014. Cette articulation rédactionnelle typique des bilans de fin d’année permet à Emmanuel Paris d’aborder le point II. de l’ordre du jour de cette réunion de rentrée : la présentation de la rentrée, et du thème de la saison culturelle 2015-2016.
II. Présentation de la saison culturelle 2015-2016 :
Emmanuel Paris distribue aux participants la lettre du directeur numéro 15, dont on trouvera le contenu sur notre site Internet.
Ce texte présente une analyse de plusieurs acceptions du thème de la saison culturelle 2015-2016 : « Chemin faisant ».
Emmanuel Paris montre par ailleurs aux participants la charte graphique qui accompagnera ce thème dans tous les documents produits à son sujet.
Lettre du directeur et charte graphique insistent sur l’idée de la rencontre comme évènement biographique à partir duquel le cours de la vie se trouve modifié, enrichi, pour l’ensemble de ses parties prenantes. « Chemin faisant » est donc l’éloge de la découverte du monde, profit existentiel qui permet à tous, sans distinction, de grandir, de s’épanouir.
Emmanuel Paris, commentant la charte graphique retenue pour illustrer ce thème, précise l’idée du « sans distinction ». Ce pouvoir de la rencontre est universel ; il concerne en effet aussi bien les enfants, les adultes, les humains, les non-humains. Les « non-humains », ce sont ces formes symboliques présentes en nombre dans cette charte graphique : le monde des objets, des idées, du végétal, de l’animal, du minéral qui constituent les matériaux travaillés tout au long de l’année dans les ateliers culturels en arts, lettres, sciences, sont tout aussi modifiés et enrichis par l’enfant, l’adulte qui les découvrent et les travaillent. Et ces enrichissements culturels grandissent en prenant d’autres significations à mesure que tous : enfants, intervenants culturels, éducateurs, maitresses de maison, avancent dans la vie.
Autre idée soulignée à ce propos par le directeur dans la lettre présentant une analyse du thème « Chemin faisant » : la temporalité de la rencontre est composite. Elle est constituée de « l’avant rencontre » (je me prépare à sa possibilité, et je la rends donc possible et souhaitable), de « pendant la rencontre » (parce que je chemine avec celui que je rencontre, mon chemin s’en trouve modifié, le sien aussi ; nous cheminons ensemble pour le meilleur de nous), et de « l’après-rencontre » (enrichi de cette rencontre, je cultive son souvenir et en tire des enseignements réactualisés à mesure que je continue à avancer dans la vie).
Ce caractère composite de la temporalité de la rencontre est donc très important pour les équipes éducatives, les intervenants culturels et les enfants et les jeunes de notre institution. Il est en effet un puissant créateur de lien à la communauté et à la société.
Emmanuel Paris cite en exemple le travail réalisé par Paule Bally avec les équipes sur les archives de personnes ayant vécu autrefois au « Refuge Sainte-Anne », puis ensuite le « Foyer Educatif de la Côte d’Opale », c’est-à-dire l’une des deux associations fondatrices de notre institution. Ce travail a donné lieu à une restitution le 2 juillet 2015 ; les personnes ayant vécu autrefois sont revenues pour participer au rassemblement annuel des anciens, et ont découvert des images d’elles-mêmes retrouvées par Paule Bally dans les archives, renforçant ainsi leur sentiment d’appartenance à une communauté, constituée de tous ceux ayant de près ou de loin participé à la vie de l’institution. Emmanuel Paris signale une seconde restitution de ce travail, cette fois-ci permettant d’entretenir le lien avec la société française, et au-delà, les habitants d’autres pays. Durant la « fête de la mer 2015 » organisées à Boulogne-sur-mer du 10 au 14 juillet, plus de 100000 visiteurs ont pu en effet découvrir sur le stand de notre institution des archives sélectionnées par Paul Bally, et exposées sur des panneaux dédiés à cette fin.
De la sorte, anciens de l’institution comme spectateurs des fêtes de la mer ont pu retrouver, rencontrer, partager avec les enfants, les jeunes et les équipes éducatives une histoire collective et des mémoires personnalisées racontées par ces archives.
Bryan Lamont dit à ce sujet qu’il est important de garder des souvenirs et de les partager ; ils témoignent des bons moments vécus, et sont autant de points d’appui pour bien grandir dans la vie, pour aller de l’avant.
III. Organisation de la saison culturelle 2015-2016 :
Paule Bally propose de travailler cette nouvelle saison sur les archives de « La Maison des Enfants de la Marine », seconde association fondatrice de notre institution.
Loïc Rouge signale qu’une autre source d’archives à propos du « Refuge Sainte-Anne », devenue par suite « Foyer Educatif de la Côte d’Opale » a pris ces derniers temps consistance, et permet d’enrichir le fonds d’ores et déjà constitué par Paule Bally. Il s’agit de la page facebook intitulée « Les anciennes et anciens de l’Œuvre du refuge Sainte Anne », alimentée de photos mise en ligne par des personnes ayant vécu au sein de cette institution.
Emmanuel Paris explique que le travail sur archives est un processus continuel, c’est, selon l’expression consacrée : « rendre la mémoire vivante ». Le travail réalisé par Paule Bally lors de la saison précédente ne signifie pas que la matière historique et mémorielle des archives « Refuge Sainte Anne / FEDCOP » est épuisée. De nouvelles rencontres avec des témoins permettent autrement dit de réactiver des souvenirs, des informations factuelles, que ne possèdent pas nécessairement les archives travaillées lors de la précédente saison.
Les participants proposent que le travail soit par conséquent réparti selon deux axes : la continuation du travail sur les archives « Refuge Sainte Anne / FEDCOP » via le recours à la page facebook « Les anciennes et anciens de l’Œuvre du refuge Sainte Anne », la sollicitation par Patrick Legrand de témoins de l’histoire de cette institution, et, parallèlement, le début des travaux sur les archives de la « Maison des Enfants de la Marine ».
Pierre-Yves Maquinghen signale l’existence de l’ouvrage « Les droits de la mer », publié en 2002, et revenant sur les cent années d’existence de « La Maison des Enfants de la Marine ».
Emmanuel Paris propose de contacter Mathias Gardet, co-auteur de cet ouvrage, afin de conseiller Paule Bally dans le travail sur ces archives.
Avec l’accord des participants, un emploi du temps permettant à Paule Bally de recenser les archives de la « Maison des Enfants de la Marine » est fixé : chaque semaine, le lundi après-midi et le jeudi après-midi. La salle du Conseil d’administration de la ferme de Bertinghen sera l’espace de cet atelier.
Paule Bally demande aux chefs de service et aux équipes de l’aider à recenser ces archives, et à identifier les lieux, moments et personnes apparaissant dans les textes et images qui seront collectés.
Emmanuel Paris informe les participants que la direction contactera cette année les services du patrimoine et de la culture des communes dans lesquelles existent les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale, de la Communauté d’Agglomération du Boulonnais ainsi que le Parc Naturel Régional des Caps et Marais d’Opale pour évaluer la faisabilité d’un partenariat officiel avec ces acteurs des politiques publiques en matière de sauvegarde et de valorisation du patrimoine.
Emmanuel Paris remercie les participants et les invite à participer à la prochaine réunion du comité de pilotage « patrimoine », fixée au mercredi 9 décembre 2015, à 10h30, dans la salle du Conseil d’administration de la Ferme de Bertinghen.
Comité de pilotage « sciences »
Compte-rendu de la réunion du 16 septembre 2015
Emmanuel Paris, 23 septembre 2015
Présents :
Yannick Coppin, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale, chef de service Centre de jour et de la Maison Vive
Elisabeth Justome, chargée du développement culturel et communication région Nord Pas-de-Calais Picardie, Institut National de Recherches Archéologiques Préventives
Brian Lamon, représentant des enfants et des jeunes de l’institution
Vincent Lascour, archéologue, responsable d’opération, Institut National de Recherches Archéologiques Préventives ; président de l’association « Les Chalcophores »
Christophe Lefèvre, éducateur, représentant des personnels éducatifs de l’institution
Aurélie Legras, chargée de communication, animatrice de l’association « Les Chalcophores »
Pierre-Yves Maquinghen, chef de service Maison du Cirque et du Théâtre et Maison du Sport et du Bien-être
Emmanuel Paris, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale, directeur adjoint aux affaires culturelles
Absent excusé :
Eric Parot, ingénieur physicien Schlumberger Ltd, coordinateur France Fondation SEED
Emmanuel Paris présente aux participants l’ordre du jour de cette réunion de rentrée :
I. Retour sur la saison culturelle 2014-2015 :
La saison culturelle 2014-2015, commencée en septembre 2014, s’est achevée au mois de juillet de l’année suivante. Emmanuel Paris distribue aux participants deux documents, l’un statistique, l’autre narratif, rédigés par l’institution et dressant bilan de cette saison. Le premier document présente les résultats statistiques au questionnaire proposé aux enfants et aux jeunes à propos de leur appropriation du programme pluriannuel et pluridisciplinaire « L’aventure de la vie ». On trouvera les résultats de cette étude sur notre site Internet.
Emmanuel Paris commente les résultats de cette étude :
– taux de réponse au questionnaire satisfaisant (40 % des enfants et jeunes présents à la mi-juillet dans les Maisons de culture ont accepté de se prêter à l’exercice) ;
– réponses la plupart du temps très positives quant à la pertinence du programme aussi bien à propos du thème 1 : « Renforcement de la capabilité / de la confiance en soi », du thème 3 « Apprentissage de la diversité » et du thème 4 « Construction du collectif » ;
Emmanuel Paris relève cependant un taux de réponses négatives un peu plus élevé s’agissant du thème 2 : « Ouverture culturelle ». Emmanuel Paris explique aux participants que ces difficultés exprimées par les enfants et les jeunes à faire connaître et apprécier les créations culturelles auxquelles ils contribuent, à l’extérieur des Maisons, une fois qu’ils sont en week-end chez leurs parents, tuteurs légaux, ou quand ils sont en journée dans leurs établissements scolaires, constituent un axe de travail pour l’institution dans les années à venir. La mission est bien d’inventer des outils institutionnels, des manières de faire, pour aider l’enfant à faire savoir et reconnaître la qualité de ses contributions dans le cours de sa vie au sein des Maisons des Enfants de la Côte.
Emmanuel Paris signale aux participants et à ce propos l’existence d’un document papier intitulé « Lettre de mes Maisons », envoyé chaque fin de trimestre aux parents et tuteurs légaux. Cette lettre d’information se présente sous la forme d’un feuillet A4 imprimé recto verso, et présentant cinq bloc image/texte d’une lecture aisée, présentant les projets culturels réalisés par les enfants et les jeunes dans les mois précédents. Emmanuel Paris distribue aux participants le numéro 2 de cette lettre d’information destinée aux parents et tuteurs légaux ; les informations choisies reviennent sur plusieurs événements ayant rythmé le festival « Journées d’Enfance 2015 » (venue de Madame Geneviève Avenard, adjointe au Défenseur des droits, Défenseure des enfants, vice-présidente du collège de défense et promotion des droits de l’enfant ; course de coracles archéologiques sur la Liane, spectacle « Notre Antigone », etc.).
Emmanuel Paris distribue aux participants un second document rédigé au terme de la saison culturelle 2014-2015. Il s’agit du bilan narratif final, dont on trouvera le contenu sur notre site Internet à l’adresse suivante : http://www.lesmaisonsdesenfantsdelacotedopale.com/bilan-de-la-saison-culturelle-2014-2015/. Emmanuel Paris explique aux participants que ce document revient systématiquement sur les différentes actions culturelles réalisées par les enfants et les équipes éducatives de l’institution tout au long de la saison, et conclue sur des perspectives ouvertes par certains événements non prévus lors de sa planification, en septembre 2014. Cette articulation rédactionnelle typique des bilans de fin d’année permet à Emmanuel Paris d’aborder le point II. de l’ordre du jour de cette réunion de rentrée : la présentation de la rentrée, et du thème de la saison culturelle 2015-2016.
II. Présentation de la saison culturelle 2015-2016 :
Emmanuel Paris distribue aux participants la lettre du directeur numéro 15, dont on trouvera le contenu sur notre site Internet.
Ce texte présente une analyse de plusieurs acceptions du thème de la saison culturelle 2015-2016 : « Chemin faisant ».
Emmanuel Paris montre par ailleurs aux participants la charte graphique qui accompagnera ce thème dans tous les documents produits à son sujet.
Lettre du directeur et charte graphique insistent sur l’idée de la rencontre comme évènement biographique à partir duquel le cours de la vie se trouve modifié, enrichi, pour l’ensemble de ses parties prenantes. « Chemin faisant » est donc l’éloge de la découverte du monde, profit existentiel qui permet à tous, sans distinction, de grandir, de s’épanouir.
Emmanuel Paris, commentant la charte graphique retenue pour illustrer ce thème, précise l’idée du « sans distinction ». Ce pouvoir de la rencontre est universel ; il concerne en effet aussi bien les enfants, les adultes, les humains, les non-humains. Les « non-humains », ce sont ces formes symboliques présentes en nombre dans cette charte graphique : le monde des objets, des idées, du végétal, de l’animal, du minéral qui constituent les matériaux travaillés tout au long de l’année dans les ateliers culturels en arts, lettres, sciences, sont tout aussi modifiés et enrichis par l’enfant, l’adulte qui les découvrent et les travaillent. Et ces enrichissements culturels grandissent en prenant d’autres significations à mesure que tous : enfants, intervenants culturels, éducateurs, maitresses de maison, avancent dans la vie.
Autre idée soulignée à ce propos par le directeur dans la lettre présentant une analyse du thème « Chemin faisant » : la temporalité de la rencontre est composite. Elle est constituée de « l’avant rencontre » (je me prépare à sa possibilité, et je la rends donc possible et souhaitable), de « pendant la rencontre » (parce que je chemine avec celui que je rencontre, mon chemin s’en trouve modifié, le sien aussi ; nous cheminons ensemble pour le meilleur de nous), et de « l’après-rencontre » (enrichi de cette rencontre, je cultive son souvenir et en tire des enseignements réactualisés à mesure que je continue à avancer dans la vie).
Ce caractère composite de la temporalité de la rencontre est donc très important pour les équipes éducatives, les intervenants culturels et les enfants et les jeunes de notre institution. Il est en effet un puissant créateur de lien à la communauté et à la société.
Emmanuel Paris cite en exemple le travail réalisé par les enfants et les jeunes dans le cadre des partenariats avec l’INRAP et la Fondation SEED. Dans les deux cas, les apprentissages fondés sur la même approche que l’on pourrait résumer par : « faire, c’est penser », ont soudé les groupes autour d’objets à construire permettant de valider ou d’invalider des hypothèses. Ces groupes d’enfants et de jeunes, accompagnés au fil des ateliers par le médiateur scientifique et les équipes des Maisons, ont vitalisé la notion de communauté éducative si présente en notre institution. Dans les deux cas aussi, les apprentissages ont donné lieu à une restitution en public ; le 30 juin sur les bords de la Liane pour l’un, et le 18 mai au centre d’études et de recherches de l’entreprise Schlumberger à Clamart pour l’autre, inscrivant de la sorte les enfants et jeunes en qualité de démonstrateurs de savoirs et savoir-faire dans des espaces publics hors le périmètre de notre association.
III. Organisation de la saison culturelle 2015-2016 :
Emmanuel Paris informe les participants que cette nouvelle saison, les ateliers en sciences physiques et mécanique organisé au Centre de Jour par les ingénieurs de l’entreprise « Schlumberger Ltd » (Fondation SEED) porteront sur la construction de véhicules mus par la pression hydraulique. Plus d’informations sur ce projet sont visionnables en consultant l’exemple de cette vidéo.
Emmanuel Paris informe les participants des travaux préparatoires à ce comité de pilotage, menés durant le mois d’août avec Elisabeth Justome et Vincent Lascour pour formaliser une convention de partenariat triannuel et renouvelable, unissant Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale, l’Institut National de Recherches Archéologiques Préventives et les Chalcophores. Ces trois partenaires s’entendent dans la convention pour mener un projet développé tout au long de la saison annuelle de l’institution. Cette nouvelle mouture permet d’officialiser le rôle joué par les Chalcophores dans la réalisation du projet 2014-2015, et d’inscrire le partenariat sur trois ans, facilitant de la sorte l’appropriation du thème de l’archéologie par notre communauté éducative.
Emmanuel Paris remercie l’INRAP et les Chalcophores pour cet engagement de valeur.
Vincent Lascour présente aux participants le projet 2015-2016 : il s’agit cette saison de construire sur le site de la ferme de Bertinghen deux fours, l’un pour faire du sel, l’autre pour cuire les godets au-dedans desquels seront répartis les pains de sel.
Ces infrastructures permettront aux enfants et aux jeunes de l’institution de découvrir une technologie majeure de l’économie gauloise : la fabrique et le commerce du sel.
Vincent Lascour explique aux participants que les archéologues ont trouvés régulièrement lors de fouilles de tels vestiges de fours le long de la côte, et que l’archéosite « Samara » a entrepris la construction d’un artefact inauguré récemment pour permettre aux visiteurs et aux archéologues de comprendre comment de telles installations pouvaient fonctionner.
Plus d’informations sur ces fours à sel gaulois, à la fois découverte archéologique d’importance et support idéal en matière d’archéologie expérimentale, sont visionnables ici.
Vincent Lascour décrit le design d’un four à sel : placé dans une fosse, un bâti en torchis sur lequel repose une grille constitue un four à sel de 2 x 1 m. Un second four en torchis permet le façonnage des godets en terre cuite. Une fois ces deux structures construites, à partir du printemps 2016, il faudra organiser l’extraction de la saumure du sable marin, de l’eau de mer, avant l’étape ultime de la production en public de pains de sel, le 2 juillet 2016 lors du rassemblement annuel sur le site du « petit déjeuner sous l’herbe ».
Vincent Lascour explique aux participants que, pour garantir la comestibilité des pains de sel, il sera préférable de recourir à de la saumure vendue dans le commerce, issue de salière. Le projet est de proposer le 2 juillet à chaque enfant et jeune de l’institution trois godets contenant chacun un pain de sel, afin qu’ils puissent les ramener chez leurs parents ou tuteurs légaux. En mai et en juin 2016, les séances mensuelles seront consacrées à l’expérimentation de cuisson d’eau de mer, et de sable marin. Il s’agira pour les enfants et les jeunes de comparer les qualités de cuisson et de raffinage du sel selon ces deux matières, et ainsi se placer aux côtés des archéologues pour comprendre comment les gaulois pouvaient s’y prendre pour produire de telles quantités de sel, et en faire commerce sur de si grandes échelles.
Vincent Lascour détaille le matériau à constituer pour ces constructions :
Christophe Lefèvre signale aux participants que, sur le site de la ferme de Bertinghen, lorsque la carrière a été aménagée (côté étables du site), une strate de limon plateau était visible dans le sol.
Christophe Lefèvre et Pierre-Yves Maquinghen précisent que, dans l’hypothèse où l’exploitation du limon plateau ne pouvait avoir lieu sur le site même de la ferme, il est possible d’en extraire non loin du cap blanc-nez, et de le charger sur la remorque de l’institution servant habituellement à transporter la roulotte.
La première séance, au mois d’octobre 2015, sera consacrée au repérage des sites de construction des fours, et au creusement de la fosse du four à sel. Il faudra aussi placer une tente barnum 6 * 6 de notre institution pour protéger ce site des aléas météorologiques.
La construction des fours aura lieu lors des séances des mois de novembre, décembre, voire janvier 2016.
Les dates des séances mensuelles sont : 14 octobre, 18 novembre, 16 décembre, 13 janvier, 3 février, 9 mars, 20 avril, 11 mai, 8 juin.
Yannick Coppin demande à Vincent Lascour et Aurélie Legras s’il est possible que le 14 octobre, la séance débute par une rencontre avec les enfants et les jeunes du Centre de Jour, à 11h, pour une discussion sur les métiers de l’archéologie. Yannick Coppin dit que des enfants du Centre de Jour ont apprécié les ateliers de la saison précédente, mais n’ont pas encore intégré que ces activités relevaient de l’archéologie.
Vincent Lascour et Aurélie Legras approuvent cette proposition.
Emmanuel Paris signale aux participants que la fabrique des artefacts lors des projets annualisés s’accompagnera désormais d’un dispositif explicitant par le texte, l’image et le dialogue l’archéologie en tant que science et comme champ professionnel, ainsi que sur l’état des connaissances à propos de l’artefact, de ses usages (cette saison : les gaulois, les fours à sel, l’économie du sel au temps des gaulois). Des livrets, un DVD, des panneaux seront mobilisés durant ces séances pour appuyer cette approche pédagogique « autour de l’objet à faire ».
Elisabeth Justome explique aux participants qu’il est important de réintégrer l’archéologie dans les questions de société. Ainsi ce projet permet-il par exemple de réfléchir aux questions très actuelles de sécurité alimentaire (la comestibilité du sel, la conservation des produits périssables grâce à la salaison), à l’essor des échanges commerciaux sur des échelles de temps que seule l’archéologie permet de constituer et selon un mode d’enseignement vivant, ludique et concret pour les enfants.
Vincent Lascour signale que le Conseil départemental du Pas-de-Calais prévoit l’organisation l’année prochaine d’une grosse exposition pour valoriser les découvertes archéologiques dans le département, et pense que le thème du four à sel gaulois pourrait intégrer le corpus de cette manifestation.
Emmanuel Paris remercie les participants et les invite à participer à la prochaine réunion du comité de pilotage « exposition », fixée au mercredi 9 décembre 2015, à 16h, dans la salle du Conseil d’administration de la Ferme de Bertinghen.
Comité de pilotage « international »
Compte-rendu de la réunion du 21 septembre 2015
Emmanuel Paris, 24 septembre 2015
Présents :
Joseph Bako, chef de service Maison de la Musique et du service « Itinérance »
Claire Beugnet, directrice adjointe
Baptiste Legros, programme « Kurukofe »
Emmanuel Paris, directeur adjoint aux affaires culturelles
Introduction :
« Kurukofe » est le partenaire des Maisons des Enfants de la Côte d’Opale pour les échanges interculturels ; c’est un programme pluriannuel et pluridisciplinaire de développement local et de développement culturel au service de la sauvegarde et de la valorisation des falaises de Banfora, dans l’Ouest du Burkina Faso, non loin de la deuxième ville du pays en terme de nombre d’habitants : Bobo-Dioulasso.
Kurukofe accueillent chaque année des jeunes affiliés à notre institution, lesquels vivent 110 jours en immersion dans une famille, participent à la vie du village et aux actions écologiques et patrimoniales organisées par Kurukofe pour entretenir et valoriser les paysages des falaises de Banfora (forêts, cascades, vestiges archéologiques), se mettent au service d’une économie locale axée sur le développement d’un tourisme écoresponsable.
En raison de l’actualité au Burkina Faso (au moment où se déroule cette réunion du comité de pilotage « international », une tentative de coup d’Etat a lieu dans ce pays), l’ordre du jour est consacré à l’évaluation de la faisabilité d’un séjour « Itinérance » 2015-2016 dans les semaines à venir.
Deux hypothèses sont travaillées par les participants, avec une prédilection pour la première formulée ci-après :
Dans l’hypothèse où la situation politique au Burkina Faso se stabiliserait, présentant les meilleures garanties pour l’accueil des jeunes durant le prochain séjour « Itinérance », décision est prise de programmer le séjour dans ce pays après les élections présidentielles programmées dans le courant du mois de novembre.
Dans l’hypothèse où la situation politique au Burkina Faso ne se stabiliserait pas, un séjour dans un autre pays de la région ouest africaine sera organisé. Le Togo, pays limitrophe du Burkina Faso, est envisagé.
Prospectives sur la faisabilité du prochain séjour « Itinérance » au Togo :
Un premier séjour « Itinérance » de 110 jours durant cette nouvelle saison culturelle 2015-2016 est organisable dès les prochaines semaines, par exemple du 15 octobre 2015 au début du mois de février 2016.
Joseph Bako signale qu’à ce jour, deux jeunes ont rempli les critères pour y participer, et il est possible qu’un troisième jeune soit sélectionné rapidement.
Claire Beugnet informe les participants que le départ du prochain séjour Itinérance peut avoir lieu au-delà du 15 octobre.
Joseph Bako et Baptiste Legros conviennent qu’il est nécessaire de consacrer ces prochains jours pour reprendre contact avec des collectifs éducatifs togolais, et voir avec eux le champ des possibles.
Parmi ces collectifs, une personnalité a d’ores et déjà travaillé par le passé avec l’une des associations fondatrices de notre institution : la « Maison des Enfants de la Marine ». Noel Tingayama Mawo, conteur et éducateur togolais, est cité ; M. Tingayama Mawo était venu voici plusieurs années à la rencontre des enfants et des jeunes de la Maison des Enfants de la Marine pour partager avec eux les arts du conte.
Joseph Bako informe les participants qu’il a d’ores et déjà envoyé des messages électroniques à l’attention de M. Tingayama Mawo afin de renouer contact. Joseph Bako est à ce jour en attente de réponses. Si cette personne ressource était d’accord pour organiser ce premier séjour Itinérance 2015-2016 avec Baptiste Legros, le lieu d’accueil des jeunes serait à 250 kilomètres maximum de la frontière burkinabé, non loin de la ville de Sokodé, permettant ainsi à tout moment de rallier ce pays si la situation politique se stabilise.
Joseph Bako décrit aux participants la région togolaise dans laquelle Tingayama et son collectif éducatif agissent : les paysages sont riches et permettent de reconduire l’activité écologique et patrimoniale, fil directeur du programme « Kurukofe ».
Baptiste Legros explique aux participants qu’il connaît par ailleurs des collectifs dans une autre région du Togo, elle aussi constituées de falaises et de forêts, non loin de la ville de Palimé. Baptiste Legros dit qu’il va reprendre contact avec les réseaux locaux en agroforesterie, menant une politique éco-responsable en matière de gestion des ressources naturelles.
Le scénario de ce séjour Itinérance au Togo pourrait être le suivant : arrivée par avion à Lomé, capitale du Togo, puis remontée vers Sokodé en passant par Palimé. Si la situation politique au Burkina Faso se stabilise et présente les meilleures garanties, Itinérance rallierait la région des falaises de Banfora, lieu habituel des séjours Itinérance.
Baptiste Legros informe les participants d’un visa nouvellement proposé par les pays de la région ouest africaine. Intitulé « Uemoa », ce visa permet de voyager sans entraves dans les pays suivants : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. La condition, explique Baptiste Legros, est d’obtenir ce visa dans l’un des pays précités.
Baptiste Legros demande comment organiser les modalités de transport au Togo. Au Burkina Faso, explique Baptiste Legros, le programme « Kurukofe » bénéficie d’un fourgon, propriété de l’association « La Maison des Enfants de la Marine ».
Claire Beugnet recommande d’acquérir dans la capitale Lomé un véhicule permettant de se déplacer durant ce séjour au Togo. Claire Beugnet demande à Joseph Bako et Baptiste Legros d’estimer le prix d’un véhicule apte à transporter les participants et les encadrants de ce séjour.
Claire Beugnet informe les participants que, pour présenter les meilleures garanties d’encadrement, l’hypothèse d’une proposition de travail rémunéré sous forme d’honoraires est aussi envisagée à l’attention de Macé, membre burkinabé du programme « Kurukofe » ayant une grande connaissance des séjours Itinérance.
Claire Beugnet explique que, si Macé est intéressé par cette proposition, le séjour Itinérance au Togo serait donc encadré par Baptiste Legros et lui.
Baptiste Legros dit que Macé pourrait effectivement être intéressé, et va s’en assurer auprès de lui.
Dans tous les cas de figure, explique Claire Beugnet, il faudra que le départ des jeunes à partir d’un aéroport parisien en direction du pays africain soit organisé avec un encadrant, qui les accompagnera durant ce transport aérien jusqu’à destination d’arrivée.
Baptiste Legros informe les participants qu’il rencontrera les jeunes sélectionnés pour ce prochain séjour le 8 octobre 2015.
Décision est prise d’une nouvelle réunion à la fin de la semaine pour faire un nouveau point sur l’organisation de ce séjour.
Emmanuel Paris remercie les participants et les invite à participer à la prochaine réunion du comité de pilotage « international », fixée au lundi 14 décembre 2015, à 10h, dans la salle du Conseil d’administration de la Ferme de Bertinghen.
Comité de pilotage « exposition »
Compte-rendu de la réunion du 16 septembre 2015
Emmanuel Paris, 22 septembre 2015
Présents :
Emmanuel Caron, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale, représentant des enfants et des jeunes de l’institution
Sabine Chaillet, Musée de Boulogne-sur-mer, responsable du service des publics
Elodie Condette, Fonds Régional d’Art Contemporain Nord Pas-de-Calais, chargée des expositions et de la programmation in situ
Yannick Coppin, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale, chef de service Centre de jour et de la Maison Vive
Sylvie Mestre, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale, professeur des pratiques artistiques (arts plastiques)
Marion Monteuuis, Fonds Régional d’Art Contemporain Nord Pas-de-Calais, chargée de médiation in situ
Emmanuel Paris, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale, directeur adjoint aux affaires culturelles
Maria Rabbé, Fonds Régional d’Art Contemporain Nord Pas-de-Calais, chargée de diffusion en région
Anick Traguardi-Menet, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale, éducatrice, représentante des personnels éducatifs de l’institution
Absente excusée :
Stéphanie Merran, chargée de projets, Réunion des Musées Nationaux / Grand Palais
Emmanuel Paris présente aux participants l’ordre du jour de cette réunion de rentrée :
I. Retour sur la saison culturelle 2014-2015 :
La saison culturelle 2014-2015, commencée en septembre 2014, s’est achevée au mois de juillet de l’année suivante. Emmanuel Paris distribue aux participants deux documents, l’un statistique, l’autre narratif, rédigés par l’institution et dressant bilan de cette saison. Le premier document présente les résultats statistiques au questionnaire proposé aux enfants et aux jeunes à propos de leur appropriation du programme pluriannuel et pluridisciplinaire « L’aventure de la vie ». On trouvera les résultats de cette étude sur notre site Interne.
Emmanuel Paris commente les résultats de cette étude :
– taux de réponse au questionnaire satisfaisant (40 % des enfants et jeunes présents à la mi-juillet dans les Maisons de culture ont accepté de se prêter à l’exercice) ;
– réponses la plupart du temps très positives quant à la pertinence du programme aussi bien à propos du thème 1 : « Renforcement de la capabilité / de la confiance en soi », du thème 3 « Apprentissage de la diversité » et du thème 4 « Construction du collectif » ;
Emmanuel Paris relève cependant un taux de réponses négatives un peu plus élevé s’agissant du thème 2 : « Ouverture culturelle ». Emmanuel Paris explique aux participants que ces difficultés exprimées par les enfants et les jeunes à faire connaître et apprécier les créations culturelles auxquelles ils contribuent, à l’extérieur des Maisons, une fois qu’ils sont en week-end chez leurs parents, tuteurs légaux, ou quand ils sont en journée dans leurs établissements scolaires, constituent un axe de travail pour l’institution dans les années à venir. La mission est bien d’inventer des outils institutionnels, des manières de faire, pour aider l’enfant à faire savoir et reconnaître la qualité de ses contributions dans le cours de sa vie au sein des Maisons des Enfants de la Côte.
Emmanuel Paris signale aux participants et à ce propos l’existence d’un document papier intitulé « Lettre de mes Maisons », envoyé chaque fin de trimestre aux parents et tuteurs légaux. Cette lettre d’information se présente sous la forme d’un feuillet A4 imprimé recto verso, et présentant cinq bloc image/texte d’une lecture aisée, présentant les projets culturels réalisés par les enfants et les jeunes dans les mois précédents. Emmanuel Paris distribue aux participants le numéro 2 de cette lettre d’information destinée aux parents et tuteurs légaux ; les informations choisies reviennent sur plusieurs événements ayant rythmé le festival « Journées d’Enfance 2015 » (venue de Madame Geneviève Avenard, adjointe au Défenseur des droits, Défenseure des enfants, vice-présidente du collège de défense et promotion des droits de l’enfant ; course de coracles archéologiques sur la Liane, spectacle « Notre Antigone », etc.).
Sabine Chaillet demande quelles furent les modalités de diffusion de ce questionnaire auprès des enfants et des jeunes.
Emmanuel Paris répond que, dans un décompte détaillé, le questionnaire a été proposé à cinq Maisons accueillant 13 enfants, une Maison (le « Centre de Jour »), accueillant une quinzaine d’enfants externes, et une Maison (la « Maison Vive »), accueillant cinq enfants.
Sur ces 85 enfants potentiellement répondant au questionnaire, 34 se sont prêtés à l’exercice, soit un taux de réponse de 40 %.
Plusieurs hypothèses peuvent mettre en perspective ce résultat :
– Le questionnaire a été proposé non pas comme un acte à réaliser obligatoirement, mais selon le bon-vouloir ;
– La périodicité de la diffusion de ce questionnaire (mi-juillet, après le festival « Les Journées d’Enfance » clôturant chaque année la saison) correspond à des retours en familles, familles d’accueil pour les vacances estivales ; les questionnaires n’ont pu dès lors être proposés à cette catégorie d’enfants ;
– C’est la première fois qu’un tel exercice est organisé au terme de notre saison culturelle ; les équipes éducatives à qui les sorties papier du questionnaire ont été adressées n’ont pas nécessairement encore intégré l’enjeu d’une telle initiative. Il est par conséquent possible que certains enfants n’aient pas été sollicités pour y participer malgré l’accompagnement de la direction auprès des équipes à chaque phase de la diffusion du document.
Emmanuel Paris distribue aux participants un second document rédigé au terme de la saison culturelle 2014-2015. Il s’agit du bilan narratif final, dont on trouvera le contenu sur notre site Internet. Emmanuel Paris explique aux participants que ce document revient systématiquement sur les différentes actions culturelles réalisées par les enfants et les équipes éducatives de l’institution tout au long de la saison, et conclue sur des perspectives ouvertes par certains événements non prévus lors de sa planification, en septembre 2014. Cette articulation rédactionnelle typique des bilans de fin d’année permet à Emmanuel Paris d’aborder le point II. de l’ordre du jour de cette réunion de rentrée : la présentation de la rentrée, et du thème de la saison culturelle 2015-2016.
II. Présentation de la saison culturelle 2015-2016 :
Emmanuel Paris distribue aux participants la lettre du directeur numéro 15, dont on trouvera le contenu sur notre site Internet.
Ce texte présente une analyse de plusieurs acceptions du thème de la saison culturelle 2015-2016 : « Chemin faisant ».
Emmanuel Paris montre par ailleurs aux participants la charte graphique qui accompagnera ce thème dans tous les documents produits à son sujet.
Lettre du directeur et charte graphique insistent sur l’idée de la rencontre comme évènement biographique à partir duquel le cours de la vie se trouve modifié, enrichi, pour l’ensemble de ses parties prenantes. « Chemin faisant » est donc l’éloge de la découverte du monde, profit existentiel qui permet à tous, sans distinction, de grandir, de s’épanouir.
Emmanuel Paris, commentant la charte graphique retenue pour illustrer ce thème, précise l’idée du « sans distinction ». Ce pouvoir de la rencontre est universel ; il concerne en effet aussi bien les enfants, les adultes, les humains, les non-humains. Les « non-humains », ce sont ces formes symboliques présentes en nombre dans cette charte graphique : le monde des objets, des idées, du végétal, de l’animal, du minéral qui constituent les matériaux travaillés tout au long de l’année dans les ateliers culturels en arts, lettres, sciences, sont tout aussi modifiés et enrichis par l’enfant, l’adulte qui les découvrent et les travaillent. Et ces enrichissements culturels grandissent en prenant d’autres significations à mesure que tous : enfants, intervenants culturels, éducateurs, maitresses de maison, avancent dans la vie.
Autre idée soulignée à ce propos par le directeur dans la lettre présentant une analyse du thème « Chemin faisant » : la temporalité de la rencontre est composite. Elle est constituée de « l’avant rencontre » (je me prépare à sa possibilité, et je la rends donc possible et souhaitable), de « pendant la rencontre » (parce que je chemine avec celui que je rencontre, mon chemin s’en trouve modifié, le sien aussi ; nous cheminons ensemble pour le meilleur de nous), et de « l’après-rencontre » (enrichi de cette rencontre, je cultive son souvenir et en tire des enseignements réactualisés à mesure que je continue à avancer dans la vie).
Ce caractère composite de la temporalité de la rencontre est donc très important pour les équipes éducatives, les intervenants culturels et les enfants et les jeunes de notre institution. Il est en effet un puissant créateur de lien à la communauté et à la société.
Emmanuel Paris cite en exemple le travail réalisé par les enfants et les jeunes dans le cadre des partenariats avec le Fonds Régional d’Art Contemporain et le Musée durant la précédente saison. Les enfants ont rencontré des œuvres qui ne leur étaient pas familières. Ils ont cependant proposé avec leurs professeurs d’atelier des créations originales en arts plastiques, en musique, en danse et en sciences au musée de Boulogne-sur-mer dès le 20 novembre 2014, et en arts plastiques pour l’exposition « Ce qui nous tient » présentée au FRAC durant l’Eté.
De la sorte, ces projets culturels nourries de rencontres ont cultivé le lien dans les groupes, entretenu la fierté d’être membre d’une communauté créatrice de sens et de représentations esthétiques. Ils ont aussi valorisé ces œuvres originales dans des espaces ouverts au grand public (la société française, les touristes étrangers), dans des lieux emblématiques de la création culturelle et de la richesse patrimoniale en région Nord Pas-de-Calais.
III. Organisation de la saison culturelle 2015-2016 :
Emmanuel Paris informe les partenaires à ce propos que le calendrier de la saison culturelle écoulée a pu poser problème lors de la séquence printemps 2015, quand il a fallu pour Sylvie Mestre organiser parallèlement des séances d’atelier arts plastiques au Centre de Jour et à la Maison Vive aussi bien pour l’exposition « Ce qui nous tient » au FRAC, que pour la préparation du spectacle « Notre Antigone ».
L’idée générale serait donc d’explorer le calendrier de la nouvelle saison, afin de voir s’il est possible de mieux séquencer les activités en arts plastiques, de manière à permettre que la période mai-juin 2016 soit exclusivement consacrée à la préparation du spectacle.
Les participants approuvent cette proposition, et réfléchissent à un calendrier permettant de concilier le projet 2015-2016 avec le Musée, le projet 2015-2016 avec le FRAC, et la préparation du spectacle clôturant les « Journées d’Enfance 2016 ».
III. A. Musée de Boulogne-sur-mer :
Sabine Chaillet informe les participants qu’en juin 2016 seront fêtés les 10 ans de la relation privilégiée entre Boulogne sur-mer, le Musée, et la communauté Sugpiaq. Sabine Chaillet informe les participants que ces festivités valoriseront notamment les artistes contemporains venus d’Alaska ; et que ces festivités, sur décision municipale cet Eté, auront lieu de la mi-juin à la mi-décembre 2016.
Sabine Chaillet propose à l’institution de se joindre à cette manifestation culturelle, par exemple avec l’idée de faciliter des échanges interculturels directs entre les enfants de l’institution et les enfants de la communauté Sugpiaq. Sabine Chaillet informe les participants que le Musée envisage cette action avec les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale lors du mois de septembre 2016.
Sans attendre cette échéance, Sabine Chaillet informe les participants d’une exposition, inaugurée au Musée à la mi-novembre 2015, et portant sur les contes pour enfants. Sabine Chaillet y voit de fortes accointances avec le thème de la saison culturelle « Chemin faisant », puisque cette exposition aura notamment pour angle réflexif le thème de la construction de soi dans ces récits pour enfants.
Sabine Chaillet propose que les Maisons de culture réalisent des visites guidées de l’exposition sur les contes pour enfants entre la mi-novembre et les vacances de Noel. L’idée serait de nourrir les ateliers dans chaque Maison de culture (arts plastiques, danse, musique, sport, etc.) de ces visites automnales, et qu’une présentation des créations issues de ces travaux en ateliers ait lieu le mercredi 23 mars après-midi au Musée, sur le même modèle que la journée d’animations du 20 novembre 2014. Les espaces muséaux mobilisables ce 23 mars 2016 seraient la chapelle du château, ainsi que la salle de la Barbière.
Yannick Coppin demande s’il serait possible de croiser cet après-midi d’animations avec celles d’établissements scolaires du territoire, tel le collège Jean Moulin. Yannick Coppin explique en effet que la saison culturelle précédente, des enfants du Centre de Jour avait participé à double titre à l’animation autour des masques Sugpiaq, à la fois en tant qu’enfant inscrit en accueil de jour, et scolarisé dans un autre établissement. Yannick Coppin pense que la mise en visibilité des qualités créatrices de l’enfant dans le cadre des ateliers culturels de l’institution, auprès des camarades de classe de l’établissement scolaire auquel l’enfant est par ailleurs affilié, ne peut que profiter à l’estime de soi de cet enfant.
Emmanuel Paris propose que le comité de pilotage « expositions » du mois de décembre soit notamment consacré à un point sur la façon dont les visites de l’exposition par les enfants des Maisons de culture se sont passées.
III.B. FRAC Nord Pas-de-Calais :
Elodie Condette remercie les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale au nom du Fonds Régional d’Art Contemporain pour l’exposition « Ce qui nous tient », programmée sur le site de Dunkerque du 28 juin au 23 août 2015.
Emmanuel Paris remercie le FRAC pour la qualité de l’accompagnement dont a fait preuve l’équipe à toutes les phases de ce projet, ainsi que des moyens techniques mis en œuvre pour valoriser les créations des enfants à partir des œuvres d’art contemporain choisies en commun, et exposées pendant plusieurs semaines sur les différents sites de l’institution.
Elodie Condette propose de reconduire le même protocole : prêts d’œuvre, ateliers arts plastiques co-organisés par Sylvie Mestre et Marion Monteuuis, exposition résultant de ces ateliers durant l’Eté 2016 sur le site de Dunkerque.
Marion Monteuuis propose que le premier atelier soit consacré à la séance d’accrochage des œuvres dans le lieu-dit « le pigeonnier », espace d’exposition de l’institution sur le site de la ferme de Bertinghen. Marion Monteuuis explique aux participants que cela permettrait aux enfants de comprendre les tenants et les aboutissants de la scénographie dans le champ muséal, et ainsi correspondrait mieux au projet commun : instituer les enfants commissaires d’exposition.
Les participants approuvent cette proposition.
Sylvie Mestre explique aux participants que la condition de réussite du projet 2014-2015 fut la possibilité donnée aux enfants et aux jeunes de créer par eux-mêmes des œuvres. Cette méthode a en effet permis de faciliter l’accès aux œuvres des artistes contemporains.
Afin de tenir compte du calendrier de cette nouvelle saison, Emmanuel Paris propose que les œuvres soient installées dès la fin novembre 2015 dans le pigeonnier.
Maria Rabbé demande à Emmanuel Paris qu’il faudra par conséquent s’assurer d’une température minimale en cet espace d’exposition ; température de 18° minimale permettant de garantir la bonne conservation des œuvres exposées. Emmanuel Paris répond que le système de chauffage le permet.
Maria Rabbé demande à Emmanuel Paris à quelle hauteur l’assureur de l’institution peut garantir les prêts d’œuvre en son sein. Emmanuel Paris répond que l’assureur lui a communiqué le chiffre de 77000 euros quand cette demande lui a été formulée, à l’occasion des prêts d’œuvre pour le projet 2014-2015.
Marion Monteuuis demande aux participants quel pourrait-être le calendrier des séances organisées conjointement avec Sylvie Mestre, dans la mesure où le FRAC a sa fermeture annuelle au mois de janvier, et dans la mesure où la présentation du 23 mars au Musée de Boulogne-sur-mer mobilisera des séances durant les mois de février et de mars 2016.
Emmanuel Paris propose que les ateliers FRAC se répartissent cette saison culturelle de la fin du mois de novembre 2015 au mois d’avril 2016, tenant compte de la fermeture annuelle du FRAC au mois de janvier 2016.
Emmanuel Paris signale par ailleurs aux participants qu’une artiste sera en résidence co-produite avec la DRAC Nord Pas-de-Calais. Il s’agit de la vocaliste Anne-Laure Poulain, qui résidera sur le site de la ferme de Bertinghen, du 7 janvier au 5 mars 2016. Emmanuel Paris dit qu’il serait envisageable qu’Anne-Laure Poulain crée avec les enfants une œuvre sonore, inspirée des œuvres prêtés par le FRAC et exposés dans le pigeonnier.
Yannick Coppin rappelle aux participants que l’inauguration de l’exposition précédente, un dimanche, n’avait pas permis de rallier les externes du Centre de Jour, qui avaient pourtant contribué aux œuvres exposées.
Les participants proposent que la date d’inauguration de l’exposition sur le site de Dunkerque des œuvres résultant des ateliers soit par conséquent programmée cette année le mercredi 29 juin après-midi.
Emmanuel Paris remercie les participants et les invite à participer à la prochaine réunion du comité de pilotage « exposition », fixée au mercredi 9 décembre 2015, à 14h30, dans la salle du Conseil d’administration de la Ferme de Bertinghen.
Comité de pilotage « communication »
Compte-rendu de la réunion du 21 septembre 2015
Emmanuel Paris, 23 septembre 2015
Présents :
Joseph Bako, chef de service Maison de la Musique
Yannick Coppin, chef de service Centre de jour et Maison Vive
Quentin Laplace, informaticien, représentant des personnels éducatifs de l’institution
Emmanuel Paris, directeur adjoint aux affaires culturelles
Florian Sailly, représentant des enfants et des jeunes de l’institution
Absent excusé :
Jonathan Lefébure, éducateur
Emmanuel Paris présente aux participants l’ordre du jour de cette réunion de rentrée :
I. Retour sur la saison culturelle 2014-2015 :
La saison culturelle 2014-2015, commencée en septembre 2014, s’est achevée au mois de juillet de l’année suivante. Emmanuel Paris distribue aux participants deux documents, l’un statistique, l’autre narratif, rédigés par l’institution et dressant bilan de cette saison. Le premier document présente les résultats statistiques au questionnaire proposé aux enfants et aux jeunes à propos de leur appropriation du programme pluriannuel et pluridisciplinaire « L’aventure de la vie ». On trouvera les résultats de cette étude sur notre site Internet.
Emmanuel Paris commente les résultats de cette étude :
– taux de réponse au questionnaire satisfaisant (40 % des enfants et jeunes présents à la mi-juillet dans les Maisons de culture ont accepté de se prêter à l’exercice) ;
– réponses la plupart du temps très positives quant à la pertinence du programme aussi bien à propos du thème 1 : « Renforcement de la capabilité / de la confiance en soi », du thème 3 « Apprentissage de la diversité » et du thème 4 « Construction du collectif » ;
Emmanuel Paris relève cependant un taux de réponses négatives un peu plus élevé s’agissant du thème 2 : « Ouverture culturelle ». Emmanuel Paris explique aux participants que ces difficultés exprimées par les enfants et les jeunes à faire connaître et apprécier les créations culturelles auxquelles ils contribuent, à l’extérieur des Maisons, une fois qu’ils sont en week-end chez leurs parents, tuteurs légaux, ou quand ils sont en journée dans leurs établissements scolaires, constituent un axe de travail pour l’institution dans les années à venir. La mission est bien d’inventer des outils institutionnels, des manières de faire, pour aider l’enfant à faire savoir et reconnaître la qualité de ses contributions dans le cours de sa vie au sein des Maisons des Enfants de la Côte.
Emmanuel Paris signale aux participants et à ce propos l’existence d’un document papier intitulé « Lettre de mes Maisons », envoyé chaque fin de trimestre aux parents et tuteurs légaux. Cette lettre d’information se présente sous la forme d’un feuillet A4 imprimé recto verso, et présentant cinq bloc image/texte d’une lecture aisée, présentant les projets culturels réalisés par les enfants et les jeunes dans les mois précédents. Emmanuel Paris distribue aux participants le numéro 2 de cette lettre d’information destinée aux parents et tuteurs légaux ; les informations choisies reviennent sur plusieurs événements ayant rythmé le festival « Journées d’Enfance 2015 » (venue de Madame Geneviève Avenard, adjointe au Défenseur des droits, Défenseure des enfants, vice-présidente du collège de défense et promotion des droits de l’enfant ; course de coracles archéologiques sur la Liane, spectacle « Notre Antigone », etc.).
Emmanuel Paris distribue aux participants un second document rédigé au terme de la saison culturelle 2014-2015. Il s’agit du bilan narratif final, dont on trouvera le contenu sur notre site Internet. Emmanuel Paris explique aux participants que ce document revient systématiquement sur les différentes actions culturelles réalisées par les enfants et les équipes éducatives de l’institution tout au long de la saison, et conclue sur des perspectives ouvertes par certains événements non prévus lors de sa planification, en septembre 2014. Cette articulation rédactionnelle typique des bilans de fin d’année permet à Emmanuel Paris d’aborder le point II. de l’ordre du jour de cette réunion de rentrée : la présentation de la rentrée, et du thème de la saison culturelle 2015-2016.
II. Présentation de la saison culturelle 2015-2016 :
Emmanuel Paris distribue aux participants la lettre du directeur numéro 15, dont on trouvera le contenu sur notre site Internet.
Ce texte présente une analyse de plusieurs acceptions du thème de la saison culturelle 2015-2016 : « Chemin faisant ».
Emmanuel Paris montre par ailleurs aux participants la charte graphique qui accompagnera ce thème dans tous les documents produits à son sujet.
Lettre du directeur et charte graphique insistent sur l’idée de la rencontre comme évènement biographique à partir duquel le cours de la vie se trouve modifié, enrichi, pour l’ensemble de ses parties prenantes. « Chemin faisant » est donc l’éloge de la découverte du monde, profit existentiel qui permet à tous, sans distinction, de grandir, de s’épanouir.
Florian Sailly dit aux participants que « Chemin faisant » lui inspire l’idée de toujours avancer, ne pas reculer, aller de l’avant, rester dans le bon chemin.
Emmanuel Paris, commentant la charte graphique retenue pour illustrer ce thème, précise l’idée du « sans distinction ». Ce pouvoir de la rencontre est universel ; il concerne en effet aussi bien les enfants, les adultes, les humains, les non-humains. Les « non-humains », ce sont ces formes symboliques présentes en nombre dans cette charte graphique : le monde des objets, des idées, du végétal, de l’animal, du minéral qui constituent les matériaux travaillés tout au long de l’année dans les ateliers culturels en arts, lettres, sciences, sont tout aussi modifiés et enrichis par l’enfant, l’adulte qui les découvrent et les travaillent. Et ces enrichissements culturels grandissent en prenant d’autres significations à mesure que tous : enfants, intervenants culturels, éducateurs, maitresses de maison, avancent dans la vie.
Autre idée soulignée à ce propos par le directeur dans la lettre présentant une analyse du thème « Chemin faisant » : la temporalité de la rencontre est composite. Elle est constituée de « l’avant rencontre » (je me prépare à sa possibilité, et je la rends donc possible et souhaitable), de « pendant la rencontre » (parce que je chemine avec celui que je rencontre, mon chemin s’en trouve modifié, le sien aussi ; nous cheminons ensemble pour le meilleur de nous), et de « l’après-rencontre » (enrichi de cette rencontre, je cultive son souvenir et en tire des enseignements réactualisés à mesure que je continue à avancer dans la vie).
Ce caractère composite de la temporalité de la rencontre est donc très important pour les équipes éducatives, les intervenants culturels et les enfants et les jeunes de notre institution. Il est en effet un puissant créateur de lien à la communauté et à la société. Emmanuel Paris cite en exemple la « lettre de mes Maisons », dont on a vu qu’elle est adressée régulièrement aux parents et tuteurs légaux pour créer un sentiment d’appartenance à une même communauté créative ; celle constituée par les enfants et les jeunes de l’institution, générant avec le support des intervenants culturels et des personnels éducatifs des œuvres tout au long de la saison, et dont cette lettre d’information se fait systématiquement l’écho. Emmanuel Paris valorise le site Internet dans sa capacité à attirer l’attention d’internautes considérant les contenus non pas à l’aune du thème de la protection de l’enfance, mais selon l’idée d’un collectif créatif en arts, lettres, sciences. Ainsi un directeur de casting recherchant des enfants pour un film de cinéma a contacté l’institution après consultation de notre site Internet, persuadé que nous étions un centre culturel. C’est précisément cette manière d’être intéressé à la raison d’être et d’agir des Maisons des Enfants de la Côte d’Opale que l’institution recherche. Il s’agit bien d’inscrire les enfants et les jeunes dans notre société, et au-delà des frontières de notre pays, par les aptitudes culturelles dont ils témoignent au fil du programme « L’aventure de la vie » et dont le site Internet est la vitrine médiatique.
III. Organisation de la saison culturelle 2015-2016 :
Florian Sailly dit apprécier la fréquence de publication des articles sur le site Internet de l’institution. Florian Sailly explique aux participants se connecter par lui-même sur le site Internet, à raison de trois fois par mois.
Emmanuel Paris demande à Florian Sailly s’il en va de même pour les autres enfants et jeunes de sa Maison de culture.
Florian Sailly répond que les modalités de connexion au site Internet par les enfants et les jeunes de sa Maison de culture sont différentes ; c’est bien souvent sur recommandation d’éducateurs de l’équipe qu’est prise cette initiative.
Joseph Bako explique aux participants que cette connexion des enfants sur recommandation de l’équipe éducative est aussi le mode opératoire constaté à la Maison de la Musique.
Emmanuel Paris demande aux participants quels seraient les outils médiatiques permettant aux enfants et aux jeunes de prendre par eux-mêmes l’initiative de se connecter au site Internet de l’institution.
Quentin Laplace dit aux participants que la page Facebook « Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale » pourrait jouer ce rôle, permettant de signaler systématiquement la parution de nouveaux articles sur notre site Internet. Quentin Laplace et les participants conviennent que le réseau social numérisé « Facebook » est aujourd’hui le plus utilisé par les enfants et les jeunes de plus de 13 ans de notre institution.
Emmanuel Paris explique que la webradio a cessé d’émettre les programmes conçus et réalisés par les enfants et les équipes éducatives en juillet 2015, car l’hébergeur de la fréquence internet dédiée demandait un nombre de connexions mensuels minimal en l’échange de la gratuité de ce service. Ce nombre de connexions n’ayant pas été atteint ; la webradio émet depuis juillet des contenus musicaux choisis par l’hébergeur.
Pour récupérer la maîtrise d’œuvre de cet outil numérique, l’idée est de créer sur le site Internet, sur la page « Happy culture » dédiée, un système de podcasts. Quentin Laplace présentent aux participants le prototype du nouveau dispositif en ligne qui va suppléer cette saison la webradio de l’institution.
Joseph Bako explique à Florian Sailly ce qu’est un podcast : les enregistrements audiophoniques transmises par les équipes éducatives sont référencés dans une base de données que l’internaute peut écouter selon le contenu recherché. Il n’est pas besoin d’une fréquence Internet spécifique, comme c’était le cas avec la webradio. La fréquence Internet du site Internet de l’institution pourvoira à cette nécessité technique pour que toute personne puisse en ligne accéder aux propos des enfants et des jeunes.
Yannick Coppin apprécie le dispositif « podcast » dans sa capacité à sérier les contenus. Base de données d’enregistrements audios, il est possible de répartir ces derniers selon des thèmes, des saisons culturelles, des cycles de travail au sein des Maisons de culture.
Joseph Bako, Quentin Laplace et Florian Sailly disent que le système « podcast » est plus intéressant que le système « webradio » car il n’oblige pas d’attendre une heure fixe définie par la grille de programme pour accéder au contenu audiophonique recherché.
Emmanuel Paris explique aux participants que l’institution cherche à maintenir et amplifier l’usage de l’outil numérique audiophonique, car le thème « Chemin faisant » a parmi ses acceptions la dimension de l’enquête, du reportage, de la découverte du monde relatée pas à pas. L’oralité structurée, typique de la prise de parole devant un micro en vue d’une diffusion pour des auditeurs, convient très bien à ce registre de la découverte à partager régulièrement.
Emmanuel Paris informe les participants des thèmes sur lesquels travaillera cette nouvelle saison culturelle le Conseil de la Vie Sociale. A partir du premier semestre 2016, les représentants des enfants et des jeunes, des parents et tuteurs légaux, des personnels de l’institution et la direction réfléchiront à des recommandations en termes d’usages des technologies numériques par les enfants et les jeunes, le temps de leur présence dans chaque Maison de culture.
Emmanuel Paris explique aux participants que ce thème intègre les demandes de chefs de service formulées au printemps 2015, signalant l’utilisation problématique des smartphones ou des ordinateurs connectés à l’Internet dans des Maisons de l’institution.
Emmanuel Paris demande aux participants un premier avis sur ce thème, permettant de préparer au mieux les réunions de travail du Conseil de la Vie Sociale au printemps 2016. Emmanuel Paris demande aux participants si, en dernière extrémité, ils approuvent le principe d’installation de brouilleurs dans toutes les Maisons, interdisant toute connexion durant une tranche horaire quotidienne fixée par la direction.
Yannick Coppin dit que ces usages problématiques des smartphone par les enfants et les jeunes du Centre jour ne s’expriment qu’après-coup, une fois la journée au Centre de jour terminée. Les smartphones des enfants et des jeunes doivent en effet systématiquement être remis à l’équipe éducative au commencement de la journée, et les enfants et les jeunes les récupèrent au terme de cette journée, jusqu’au lendemain. Yannick Coppin précise que des échanges injurieux via les smartphones ou les réseaux sociaux numérisés tels Facebook, exprimés par les enfants et les jeunes quand ils sont rentrés chez leurs parents ou tuteurs légaux, peuvent cependant rejaillir pendant la journée au Centre de jour. Des comportements conflictuels peuvent par exemple être interprétés comme conséquences d’échanges téléphoniques ou Internet tenus la veille au soir, ou lors du week-end précédent.
Joseph Bako dit que l’usage problématique des smartphones ou de l’Internet n’a concerné qu’un seul enfant ces derniers temps à la Maison de la Musique. Joseph Bako précise qu’à ses yeux, ces usages problématiques sont particulièrement avérés dans le cadre du temps scolaire des enfants et des jeunes, en journée dans les établissements auxquels ils sont affiliés.
Emmanuel Paris informe les participants que certains encadrants des camps de cet Eté ont signalé une difficulté nouvelle à leurs yeux : parvenir chaque jour à ce que les enfants et les jeunes de leur groupe délaissent leur usage permanent du smartphone pour s’intéresser aux lieux visités, participer à la vie collective.
Yannick Coppin dit que ce phénomène est sans doute typique des camps organisés pendant les vacances, traduisant un désir de rattraper le temps non-connecté durant l’année scolaire, ou durant la vie dans la Maison de culture.
A la demande d’Emmanuel Paris, les participants conviennent que le système des brouilleurs installés dans chaque Maison de culture pourrait être un outil à envisager.
Emmanuel Paris propose que ce thème soit rediscuté lors du prochain comité de pilotage.
Emmanuel Paris remercie les participants et les invite à participer à la prochaine réunion du comité de pilotage « communication », fixée au lundi 14 décembre 2015, à 14h, dans la salle du Conseil d’administration de la Ferme de Bertinghen.
Retrouvez les photos prises lors de cette sortie culturelle au Musée portuaire de Dunkerque :
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La Maison des Découvreurs a fêté Franck, 16 ans, ce dernier week-end de septembre.
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Le vendredi 18 septembre, la radio “Transat fm” a offert 9 places aux jeunes des découvreurs afin d’assister à la rencontre face à Luçon, comptant pour la septième journée du Championnat de National.
Petit retour avec Gabin, sur sur cette soirée… :
“C’était un super match, Luçon était premier avant la rencontre, mais Boulogne les a quand même battu 3 à 1. Gregory Thil a marqué deux buts, par contre je ne me rappelle plus du nom du buteur du 3ème but. Boulogne a bien réagit puisqu’ils étaient menés 1 à 0. En plus, pendant la mi-temps, juste après la pub, je suis passé sur transatfm en direct. Ils m’ont bien accueilli, Francis m’a posé des questions, j’ai raconté ce que je pensais du match et ce que je voulais faire plus tard. De là où nous étions, il y avait une super vue !“.
Retrouvez quelques photos prises lors de ce match ici :
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La Maison des Découvreurs a repris le 14 septembre, au diapason de l’ensemble des Maisons de culture de notre institution, les ateliers bi-hebdomadaires.
Pour sa troisième année, un partenariat privilégié avec le BCK permet aux enfants et aux jeunes de pratiquer les activités nautiques le lundi.
Nouveauté de cette saison culturelle 2015-2016, la Maison des Découvreurs a créé un second partenariat pour ses ateliers du jeudi avec le Center training de Boulogne-sur-mer, permettant aux enfants et aux jeunes de s’initier à la canne française en prévision du spectacle clôturant les “Journées d’Enfance 2016”.
Retrouvez les photos de la première séance organisée avec le BCK ici :
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