Archives de catégorie : Comité de pilotage, pôle sciences

Rapport d’étape du 11 octobre 2017

A titre exceptionnel, ce comité de pilotage « sciences » donne lieu à la rédaction d’un rapport d’étape.

I. Evaluation de la saison 2016-2017 :

Les résultats statistiques du questionnaire proposé pour la troisième année consécutive aux enfants de l’association, à propos du programme culturel de l’institution, a fait cette année un focus sur l’activité archéologique.

Réponse 20 (réponse à la question « J’ai apprécié l’atelier archéologie mensuel (construction du travois de l’âge de bronze et de la charrette médiévale »)

% de réponses positives % de réponses négatives
71.4 28.5

Commentaire : 6 enfants n’ont pas répondu à la question (10.9 % des répondants).

Réponse 21 (réponse à la question « J’ai envie de devenir archéologue plus tard »)

% de réponses positives % de réponses négatives
20 80

Commentaire : 5 enfants n’ont pas répondu à la question (9 % des répondants).

Réponse 22 (réponse à la question « Ce que j’aime le plus dans l’atelier archéologue, c’est a. l’ambiance b. construire des choses c. apprendre avec les archéologues »)

L’ambiance (en %) Construire des choses (en %) Apprendre avec les archéologues (en %)
22.6 34 43.4

Commentaire : 12 enfants n’ont pas répondu à la question (21.8 % des répondants). Un enfant a coché les trois réponses. 8 enfants ont coché deux réponses (en majorité « construire » + « apprendre »).

On trouvera le détail de ces résultats sur notre site Internet ici.

Nous renouvellerons d’année en année le zoom sur l’archéologie dans les questionnaires proposés aux enfants, afin de pouvoir d’en étudier les variations.

II. Présentation de la saison 2017-2018 :

Deux cycles d’atelier scientifiques, l’un dédié aux enfants et aux jeunes du Centre de Jour, l’autre à l’ensemble des enfants des Maisons, rythmeront la saison 2017-2018.

II.A. Ateliers physique-chimie du Centre de Jour :

La Fondation SEED a nommé un nouvel intervenant : Yoann Nicolas Jaffre (ingénieur Schlumberger), qui aux côtés d’Eric Parot (membre de notre Conseil scientifique) et de Sophie Goujon-Durand (Ecole Supérieure de Physique Chimie Industrielle de Paris), proposeront aux enfants pour la sixième année consécutive des ateliers en physique et chimie, avec en point d’orgue une restitution des apprentissages issus de ce cycle, à Paris en avril 2018.

Sophie Goujon-Durand souhaite poursuivre dans la continuité des expériences débutées l’année dernière sur les conducteurs et isolants. Pour les interventions de Yoann Nicolas Jaffre, le thème trait d’union serait axé sur la fabrication d’encre pour écrire sur des matériaux conducteurs type aluminium par électrolyse et ainsi joindre les deux mondes chimie/électricité.

Le calendrier des séances est le suivant : 7 novembre 2017, 28 novembre 2017, 19 décembre 2017, 23 janvier 2018, 20 février 2018, 20 mars 2018. Les restitutions au Centre d’Etudes et de Recherches de l’entreprise Schlumberger de Clamart, puis à l’Ecole Supérieure de Physique Chimie Industrielle de Paris, auront lieu les 16 et 17 avril 2018.

II.B. Ateliers archéologiques mensuels (ensemble des Maisons) :

Le projet consistera à travailler sur la reconstitution de deux véhicules hippotractés ; un travois néolithique et une charrette du XVème siècle. Il s’agit d’achever le travois, dont la fabrication a commencé durant la saison 2016-2017. Le projet donnera lieu à une présentation le 2 juillet 2018 lors des « Journées d’Enfance 2018 », sur le site du « petit déjeuner sous l’herbe » auprès de l’ensemble des enfants des Maisons, de leurs familles, des anciennes et anciens de l’institution, des équipes éducatives et des partenaires.

Le calendrier des séances est le suivant : 11 octobre 2017, 15 novembre 2017, 13 décembre 2017, 17 janvier 2018, 14 février 2018, 14 mars 2018, 18 avril 2018, 16 mai 2018, 13 juin 2018.

Le matériel à acquérir cette année pour la poursuite de la fabrication des deux véhicules est le suivant : pour le travois, cinquante branches de noisetier de 1 cm et 2 cm de diamètre ; pour la charrette médiévale,  quatre plateaux de chêne en 40 mm d’épaisseur, de 600 cm  par 80 cm pour la caisse, et une poutre d’orme d’environ 50 cm de côté sur 2 mètres de longueur pour les moyeux.

III. Résidence art / science 2018 et résidence art / science 2019 :

Pour sa deuxième édition, la résidence art / science aura lieu du 8 janvier au 12 mars 2018, et accueillera à cette occasion Vincent Lascour et Marion Fillancq. On trouvera plus d’informations sur le projet que les deux résidents se donnent à accomplir à l’occasion de cette résidence ici. Aurélie Legras réalisera durant cette résidence les photos permettant de valoriser les moments partagés avec les enfants et les équipes, Marion Fillancq invitera une musicienne pour expérimenter les artefacts créés avec Vincent.

La préparation de la résidence art / science 2019 a donné lieu à une réunion en septembre, permettant au cabinet Art connexion de présenter l’organisation de la sélection d’un ou des artistes sollicités  par leur soin pour la réalisation d’une oeuvre monumentale sur le site du “Petit déjeuner sous l’herbe”. L’association et le cabinet “Art connexion”, retenus à cette occasion par la Fondation de France pour agir dans le cadre du programme Les nouveaux commanditaires, se donnent pour objectif l’inauguration de l’oeuvre le 2 juillet 2019.

Etude statistique sur la sociabilité et la socialisation des enfants de notre institution générées par notre programme éducatif et culturel pour la saison 2016-2017

Questionnaire « Fin de saison 2016-2017 – participants enfants et jeunes de l’association »,

Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale

Introduction :

Le programme « L’aventure de la vie » organise l’activité des Maisons de culture de notre institution, chaque année de la troisième semaine de septembre à la mi-juillet de l’année suivante.

On trouvera sur notre site Internet le contenu de cette saison 2016-2017 ici.

Dans le cadre du suivi de la dotation octroyée à notre institution par la Fondation Daniel et Nina Carasso à l’occasion de l’appel à projet « Art et territoire 2014 », le cabinet « Nuova Vista » a proposé aux lauréats de questionner les participants de leurs activités culturelles afin de formaliser les effets qu’ils déclarent leur imputer quant à leur sociabilité et leur socialisation (estime de soi, relations à autrui, adhésion au projet institutionnel portant les activités culturelles de l’institution, inscription dans la vie de la cité).

On trouvera ici le détail de la fabrication de cet outil évaluatif unique en France, ainsi que l’identité des acteurs ayant participé à ce travail.

Considérations méthodologiques :

Le questionnaire a été proposé aux enfants et aux jeunes de notre institution au terme de cette saison culturelle 2014-2015, à la mi-juillet 2014.

On trouvera les résultats de cette première vague évaluative ici.

Lors de la saison 2015-2016, constatant que certaines formulations de questions composant la fiche « participants enfants et jeunes » ont été incomprises à l’époque par les répondants, le Conseil scientifique de l’association a recommandé lors de sa réunion du 9 octobre 2015 que les enfants et les jeunes participent au développement d’une nouvelle grille, plus appropriable. On trouvera le détail des analyses du Conseil scientifique au sujet de l’expérimentation de cet outil évaluatif sur notre site Internet, à l’adresse suivante (voir la partie II : « Retour sur la saison culturelle 2014-2015 et présentation de la saison culturelle 2015-2016 », ici).

L’association a sollicité par conséquent le Conseil de la Vie Sociale, instance représentative de ses usagers, afin d’améliorer le questionnaire adressé aux enfants et aux jeunes pour cette seconde vague. Le Conseil de la Vie Sociale a proposé au terme de sa réunion du 1er juillet 2016 la nouvelle version. On trouvera à l’adresse suivante le compte-rendu de cette réunion (voir la partie II : « II. Amélioration du questionnaire proposé chaque fin de saison culturelle aux enfants et aux jeunes de l’institution pour objectiver les effets du programme « L’aventure de la vie » sur leur parcours de vie. », ici).

Renforcement de la capabilité / de la confiance en soi 1.     Je suis fier (fière) d’avoir participé aux différents projets culturels tout au long de l’année
2.     Le programme culturel est important pour moi
3.     Mon entourage s’est intéressé à ce que j’ai fait dans ce projet
4.     Je me suis investi(e) à fond dans ce projet
5.     Quand je fais quelque chose, je le fais bien
6.      J’ai réussi à dépasser mes difficultés
7.      Je me rends compte grâce à ce programme que je sais faire des choses aussi bien que la plupart des gens
Ouverture culturelle 8.      Je suis allé(e) voir une manifestation de [discipline pratiquée] depuis le début du projet ?
9.     J’ai prévu d’aller voir une manifestation de [discipline pratiquée] ?
10.   J’ai envie de continuer à pratiquer [discipline pratiquée] après mon départ des Maisons des Enfants de la Côte d’Opale ?
11.    Le projet m’a donné envie de pratiquer une /d’autre(s) discipline(s) artistique(s), scientifique(s) ou sportive(s) ?
12.   J’ai donné à mon entourage l’envie d’assister à des spectacles ou de pratiquer une discipline artistique, scientifique ou sportive ?
Apprentissage de la diversité 13.   J’ai appris à connaitre toutes les personnes de ma Maison grâce aux ateliers
14.   Je me suis senti accepté par les autres grâce aux ateliers
Construction du collectif 15.   J’ai aimé construire un projet en équipe
16.   Je me sens à l’aise avec mon groupe
17.   J’ai noué des liens avec des personnes de mon groupe
18.   Je me suis fait des amis dans mon groupe
19.   J’ai noué des liens avec des personnes de toutes les Maisons

Cette nouvelle version a été proposée aux enfants et aux jeunes participant aux ateliers du programme « L’aventure de la Vie » au terme de la saison 2015-2016 (voir les résultats ici).

Au terme de la saison 2016-2017, lors de l’assemblée plénière des conseils et comités conseillant l’association dans le développement de son programme culturel organisé le 6 juillet 2017, Madame Elisabeth Justome, chargée du développement culturel et communication région Nord Pas-de-Calais Picardie, Institut National de Recherches Archéologiques Préventives (INRAP), a demandé la possibilité que l’association puisse consulter les enfants et les jeunes sur la présence aussi grande de l’archéologie dans leur saison.

On trouvera le compte-rendu détaillé de cette réunion ici.

Trois questions ont été par conséquent incluses dans la mouture proposée aux enfants accueillis en internat par l’association pour qu’ils puissent exprimer leur point de vue sur la saison culturelle  écoulée.

Ces trois questions supplémentaires sont :

  • J’ai apprécié l’atelier archéologique mensuel (construction du travois de l’âge de bronze et de la charrette médiévale)
  • J’ai envie de venir archéologue plus tard
  • Ce que j’aime le plus dans l’atelier archéologique, c’est : a. l’ambiance b. construire des choses c. apprendre avec les archéologues

Nous avons proposé ce questionnaire aux enfants des Maisons de culture de l’institution (7 Maisons de culture). Certaines accueillent moins d’enfants que d’autres ; en moyenne, nous comptons 13 enfants par Maison.

Dans un décompte détaillé, le questionnaire a été proposé entre le 10 et le 13 juillet 2017 à une Maison accueillant 14 enfants, deux Maisons accueillant 13 enfants, deux Maisons accueillant 12 enfants, à la Maison Vive accueillant 4 internes et 4 externes (les externes ont demandé la possibilité de répondre aux questionnaires), aux six jeunes des studios internes de l’association.

Le « Centre de Jour », accueillant une majorité d’externes début juillet 2017, n’a pas participé à cette vague évaluative.

Sur les 79 enfants potentiellement répondant au questionnaire, 55 ont accepté de remplir cette fiche, soit un taux de réponse de 69,6 %.

Pour rappel, le taux de réponse de la vague 2015-2016 était de 35.8 %, et de 39 % pour celle de 2014-2015.

Cet écart positif remarquable entre le taux de participation cette saison, et ceux des deux saisons précédentes, peut s’expliquer par une routinisation de l’exercice, aussi bien pour les enfants que pour les équipes.

Analyse des réponses :

Chaque résultat donne lieu à une mise en perspective, reprenant les résultats de la saison précédente question par question. Les enseignements que les variations observées d’une saison sur l’autre peuvent formuler seront travaillés en réunions à la rentrée avec les équipes éducatives, les professeurs d’atelier et le Conseil scientifique. Le travail interprétatif de ces résultats tiendra compte des limites générées par le changement, d’une année sur l’autre, de formulation de certaines questions ainsi que du taux conséquent de renouvellement des effectifs potentiellement répondant au questionnaire de la saison précédente, puis à celui de cette année (20 %). A titre d’information, ce taux de renouvellement des répondants d’une saison sur l’autre était de 39.5 % il y a un an.

  • Thème 1 : Renforcement de la capabilité / de la confiance en soi

Réponse 1 (réponse à la question : « Je suis fier (fière) d’avoir participé aux différents projets culturels tout au long de l’année »)

% de réponses négatives % de réponses intermédiaires % de réponses positives
9 10.9 80

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses positives a baissé de près de 10 %, avec un taux de réponses intermédiaires inchangé ; les taux de satisfaction exprimés les deux années précédentes, déjà élevés, se maintiennent.

Réponse 2 (réponse à la question : « Le programme culturel est important pour moi »)

% de réponses négatives % de réponses intermédiaires % de réponses positives
16.3 29 54.5

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses positives a augmenté de 3 %, le taux de réponses intermédiaires a baissé de 2 %, le taux de réponses négatives de 6 %.

Réponse 3 (réponse à la question : « Mon entourage s’est intéressé à ce que j’ai fait dans ce projet »)

% de réponses négatives % de réponses intermédiaires % de réponses positives
25.4 16.3 58.1

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses positives a augmenté de 12 %, le taux de réponses intermédiaires a baissé de 9 %, le taux de réponses négatives a baissé de 3 %. L’élévation significative du taux de réponses positives constatée cette année est l’un des résultats remarquables de cette vague évaluative. La question de l’intérêt porté par l’entourage aux activités menées par les enfants de notre association est en effet importante puisqu’elle relève de la socialisation de l’enfant en dehors de notre communauté éducative.

Réponse 4 (réponse à la question : « Je me suis investi(e) à fond dans ce projet »)

% de réponses négatives % de réponses intermédiaires % de réponses positives
9 18.1 70.9

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses positives a baissé de 9 %, le taux de réponses intermédiaires a augmenté de 4 %, le taux de réponses négatives a baissé de 2 %.

Réponse 5 (réponse à la question : « Quand je fais quelque chose, je le fais bien »)

% de réponses négatives % de réponses intermédiaires % de réponses positives
9 31 65.4

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses positives a baissé de 3 %, le taux de réponses intermédiaires a baissé de 6 %, le taux de réponses négatives a augmenté de 9 %.

Réponse 6 (réponse à la question « J’ai réussi à dépasser mes difficultés »)

% de réponses négatives % de réponses intermédiaires % de réponses positives
10.8 28.5 61.2

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses négatives baisse de 17 %, le taux de réponses intermédiaires augmente de 22 % et le taux de réponses positives baisse de 4 %. A noter, outre ces variations fortes d’une année sur l’autre concernant les réponses négatives et intermédiaires, cette question suscite un nombre conséquent de non-réponse (i.e catégorie « Ne se prononce pas ») : le taux est de 11 %.

Réponse 7 (réponse à la question « Je me rends compte grâce à ce programme que je sais faire des choses aussi bien que la plupart des gens »)

% de réponses négatives % de réponses intermédiaires % de réponses positives
14.5 18.1 67.2

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses positives ne varie pas significativement, tout comme le taux de réponses intermédiaires et le taux de réponses négatives.

  • Thème 2 : Ouverture culturelle

Réponse 8 (réponse à la question « Je suis allé(e) voir une manifestation de [discipline pratiquée] depuis le début du projet ?»)

% de réponses positives % de réponses négatives
14.5 67.2

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses négatives augmente de 36 %, le taux de réponses positives baisse de 55 %. Ces variations remarquables nécessitent que la politique de sorties culturelles organisées dans chaque Maison soit questionnée.

Réponse 9 (réponse à la question « J’ai prévu d’aller voir une manifestation de [discipline           pratiquée] ?»)

% de réponses positives % de réponses négatives
30.9 69

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses négatives augmente de 39 %, le taux de réponses positives baisse de 31 %. Ces variations remarquables corroborent l’observation formulée dans le commentaire de la réponse 8.

Réponse 10 (réponse à la question « J’ai envie de continuer à pratiquer [discipline pratiquée] après mon départ des Maisons des Enfants de la Côte d’Opale ? »

% de réponses positives % de réponses négatives
72.7 27.2

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, les taux de réponses ne varient pas significativement.

Réponse 11 (réponse à la question « Le projet m’a donné envie de pratiquer une /d’autre(s) discipline(s) artistique(s), scientifique(s) ou sportive(s) ? »)

% de réponses positives % de réponses négatives
69 29

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses négatives baisse de 9 %, le taux de réponses positives augmente de 7 %.

Réponse 12 (réponse à la question « J’ai donné à mon entourage l’envie d’assister à des spectacles ou de pratiquer une discipline artistique, scientifique ou sportive ? »)

% de réponses positives % de réponses négatives
58.1 37.9

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses négatives augmente de 2 %, le taux de réponses positives baisse de 4 %.

  • Thème 3 : Apprentissage de la diversité

Réponse 13 (réponse à la question « J’ai appris à connaitre toutes les personnes de ma Maison grâce aux ateliers »)

% de réponses négatives % de réponses intermédiaires % de réponses positives
10.7 22.2 61.1

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses négatives augmente de 6 %, le taux de réponses intermédiaires augmente de 15 % et le taux de réponses positives baisse de 21 %. Ces variations significatives d’une année sur l’autre doivent notamment être interprétées au regard du taux de renouvellement du groupe des répondants durant la saison 2016-2017 (20 % si l’on se réfère aux cohortes répondant au questionnaire).

Réponse 14 (réponse à la question « Je me suis senti accepté par les autres grâce aux ateliers »)

% de réponses négatives % de réponses intermédiaires % de réponses positives
18.5 20.3 57.4

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses négatives augmente de 4 %, le taux de réponses intermédiaires baisse de 5 % et le taux de réponses positives baisse de 3 %.

  • Thème 4 : Construction du collectif

Réponse 15 (réponse à la question « J’ai aimé construire un projet en équipe »)

% de réponses négatives % de réponses intermédiaires % de réponses positives
11.3 20.7 67.9

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses négatives augmente de 8 %, le taux de réponses intermédiaires augmente de 3 % et le taux de réponses positives baisse de 10 %.

Réponse 16 (réponse à la question « Je me sens à l’aise avec mon groupe »)

% de réponses négatives % de réponses intermédiaires % de réponses positives
10.7 13.2 66

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses négatives augmente de 10 %, le taux de réponses intermédiaires baisse de 4.5 % et le taux de réponses positives baisse de 12 %.

Réponse 17 (réponse à la question « J’ai noué des liens avec des personnes de mon groupe »)

% de réponses négatives % de réponses intermédiaires % de réponses positives
16.6 14.8 78.5

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses négatives augmente de 13 %, le taux de réponses intermédiaires baisse de 3 % et le taux de réponses positives baisse de 10 %.

Réponse 18 (réponse à la question « Je me suis fait des amis dans mon groupe »)

% de réponses négatives % de réponses intermédiaires % de réponses positives
14.8 13 72.2

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses négatives ne varie pas significativement le taux de réponses intermédiaires augmente de 2 % et le taux de réponses positives baisse de 3 %.

Réponse 19 (réponse à la question « J’ai noué des liens avec des personnes de toutes les Maisons »)

% de réponses négatives % de réponses intermédiaires % de réponses positives
14.2 21.4 68.5

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses négatives ne varie pas significativement, le taux de réponses intermédiaires baisse de 5 % et le taux de réponses positives augmente de 4 %.

Commentaire général au sujet du thème 4 : les taux de réponses positives restent, pour la troisième édition de cette vague évaluative proposée aux enfants de notre association, significativement élevés.

  • Thème 5 : l’archéologie :

Réponse 20 (réponse à la question « J’ai apprécié l’atelier archéologie mensuel (construction du travois de l’âge de bronze et de la charrette médiévale »)

% de réponses positives % de réponses négatives
71.4 28.5

Commentaire : 6 enfants n’ont pas répondu à la question (10.9 % des répondants).

Réponse 21 (réponse à la question « J’ai envie de devenir archéologue plus tard »)

% de réponses positives % de réponses négatives
20 80

Commentaire : 5 enfants n’ont pas répondu à la question (9 % des répondants).

Réponse 22 (réponse à la question « Ce que j’aime le plus dans l’atelier archéologue, c’est a. l’ambiance b. construire des choses c. apprendre avec les archéologues »)

L’ambiance (en %) Construire des choses (en %) Apprendre avec les archéologues (en %)
22.6 34 43.4

Commentaire : 12 enfants n’ont pas répondu à la question (21.8 % des répondants). Un enfant a coché les trois réponses. 8 enfants ont coché deux réponses (en majorité « construire » + « apprendre »).

Compte-rendu de la réunion du 26 avril 2017

Compte-rendu réunion de comité de pilotage, pôle sciences

26 avril 2016

Présents :

Yannick Coppin, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale, chef de service Centre de jour et de la Maison Vive

Mathieu Delforge, association « Les Chalcophore », stagiaire

Elisabeth Justome, Institut National de Recherches Archéologiques Préventives, chargée du développement culturel et communication région Nord Pas-de-Calais Picardie

Vincent Lascour, Institut National de Recherches Archéologiques Préventives, archéologue, responsable d’opération, président de l’association « Les Chalcophore »

Kévin Lenoir, association « Les Chalcophore », vice-président

Pierre-Yves Maquinghen, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale, chef de service Maison du cirque et du théâtre, Maison du sport et du bien-être

Emmanuel Paris, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale, directeur adjoint aux affaires culturelles

Absents excusés :

Sophie Goujon-Durant, maître de conférences, Ecole Supérieure de Physique Chimie Industrielles de Paris

Christophe Lefèvre, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale, la Maison du Cirque et du théâtre, éducateur

Eric Parot, ingénieur physicien Schlumberger Ltd, coordinateur France Fondation SEED

Emmanuel Paris informe les participants de l’état d’avancement du cycle « Physique / Chimie » organisé durant cette saison au Centre de Jour. Les précédentes séances avaient pour thème :

  1. Porosité et perméabilité ;
  2. Température, transfert de chaleur (réalisation d’un thermomètre) ;
  3. Magnétisme, champ magnétique (réalisation d’une boussole) ;
  4. Ça flotte, ça coule (notion de viscosité, Archimède, etc.) ;
  5. Fluides non newtoniens (expériences avec la maïzena)

Les 15 et 16 mai 2017, le Centre de Jour présentera une restitution de ces ateliers au Centre d’Etudes et de Recherches de l’entreprise Schlumberger Ltd à Clamart (92) puis mènera un atelier au Musée Pierre-Gilles de Gennes de l’ Ecole Supérieure de Physique Chimie Industrielles de Paris, séance finale durant laquelle les enfants testeront des machines à gribouiller.

Emmanuel Paris distribue aux participants une sortie papier de la page dédiée sur le site Internet à la séance du 4 avril au Centre de Jour, dont on trouvera le contenu détaillé ici.

Emmanuel Paris propose aux participants de commencer cette réunion trimestrielle par un retour sur l’organisation de la résidence art/ science 2017.

I. Point sur l’organisation de la première édition de la résidence art / science :

La Fondation Daniel et Nina Carasso a accordé son soutien au programme trisannuel « résidence art / science ». Vincent Croguennec, dessinateur plasticien, et Vincent Lascour, archéologue, ont mené une résidence-mission d’appui artistique de deux mois, du 5 janvier au 7 mars 2017, sur la base d’une pleine disponibilité au sein des Maisons d’enfants de notre association, Maisons de culture du territoire réparties sur les communes d’Outreau, Saint-Martin Boulogne et Wimille (62). Tous les enfants, ainsi que les équipes éducatives (soit près de 80 enfants et 70 adultes) ont créé plus d’une trentaine d’œuvres aux côtés des deux résidents, lesquelles seront notamment valorisées sur scène lors du spectacle clôturant notre festival annuel, et dans un livret en cours d’édition.

L’Institut National de Recherches Archéologiques Préventives (INRAP) a joué un rôle déterminant.

Son siège central a en effet accepté pour la première fois dans l’histoire de cette institution la mise en disponibilité d’un de ses archéologues et responsable d’opération pour une résidence mission d’appui-artistique de deux mois, et en dehors d’une convention partenariale.

Les délais administratifs permettant cette autorisation ont été courts ; trois mois entre l’officialisation de la demande et la réception de la formulation écrite de l’accord.

Ce dernier est d’autant plus remarquable que Vincent Lascour a pu obtenir cette mise en disponibilité nonobstant une convention annuelle entre notre association et l’INRAP, dispositif le concernant ainsi que d’autres employés pour la réalisation d’ateliers archéologiques mensuels auprès des enfants et des équipes éducatives entre septembre 2016 et juillet 2017.

La procédure ad hoc permettant à Vincent Lascour de réaliser à la fois cette résidence de deux mois aux Maisons et des ateliers mensuels conventionnés tout au long de notre saison culturelle, a été facilitée par l’intercession d’Elisabeth Justome, chargée du développement culturel et communication région Nord Pas-de-Calais Picardie de l’INRAP auprès du siège central.

Emmanuel Paris remercie vivement Elisabeth Justome pour cet appui déterminant, et dit que c’est là l’expression de la bonne opérationnalité des comités de pilotages mis en place par l’association et ses partenaires.

Emmanuel Paris signale qu’afin de quantifier les réalisations issues de ces résidences-missions, l’association utilise depuis la collaboration initiale avec la DRAC Hauts-de-France en 2015, et sans discontinuer depuis, l’outil appelé « geste artistique » dont on trouvera une description détaillée ici.

Emmanuel Paris dit que cet outil de quantification du processus créatif est tout à fait adapté à l’activité scientifique et technique déployée lors de cette résidence art / science 2017, ses prérequis coïncidant avec l’exploration de différentes tailles de silex et autres minéraux effectuée par Vincent Lascour (primauté du geste, co-création avec les enfants et les adultes, etc.).

Quatre grandes catégories de gestes artistiques sont identifiables :

–              « Geste A » : Les gestes de Vincent Croguennec (par lui-même et de lui-même, en l’absence d’enfants et d’équipes éducatives) ;

–              « Geste B » : Les gestes de Vincent Lascour (par lui-même et de lui-même, en l’absence d’enfants et d’équipes éducatives) ;

–              « Geste C » : Les gestes conjoints de Vincent Croguennec et de Vincent Lascour (par eux-mêmes et d’eux-mêmes, en l’absence d’enfants et d’équipes éducatives) ;

–              « Geste D » : Les gestes conjoints de Vincent Croguennec, de Vincent Lascour, des enfants et des équipes éducatives.

En se référant à notre base de données en ligne  dédiée à la résidence art / science 2017 ici (cf. deux pdf à télécharger sur cette page), nous estimons à 30 et plus le nombre de gestes pour chacune de ces catégories.

Ceci excède de manière significative le nombre de gestes évalués lors des deux précédentes résidences-missions organisées par notre association.

Emmanuel Paris explique cet écart remarquablement positif entre ce que nous escomptions et ce qu’il est advenu, par la qualité du binôme constitué à l’occasion de cette résidence. Vincent Croguennec, jeune plasticien en plein essor créatif, a en effet pu profiter dès les premiers jours de cette résidence de l’expérience de Vincent Lascour, qui après trois années consécutives d’ateliers archéologiques mensuels aux Maisons, connait notre dynamique institutionnelle, les équipes éducatives, les rythmes d’activité des enfants.

De fait, l’activité créatrice menée conjointement par les résidents et la communauté éducative de notre association a commencé dès la première semaine de leur présence, comme en témoigne cet article.

Deux résultats non prévus positifs sont par ailleurs à considérer.

Sur proposition de Vincent Croguennec, l’association a organisé le mercredi 22 février 2017 dans l’espace scénique associatif « Le café-théâtre Michel Lafond » une projection du film « Spartacus & Cassandra » en présence de l’une de ses actrices. Les enfants et les équipes ont particulièrement apprécié ce récit faisant oh combien écho avec leur propre histoire, et étayant le thème de notre saison culturelle (« Où est ton courage ? »).

Second résultat non prévu positif, dit Emmanuel Paris, Vincent Croguennec et Vincent Lascour ont inventé un dispositif technique permettant pendant les vacances d’Hiver 2017 aux enfants et aux équipes éducatives de co-créer dans leur Maison d’enfants respective un film d’animation qui sera l’une des œuvres composant le spectacle clôturant notre festival annuel « Les Journées d’Enfance 2017 ». On trouvera ici un article relatant l’une des étapes de ce processus créatif itinérant.

On trouvera ici le lien Internet permettant de visionner le film d’animation diffusé sur scène le 7 juillet 2017 lors du spectacle « Passeurs de cœur ».

Vincent Lascour recommande d’inscrire en toutes lettre dans le cahier des charges de la résidence art / science l’obligation d’itinérer de Maison en Maison entre janvier et mars. Vincent Lascour explique que cette contrainte permet d’éviter que seuls le Centre de Jour, la Maison du Cirque et la Maison Vive, c’est-à-dire les trois unités jouxtant les ateliers des résidents, ne profitent des créations en cours.

Emmanuel Paris répond qu’il prend en compte cette recommandation, même s’il doit aussi maintenir la liberté de penser et d’agir des créateurs afin de ne pas les contraindre dans les contenus qu’ils inventent à destination des enfants.

Emmanuel Paris signale qu’une page Internet dédiée a par ailleurs été créée, valorisant le soutien déterminant de l’INRAP pour la réalisation de cette résidence art / science 2017.

Emmanuel Paris signale qu’il a été aussi convié par la Fondation à présenter l’association et son programme culturel le 1er février 2017 dans le cadre de la Rencontre du Cercle éducation du Centre Français des Fonds et Fondations thématisant « L’éducation artistique et culturelle dans les territoires ».

La résidence art / science 2017 fut l’un des exemples valorisés. On trouvera ici le détail de cette prise de parole.

Instruit de l’opérationnalité de la relation interpersonnelle nouée par Vincent Croguennec et Vincent Lascour, Emmanuel Paris dit que l’association aimerait proposer à Vincent Lascour de co-animer la résidence art / science 2018 avec Marion Fillancq, retenue par le jury pour cette deuxième édition.

Vincent Lascour et Marion Fillancq aimeraient développer notamment à cette occasion un appareil acoustique comme nul autre pareil par sa dimension et son esthétisme, permettant par exemple aux enfants de carillonner sur scène leurs compositions musicales et leurs créations chorégraphiques lors du spectacle des « Journées d’Enfance 2018 » en brassant des pièces de verre taillées.

On trouvera quelques aperçus de cette collaboration naissante ici.

Vincent Lascour dit que Marion Fillancq ne sera peut-être pas disponible entre janvier et mars 2018, mais que cela reste à confirmer.

Elisabeth Justome recommande à Emmanuel Paris de lui faire part d’une lettre de remerciements à la direction de la base Hauts-de-France de l’INRAP, ainsi que du siège central, pour accompagner la préparation de la prochaine édition de la résidence art / science.

II. Point sur l’état d’avancement de l’atelier archéologique mensuel :

Emmanuel Paris distribue aux participants une sortie papier de la page dédiée sur le site Internet à la valorisation la précédente séance, en mars.

Emmanuel Paris valorise la qualité des images transmises par les équipes des Maisons, signe, ajoute Emmanuel Paris, d’une belle vitalité de l’atelier archéologique mensuel.

Vincent Lascour dit que les blocs de chêne entreposés dans l’atelier pour la fabrique, notamment, des roues du travois, ont séché de telle sorte que leur travail avec les outils artefacts de l’âge de bronze est moins aisé.

Vincent Lascour propose d’échelonner par conséquent la construction du travois et de la charrette médiévale y compris durant la prochaine saison culturelle.

Emmanuel Paris accepte cette proposition, en disant que l’association est prête à prendre tout le temps nécessaire pour la réalisation de ces véhicules hippotractés.

Emmanuel Paris demande si l’acquisition de nouveaux matériaux ou matériels est nécessaire.

Vincent Lascour répond que ce n’est pas le cas, précisant que le travois est construit pour moitié.

III. Présentation du programme du festival annuel « Journées d’Enfance 2017 » :

Emmanuel Paris invite les participants à participer au festival annuel organisé par l’association, et spécialement le jeudi 6 juillet, de 10h à midi, puisqu’à cette occasion l’ensemble des conseils accompagnant l’institution dans le développement de son programme culturel se réuniront pour présenter les actions entreprises durant la saison écoulée, et partager le thème de la nouvelle saison à venir.

Emmanuel Paris détaille le programme du festival ainsi que du colloque, partie prenante de cette manifestation.

S’agissant du festival « Les Journées d’Enfance 2017 » :

Le dimanche 2 juillet 2017:

  • (10h – 11h30, Ferme de Bertinghen) : projection des « Chroniques 2017 », film réalisé durant l’année écoulée dans les Maisons de culture de notre institution.
  • (12h-15h, Ferme de Bertinghen) : « Les grandes tables de la ferme », rassemblement annuel de notre communauté éducative et les anciennes et anciens de l’institution.

Le mardi 4 juillet 2017 (18h – 20h, sur les bords de la Liane à Boulogne-sur-mer) : joutes nautiques, tournoi inter-Maisons.

Adresse : Berges de la Liane, devant les pontons à côté du pont de l’Entente cordiale, Boulogne-sur-Mer

Accès libre

Le jeudi 6 juillet 2017 (10h – 12h, Ferme de Bertinghen) : réunion plénière des Conseils du programme « L’aventure de la vie » ; Conseil de la Culture d’entreprendre, Conseil de la Vie Sociale, Conseil scientifique et comités de pilotage présentent les actions réalisées durant la saison écoulée, et préparent la saison à venir.

Le vendredi 7 juillet 2017 :

  • 9h – 16h, ULCO site de l’antenne Saint-Louis : colloque « Où est ton courage ? ».

Adresse : Université du Littoral Côte d’Opale, 21 rue Saint-Louis, Boulogne-sur-Mer

Entrée libre sur réservation

  • 20h – 21h30, salle « Le Phenix » à Outreau : spectacle « Passeurs de cœur ».

Adresse : 1, Place Léon Blum, 62230 Outreau

Entrée libre sur réservation

Vincent Lascour informe les participants que les Chalcophore proposent de réaliser une coulée de bronze durant les « Grandes tables de la ferme », le 2 juillet, afin de créer une animation rappelant l’atelier archéologique mensuel en cours.

Emmanuel Paris remercie l’association pour cette belle initiative, et recommande que cette coulée soit organisée à côté de « L’arbre aux palabres », dans la cour intérieure de la Ferme de Bertinghen, afin que les convives puissent facilement accéder au pôle de démonstration.

S’agissant du colloque, le 7 juillet, de 9h à 16h à l’ULCO Boulogne-sur-mer, antenne Saint-Louis, Emmanuel Paris communique les informations suivantes :

Tout au long de la journée : dessins réalisés par Christian Antonelli.

8h30-9h, accueil

Matin (9h-12h) :

9h-9h20 :

Discours du président de l’association et, sous réserve de confirmation, d’un représentant du Conseil départemental du Pas-de-Calais.

9h20-9h50 :

Film : discussion des enfants avec le parrain de notre association, M. Patrick Bourdet, sur le thème « Où est ton courage ? ».

9h50-10h35 :

Présentation de l’association PREMA par Madame Estelle Gavrand, éthologue.

10h35-10h45 : pause

10h45-12h :

Film : présentation de Gourdoulou par son auteur, l’artiste Grégory Buchert :

Gérard-Henri Durand, écrivain, autour d’Italo Calvino « Le chevalier inexistant » et de William Shakespeare « Macbeth ».

Jean-Paul Demoule, archéologue, à propos de l’effondrement et de la résilience des civilisations.

Pause repas

(Salle de restauration du Crous, ULCO antenne Saint-Louis)

Après-midi (13h30-16h) :

De 13h30 à 14h45, trois ateliers co-animés par des éducateurs et des membres du Conseil scientifique de notre association, dans trois salles différentes de l’Université.

Atelier 1 : Jean-Charles Sergeant et Eric Legros : « Le courage de l’enfant »

Atelier 2 : Joseph Bako et Pierre Lemarquis : « Le courage en itinérance »

Atelier 3 : Anick Traguardi-Menet et Claire Oger : « Le courage de l’éducateur »

15h-16h, dans l’amphithéâtre 1 : synthèse des trois ateliers.

Emmanuel Paris remercie les participants et donne rendez-vous le 6 juillet, ainsi que pour la prochaine réunion du comité de pilotage, le 27 septembre 2017.

Rapport d’étape du 14 décembre 2016

A titre exceptionnel, ce comité de pilotage « sciences » donne lieu à la rédaction d’un rapport d’étape de la part de son secrétaire.

I. Participation des Maisons à une manche du Championnat européen de tir préhistorique les 4 et 6 novembre 2016 :

Les Maisons ont participé à l’installation du pas de tir ainsi qu’à la manche “sagaies” de la manche organisé par André L’Höer et l’association d’animation ancienne de Berck-sur-mer.

On trouvera les articles relatant cette participation ici.

II. Point d’avancement du projet archéologique annuel :

Le projet archéologique annuel réalisé dans le cadre de la convention triennale avec l’INRAP et Les Chalcophore a été présenté à la communauté éducative par Vincent Lascour et Christophe Lefèvre lors de la Conférence du jeudi le 3 novembre 2016.

Les ateliers ont commencé depuis ; une première séance relatée sur notre site ici, puis en décembre une deuxième séance dont on trouvera la chronique ici.

Les prochaines séances vont être consacrées à la fabrication des roues du travois ainsi que du plancher de la charrette médiévale.

Pour cette réalisation, des plateaux de chêne sont requis ; l’association va commander les pièces auprès du chantier de construction du Jean Bart, à Gravelines.

L’objectif est d’inaugurer le travois lors du festival annuel “Les Journées d’Enfance 2017”, qui cette saison commenceront le 2 juillet pour s’achever le 8 juillet.

La charrette médiévale, quant à elle, est un projet pluriannuel.

III. Présentation de la résidence art / science 2017 :

La première des trois résidences art / science co-produites par l’association et la Fondation Daniel et Nina Carasso sous l’égide de la Fondation de France commencera le 5 janvier 2017. Résidence de deux mois, elle permettra à Vincent Croguennec, dessinateur et Vincent Lascour, archéologue, d’offrir espaces de travail et temps disponibles pour avancer dans leurs pratiques respectives.

On trouvera les présentations de Vincent Croguennec et Vincent Lascour ici et ici.

Ces résidences art / science 2017, 2018 et 2019 reprennent le modèle des « résidences-missions d’appui artistique » expérimenté en 2015 puis 2016 dans le cadre d’une co-production avec la DRAC Hauts-de-France. Il s’agit bien de demander aux résidents de ne pas définir a priori un programme d’actions en fonction du public de l’institution, mais d’accepter d’être là pendant deux mois pour réaliser ce qui aurait été accompli de toute façon durant son parcours de création.

Le 14 décembre 2016 a eu lieu une première réunion de travail avec Amanda Crabtree et Bruno Dupont, co-fondateurs du cabinet de médiation en art contemporain Artconnexion pour initier le processus de conception / réalisation de la résidence art / science 2019, dédiée à la réalisation d’une œuvre monumentale sur le site du « petit déjeuner sous l’herbe ».

Une autre action partagée avec Artconnexion consistera au second semestre 2017 en la programmation d’une rencontre des enfants avec l’artiste Nicolas N’Floch dans le cadre d’une résidence art / science dédiée à l’implantation de récifs coralliens artificiels sur le littoral boulonnais et calaisien. On trouvera plus d’informations détaillées sur ce projet culturel ici.

IV. Point d’avancement du cycle d’ateliers physique / chimie 2016-2017 au Centre de Jour :

Deux séances ont été proposées par Sophie Goujon-Durand, maître de conférences à l’Ecole Supérieure de Physique et de Chimie Industrielles de la Ville de Paris et Eric Parot, ingénieur physicien de l’entreprise Schlumberger Ltd, Fondation SEED.

La première séance a permis aux enfants d’examiner la notion de chaleur / température, en construisant pour cela des thermomètres. On trouvera le contenu de cette séance ici.

La deuxième séance avait pour thème le principe d’Archimède ; les enfants ont expérimenté différentes matières immergées pour répondre à la question : ça flotte ou ça coule ? On trouvera le contenu de cette séance ici.

Le 10 janvier 2017, la troisième séance sera consacrée au magnétisme.

L’objectif est de préparer une journée de restitution en public des apprentissages acquis lors de ces ateliers.

La prochaine réunion du comité de pilotage “sciences” aura lieu le mercredi 26 avril 2017 à 16h.

Genèse des outils et méthodes d’évaluation du programme “L’aventure de la vie”

L’institution a participé en 2015 puis 2016 aux séminaires organisés par la Fondation Daniel et Nina Carasso sous l’égide de la Fondation de France, contribuant au développement d’outils et méthodes qui n’existaient pas jusque-là en France pour pérenniser les projets au service de l’accès de tous à la culture.

La genèse de cette réflexion collective et des protocoles finalement adoptés sont détaillés ici, leur mise en oeuvre à propos de notre programme culturel ici.

Compte-rendu de la réunion du 14 septembre 2016

Comité de pilotage « Sciences »

Compte-rendu de la réunion du 14 septembre 2016

Présents :

Yannick Coppin, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale, chef de service Centre de jour et de la Maison Vive

Elisabeth Justome, chargée du développement culturel et communication région Nord Pas-de-Calais Picardie, Institut National de Recherches Archéologiques Préventives

Vincent Lascour, INRAP, archéologue, responsable d’opération ; président de l’association « Les Chalcophore »

Christophe Lefèvre, éducateur, représentant des personnels éducatifs de l’institution

Pierre-Yves Maquinghen, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale, chef de service Maison du cirque et du théâtre, Maison du sport et du bien-être

Antoine Mazelin, représentant des enfants et des jeunes de l’institution

Emmanuel Paris, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale, directeur adjoint aux affaires culturelles

Absents excusés :

André L’Höer, responsable du service culturel, Musée d’Opale Sud (Berck-sur-mer)

Eric Parot, ingénieur physicien Schlumberger Ltd, coordinateur France Fondation SEED

Emmanuel Paris présente aux participants l’ordre du jour de cette réunion de rentrée :

  1. Retour sur la saison culturelle 2015-2016 ;
  2. Présentation de la saison culturelle 2016-2017 ;
  3. Organisation de la saison culturelle 2016-2017.

 I. Retour sur la saison culturelle 2015-2016 :

La saison culturelle 2015-2016, commencée en septembre 2015, s’est achevée au mois de juillet de l’année suivante. Emmanuel Paris distribue aux participants un document statistique, rédigé par l’institution et dressant bilan de cette saison. Ce document présente les résultats statistiques au questionnaire proposé aux enfants et aux jeunes à propos de leur appropriation du programme pluriannuel et pluridisciplinaire « L’aventure de la vie ». On trouvera les résultats de cette étude ici.

Emmanuel Paris commente les résultats de cette étude :

– taux de réponse au questionnaire satisfaisant (36 % des enfants et jeunes présents à la mi-juillet dans les Maisons de culture ont accepté de se prêter à l’exercice) ;

– réponses la plupart du temps très positives quant à la pertinence du programme aussi bien à propos du thème 1 : « Renforcement de la capabilité / de la confiance en soi », du thème 3 « Apprentissage de la diversité » et du thème 4 « Construction du collectif » ;

Emmanuel Paris relève cependant un taux de réponses négatives un peu plus élevé que lors de la précédente vague évaluative, s’agissant du thème 2 : « Ouverture culturelle ». Emmanuel Paris remarque que la réponse 12 (réponse à la question « J’ai donné à mon entourage l’envie d’assister à des spectacles ou de pratiquer une discipline artistique, scientifique ou sportive ? »), avec au taux de réponses négatives de 38 %, est de nouveau cette saison la question suscitant le taux de réponses négatives le plus élevé.

Emmanuel Paris explique aux participants que ces difficultés exprimées par les enfants et les jeunes à faire connaître et apprécier les créations culturelles auxquelles ils contribuent, à l’extérieur des Maisons, une fois qu’ils sont en week-end chez leurs parents, tuteurs légaux, ou quand ils sont en journée dans leurs établissements scolaires, constituent un axe de travail pour l’institution dans les années à venir. La mission est bien d’inventer des outils institutionnels, des manières de faire, pour aider l’enfant à faire savoir et reconnaître la qualité de ses contributions dans le cours de sa vie au sein des Maisons des Enfants de la Côte d’Opale.

Emmanuel Paris informe les participants que les résultats de cette étude, et particulièrement celui de la réponse 12, ont d’ores et déjà été discutés lors de la réunion de rentrée organisée le jeudi 8 septembre 2016 avec les chefs de service et les professeurs des ateliers bi-hebdomadaires obligatoires des Maisons de l’association. La recommandation faite est d’encourager chaque Maison, chaque enfant, à proposer à l’établissement scolaire auquel il est affilié qu’une prestation artistique relevant de la spécialité de sa Maison (selon les sites : cannes françaises, cirque, danse, gymnastique, musique). Le collectif réuni lors de cette réunion du 8 septembre 2016 a aussi souligné que bien des enfants et des jeunes de l’association ne préfèrent pas faire savoir qu’ils résident dans une maison d’enfant à caractère social, et que cette inhibition constitue un frein puissant pour faire savoir autour de soi la qualité des créations accomplies dans le cadre du programme culturel « L’aventure de la vie ».

Emmanuel Paris dit que ce thème de réflexion est proposé lors de toutes les réunions de rentrée de l’association, et invite par conséquent les participants du comité de pilotage à dire leur avis à ce sujet.

Antoine Mazelin dit qu’il n’ose pas parler à ses copains des activités culturelles de l’association auxquelles il participe.

Christophe Lefèvre dit que cela peut s’expliquer par une envie de garder silence sur le fait de vivre en Maison d’Enfants à Caractère Social.

Elisabeth Justome signale que l’INRAP va d’ici la fin de l’année mettre en ligne un nouveau blog, distinct du site internet institutionnel, relatant les différentes actions d’Education Artistique et Culturelle (EAC) développées par l’institut, au nombre desquels les projets archéologiques réalisés avec l’association dans le cadre du partenariat.

Elisabeth Justome dit que, parmi les publics auxquels ce blog est destiné, les professeurs des du primaire ou du secondaire pourront se mettre en relation avec les Maisons pour comprendre comment ces projets ont pu avoir lieu (pour mémoire et sans souci d’exhaustivité, l’association, l’INRAP et les Chalcophore ont réalisé des coracles, un four à sel gaulois, ont expliqué aux enfants comment fabriquer des artefacts de sagaies néolithiques, comment tirer avec).

II. Présentation de la saison culturelle 2016-2017 :

Emmanuel Paris distribue aux participants le programme mensualisé de la saison culturelle 2016-2017 et la lettre de rentrée proposant quelques réflexions sur le thème de cette nouvelle saison.

S’agissant du programme, Emmanuel Paris précise que ce document n’est pas encore        définitif ; des dates d’actions culturelles sont encore à confirmer, des projets culturels réalisés durant la saison ne peuvent être actés dès cette rentrée car ils sont encore en gestation.

Emmanuel Paris, malgré ces précautions, dit qu’il est possible de relever d’ores et déjà quelques nouveautés rythmant cette nouvelle saison et cite deux exemples ; animation par les enfants et les jeunes du Centre commercial Auchan de Saint-Martin Boulogne le 5 octobre dans le cadre de la sélection de l’association comme lauréate de l’appel à projets 2016 « Ensemble pour la jeunesse » de la Fondation Auchan sous l’égide de la Fondation de France ; résidence-mission d’appui artistique et scientifique soutenue par la Fondation Daniel et Nina Carasso sous l’égide de la Fondation de France du 5 janvier au 7 mars 2017. Emmanuel Paris informe les participants que les activités culturelles structurant le programme « L’aventure de la vie » (« Conférences du jeudi », « spectacles mensuels au Café-théâtre Michel Lafond », festival annuel « Journées d’Enfance ») sont pluriannuelles et en ce sens reconduits, invitant les institutions culturelles partenaires du comité de pilotage à y participer.

S’agissant de la lettre de rentrée proposant quelques premières réflexions sur le thème de cette nouvelle saison culturelle, Emmanuel Paris souligne que ce n’est là qu’une prise de parole parmi d’autres, dont l’avantage est de lancer officiellement la réflexion collective. Les enfants, les équipes éducatives, ont par exemple commencé dès cette semaine de reprise des ateliers à s’approprier le thème, afin de proposer pour début novembre des contributions que le metteur en scène du spectacle clôturant comme chaque année le festival « Les Journées d’Enfance » reliera les unes aux autres dans le cadre du synopsis.

La lettre de rentrée présente donc une analyse de plusieurs acceptions du thème de la saison culturelle 2016-2017 : « Où est ton courage ? ». Parmi les idées structurantes qu’Emmanuel Paris cite, il y a la dialectique dynamique courage / découragement, envers et endroit du même rapport au monde pour tout à chacun et que vit l’enfant, l’éducateur, le professeur d’atelier, le médiateur de l’institution culturelle partenaire.

Emmanuel Paris cite aussi un des ouvrages sur lequel s’appuie cette lettre de rentrée : « La fin du courage », de la philosophe Cynthia Fleury, car celui-ci insiste notamment sur l’intérêt de penser ensemble et dans un même tenant découragement individuel et découragement de la société. Emmanuel Paris dit à ce propose que cette mise en résonnance rejoint évidemment la pensée développée par l’association, dont le programme éducatif et culturel « L’aventure de la vie » ne dissocie pas le parcours individuel de l’enfant des questions de société.

III. Organisation de la saison culturelle 2016-2017 :

III.A. Partenariat avec l’INRAP et Les Chalcophore :

Emmanuel Paris informe les participants que Vincent Lascour est invité à résider aux Maisons durant la résidence art / science 2017, du 5 janvier au 7 mars 2017.

Vincent Lascour confirme son intérêt pour ce projet.

Emmanuel Paris propose à Elisabeth Justome de valider la lettre envoyée à l’INRAP pour officialiser cette candidature. Elisabeth Justome conseille d’y faire apparaître les modalités permettant de mettre en visibilité les créations que Vincent Lascour sera susceptible de faire durant cette résidence.

Emmanuel Paris dit à Elisabeth Justome et Vincent Lascour qu’il leur enverra cette proposition de lettre pour la fin de la semaine.

Emmanuel Paris présente le projet développé tout au long de la saison dans le cadre des ateliers archéologiques mensuels. Il s’agit de fabriquer avec les enfants des véhicules historiques hippotractés ; un travois et une charrette XVe siècle.

Vincent Lascour précise que le travois sera un travois de l’âge de bronze, et distribue aux participants un livret qu’il a réalisé à l’attention des équipes.

Vincent Lascour explique qu’il propose de construire ce travois avec des artefacts d’outils utilisés environ 3000 ans avant JC. Ces outils constituent l’apport de l’association « Les Chalcophore » au projet cette saison.

Vincent Lascour informe les participants qu’Aurélie Legras, membre de l’association « Les Chalcophore » a trouvé un emploi à plein temps et ne pourra plus être disponible pour participer aux séances d’ateliers.

Emmanuel Paris remercie au nom de l’institution la contribution d’Aurélie Legras à la qualité des projets réalisés, et dit qu’il pourra assurer la couverture photographique des séances.

Elisabeth Justome propose que cette saison, lors de deux séances qu’il restera à déterminer, des photos soient aussi prises par un photographe travaillant à l’INRAP.

Vincent Lascour et Christophe Lefèvre proposent de co-animer l’atelier lors des séances mensuelles ; il s’agit d’organiser durant la même tranche horaire deux pôles de fabrication, l’un dédié au travois, l’autre à la charrette XVème siècle, sur un même site (atelier technique d’Outreau).

Les participants agréent cette proposition.

Les séances d’atelier sont les suivantes : 16 novembre 2016 ; 14 décembre 2016 ; 11 janvier 2017 ; 8 février 2017 ; 15 mars 2017 ; 26 avril 2017 ; 17 mai 2017 ; 7 juin 2017.

Le matériau bois à rassembler pour le travois est essentiellement du frêne, à savoir quatre troncs de 250-300 centimètres sur 15-20 centimètres de diamètre.

Vincent Lascour et Christophe Lefèvre disent que la principale difficulté technique de la construction des deux véhicules sera l’assemblage des roues. S’agissant du travois, l’épaisseur des roues sera de 10 à 12 centimètres, pour près de 80 centimètres de diamètre, elles doivent être de préférence en chênes pour assurer leur robustesse.

Christophe Lefèvre précise les matériaux requis pour la restauration de la charrette dont l’association a fait autrefois l’acquisition, et destinée à être transformée par les enfants en charrette médiévale. Les roues sont, elles aussi, à envisager en chênes, l’armature de trois mètres cinquante éventuellement en être.

Christophe Lefèvre recommande de prendre contact avec les services municipaux des parcs et jardins de Boulogne-sur-mer, car il est très possible que le frêne soit cédé à titre gracieux en raison de coupes massives dans les forêts domaniales du boulonnais.

A défaut, précise Christophe Lefèvre, la demande devra être faite au bureau de Calais de l’Office Nationale des Forêts (gestionnaire des forêts domaniales de Boulogne-sur-mer et de Desvres).

Vincent Lascour propose de reprendre contact avec un charron venu récemment sur l’archéosite de Samara, afin de faciliter la maîtrise d’ouvrage de ces pièces.

III.B. Partenariat avec la Fondation SEED et Sophie Goujon-Durand :

A l’invitation d’Eric Parot, membre du Conseil scientifique et coordinateur France de la Fondation SEED, Sophie Goujon-Durand a accepté de développer avec Eric Parot de nouveaux contenus d’ateliers en sciences physique et chimie pour les enfants et les jeunes du Centre de Jour durant la saison 2016-2017.

Sophie Goujon-Durand est maître de conférences à l’Ecole Supérieure de Physique et de Chimie Industrielles de Paris.

Aux côtés des ateliers de la Fondation SEED dédiés à la construction d’un téléphérique hydraulique, serait articulées des séances supplémentaires proposant la fabrication de chars à voile hydrauliques.

Ces séances au Centre de Jour sont les suivantes : 15 novembre 2016, 6 décembre 2016, 10 janvier 2017, 7 février 2017, 4 avril 2017 et 2 mai 2017. Une restitution finale par les enfants des apprentissages acquis durant ces ateliers est envisageable devant les ingénieurs et les scientifiques du Centre de Recherche et Développement de l’entreprise Schlumberger Ltd à Clamart (92).

III.C. Partenariat avec André L’Höer :

Emmanuel Paris informe les participants qu’André L’Höer, responsable du service culturel, Musée d’Opale Sud, confirme la proposition faite lors du comité de pilotage du 16 avril 2016.

Pour mémoire, la manche du concours européen des armes de jet néolithique aura lieu sur l’ensemble dunaire, espace privé appartenant aux APHP, site de Berck-sur-mer. Le vendredi 4 novembre, il faudrait que les enfants installent les cibles sur le site dunaire. Le dimanche 6 novembre en matinée, les enfants participent à la manche « sagaies » et à la remise des prix, vers 12h30. La manifestation se termine avec la remise des prix.

Emmanuel Paris rappelle que deux groupes doivent être par conséquent constitués : le vendredi, un groupe constitué des enfants du Centre de Jour et de la Maison Vive, et le dimanche, un groupe constitué des enfants de toutes les maisons motivés pour s’exercer au jet de sagaies avec d’autres compétiteurs.

Christophe Lefèvre agrée cette idée d’une sélection des plus motivées et motivés, car il faudra au préalable organiser des séances d’entrainement sur cible sur le site de la ferme. Christophe Lefèvre informe les participants que trois cibles sont disponibles pour ces entraînements.

Par ailleurs, André L’Höer propose d’organiser des plongées en scaphandre dans l’avant-port de Boulogne-sur-mer, ou dans la piscine « Hélicea », les dates de ces plongées sont à préciser.

Emmanuel Paris remercie les participants et les invite à participer à la prochaine réunion du comité de pilotage « Sciences », fixée au mercredi 14 décembre 2016, à 16h, dans la salle du Conseil d’administration de la Ferme de Bertinghen.

Compte-rendu de la réunion du 20 avril 2016

Compte-rendu réunion de comité de pilotage, pôle sciences
20 avril 2017

Présents :
Fabrice Brutus, INRAP, archéologue, responsable d’opération
Elisabeth Justome, INRAP, chargée du développement culturel et communication région Nord Pas-de-Calais Picardie
Kevin Lenoir, vice-président de l’association « Les Chalcophore »
André L’Höer, responsable du service culturel, Musée d’Opale Sud (Berck-sur-mer)
Vincent Lascour, INRAP, archéologue, responsable d’opération
Erick Mariette, INRAP, topographie et redressement photo
Christophe Lefèvre, éducateur, représentant des personnels éducatifs de l’institution
Emmanuel Paris, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale, directeur adjoint aux affaires culturelles

Absents excusés :
Yannick Coppin, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale, chef de service Centre de jour et Maison Vive
Aurélie Legras, chargée de communication, association « Les Chalcophore »
Eric Parot, ingénieur physicien Schlumberger Ltd, coordinateur France Fondation SEED
Pierre-Yves Maquinghen, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale, chef de service Maison du cirque et du théâtre, Maison du sport et du bien-être
Florian Sailly, représentant des enfants et des jeunes de l’institution

I. Point sur l’état d’avancement des projets culturels développés avec nos partenaires cette saison 2015-2016 :

M. Emmanuel Paris informe les participants des actions culturelles réalisées depuis la précédente réunion du comité de pilotage, le 16 décembre 2015.

Le 4 février 2016, dans le cadre de la « Conférence du jeudi », conférence organisée chaque premier jeudi du mois, de 11h à midi, dans le Café-théâtre Michel Lafond (équipement culturel de notre institution) à l’attention des jeunes du Centre de Jour, de la Maison Vive et des équipes éducatives de l’institution, M. Patrick Bourdet, Président Directeur Général d’AREVA Med., est venu présenter aux auditeurs son parcours de vie, relaté dans l’ouvrage « Rien n’est joué d’avance » paru en 2014 aux Editions Fayard.

M. Bourdet a tout au long de cette journée découvert la politique mise en œuvre par l’institution, et a accepté de devenir parrain du festival « Les Journées d’Enfance ». M. Emmanuel Paris informe les participants que le 11 mars 2016 à Paris, au siège de l’entreprise Areva, Madame Claire Beugnet et M. Patrick Bourdet ont réalisé l’entretien filmé qui sera diffusé lors du colloque, le 8 juillet prochain.

Le 22 mars 2016, M. Eric Legros, vice-président de notre Conseil scientifique, a animé la journée d’études la journée honorant la vingtième année d’existence du CNAHES (Conservatoire National des Archives et de l’Histoire de l’Education Spécialisée et de l’action sociale).

Le 23 mars 2016, l’institution a animé le Musée de Boulogne-sur-mer pour la seconde année consécutive dans le cadre de la convention « Hors les murs ». Cette année, les enfants et les jeunes ont proposé aux spectateurs (200 personnes) des créations originales en arts de la scène et en arts plastiques autour de l’exposition temporaire du Musée : « Il était une fois… », constituée de contes, légendes, mythes et récits du monde entier et à travers les âges.

Les 30, 31 mars et 1 er avril 2016 à Montpellier, l’Uniopss (Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés non lucratifs sanitaires et sociaux) a organisé son trente-deuxième congrès. A cette occasion, le programme « L’aventure de la vie » de notre institution a été cité en exemple pour le développement des pratiques dans le champ de l’éducation spécialisée ; un film réalisé par des représentants de cette fédération a été à cette fin diffusé durant le congrès. Vincent Lascour a accepté de témoigné sur les bienfaits partagés du partenariat permettant la programmation d’ateliers archéologiques aux Maisons des Enfants de la Côte d’Opale.

II. Point sur l’état d’avancement du soutien accordé par la Fondation Daniel et Nina Carasso sous l’égide de la Fondation de France à notre programme éducatif et culturel « L’aventure de la vie » :

Emmanuel Paris informe les participants qu’après la précédente réunion du Comité de pilotage, le 16 décembre 2015, la Fondation a reçu le programme d’actions demandé au titre de l’intronisation du programme « L’aventure de la vie » en tant que projet stratégique de la Fondation.

Emmanuel Paris informe les participants que ce document n’a pas été retenu en l’état par la Fondation ; la Fondation a en effet considéré que le programme d’actions proposé excédait son périmètre d’engagement, centré sur les contenus artistiques.

Emmanuel Paris informe les participants que la Fondation a demandé une nouvelle version de la proposition de programme d’actions trisannuel, élaboré autour de l’organisation de résidences artistiques ; cette nouvelle proposition, en cours de rédaction, sera examinée par le comité exécutif de la Fondation le 8 juillet 2016.

Elisabeth Justome renouvelle auprès d’Emmanuel Paris l’intérêt de l’INRAP pour l’expérimentation d’une résidence arts / sciences aux Maisons des Enfants de la Côte d’Opale, avec l’archéologie comme support scientifique de cette action culturelle.

Emmanuel Paris remercie Elisabeth Justome au nom de l’institution pour cette marque de confiance et d’intérêt, et informe les participants qu’il rencontre le 21 avril 2016 les directeurs du collectif « Artconnexion », lequel prépare la résidence artistique de Nicolas N’Floch centrée sur la valorisation des milieux sous-marins du littoral d’Opale dans l’espace public du boulonnais. Emmanuel Paris distribue aux participants le dossier rédigé par Nicolas N’Floch pour penser notamment la valorisation des récifs et vestiges sous-marins.

Vincent Lascour informe les participants qu’une représentante du collectif « Artconnexion » l’a rencontré sur le site de fouilles INRAP dont il était responsable d’opérations, à Lille, pour évaluer avec lui la faisabilité de la valorisation de ces fouilles au moyen d’une action artistique.

Emmanuel Paris dit aux participants qu’il ne peut en dire plus sur cette possibilité d’une résidence avec « Artconnexion » comme partenaire, car la réunion a lieu le lendemain de ce comité de pilotage, mais qu’il va inviter les représentants d’Artconnexion à participer à la réunion plénière du Conseil scientifique, le 7 juillet, afin que toutes les parties prenantes puissent se parler et formaliser ainsi dans de meilleures conditions un possible projet commun.

Emmanuel Paris dit par ailleurs que le Comité de pilotage sera tenu informé dans tous les cas de figure des développements de cette seconde phase lors de la réunion organisée en octobre 2016.

III. Point sur l’état d’avancement du projet archéologique annuel :

Emmanuel Paris informe les participants que, selon sa comptabilité, plus de 200 photos mises en ligne sur le site Internet de l’institution relatent d’ores et déjà mois après mois l’atelier archéologique mensuel.

Emmanuel Paris remercie en particulier Aurélie Legras pour ce travail de valorisation, et signale la qualité des photographies mises en ligne à l’occasion de la dernière séance en date.

Vincent Lascour dit que le calendrier pensé lors de la réunion inaugurant la saison culturelle, en septembre 2015, est toujours valide. La prochaine séance, le 18 mai 2016, permettra de cuire le torchis façonné ce 20 avril par les enfants et l’équipe. A cette fin, un stère de bois est nécessaire.

Fabrice Brutus informe les participants qu’il préparera des animations thématisant le feu à l’attention des enfants, car il est possible que la cuisson du torchis n’occupe pas la totalité de la journée.

Vincent Lascour explique que la séance du 8 juin 2016 sera dédiée au test des différentes matières collectées (sable, eau de mer), afin d’étudier avec les enfants la qualité saline obtenue après cuisson.

Vincent Lascour dit que le 2 juillet 2016, inauguration du four à sel en présence des 200 convives rassemblés comme chaque année pour « Les grandes tables de la ferme » (anciennes et anciens de l’institution, communauté éducative, parents et tuteurs légaux, enfants et jeunes), 40 kilos de sel seront nécessaires pour la fabrique des pains de sel.

André L’Höer informe les participants qu’il peut fournir ce sel, à raison de 4 euros les 10 kilos.
Emmanuel Paris remercie André L’Höer et lui demande la possibilité de produire une facture pour faciliter cette acquisition.

IV. Présentation du projet « concours de sagaies », Berck-sur-mer, 5 et 6 novembre 2016 :

Fabrice Brutus informe les participants d’une demande répétée de la part d’enfants et de jeunes de l’institution pour participer à nouveau à une manche du championnat européen des armes de jets préhistoriques. Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale avaient participé à une manche organisée sur l’archéosite de Samara, en septembre 2013, et avait particulièrement apprécié cette manifestation.

Fabrice Brutus propose de réfléchir à une nouvelle participation des enfants et des jeunes, et présente André L’Höer, organisateur d’une compétition à Berck-sur-mer, responsable du service culturel du Musée Opale Sud implanté sur cette commune et animateur de l’association « Animation ancienne ».

Emmanuel Paris remercie André L’Höer pour cette venue, et agrée la proposition de participer à cette prochaine manifestation.

André L’Höer explique que la manche aura lieu sur l’ensemble dunaire, espace privé appartenant aux APHP, site de Berck-sur-mer. Le site est idéal pour varier les positions de tir à la sagaie, et les spectateurs pourront regarder la manche dans les meilleures conditions de sécurité.

André L’Höer décrit le timing de cette manifestation : le vendredi 4 novembre, il faudrait que les enfants installent les cibles sur le site dunaire. Le dimanche 6 novembre en matinée, les enfants participent à la manche « sagaies » et à la remise des prix, vers 12h30. La manifestation se termine avec la remise des prix.

Emmanuel Paris dit que deux groupes doivent être par conséquent constitués : le vendredi, un groupe constitué des enfants du Centre de Jour et de la Maison Vive, et le dimanche, un groupe constitué des enfants de toutes les maisons motivés pour s’exercer au jet de sagaies avec d’autres compétiteurs.

Christophe Lefèvre agrée cette idée d’une sélection des plus motivées et motivés, car il faudra au préalable organiser des séances d’entrainement sur cible sur le site de la ferme.

Christophe Lefèvre informe les participants que trois cibles sont disponibles pour ces entrainements.

V. Proposition de plongée en scaphandre :

André L’Höer propose d’organiser des plongées en scaphandre dans l’avant-port de Boulogne-sur-mer, ou dans la piscine « Hélicea ».

Emmanuel Paris agrée cette proposition, signalant que le thème de la prochaine saison culturelle de l’institution est « Où est ton courage ? », thème s’accommodant particulièrement de cet exercice de découverte sous-marine pour des enfants devant pour certains surmonter leur peur de l’eau.

Emmanuel Paris remercie les participants et les invite à participer à la réunion plénière du Conseil scientifique, le 7 juillet 2015 de 10h à midi, pour restituer ensemble les actions menées durant cette saison culturelle.

Compte-rendu de la réunion du 16 décembre 2015

Compte-rendu réunion de comité de pilotage, pôle sciences
16 décembre 2015

Présents :
Fabrice Brutus, INRAP, archéologue, responsable d’opération
Yannick Coppin, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale, chef de service Centre de jour
Vincent Lascour, INRAP, archéologue, responsable d’opération ; président de l’association « Les Chalcophore »
Christophe Lefèvre, éducateur, représentant des personnels éducatifs de l’institution
Aurélie Legras, chargée de communication, animatrice de l’association « Les Chalcophore »
Pierre-Yves Maquinghen, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale, chef de service Maison du cirque et du théâtre, Maison du sport et du bien-être
Emmanuel Paris, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale, directeur adjoint aux affaires culturelles
Florian Sailly, représentant des enfants et des jeunes de l’institution

Absents excusés :
Elisabeth Justome, chargée du développement culturel et communication région Nord Pas-de-Calais Picardie, Institut National de Recherches Archéologiques Préventives
Eric Parot, ingénieur physicien Schlumberger Ltd, coordinateur France Fondation SEED

I. Actions communicationnelles pour la valorisation des projets portés conjointement par l’INRAP et « Les Chalcophore » :

Emmanuel Paris informe les participants que l’institution et l’INRAP ont lancé parallèlement trois actions communicationnelles pour valoriser les processus créatifs générés par les projets portés par l’Institut de Recherches Archéologiques Préventives, « Les Chalcophore » et notre institution.

Le siège national de l’INRAP a demandé à Emmanuel Paris les photos issus du projet « Coracles » réalisé durant la saison culturelle 2014-2015, afin d’alimenter un site Internet dédié à l’ensemble de ses actions d’éducation artistique et culturelle (EAC), au nombre desquels s’inclut la construction des coracles. Ce site Internet est en cours de construction.

L’institution, quant à elle, a depuis la précédente réunion du comité de pilotage « sciences » valorisé le projet porté conjointement cette saison 2015-2016 de deux façons.

Le numéro 3 de « La lettre de mes Maisons » est envoyé par courrier postal aux parents et tuteurs légaux des enfants et des jeunes de l’institution. « La lettre de mes Maisons » est une lettre d’information trimestrielle relatant les activités culturelles de l’association dans les mois écoulés. L’idée est de stimuler l’intérêt pour les événements à venir, fort de l’attrait suscité par les manifestations récemment réalisées.

Le document papier destiné au lectorat des parents et tuteurs légaux se présente sous forme d’un feuillet A4, mise en page sur son recto. Les contenus seront essentiellement des images des manifestations, avec une phrase de commentaire aux côtés de chacune d’elle.
Le projet « four à sel gaulois » y est présenté.

Autre action communicationnelle accompagnant ce projet dès les prémisses de son processus de conception / réalisation ; le site Internet de l’institution accueille des pages dédiées, qui seront alimentées régulièrement jusqu’à la finalisation de ces expositions.
Pour la première séance de l’atelier mensuel, la page internet est ici.

Enfin, toujours sur le site Internet de l’institution, les logos de l’INRAP et des Chalcophore apparaissent côte à côte désormais dans la page dédiée aux partenaires, ici.

II. Point sur l’avancement du projet « Four à sel gaulois » :

Emmanuel Paris demande à Vincent Lascour si l’annulation de la deuxième séance de l’atelier archéologique mensuel, au mois de novembre 2015, a porté préjudice au timing général initialement prévu lors du précédent comité de pilotage, au mois de septembre.

Vincent Lascour répond que cela ne déroge pas au calendrier prévu et fait le point sur l’état d’avancement du projet.

La fosse permettant l’accueil du four à sel a été creusé durant la première séance, au mois d’octobre. La tente est désormais dressée sur le site, et restera pendant plusieurs séances afin de le préserver des intempéries. La grille en branches de noisetier, posée sur la fosse creusée et destinée à constituer l’armature du four à sel, est à demi achevée, et sera finalisée lors de la prochaine séance, en janvier. 60 godets en argile réfractaire ont été réalisés par les enfants et les jeunes lors de la séance de ce mois de décembre, il faut en réaliser 190 autres. Le sable servant à la phase d’expérimentation du four a aussi été collecté durant cette séance ; il faut à présent recouvrir les contenants et de l’eau supplémentaire y sera ajoutée lors d’une prochaine séance.

Vincent Lascour insiste sur la nécessité de faire participer l’ensemble des enfants des Maisons à la réalisation des godets.

Si le limon de plateau est trouvé par une équipe INRAP opérant sur une fouille en Nord Pas-de-Calais Picardie, l’INRAP organisera le convoyage du mètre cube nécessaire sur le site de la ferme de Bertinghen. Si les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale trouvent ce matériau, Emmanuel Paris dit que l’institution s’en chargera bien évidemment et en tiendra informés les partenaires.

Quant au four permettant la cuisson des godets en argile, Vincent Lascour se renseigne auprès de Laurent, membre de l’association « Les Chalcophores », qui maîtrise le four raku dont elle a fait l’acquisition.

Vincent Lascour envisage les prochaines séances :

• La prochaine séance, le 13 janvier 2016, pourrait être consacrée à la finalisation de la grille et à celle de la fabrique des godets ;
• s’agissant de la fabrication du torchis à partir de ce limon avec de la paille, Vincent Lascour pense que les séances de février et mars 2016 seront les plus appropriées pour la réalisation de cette phase ;
• La séance d’avril 2016 pourrait être dédiée à la cuisson de la grille et des godets ;
• Quant à la phase d’expérimentation du four à sel, les séances de mai et de juin pourront y être consacrées.

Pour le 2 juillet 2016, c’est-à-dire la démonstration en public de ce four pour les enfants, les jeunes, les parents, tuteurs légaux, et les anciens et anciennes de l’institution, il faudra prévoir de la saumure industrielle.
Vincent Lascour informe les participants d’une proposition faite par Julie, membre de l’équipe éducative de la Maison Vive qui a participé à l’atelier ce mois de décembre. L’idée serait d’organiser aussi une cuisson à l’attention des habitants du territoire, une démonstration du four à sel gaulois pour la population locale.

Emmanuel Paris approuve cette proposition.

III. Réflexions sur le champ des possibles à propos du thème « Arts / sciences » :

Emmanuel Paris informe les participants que la Fondation Daniel et Nina Carasso sous l’égide de la Fondation de France, qui soutient le programme éducatif et culturel « L’aventure de la vie » de notre institution, va examiner en janvier 2016 un renouvellement de ce soutien pour les trois années à venir, dans le cadre des projets pilotes.

Emmanuel Paris informe les participants que, dans l’éventualité de l’acceptation par la Fondation du principe de ce soutien pluriannuel, il sera demandé à l’institution un programme d’actions sur les trois prochaines années.

Emmanuel Paris remercie les participants de leur présence lors de la venue le 1er décembre de Madame Anastassia Makridou-Bretonneau, responsable du Programme « Art citoyen » de la Fondation Daniel et Nina Carasso, et informe des axes structurant ce programme.

Emmanuel Paris propose qu’à la lumière de ces axes, une première réflexion établisse le champ des possibles dans le cadre d’actions communes avec l’INRAP et « Les Chalcophore » ces prochaines années.

Fabrice Brutus explique que l’INRAP institutionnalise les actions d’éducation artistique et culturelle (EAC) dans le cadre de son activité de valorisation de l’archéologie, et qu’à ce titre le projet « Coracles » a été présenté à M. Dubreuil, directeur général de l’Institut. M. Dubreuil, dit Fabrice Brutus, a particulièrement apprécié le travail réalisé à cette occasion, ce qui explique notamment la convention trisannuelle formalisée au début de cet automne.

Fabrice Brutus cite un autre exemple d’action d’éducation artistique et culturelle portée par l’INRAP ; il s’agit d’une résidence scientifique, un archéologue de l’Institut résidant en immersion dans un collège de Bondy. Plus d’informations sur cette résidence ici.

Fabrice Brutus décrit le format typique d’une EAC ; il reprend les termes de la convention développée cette année avec « Les Chalcophore » et notre institution. Ceci suppose le détachement d’un ou de plusieurs archéologues de l’INRAP pour cette action, cette mise à disposition constituant l’essentiel de l’investissement de l’Institut : il s’agit donc d’un apport en nature. L’institution partenaire doit, quant à elle contribuer à l’EAC par l’apport en moyens.

Emmanuel Paris remercie Fabrice Brutus pour ces informations, et informe les participants de deux projets restés pour l’instant inaboutis que l’institution aimerait développer à terme. Il s’agit d’organiser d’une part une « fête des vendanges » pour ouvrir la saison culturelle chaque année, et d’autre part de construire une charrette fac-similé de celles ayant circulé dans le boulonnais à la fin du Moyen-âge.

Christophe Lefèvre explique aux participants les raisons pour lesquelles ces projets sont envisagés.
S’agissant de la « fête des vendanges », la ferme de Bertinghen a, aux côtés du jardin médiéval dans ses espaces verts, des vignes de raisins et de houblons, qui ne sont pas bonifiées jusqu’à présent, faute de savoir-faire technique en matière de viticulture. L’idée serait de mobiliser les savoirs issus de l’archéologie pour reproduire chaque année avec les enfants et les jeunes de l’institution les activités ancestrales permettant aux populations locales à différentes époques de produire du vin et de la bière dans le boulonnais. Ce serait là un moyen éducatif et festif permettant de lancer la saison culturelle sous le symbole des arts de vivre, soit le principe même du travail de notre institution auprès des enfants et des jeunes.

Le deuxième projet, explique Christophe Lefèvre, concerne la construction d’une charrette du XVème siècle ; elle compléterait ainsi la copie conforme de la roulotte tzigane fin XIXème siècle, construite par des enfants et des éducateurs en 2010. A terme, ces deux plateformes hippotractées pourraient circuler dans les villages du boulonnais, permettre aux enfants d’animer la place publique forts de leurs compétences acquises dans les ateliers de leur Maison de culture, et ainsi confirmer l’un des axes du projet d’établissement, qui est de faire reconnaître les enfants et les jeunes en tant qu’acteurs culturels du territoire.

Christophe Lefèvre précise que pour l’instant, la vigne produit 70 kilos de raisin, permettant 30 litres d’un vin de mauvaise qualité en raison de l’acidité du sol. Christophe Lefèvre ajoute que l’institution a fait voici trois ans l’acquisition d’un châssis de charrette agricole, aujourd’hui largement détériorée par l’usure des aléas climatiques, mais dont les moyeux peuvent encore être récupérés.

Plus d’informations sur ces deux projets techniques à leur origine ici.

Yannick Coppin dit que cette charrette, construite de telle façon qu’une plateforme puisse se déployée lorsqu’elle fait étape dans un village, pourrait accueillir le groupe de la Maison de la Musique pour une prestation musicale, puis une démonstration en sciences physique et chimie par les jeunes du Centre de Jour (apprentissages issus du partenariat avec la Fondation SEED) lors d’une autre étape, dans un autre village, et ainsi de suite.

Vincent Lascour demande à Emmanuel Paris si ces projets sont concurrents, se complètent, sont réalisés la même année.

Emmanuel Paris répond que le projet charrette pourrait être pluriannuelle, tandis que celui des vendanges annualisé.
Emmanuel Paris ajoute que sur ce second projet, la difficulté serait d’organiser des ateliers archéologiques mensuels commençant chaque année depuis trois ans au mois d’octobre, pour se terminer au mois de juillet de l’année suivante, ce qui ne correspond pas au moment de la vendange et de la vinification ou du brassage de houblons.

Emmanuel Paris demande à Fabrice Brutus et Vincent Lascour si le principe d’une résidence scientifique archéologique aux Maisons pourrait les intéresser, à l’image des résidences artistiques co-produites avec la DRAC Nord Pas-de-Calais Picardie la saison culturelle précédente et cette saison.

Vincent Lascour demande comment s’organise ces résidences.

Emmanuel Paris explique que, par convention avec la DRAC, se sont des « Résidences Mission d’Appui Artistique » de deux mois ininterrompus, durant lesquelles l’artiste vit en immersion au sein de l’institution et peut à ce titre intervenir à tout moment d’une semaine type des Maisons de culture.
Emmanuel Paris précise que cette organisation temporelle modifie la relation aux enfants et aux jeunes par comparaison avec les ateliers mensuels, qui quant à eux se déroulent généralement sur une journée de 10h à 16h.
Emmanuel Paris ajoute que, par cette disponibilité permanente pendant deux mois, l’artiste peut s’intégrer à des ateliers bi-hebdomadaires de telle ou telle maison, de sorte que, dans l’hypothèse d’une résidence scientifique archéologique, des croisements « arts / sciences » pourraient être issues de la rencontre avec les ateliers de la Maison du Cirque, de la Maison de la Musique, etc.

Vincent Lascour demande si ces résidences sont rémunérées.

Emmanuel Paris répond que le budget alloué à ces résidences fait en effet l’effort principal sur la rémunération de l’artiste.

Vincent Lascour se dit intéressé sur le principe par ce dispositif.

Emmanuel Paris remercie les participants pour cette première réflexion et leur demande de réfléchir, de leur côté, sur des propositions pouvant satisfaire l’INRAP et « Les Chalcophore ». Emmanuel Paris dit qu’il tiendra informés les participants à mesure des informations lui parvenant quant à la candidature de l’institution auprès de la Fondation Daniel et Nina Carasso. Emmanuel Paris précise qu’en cas d’éventuelle acceptation de cette candidature, il faudra proposer à la Fondation un programme d’actions trisannuel d’ici le prochain comité de pilotage, au mois d’avril 2016.

Emmanuel Paris remercie les participants et fixe la prochaine réunion du comité de pilotage sciences au mercredi 20 avril 2016, de 16h à 17h, en salle du conseil d’administration du site de la Ferme de Bertinghen.

Compte-rendu de réunion du 16 septembre 2015

Comité de pilotage « sciences »

Compte-rendu de la réunion du 16 septembre 2015

Emmanuel Paris, 23 septembre 2015

Présents :

Yannick Coppin, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale, chef de service Centre de jour et de la Maison Vive

Elisabeth Justome, chargée du développement culturel et communication région Nord Pas-de-Calais Picardie, Institut National de Recherches Archéologiques Préventives

Brian Lamon, représentant des enfants et des jeunes de l’institution

Vincent Lascour, archéologue, responsable d’opération, Institut National de Recherches Archéologiques Préventives ; président de l’association « Les Chalcophores »

Christophe Lefèvre, éducateur, représentant des personnels éducatifs de l’institution

Aurélie Legras, chargée de communication, animatrice de l’association « Les Chalcophores »

Pierre-Yves Maquinghen, chef de service Maison du Cirque et du Théâtre et Maison du Sport et du Bien-être

Emmanuel Paris, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale, directeur adjoint aux affaires culturelles

Absent excusé :

Eric Parot, ingénieur physicien Schlumberger Ltd, coordinateur France Fondation SEED

Emmanuel Paris présente aux participants l’ordre du jour de cette réunion de rentrée :

  1. Retour sur la saison culturelle 2014-2015 ;
  2. Présentation de la saison culturelle 2015-2016 ;
  3. Organisation de la saison culturelle 2015-2016.

I. Retour sur la saison culturelle 2014-2015 :

La saison culturelle 2014-2015, commencée en septembre 2014, s’est achevée au mois de juillet de l’année suivante. Emmanuel Paris distribue aux participants deux documents, l’un statistique, l’autre narratif, rédigés par l’institution et dressant bilan de cette saison. Le premier document présente les résultats statistiques au questionnaire proposé aux enfants et aux jeunes à propos de leur appropriation du programme pluriannuel et pluridisciplinaire « L’aventure de la vie ». On trouvera les résultats de cette étude sur notre site Internet.

Emmanuel Paris commente les résultats de cette étude :

– taux de réponse au questionnaire satisfaisant (40 % des enfants et jeunes présents à la mi-juillet dans les Maisons de culture ont accepté de se prêter à l’exercice) ;

– réponses la plupart du temps très positives quant à la pertinence du programme aussi bien à propos du thème 1 : « Renforcement de la capabilité / de la confiance en soi », du thème 3 « Apprentissage de la diversité » et du thème 4 « Construction du collectif » ;

Emmanuel Paris relève cependant un taux de réponses négatives un peu plus élevé s’agissant du thème 2 : « Ouverture culturelle ». Emmanuel Paris explique aux participants que ces difficultés exprimées par les enfants et les jeunes à faire connaître et apprécier les créations culturelles auxquelles ils contribuent, à l’extérieur des Maisons, une fois qu’ils sont en week-end chez leurs parents, tuteurs légaux, ou quand ils sont en journée dans leurs établissements scolaires, constituent un axe de travail pour l’institution dans les années à venir. La mission est bien d’inventer des outils institutionnels, des manières de faire, pour aider l’enfant à faire savoir et reconnaître la qualité de ses contributions dans le cours de sa vie au sein des Maisons des Enfants de la Côte.

Emmanuel Paris signale aux participants et à ce propos l’existence d’un document papier intitulé              « Lettre de mes Maisons », envoyé chaque fin de trimestre aux parents et tuteurs légaux. Cette lettre d’information se présente sous la forme d’un feuillet A4 imprimé recto verso, et présentant cinq bloc image/texte d’une lecture aisée, présentant les projets culturels réalisés par les enfants et les jeunes dans les mois précédents. Emmanuel Paris distribue aux participants le numéro 2 de cette lettre d’information destinée aux parents et tuteurs légaux ; les informations choisies reviennent sur plusieurs événements ayant rythmé le festival « Journées d’Enfance 2015 » (venue de Madame Geneviève Avenard, adjointe au Défenseur des droits, Défenseure des enfants, vice-présidente du collège de défense et promotion des droits de l’enfant ; course de coracles archéologiques sur la Liane, spectacle « Notre Antigone », etc.).

Emmanuel Paris distribue aux participants un second document rédigé au terme de la saison culturelle 2014-2015. Il s’agit du bilan narratif final, dont on trouvera le contenu sur notre site Internet à l’adresse suivante : http://www.lesmaisonsdesenfantsdelacotedopale.com/bilan-de-la-saison-culturelle-2014-2015/. Emmanuel Paris explique aux participants que ce document revient systématiquement sur les différentes actions culturelles réalisées par les enfants et les équipes éducatives de l’institution tout au long de la saison, et conclue sur des perspectives ouvertes par certains événements non prévus lors de sa planification, en septembre 2014. Cette articulation rédactionnelle typique des bilans de fin d’année permet à Emmanuel Paris d’aborder le point II. de l’ordre du jour de cette réunion de rentrée : la présentation de la rentrée, et du thème de la saison culturelle 2015-2016.

II. Présentation de la saison culturelle 2015-2016 :

Emmanuel Paris distribue aux participants la lettre du directeur numéro 15, dont on trouvera le contenu sur notre site Internet.

Ce texte présente une analyse de plusieurs acceptions du thème de la saison culturelle 2015-2016 : « Chemin faisant ».

Emmanuel Paris montre par ailleurs aux participants la charte graphique qui accompagnera ce thème dans tous les documents produits à son sujet.

Lettre du directeur et charte graphique insistent sur l’idée de la rencontre comme évènement biographique à partir duquel le cours de la vie se trouve modifié, enrichi, pour l’ensemble de ses parties prenantes. « Chemin faisant » est donc l’éloge de la découverte du monde, profit existentiel qui permet à tous, sans distinction, de grandir, de s’épanouir.

Emmanuel Paris, commentant la charte graphique retenue pour illustrer ce thème, précise l’idée du « sans distinction ». Ce pouvoir de la rencontre est universel ; il concerne en effet aussi bien les enfants, les adultes, les humains, les non-humains. Les « non-humains », ce sont ces formes symboliques présentes en nombre dans cette charte graphique : le monde des objets, des idées, du végétal, de l’animal, du minéral qui constituent les matériaux travaillés tout au long de l’année dans les ateliers culturels en arts, lettres, sciences, sont tout aussi modifiés et enrichis par l’enfant, l’adulte qui les découvrent et les travaillent. Et ces enrichissements culturels grandissent en prenant d’autres significations à mesure que tous : enfants, intervenants culturels, éducateurs, maitresses de maison, avancent dans la vie.

Autre idée soulignée à ce propos par le directeur dans la lettre présentant une analyse du thème « Chemin faisant » : la temporalité de la rencontre est composite. Elle est constituée de « l’avant rencontre » (je me prépare à sa possibilité, et je la rends donc possible et souhaitable), de « pendant la rencontre » (parce que je chemine avec celui que je rencontre, mon chemin s’en trouve modifié, le sien aussi ; nous cheminons ensemble pour le meilleur de nous), et de « l’après-rencontre » (enrichi de cette rencontre, je cultive son souvenir et en tire des enseignements réactualisés à mesure que je continue à avancer dans la vie).

Ce caractère composite de la temporalité de la rencontre est donc très important pour les équipes éducatives, les intervenants culturels et les enfants et les jeunes de notre institution. Il est en effet un puissant créateur de lien à la communauté et à la société.

Emmanuel Paris cite en exemple le travail réalisé par les enfants et les jeunes dans le cadre des partenariats avec l’INRAP et la Fondation SEED. Dans les deux cas, les apprentissages fondés sur la même approche que l’on pourrait résumer par : « faire, c’est penser », ont soudé les groupes autour d’objets à construire permettant de valider ou d’invalider des hypothèses. Ces groupes d’enfants et de jeunes, accompagnés au fil des ateliers par le médiateur scientifique et les équipes des Maisons, ont vitalisé la notion de communauté éducative si présente en notre institution. Dans les deux cas aussi, les apprentissages ont donné lieu à une restitution en public ; le 30 juin sur les bords de la Liane pour l’un, et le 18 mai au centre d’études et de recherches de l’entreprise Schlumberger à Clamart pour l’autre, inscrivant de la sorte les enfants et jeunes en qualité de démonstrateurs de savoirs et savoir-faire dans des espaces publics hors le périmètre de notre association.

III. Organisation de la saison culturelle 2015-2016 :

Emmanuel Paris informe les participants que cette nouvelle saison, les ateliers en sciences physiques et mécanique organisé au Centre de Jour par les ingénieurs de l’entreprise « Schlumberger Ltd » (Fondation SEED) porteront sur la construction de véhicules mus par la pression hydraulique. Plus d’informations sur ce projet sont visionnables en consultant l’exemple de cette vidéo.

Emmanuel Paris informe les participants des travaux préparatoires à ce comité de pilotage, menés durant le mois d’août avec Elisabeth Justome et Vincent Lascour pour formaliser une convention de partenariat triannuel et renouvelable, unissant Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale, l’Institut National de Recherches Archéologiques Préventives et les Chalcophores. Ces trois partenaires s’entendent dans la convention pour mener un projet développé tout au long de la saison annuelle de l’institution. Cette nouvelle mouture permet d’officialiser le rôle joué par les Chalcophores dans la réalisation du projet 2014-2015, et d’inscrire le partenariat sur trois ans, facilitant de la sorte l’appropriation du thème de l’archéologie par notre communauté éducative.

Emmanuel Paris remercie l’INRAP et les Chalcophores pour cet engagement de valeur.

Vincent Lascour présente aux participants le projet 2015-2016 : il s’agit cette saison de construire sur le site de la ferme de Bertinghen deux fours, l’un pour faire du sel, l’autre pour cuire les godets au-dedans desquels seront répartis les pains de sel.

Ces infrastructures permettront aux enfants et aux jeunes de l’institution de découvrir une technologie majeure de l’économie gauloise : la fabrique et le commerce du sel.

Vincent Lascour explique aux participants que les archéologues ont trouvés régulièrement lors de fouilles de tels vestiges de fours le long de la côte, et que l’archéosite « Samara » a entrepris la construction d’un artefact inauguré récemment pour permettre aux visiteurs et aux archéologues de comprendre comment de telles installations pouvaient fonctionner.

Plus d’informations sur ces fours à sel gaulois, à la fois découverte archéologique d’importance et support idéal en matière d’archéologie expérimentale, sont visionnables ici.

Vincent Lascour décrit le design d’un four à sel : placé dans une fosse, un bâti en torchis sur lequel repose une grille constitue un four à sel de 2 x 1 m. Un second four en torchis permet le façonnage des godets en terre cuite. Une fois ces deux structures construites, à partir du printemps 2016, il faudra organiser l’extraction de la saumure du sable marin, de l’eau de mer, avant l’étape ultime de la production en public de pains de sel, le 2 juillet 2016 lors du rassemblement annuel sur le site du « petit déjeuner sous l’herbe ».

Vincent Lascour explique aux participants que, pour garantir la comestibilité des pains de sel, il sera préférable de recourir à de la saumure vendue dans le commerce, issue de salière. Le projet est de proposer le 2 juillet à chaque enfant et jeune de l’institution trois godets contenant chacun un pain de sel, afin qu’ils puissent les ramener chez leurs parents ou tuteurs légaux. En mai et en juin 2016, les séances mensuelles seront consacrées à l’expérimentation de cuisson d’eau de mer, et de sable marin. Il s’agira pour les enfants et les jeunes de comparer les qualités de cuisson et de raffinage du sel selon ces deux matières, et ainsi se placer aux côtés des archéologues pour comprendre comment les gaulois pouvaient s’y prendre pour produire de telles quantités de sel, et en faire commerce sur de si grandes échelles.

Vincent Lascour détaille le matériau à constituer pour ces constructions :

  • Une tonne de limon plateau ;
  • 60 branches de noisetier (1.5 cm de diamètre)
  • 3 stères de bois ;
  • 2 balles de paille ;
  • 10 pains d’argile de 10 kilos pour façonner les godets ;
  • Pour les séances d’expérimentation des cuissons : 3 à 4 poubelles de sable, 3 à 4 poubelles d’eau de mer, 30 kilos de gros sel.

Christophe Lefèvre signale aux participants que, sur le site de la ferme de Bertinghen, lorsque la carrière a été aménagée (côté étables du site), une strate de limon plateau était visible dans le sol.

Christophe Lefèvre et Pierre-Yves Maquinghen précisent que, dans l’hypothèse où l’exploitation du limon plateau ne pouvait avoir lieu sur le site même de la ferme, il est possible d’en extraire non loin du cap blanc-nez, et de le charger sur la remorque de l’institution servant habituellement à transporter la roulotte.

La première séance, au mois d’octobre 2015, sera consacrée au repérage des sites de construction des fours, et au creusement de la fosse du four à sel. Il faudra aussi placer une tente barnum 6 * 6 de notre institution pour protéger ce site des aléas météorologiques.

La construction des fours aura lieu lors des séances des mois de novembre, décembre, voire janvier 2016.

Les dates des séances mensuelles sont : 14 octobre, 18 novembre, 16 décembre, 13 janvier, 3 février, 9 mars, 20 avril, 11 mai, 8 juin.

Yannick Coppin demande à Vincent Lascour et Aurélie Legras s’il est possible que le 14 octobre, la séance débute par une rencontre avec les enfants et les jeunes du Centre de Jour, à 11h, pour une discussion sur les métiers de l’archéologie. Yannick Coppin dit que des enfants du Centre de Jour ont apprécié les ateliers de la saison précédente, mais n’ont pas encore intégré que ces activités relevaient de l’archéologie.

Vincent Lascour et Aurélie Legras approuvent cette proposition.

Emmanuel Paris signale aux participants que la fabrique des artefacts lors des projets annualisés s’accompagnera désormais d’un dispositif explicitant par le texte, l’image et le dialogue l’archéologie en tant que science et comme champ professionnel, ainsi que sur l’état des connaissances à propos de l’artefact, de ses usages  (cette saison : les gaulois, les fours à sel, l’économie du sel au temps des gaulois). Des livrets, un DVD, des panneaux seront mobilisés durant ces séances pour appuyer cette approche pédagogique « autour de l’objet à faire ».

Elisabeth Justome explique aux participants qu’il est important de réintégrer l’archéologie dans les questions de société. Ainsi ce projet permet-il par exemple de réfléchir aux questions très actuelles de sécurité alimentaire (la comestibilité du sel, la conservation des produits périssables grâce à la salaison), à l’essor des échanges commerciaux sur des échelles de temps que seule l’archéologie permet de constituer et selon un mode d’enseignement vivant, ludique et concret pour les enfants.

Vincent Lascour signale que le Conseil départemental du Pas-de-Calais prévoit l’organisation l’année prochaine d’une grosse exposition pour valoriser les découvertes archéologiques dans le département, et pense que le thème du four à sel gaulois pourrait intégrer le corpus de cette manifestation.

Emmanuel Paris remercie les participants et les invite à participer à la prochaine réunion du comité de pilotage « exposition », fixée au mercredi 9 décembre 2015, à 16h, dans la salle du Conseil d’administration de la Ferme de Bertinghen.

Compte-rendu de réunion du 11 mars 2015

Compte-rendu réunion de comité de pilotage, pôle sciences

11 mars 2015

Emmanuel Paris

Présents :

Pierre-Yves Maquinghen, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale, chef de service Maison du cirque et du théâtre, Maison du sport et du bien-être
Emmanuel Paris, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale, directeur adjoint aux affaires culturelles
Fabrice Brutus, INRAP, archéologue, responsable d’opération
Vincent Lascour, INRAP, archéologue, responsable d’opération
Aurélie Legras, association « Chalcophore », chargée de communication

Absents excusés :

Yannick Coppin, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale, chef de service Centre de jour
Eric Parot, ingénieur physicien Schlumberger Ltd, coordinateur France Fondation SEED

Emmanuel Paris informe les participants qu’un nouveau modèle de courrier administratif est dorénavant utilisé par l’institution dans ses interactions avec toutes parties prenantes. Ce document fait apparaître les logos de l’ensemble des soutiens et partenaires des Maisons des Enfants de la Côte d’Opale. Emmanuel Paris distribue des exemplaires de ce courrier aux participants, et les remercie une nouvelle fois pour cette mise en commun des savoirs, savoirs faire et savoirs être au service du programme éducatif et culturel de l’institution.

Emmanuel Paris informe les participants que, depuis la dernière réunion trimestrielle organisée en décembre 2014, le programme éducatif et culturel de l’institution a été honoré à trois reprises par des marques de reconnaissance signifiées par des instances de l’Etat.

Le 9 janvier 2015, le Président du Conseil Economique, Social et Environnemental, M. Jean-Paul Delevoye, a participé à une réunion du Conseil scientifique au titre du caractère innovant de l’activité déployée par les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale pour faire de l’enfance la question de tous.

A la fin janvier 2015, le Défenseur des Droits a accordé à l’institution le label « 25ème anniversaire de la convention des droits de l’enfant », certification obtenue sur présentation devant un jury national de nos activités éducatives et culturelles.

Le lundi 16 mars 2015, l’institution a été invitée à participer au Ministère de la santé, des affaires sociales et des droits des femmes à un séminaire organisé en présence de Madame Laurence Rossignol, Secrétaire d’Etat chargée de la Famille, des Personnes âgées et de l’Autonomie, auprès de la ministre des Affaires sociales et de la Santé. Ce séminaire, organisé dans la perspective de la réforme de la loi de 2007 sur la protection de l’enfance, réunissait des représentantes et représentants d’associations proposant de nouvelles modalités d’organisation en partenariat avec la société civile, au service de l’accompagnement et de la réalisation des projets portés personnellement par les enfants. Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale ont présenté à Madame la Secrétaire d’Etat son programme éducatif et culturel, et la sophistication de ses outils institutionnels pour associer les partenaires culturels dans la vie quotidienne des enfants et des jeunes. Eric Parot accompagnait Emmanuel Paris lors de ce séminaire au nom de la Fondation SEED, partenaire scientifique et technique de l’institution.

I. Ateliers « coracles » :

Les séances avancent à bon rythme, tant et si bien que sur sept coracles programmés, cinq sont d’ores et déjà construits. La prochaine séance mensuelle, en avril, permettra d’achever cette phase de construction des navires.
Vincent Lascour informe les participants qu’il emmène deux exemplaires coracles pour tester leur flottabilité. Si ces essais sont concluants, les séances de mai et de juin se présentent de la façon suivante :

– en mai : la séance débute par un tirage au sort, de sorte que chaque Maison ait son coracle. Le reste de la séance est consacrée à l’esthétisation par chaque Maison de son navire et des pagaies lui permettant de se déplacer sur l’eau ;
– en juin : poursuite du travail d’esthétisation.
Ce travail esthétique porte sur le choix du nom du bateau, qui sera ensuite inscrit sur le coracle ; d’une figure de proue et d’un fanion, tous deux fixés sur le navire.

Le 27 juin à 14h30 sera organisée sur la liane une mise à l’eau générale des coracles, inaugurant de la sorte le festival « Les Journées d’Enfance 2015 ».

II. Opération archéologique le 2 juillet 2015 :

Emmanuel Paris informe les participants que le 2 juillet 2015 sera le cinquième anniversaire de l’opération « Le petit déjeuner sous l’herbe » et demande s’il serait possible d’organiser à cette occasion une recherche / action spécifique et en public pour entretenir et vitaliser la mémoire de cette opération s’inscrivant sur 40 ans.

Vincent Lascour et Fabrice Brutus proposent un scénario mobilisant pour l’activité d’études et de recherches les relevés topographiques réalisés sur le site du petit déjeuner sous l’herbe voici plus d’un an, et de les comparer avec des relevés qui seraient faits le 2 juillet 2015. Le caractère spectaculaire de cette opération, le jour même du rassemblement festif appelé « Les grandes tables de la ferme », consisterait à faire ces relevés à partir d’un drône survolant le site du petit déjeuner sous l’herbe ainsi que la foule rassemblée – drône ayant à son bord un appareil photographique multipliant les prises de vue.

Fabrice Brutus propose de communiquer à Emmanuel Paris des catégories de drônes dont l’acquisition permettrait cette opération.
Vincent Lascour propose de contacter un archéologue travaillant au Service Régional d’Archéologie, spécialiste dans l’analyse des relevés microtopographiques.

Pierre-Yves Maquinghen propose de recommander à Emmanuel Paris une entreprise locale, spécialisée dans la prise de vue à partir de drônes.

Emmanuel Paris propose de demander à Eric Parot la possibilité de solliciter l’entreprise constructrice de drônes Parrot, pour bénéficier de ses savoirs faire.

Emmanuel Paris remercie les participants et les invite à participer à la réunion pleinière du Conseil scientifique, le 2 juillet 2015 de 10h à midi, pour restituer ensemble les actions menées durant cette saison culturelle. Emmanuel Paris invite les participants aux «Grandes tables de la ferme», repas qui suivra cette réunion. Ce rendez-vous annuel est important pour l’institution puisqu’il donne l’occasion chaque année et pendant des décennies de célébrer sur le site archéologique du « petit déjeuner sous l’herbe » la vigueur et la vitalité des liens qui unissent enfants, adultes, anciens de l’institution, partenaires.