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Etude statistique sur la sociabilité et la socialisation des enfants de notre institution générées par notre programme éducatif et culturel pour la saison 2017-2018

Questionnaire « Fin de saison 2017-2018 – participants enfants et jeunes de l’association »,

Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale

Introduction :

Le programme « L’aventure de la vie » organise l’activité des Maisons de culture de notre institution, chaque année de la troisième semaine de septembre à la mi-juillet de l’année suivante.

On trouvera sur notre site Internet un bilan narratif synthétique de cette saison 2017-2018 ici.

Dans le cadre du suivi de la dotation octroyée à notre institution par la Fondation Daniel et Nina Carasso à l’occasion de l’appel à projet « Art et territoire 2014 », le cabinet « Nuova Vista » a proposé aux lauréats de questionner les participants de leurs activités culturelles afin de formaliser les effets qu’ils déclarent leur imputer quant à leur sociabilité et leur socialisation (estime de soi, relations à autrui, adhésion au projet institutionnel portant les activités culturelles de l’institution, inscription dans la vie de la cité).

On trouvera ici le détail de la fabrication de cet outil évaluatif unique en France, ainsi que l’identité des acteurs ayant participé à ce travail.

Considérations méthodologiques :

Le questionnaire a été proposé aux enfants et aux jeunes de notre institution au terme de cette saison culturelle 2014-2015, à la mi-juillet 2014.

On trouvera les résultats de cette première vague évaluative ici.

Lors de la saison 2015-2016, constatant que certaines formulations de questions composant la fiche « participants enfants et jeunes » ont été incomprises à l’époque par les répondants, le Conseil scientifique de l’association a recommandé lors de sa réunion du 9 octobre 2015 que les enfants et les jeunes participent au développement d’une nouvelle grille, plus appropriable. On trouvera le détail des analyses du Conseil scientifique au sujet de l’expérimentation de cet outil évaluatif sur notre site Internet, à l’adresse suivante (voir la partie II : « Retour sur la saison culturelle 2014-2015 et présentation de la saison culturelle 2015-2016 », ici).

L’association a sollicité par conséquent le Conseil de la Vie Sociale, instance représentative de ses usagers, afin d’améliorer le questionnaire adressé aux enfants et aux jeunes pour cette seconde vague. Le Conseil de la Vie Sociale a proposé au terme de sa réunion du 1er juillet 2016 la nouvelle version. On trouvera à l’adresse suivante le compte-rendu de cette réunion (voir la partie II : « II. Amélioration du questionnaire proposé chaque fin de saison culturelle aux enfants et aux jeunes de l’institution pour objectiver les effets du programme « L’aventure de la vie » sur leur parcours de vie. », ici).

Renforcement de la capabilité / de la confiance en soi 1.     Je suis fier (fière) d’avoir participé aux différents projets culturels tout au long de l’année
2.     Le programme culturel est important pour moi
3.     Mon entourage s’est intéressé à ce que j’ai fait dans ce projet
4.     Je me suis investi(e) à fond dans ce projet
5.     Quand je fais quelque chose, je le fais bien
6.      J’ai réussi à dépasser mes difficultés
7.      Je me rends compte grâce à ce programme que je sais faire des choses aussi bien que la plupart des gens
Ouverture culturelle 8.      Je suis allé(e) voir une manifestation de [discipline pratiquée] depuis le début du projet ?
9.     J’ai prévu d’aller voir une manifestation de [discipline pratiquée] ?
10.   J’ai envie de continuer à pratiquer [discipline pratiquée] après mon départ des Maisons des Enfants de la Côte d’Opale ?
11.    Le projet m’a donné envie de pratiquer une /d’autre(s) discipline(s) artistique(s), scientifique(s) ou sportive(s) ?
12.   J’ai donné à mon entourage l’envie d’assister à des spectacles ou de pratiquer une discipline artistique, scientifique ou sportive ?
Apprentissage de la diversité 13.   J’ai appris à connaitre toutes les personnes de ma Maison grâce aux ateliers
14.   Je me suis senti accepté par les autres grâce aux ateliers
Construction du collectif 15.   J’ai aimé construire un projet en équipe
16.   Je me sens à l’aise avec mon groupe
17.   J’ai noué des liens avec des personnes de mon groupe
18.   Je me suis fait des amis dans mon groupe
19.   J’ai noué des liens avec des personnes de toutes les Maisons

Cette nouvelle version a été proposée aux enfants et aux jeunes participant aux ateliers du programme « L’aventure de la Vie » au terme de la saison 2015-2016 (voir les résultats ici).

Au terme de la saison 2016-2017, lors de l’assemblée plénière des conseils et comités conseillant l’association dans le développement de son programme culturel organisé le 6 juillet 2017, Madame Elisabeth Justome, chargée du développement culturel et communication région Nord Pas-de-Calais Picardie, Institut National de Recherches Archéologiques Préventives (INRAP), a demandé la possibilité que l’association puisse consulter les enfants et les jeunes sur la présence aussi grande de l’archéologie dans leur saison.

On trouvera le compte-rendu détaillé de cette réunion ici.

Trois questions supplémentaires ont été par conséquent incluses dans la mouture proposée aux enfants et aux jeunes pour qu’ils puissent exprimer leur point de vue sur la saison culturelle  écoulée.

Ces trois questions sont :

  • J’ai apprécié l’atelier archéologique mensuel (construction du travois de l’âge de bronze et de la charrette médiévale)
  • J’ai envie de venir archéologue plus tard
  • Ce que j’aime le plus dans l’atelier archéologique, c’est : a. l’ambiance b. construire des choses c. apprendre avec les archéologues

Nous avons proposé ce nouveau questionnaire aux enfants des Maisons de culture de l’institution au terme de la saison 2016-2017. On trouvera les résultats ici.

Présentation des résultats des réponses à propos de la saison 2017-2018 :

Le questionnaire a été proposé entre le 9 et le 13 juillet 2018 aux enfants et aux jeunes du Centre de Jour, de la Maison du Cirque, de la Maison de la Danse, de la Maison des Découvreurs, de la Maison de la Musique, de la Maison du Sport et de la Maison Vive.

Sur les 87 enfants potentiellement répondant au questionnaire, 47 ont accepté de remplir cette fiche, soit un taux de réponse de 54 %.

Pour rappel, le taux de réponse de la vague 2016-2017 était de 69,6 %.

Cet écart négatif entre le taux de participation cette saison, et celui de la vague précédente, peut s’expliquer par des droits d’hébergement accordés à des enfants et des jeunes des maisons dès la fin de l’année scolaire, le 7 juillet 2018 (retour en famille, en famille d’accueil ou dans une autre Maison d’enfants si le répondant est externe au Centre de Jour ou à la Maison Vive et accueilli par une autre institution que la nôtre).

Le taux de réponse reste cependant élevé ; il constitue de la sorte un corpus représentatif.

Analyse des réponses :

Chaque résultat donne lieu à une mise en perspective, reprenant les résultats de la saison précédente question par question. Les enseignements que les variations observées d’une saison sur l’autre peuvent formuler seront travaillés en réunions à la rentrée avec les équipes éducatives, les professeurs d’atelier et le Conseil scientifique. Le travail interprétatif de ces résultats tiendra compte des limites générées par le taux conséquent de renouvellement des effectifs potentiellement répondant au questionnaire de la saison précédente, puis à celui de cette année (28.7 %). A titre d’information, ce taux de renouvellement des répondants d’une saison sur l’autre était de 20 % il y a un an.

Les résultats sont catégorisés de trois façons :

  • « % de réponses négatives » : les répondants ont soit coché « Pas du tout d’accord », soit coché « Pas d’accord » ;
  • « % de réponses intermédiaires » : les répondants ont coché « Plutôt d’accord » ;
  • « % de réponses positives » : les répondants ont soit coché « D’accord », soit coché « Tout à fait d’accord ».
  • Thème 1 : Renforcement de la capabilité / de la confiance en soi

Réponse 1 (réponse à la question : « Je suis fier (fière) d’avoir participé aux différents projets culturels tout au long de l’année »)

% de réponses négatives % de réponses intermédiaires % de réponses positives
6.4 21.3 72.3

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses positives a baissé de près de 8 %, avec un taux de réponses intermédiaires qui a plus que doublé ; les taux de satisfaction exprimés les trois années précédentes, déjà élevés, se maintiennent.

Réponse 2 (réponse à la question : « Le programme culturel est important pour moi »)

% de réponses négatives % de réponses intermédiaires % de réponses positives
25.5 29.8 44.7

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses positives a baissé de 10 %, le taux de réponses intermédiaires est quasiment stable, le taux de réponses négatives a augmenté de 9 %.

Réponse 3 (réponse à la question : « Mon entourage s’est intéressé à ce que j’ai fait dans ce projet »)

% de réponses négatives % de réponses intermédiaires % de réponses positives
36.2 14.9 48.9

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses positives a baissé de près de 10 %, le taux de réponses intermédiaires a baissé de près de 2 %, le taux de réponses négatives a baissé de 11 %.

Réponse 4 (réponse à la question : « Je me suis investi(e) à fond dans ce projet »)

% de réponses négatives % de réponses intermédiaires % de réponses positives
14.9 19.1 65.9

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses positives a baissé de 5 %, le taux de réponses intermédiaires a augmenté d’1 %, le taux de réponses négatives a augmenté près de 5 %.

Réponse 5 (réponse à la question : « Quand je fais quelque chose, je le fais bien »)

% de réponses négatives % de réponses intermédiaires % de réponses positives
6.4 36.2 57.4

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses positives a baissé de 8 %, le taux de réponses intermédiaires a augmenté de près de 5 %, le taux de réponses négatives a baissé de près de 3 %.

Réponse 6 (réponse à la question « J’ai réussi à dépasser mes difficultés »)

% de réponses négatives % de réponses intermédiaires % de réponses positives
9.5 30.9 59.5

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses négatives baisse de près d’1 %, le taux de réponses intermédiaires augmente de près de 2 % et le taux de réponses positives augmente de près de 2 %.

Réponse 7 (réponse à la question « Je me rends compte grâce à ce programme que je sais faire des choses aussi bien que la plupart des gens »)

% de réponses négatives % de réponses intermédiaires % de réponses positives
17 21.3 61.7

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses positives baisse de près de 6 %, le taux de réponses intermédiaires augmente de près de 3 %, le taux de réponses négatives augmente de près de 2 %.

Commentaire général du thème 1 : les taux de réponses positives restent, pour la quatrième édition de cette vague évaluative, significativement élevés. Le programme « L’aventure de la vie » contribue à l’épanouissement des enfants et des jeunes de notre association.

  • Thème 2 : Ouverture culturelle

Réponse 8 (réponse à la question « Je suis allé(e) voir une manifestation de [discipline pratiquée] depuis le début du projet ?»)

% de réponses positives % de réponses négatives
48.9 51.1

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses négatives baisse de 16 %, le taux de réponses positives augmente de 34 %. Ces variations remarquables valorisent la politique de sorties culturelles organisées par chaque Maison.

Réponse 9 (réponse à la question « J’ai prévu d’aller voir une manifestation de [discipline pratiquée] ?»)

% de réponses positives % de réponses négatives
29.8 70.2

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses négatives augmente de près d’1 %, le taux de réponses positives baisse de près d’1 %.

Réponse 10 (réponse à la question « J’ai envie de continuer à pratiquer [discipline pratiquée] après mon départ des Maisons des Enfants de la Côte d’Opale ? »

% de réponses positives % de réponses négatives
57.4 42.6

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses positives baisse de près de 15 %, le taux de réponses négatives augmente de près de 15 %. Ces variations remarquables questionnent la politique de l’association sur la possibilité d’une poursuite de la pratique culturelle une fois l’enfant ou le jeune sorti de ses effectifs.

Réponse 11 (réponse à la question « Le projet m’a donné envie de pratiquer une /d’autre(s) discipline(s) artistique(s), scientifique(s) ou sportive(s) ? »)

% de réponses positives % de réponses négatives
53.2 46.8

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses négatives augmente de près de 16 %, le taux de réponses positives baisse de près de 16 %. Ces variations remarquables confirment l’observation formulée à propos de la réponse 10.

Réponse 12 (réponse à la question « J’ai donné à mon entourage l’envie d’assister à des spectacles ou de pratiquer une discipline artistique, scientifique ou sportive ? »)

% de réponses positives % de réponses négatives
55.3 44.7

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses négatives augmente de près de 3 %, le taux de réponses positives baisse de près de 3 %.

Commentaire général du thème 2 : les taux de réponses négatives restent, pour la quatrième édition de cette vague évaluative, significativement élevés. Le programme « L’aventure de la vie » doit poursuivre son effort pour accompagner les enfants et les jeunes dans la valorisation des savoirs, savoirs faire et savoirs être auprès de leur entourage, et après la fin de leur mesure éducative.

  • Thème 3 : Apprentissage de la diversité

Réponse 13 (réponse à la question « J’ai appris à connaitre toutes les personnes de ma Maison grâce aux ateliers »)

% de réponses négatives % de réponses intermédiaires % de réponses positives
29.8 14.9 55.3

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses négatives augmente de près de 19 %, le taux de réponses intermédiaires baisse de près de 8 % et le taux de réponses positives baisse de près de 6 %. Ces variations significatives d’une année sur l’autre doivent notamment être interprétées au regard du fort taux de renouvellement du groupe des répondants durant la saison 2017-2018 (28.7 % si l’on se réfère aux cohortes répondant au questionnaire d’une année sur l’autre).

Réponse 14 (réponse à la question « Je me suis senti accepté par les autres grâce aux ateliers »)

% de réponses négatives % de réponses intermédiaires % de réponses positives
27.6 14.9 48.9

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses négatives augmente de près de 9 %, le taux de réponses intermédiaires baisse de près de 6 % et le taux de réponses positives baisse de près de 9 %. Ces variations confirment l’observation formulée à propos de la réponse 13.

  • Thème 4 : Construction du collectif

Réponse 15 (réponse à la question « J’ai aimé construire un projet en équipe »)

% de réponses négatives % de réponses intermédiaires % de réponses positives
2.1 29.8 68

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses négatives baisse de près de 9 %, le taux de réponses intermédiaires augmente de près de 9 % et le taux de réponses positives reste pratiquement inchangé. Ces variations sont à interprétées au regard des réponses 13 et 14 ; si la composition des groupes d’atelier fut cette saison particulièrement changeante, la force de la politique institutionnelle a néanmoins réussi à dynamiser les liens entre enfants et jeunes pour réaliser ensemble des actions culturelles.

Réponse 16 (réponse à la question « Je me sens à l’aise avec mon groupe »)

% de réponses négatives % de réponses intermédiaires % de réponses positives
10.6 21.2 68

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses négatives reste pratiquement inchangé, le taux de réponses intermédiaires augmente de 8 % et le taux de réponses positives augmente de 2 %. Ces variations confirment l’observation formulée à propos de la réponse 15.

Réponse 17 (réponse à la question « J’ai noué des liens avec des personnes de mon groupe »)

% de réponses négatives % de réponses intermédiaires % de réponses positives
8.5 23.4 68

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses négatives baisse de 8 %, le taux de réponses intermédiaires augmente de près de 9 % et le taux de réponses positives baisse de 10 %.

Réponse 18 (réponse à la question « Je me suis fait des amis dans mon groupe »)

% de réponses négatives % de réponses intermédiaires % de réponses positives
12.7 14.9 72.3

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses négatives baisse de près de 2 %, le taux de réponses intermédiaires augmente de près de 2 % et le taux de réponses positives reste pratiquement inchangé.

Réponse 19 (réponse à la question « J’ai noué des liens avec des personnes de toutes les Maisons »)

% de réponses négatives % de réponses intermédiaires % de réponses positives
6.4 29.8 63.8

Commentaire : en se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses négatives baisse de près de 8 %, le taux de réponses intermédiaires augmente de près de 8 % et le taux de réponses positives baisse de près de 5 %.

Commentaire général au sujet des thème 3 et 4 : les taux de réponses positives restent, pour la quatrième édition de cette vague évaluative proposée aux enfants et aux jeunes de notre association, significativement élevés s’agissant du thème 4 et au regard des réponses plus mitigées du thème 3. Le programme éducatif et culturel « L’aventure de la vie » présente une forte capacité à lier les enfants et les jeunes au service d’actions communes, quand bien même les groupes sont renouvelés à près d’un tiers des effectifs d’une année sur l’autre.

  • Thème 5 : l’archéologie :

Réponse 20 (réponse à la question « J’ai apprécié l’atelier archéologie mensuel (construction du travois de l’âge de bronze et de la charrette médiévale »)

% de réponses positives % de réponses négatives
60 40

Commentaires : 7 enfants n’ont pas répondu à la question (14.9 % des répondants, soit 4 % de plus que la saison précédente). Les enfants n’ayant pas répondu ont signalé sur leur fiche qu’ils n’avaient pu participer à l’atelier. En se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses positives baisse de près de 11 %, le taux de réponses négatives augmente de près de 11 %. Ces variations peuvent s’expliquer par le fait que l’atelier a reconduit pour la deuxième année la fabrique des véhicules, au risque de lasser les enfants et les jeunes.

Réponse 21 (réponse à la question « J’ai envie de devenir archéologue plus tard »)

% de réponses positives % de réponses négatives
12.5 87.5

Commentaires : 7 enfants n’ont pas répondu à la question (14.9 % des répondants). En se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, le taux de réponses positives baisse de près de 8 %, le taux de réponses négatives augmente de près de 8 %.

Réponse 22 (réponse à la question « Ce que j’aime le plus dans l’atelier archéologue, c’est a. l’ambiance b. construire des choses c. apprendre avec les archéologues »)

L’ambiance (en %) Construire des choses (en %) Apprendre avec les archéologues (en %)
32.5 30 22.5

Commentaires : 7 enfants n’ont pas répondu à la question (14.9 % des répondants). En se référant aux résultats de la précédente saison culturelle, la catégorie « ambiance » augmente de près de 10 %,  la catégorie « construire » baisse de 4 %, la catégorie « apprendre » baisse de près de 21 %. Deux enfants ont coché les trois réponses. Trois enfants ont coché deux réponses (« construire » + « apprendre »).

Commentaire général au sujet du thème 5 :

Si les résultats sont cette année mitigés, nous poursuivrons l’organisation d’actions culturelles mettant en scène l’archéologie ; sel de ce corps de métiers, la conscience et la fabrique du temps long (existences par la passé – ce qui a eu lieu, existences à venir – ce en quoi cela nous prépare) sont en effet autant de paramètres cruciaux pour le grandissement des enfants et des jeunes de notre association.

Chroniques filmées de la saison culturelle 2017-2018

Sixième et dernier moment fort du festival Les Journées d’Enfance 2018, les enfants et les équipes ont visionné les chroniques de la la saison écoulée.

Comme chaque année, Lucie Legros notre réalisatrice audiovisuelle, a filmé les enfants de notre association. Au programme de ces chroniques ; le rassemblement annuel des anciennes et des anciens et la joute nautique organisés lors de notre précédent festival, les réunions du Conseil de la Vie Sociale puis du Conseil de la Culture d’entreprendre, l’animation du Musée de Boulogne-sur-mer par les Maisons, un hommage à Kevin et Vincent, et à travers eux aux Chalcophore et à l’INRAP, qui ont pendant quatre années permis à la communauté de créer en archéologie des coracles, un four à sel gaulois, un travois de l’âge de bronze.

 

Compte-rendu de l’assemblée plénière des conseils et des comités du programme « L’aventure de la vie », 5 juillet 2018

Troisième moment fort de notre festival annuel Les Journées d’Enfance 2018, les conseils et comités accompagnant notre association dans le développement de son programme éducatif et culturel « L’aventure de la vie » se sont réunis le 5 juillet 2018 afin de dresser bilan de la saison 2017-2018 et préparer la saison à venir.

Veuillez trouver ci-après le compte-rendu de cette réunion.

Présents :

Joseph Bako, chef de service de la Maison de la Musique, d’Itinérance et des Studios, membre du Conseil de la Culture d’entreprendre
Claire Beugnet, directrice de l’association, présidente du Conseil de la Vie Sociale et membre du Conseil de la Culture d’entreprendre et du Conseil scientifique
Patrick Bourdet, parrain de notre association, président du Conseil de la Culture d’entreprendre
Rosemary Charton, médiatrice du service des publics du Musée de Boulogne-sur-mer, membre du comité de pilotage « exposition »
Sarah Couvelard, éducatrice de la Maison du Sport, membre du Conseil de la Vie Sociale
Elodie Condette, chargée des expositions et de la programmation in situ, Fonds Régional d’Art Contemporain Grand Large Hauts-de-France, membre du comité de pilotage « exposition »
Mathéo Davril, représentant des enfants et des jeunes au Conseil de la Vie Sociale
Hylan Dutriau, représentant des enfants et des jeunes au Conseil de la Vie Sociale
Sophie Goujon-Durand, enseignante-chercheuse, Ecole Supérieure de Physique Chimie Industrielles de Paris, membre du comité de pilotage « sciences »
Fleur Guy, docteur en géographie, membre du Conseil scientifique
Eric Legros, membre du Conseil d’administration, président du Conseil scientifique
Olivier Martin, professeur des universités en sociologie, Université Paris Descartes, membre du Conseil scientifique
Sylvie Mestre, professeur en arts plastiques du Centre de Jour et de la Maison Vive, membre du comité de pilotage « exposition »
Patrick Miquel, ancien directeur de l’Enfance et de la Famille du Conseil départemental du Pas-de-Calais, membre du Conseil scientifique
Claire Oger, professeur des universités en sciences de l’information et de la communication, Université Paris-Est Créteil, membre du Conseil scientifique
Emmanuel Paris, directeur adjoint aux affaires culturelles de l’association, coordinateur des Conseils et comités de pilotage
Eric Parot, ingénieur physicien, membre du Conseil scientifique et du comité de pilotage « sciences »
Maria Rabbé, chargée de diffusion, Fonds Régional d’Art Contemporain Grand Large Hauts-de-France, membre du comité de pilotage « exposition »
Francis Rembotte, membre du Conseil d’administration, membre du Conseil de la Culture d’entreprendre et du Conseil scientifique
François Roy, acteur, metteur en scène, membre du Conseil scientifique
Anick Traguardi-Menet, éducatrice de la Maison du Cirque, membre du Conseil scientifique
Henri Villeneuve, membre du Conseil d’administration, membre du Conseil de la Culture d’entreprendre et du Conseil scientifique

Invités :

Amanda Crabtree, co-fondatrice du cabinet de médiation en art contemporain « Artconnexion »
Donovan Leclerc, enfant de la Maison de la Musique
Dominique Lambert, déléguée générale, Fondation Sopra Steria – Institut de France
Elsa Ramos, sociologue, Université Paris Descartes
Philippe Richard, ancien directeur d’établissement de la protection de l’enfance
Gérard Tonnelet, ancien directeur d’établissement de la protection de l’enfance

Absents excusés :

Laurène Bricout, Chargée de mission culture Boulonnais et Montreuillois Ternois, Direction des Affaires Culturelles, Conseil départemental du Pas-de-Calais
Sabine Chaillet, responsable du service des publics du Musée de Boulogne-sur-mer, membre du comité de pilotage « exposition »
Arnaud Debève, chargé du développement des partenariats, Musée du Louvre-Lens, membre du comité de pilotage « exposition »
Jean-Paul Demoule, professeur des universités en archéologie, Université Paris 1, membre du Conseil scientifique
Marion Desmares, chargée de mission, Fondation Daniel et Nina Carasso sous l’égide de la Fondation de France
Keren Detton, directrice du Fonds Régional d’Art Contemporain Grand Large Hauts-de-France
Claude Jaouen, président du cabinet « Consulting4TOP », membre du Conseil de la Culture d’entreprendre
Elisabeth Justome, chargée du développement culturel et communication région Nord Pas-de-Calais Picardie, Institut National de Recherches Archéologiques Préventives, membre du comité de pilotage « sciences »
Elykia Kandot, conservatrice du Musée de Boulogne-sur-mer
Vincent Lascour, archéologue, responsable d’opération, Institut National de Recherches Archéologiques Préventives, président de l’association « Les Chalcophore », membre du comité de pilotage « sciences »
Pierre Lemarquis, neurologue, attaché d’enseignement d’éthologie à l’université de Toulon-La Garde, membre du Conseil scientifique
Frédéric Renaux, manager de l’entreprise Sopra Steria, membre du Conseil de la Culture d’entreprendre

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*       *

Claire Beugnet présente l’ordre du jour de cette réunion, dont la composition est très liée à la présence de ces instances invitées. Il s’agit autrement dit, lors de cette réunion plénière, d’informer de la vitalité des liens que les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale entretiennent avec leur territoire culturel, grâce au financement du Conseil départemental du Pas-de-Calais et de Fondations et avec le support du Conseil de la Culture d’entreprendre, du Conseil scientifique, des comités de pilotage, et sur le plan de la démocratie des usagers, grâce au travail du Conseil de la Vie Sociale.

Claire Beugnet rappelle que le programme éducatif et culturel de l’institution, intitulé L’aventure de la Vie, a été suivi tout au long de la saison culturelle par ces conseils ainsi que des comités de pilotage composés de membres du Conseil d’administration, de représentants des enfants et des jeunes, de représentants du personnel, d’experts membres des différents conseils, des professeurs des pratiques artistiques concernés ainsi que de représentants des établissements culturels dédiés.

Emmanuel Paris propose de revenir sur les actions réalisées durant cette saison en se référant à l’ordre alphabétique des différents axes de développement culturel portés par chaque instance.

I. Conseil de la Culture d’entreprendre :

Le Conseil a siégé pour la deuxième année consécutive. Il est constitué de deux chefs de service ; Joseph Bako, chef de service des « studios » et Yannick Coppin, chef de service du « Centre de Jour ». Sont aussi membres Mesdames Emilie Huyghe, directrice des ressources humaines du Centre Commercial Auchan de Saint-Martin Boulogne, Natacha Morsa, fondatrice de l’entreprise de formation à la culture numérique « Coding and Bricks », Claire Beugnet, directrice de notre association, Messieurs Patrick Bourdet, parrain de notre association, Claude Jaouen, président du cabinet « Consulting4TOP », Frédéric Renaux, manager de l’entreprise Sopra Steria, Francis Rembotte et Henri Villeneuve, membres du Conseil d’administration, Emmanuel Paris.

Le développement des projets portés par le Conseil de la Culture d’entreprendre est soutenu par la Fondation Auchan sous l’égide de la Fondation de France et par la Fondation Sopra Steria – Institut de France.

Cette saison 2017-2018, le Conseil de la Culture d’entreprendre a examiné les premiers résultats de l’enquête ELAP (« Etude longitudinale sur l’autonomisation des jeunes après un placement ») menée auprès de 756 jeunes placés, dix-huit mois après leur sortie de l’Aide sociale à l’enfance (ASE). Cette enquête, réalisée par l’Ined en partenariat avec le laboratoire Printemps du CNRS, compare les réponses de ces jeunes de sept départements du Nord et de l’Île-de-France entre fin 2013 et 2017. L’étude indique l’importance du maintien du Contrat Jeune Majeur et l’efficacité des réseaux de parrainage. Un rapport remis récemment par le Conseil Economique Social et Environnemental au Premier ministre plaide aussi pour le renforcement de ces deux dispositifs.

Le Conseil de la Culture d’entreprendre a formulé une première version, appelée à être enrichie, de la charte posant les cadres d’une politique de parrainage pour les enfants et les jeunes des Maisons :

1. La personne ressource (la marraine ou le parrain) :

L’association n’attend pas d’elle qu’elle se substitue au travail des équipes éducatives de l’association, mais agisse en complément. Cette personne doit être disponible pour conseiller l’enfant, l’ouvrir à des horizons culturels et sociaux qu’il ne connaît pas et sont autant de points d’appui pour son grandissement, l’accompagner sur la voie de l’insertion professionnelle fort d’une qualité d’écoute pour l’éclairer sur les problématiques des métiers visés ;

2. Pour qui ? (la filleule ou le filleul) :

Tout enfant âgé de quinze ans accueilli ou suivi par l’association et motivé pour être accompagné par une marraine ou un parrain jusqu’à son premier emploi. Cet engagement de l’enfant est basé sur le volontariat.

3. Pourquoi ? :

La marraine ou le parrain accompagne d’année en année la filleule ou le filleul pour l’éveiller aux métiers qu’elle/il pourrait réaliser (rôle d’aiguillon pour mobiliser ou remobiliser l’enfant en terme d’ambition scolaire), l’aider dans les démarches d’orientation scolaire et professionnelle, l’accompagner dans la recherche d’un premier emploi.

Cette charte sera présentée à l’automne au Conseil d’administration de l’association pour validation.

Eric Legros dit qu’il est très important que ce dispositif soit prévu pour exister au-delà de la fin de la mesure éducative de l’enfant ou du jeune, car cela exprime le souci permanent de l’institution d’organiser une continuité de suivi du cours des existences.

Troisième action développée par le Conseil de la Culture d’entreprendre cette saison ; la création du FabLab des Maisons avec le soutien de la Fondation Sopra Stera – Institut de France. Durant la saison 2017-2018, il s’est agi d’expérimenter un programme d’ateliers numériques auprès des enfants du Centre de Jour et des jeunes des studios ; cette année test a été concluante. Forte de ce retour d’expériences positif, l’association présentera ce mois de décembre auprès du Conseil d’administration de la Fondation Sopra Steria un dossier pour aménager un espace permanent dédié à la culture technique et aux nouvelles technologies.

Frédérique Lambert présente les raisons d’être et d’agir de la Fondation Sopra Steria sous l’égide de l’Institut de France, et dit la satisfaction de la Fondation de soutenir le projet FabLab des Maisons, première dans l’histoire de l’éducation spécialisée.

II. Conseil de la Vie Sociale :

Le Conseil de la Vie Sociale a siégé pour la quatrième année consécutive. Il est représenté aujourd’hui par deux représentants élus des enfants de l’association : Corentin, Hylan, Mathéo et Souleymane. Sont aussi membres de ce Conseil Sarah Couvelard, représentante du personnel, Claire Beugnet, présidente du Conseil et Emmanuel Paris.

Cette saison, le Conseil a examiné les modalités de sortie accordée à l’enfant pendant son temps de présence obligatoire dans la Maison, les procédures mises en œuvre dans les Maisons pour garantir le respect de l’intégrité et de l’intimité des enfants accueillis par l’association, l’organisation d’ateliers consacrés à l’apprentissage du droit dans le cadre du dispositif « Educadroit » développé sous l’égide du Défenseur des droits et s’est prononcé sur les modalités d’une politique de parrainage des jeunes de notre association.

S’agissant du dispositif Educadroit, l’association est devenue partenaire de ce réseau national dédié à l’éducation au droit ; un compte-rendu des actions entreprises doit être régulièrement communiqué. L’association créera lors de la prochaine saison des espaces de parole dans les Maisons, permettant aux enfants et aux jeunes de réfléchir avec les équipes sur trois thèmes retenus par le Conseil de la Vie Sociale : comment se fabrique le droit ? Qui applique le droit ? Est-ce que les sanctions sont les mêmes pour tout le monde ?

Par ailleurs, l’association participera pour la huitième année consécutive à la « Journée territoriale des droits de l’enfant » organisée par la Maison des Solidarités de Boulogne-sur-mer le 21 novembre 2018 dans la salle de spectacle La Faïencerie de Boulogne-sur-mer. L’association animera à cette occasion des ateliers reposant sur des outils éducatifs issus du réseau Educadroit, ainsi que d’une exposition sur les droits développée cette année par l’une des associations fondatrices de notre institution ; la Maison des Enfants de la Marine.

Claire Beugnet informe les participants que cette exposition sera présentée à partir du mois d’août, étape par étape aux enfants et aux jeunes des Maisons. Claire Beugnet précise que cette exposition sera animée par Emmanuelle Dehée, présidente de l’association « La Maison des Enfants de la Marine » et avocate.

Emmanuel Paris informe les participants que Souleymane Bayoko, représentant des enfants au Conseil de la Vie Sociale, propose que la réunion de rentrée du Conseil soit dédiée à une réflexion sur des manières d’honorer les parcours d’enfants et de jeunes les plus méritants au cours de l’année.

Sarah Couvelard, Anick Traguiardi-Menet Patrick Bourdet et Eric Legros valorisent cette proposition. Eric Legros dit qu’une telle récompense annuelle existait autrefois à « La Maison des Enfants de la Marine » ; il s’agissait de la remise des « ancres d’or ».

III. Conseil scientifique :

Le Conseil scientifique a siégé pour la cinquième année consécutive. Il est représenté aujourd’hui par Fleur Guy, géographe, Claire Oger, professeur des universités en Sciences de l’Information et de la Communication à l’Université Paris-Est Créteil, Olivier Martin, professeur des universités en sociologie à l’Université Paris Descartes, Patrick Miquel, précédemment directeur de l’Enfance et de la Famille du Conseil départemental du Pas-de-Calais, Francis Rembotte et Henri Villeneuve, membres du Conseil d’administration de notre association, Eric Parot, ancien coordinateur France de la Fondation SEED et ingénieur physicien retraité de l’entreprise Schlumberger Ltd. Eric Legros est le président de Conseil, Claire Beugnet et Emmanuel Paris participent aussi à l’activité de ce Conseil, tout comme Madame Anick Traguardi-Menet, éducatrice de la Maison du Cirque et représentante du personnel.

Le Conseil scientifique a notamment travaillé cette saison sur les attendus du partenariat avec le réseau « Educadroit », et le développement d’un nouvel outil au service de l’association pour objectiver le parcours des enfants et des jeunes durant leur résidence aux Maisons. Cet outil a été utilisé par les équipes à deux reprises durant la saison, à l’occasion de la rédaction des DIPC (« Document Individuel de Prise en Charge ») des mois de novembre 2017 et mai 2018. Le recours systématique et pluriannuel à cet outil permettra à terme de formuler des tendances sur les questions du soin, du comportement, de la scolarité, des relations avec la famille.

A titre d’informations, en novembre 2017, le plus haut pourcentage obtenu quelle que soit la rubrique et la qualification retenue fut : « La situation s’est améliorée depuis 6 mois et donne satisfaction » et le plus haut pourcentage obtenu selon la rubrique et la qualification proposée fut : « « Le jeune et les liens familiaux » : La situation n’a pas évolué depuis 6 mois (insatisfaisant) ». En mai 2018, le plus haut pourcentage obtenu quelle que soit la rubrique et la qualification retenue fut : « La situation n’a pas évolué depuis 6 mois (satisfaisant) » et le plus haut pourcentage obtenu selon la rubrique et la qualification proposée fut : « Le jeune et les soins » : La situation n’a pas évolué depuis 6 mois (insatisfaisant) ».

Autre projet sur lequel le Conseil s’est particulièrement mobilisé cette année ; le colloque organisé le 6 juillet 2018 à l’Antenne Saint-Louis de l’ULCO. Reconduisant les expérimentations testées lors du précédent colloque, et qui ont donné satisfaction aux participants, qu’ils soient auditeurs ou orateurs, Patrick Bourdet a accepté d’animer un groupe d’expression avec des enfants des Maisons à propos du thème « Trait d’union », et le film en résultant a été diffusé  dans l’amphithéâtre. Autre novation reconduite cette année, éducateurs, chefs de service, membres du Conseil scientifique co-animent l’après-midi du colloque, dans le cadre de trois ateliers organisés entre 13h30 et 15h. L’un porte sur l’exercice du travail quotidien des équipes en tant que trait d’union (Claire Oger / Anick Traguardi-Menet), le deuxième sur les usages par les enfants et les jeunes des Maisons des technologies de l’Information et de la Communication (smartphones, Internet, réseaux sociaux) (atelier Olivier Martin / Caroline Mercier, service de maintien à domicile) et le troisième sur les modalités du vivre-ensemble dans les Maisons (atelier Francis Rembotte / Jérôme Maquinghen, éducateur de la Maison de la Danse).

Eric Legros informe les participants qu’une conférence dédiée aux neurosciences et à l’attention des équipes éducatives de l’institution a été proposée par Pierre Lemarquis, et que la poursuite de ses interventions permettrait d’initier l’association à ces savoirs précisant les effets du programme éducatif et culturel sur le grandissement des enfants et des jeunes.

Emmanuel Paris explique qu’une réflexion est entamée avec Pierre Lemarquis pour la pérennisation de ces prises de parole.

IV. Les comités de pilotage (par ordre alphabétique) :

Communication :

S’agissant de l’alimentation du site de l’association, à ce jour vingt et une pages Internet sont archivées dans la rubrique saison 2016-2017, soit deux cents sept articles ; la Maison des Découvreurs, le Centre de Jour, la Maison du Cirque, la Maison de la Musique et la Maison de la Danse sont les Maisons qui transmettent le plus de contenus pour mise en ligne.

La Webradio compte trois nouveaux enregistrements audios dans sa rubrique saison 2017-2018 ; les audios des Conférences du jeudi durent en moyenne une heure.

Sur la chaîne Youtube de l’association, les vidéos en ligne comptabilisent au total 8802 vues ; elles sont aussi intégrées dans des articles sur le site Internet de l’association. A ce jour, c’est la vidéo de l’entretien réalisé en mars 2016 par Madame Beugnet, directrice de notre association, avec M. Patrick Bourdet, parrain de notre festival « Les Journées d’Enfance », qui comptent le plus de vues de l’ensemble des vidéos mises en ligne sur le compte Youtube. Les films valorisant les séjours Itinérance, les spectacles du festival annuel « Les Journées d’Enfance », et les chroniques des saisons culturelles, sont ensuite parmi les plus regardés.

La page Facebook de l’association compte à ce jour 300 membres, les articles du site Internet sont automatiquement référencés par cette page Facebook.

Plus de 600 personnes et collectifs sont destinataires de la newsletter électronique trimestrielle, présentant l’agenda et les actions réalisées ;

Les partenaires du programme culturel ont régulièrement communiqué sur les actions développées conjointement.

Exposition :

Pour la quatrième année consécutive, le FRAC Grand Large – Hauts-de-France et notre institution ont réalisé l’exposition dont les enfants de la Maison Vive et du Centre de Jour sont les commissaires.

L’installation des œuvres pré-sélectionnées par le FRAC a eu lieu en septembre 2017 dans notre salle d’exposition : « Le pigeonnier », pour une présence permanente jusqu’au début du mois de décembre 2017. Les enfants du Centre de Jour et de la Maison Vive ont réfléchi à l’accrochage lors de leurs ateliers avec Sylvie Mestre, leur professeur en arts plastiques, co-animés avec Elodie Condette, chargée des expositions et de la programmation in situ du Fonds Régional d’Art Contemporain. L’exposition a été inaugurée dans les locaux du FRAC à Dunkerque le 28 janvier 2018 et les Maisons ont fêté le 21 février 2018 le fruit de cette nouvelle édition. L’exposition sera ouverte au public jusqu’au 2 septembre 2018. Un reportage a été réalisée à cette occasion par la chaîne de télévision « Museum TV » et diffusé à plusieurs reprises dans le cadre de son journal d’actualité.

Elodie Condette précise qu’au 4 juillet 2018, 10 893 visiteurs ont vu l’exposition « Trait d’union ». Elodie Condette dit que cette année a été marquée par un plus grand travail encore sur la médiation des œuvres, à la grande satisfaction des équipes.

Claire Beugnet dit que les enfants ont aimé visiter le FRAC lors du vernissage, ce qui est signe d’une belle appropriation du lieu par des enfants qui ne participent pas à ce projet.

Sylvie Mestre informe les participants que pour la première fois, elle a pu organiser une visite guidée des œuvres prêtées par le FRAC et exposées au pigeonnier pour les enfants de la Maison du Cirque, qui en faisait de longue date la demande.

Le mercredi 11 avril, les Maisons ont honoré le Musée de Boulogne-sur-mer, espace muséographique permettant aux enfants et aux jeunes de ressourcer leurs inspirations et leur désir d’ailleurs chaque année depuis quatre ans. Après avoir visité tour à tour les parcours d’expositions durant les vacances de Février, les Maisons ont exposé (Maison Vive et Centre de Jour – ateliers en arts plastiques), ainsi que vivifié la salle dite « La chapelle » (spectacle vivant : Maison du Cirque, Maison de la Danse, Maison du Sport, Maison des Découvreurs, Maison de la Musique). Seconde action culturelle initiée cette année dans le cadre du partenariat avec le Musée, Théo, enfant de la Maison de la Danse, participera à partir du mercredi 23 mai 2018 jusque début juillet, à des sessions de stage afin de participer à la valorisation de la nouvelle exposition temporaire proposée par l’établissement muséal : « L’arme à l’œil. Napoléon par la caricature ».

Rosemary Charton dit que les enfants furent très à l’aise lors des visites du parcours d’exposition du Musée, d’autant que le dispositif permettait deux venues par Maison. Ainsi des enfants se sont intronisés guide lors de la seconde visite, expliquant aux autres enfants des objets exposés qu’ils appréciaient particulièrement.

Rosemary Charton dit que le stage réalisé par Théo fut une réussite, et que c’est une première dans l’histoire du Musée. Rosemary Charton a beaucoup apprécié Théo ; ses venues furent pour lui une bulle d’oxygène et Rosemary Charton précise que l’équipe du Musée souhaite proposer à Théo un nouveau stage lors de la prochaine saison.

Claire Beugnet remercie Rosemary Charton pour la qualité de son accueil et sa bienveillance.

Eric Legros dit que ce lien avec Théo manifeste l’excellence du parrainage par une personne extérieure à l’institution tant il élève l’enfant dans ce qu’il a de meilleur, et de ce que la société peut lui proposer de mieux.

Les 23 février et 23 mars 2018, les enfants de la Maison Vive puis du Centre de Jour ont découvert le Musée le Louvre-Lens. Cette première édition a ravi enfants et équipes, le principe de ces venues pour découvrir des œuvres illustrant le thème de notre saison culturelle sera reconduit et élargi à d’autres Maisons de notre association.

International :

Trois séjours de rupture « Itinérance » de 110 jours ont été organisés durant cette saison ; un séjour à l’automne-hiver pour 3 jeunes dans l’Atlas marocain ; un autre séjour à l’automne-hiver pour 3 jeunes au Sénégal et un troisième séjour au printemps-été 2018 pour 3 autres jeunes dans l’Atlas marocain.

Ces jeunes, encadrés par des éducateurs, ont vécu chaque deux semaines de leur séjour dans une famille locale différente. Ils ont pu aussi effectuer des stages, qui en menuiserie, qui en mécanique, qui dans la restauration, qui dans les travaux agraires, etc.

Les jeunes ont pu aussi découvrir sites patrimoniaux et patrimoine immatériel vernaculaires, un travail des éducateurs étant de nouer des partenariats avec des associations locales pour faciliter ces échanges interculturels.

Sciences :

Sophie Goujon-Durand, chercheuse et professeur à l’Ecole Supérieure de Physique et de Chimie Industrielles de la ville de Paris, Yoann Jaffre, ingénieur électronique de l’entreprise Schlumberger Ltd et coordinateur France de la Fondation SEED, Eric Parot, ingénieur physicien, ont proposé aux enfants six séances tout au long de la saison. Les ateliers ont notamment permis de continuer d’explorer les propriétés conductrices des huiles et des encres, les caractéristiques des flux magnétiques, les spécificités de notre système solaire. Les enfants et l’équipe ont particulièrement apprécié ces explorations, certains enfants révélant leurs aptitudes pour dynamiser l’apprentissage collectif de ces notions pourtant peu évidentes.

Sophie Goujon-Durand dit que la préparation de ces ateliers lui nécessite plus d’efforts que pour les étudiants de son Ecole, mais que cela l’enrichit tant les échanges avec les enfants et l’équipe du Centre de Jour sont de qualité.

Aurélie Legras (Les Chalcophore), Paul Dubois (INRAP), Vincent Lascour (Inrap – Les Chalcophore), Kevin Lenoir (Les Chalcophore), et Christophe Lesage (INRAP) ont animé aux côtés de Christophe Lefèvre (membre de l’équipe éducative de la Maison du Cirque) les séances archéologiques mensuelles les 17 janvier, 14 février, 14 mars, 18 avril, et 16 mai 2018 depuis la précédente réunion du comité de pilotage. La construction des deux artefacts (travois et charrette médiévale) a progressé ; le travois est terminé et est présenté par les enfants lors du spectacle L’oiseau Arc-en-Ciel. Toutes les Maisons contribuent à la réalisation de cet atelier ; cette activité transversale est devenue un fondement de notre calendrier institutionnel.

La deuxième édition de la programmation triennale « résidence art / science », organisée avec le soutien de la Fondation Daniel et Nina Carasso sous l’égide de la Fondation de France, a permis aux enfants et aux équipes de créer avec Marion Fillancq, artiste joaillière verrier, Vincent Lascour, Isabelle Bertelleti, artiste en musique contemporaine et Aurélie Legras, photographe, le projet Lames de sons que ce collectif artiste donnait à accomplir depuis plusieurs années. Cette création concrétise l’ambition de notre association en tant qu’établissement culturel, lieu d’invention comme nul autre pareil sur le territoire national.

La troisième et dernière édition du plan triennal est en préparation ; Amanda Crabtree explique que des réunions ont eu lieu durant cette saison avec le cabinet de médiation en art contemporain Artconnexion dont elle est co-fondatrice. Ces réunions avec Emmanuelle Dehée, présidente de l’association « La Maison des Enfants de la Marine » propriétaire du site de la Ferme de Bertinghen , Jean-Paul Demoule, Claire Beugnet, Emmanuel Paris, les chefs de service des Maisons, et ont été organisées dans le cadre du programme de la Fondation de France ; Les Nouveaux commanditaires. Ce soutien permettra à l’artiste designer Maki Suzuki d’inventer avec les enfants et les équipes des rituels que notre communauté associative valoriseront chaque 2 juillet, à l’occasion de la fête de l’opération archéologique « Le petit déjeuner sous l’herbe ». Maki Suzuki présentera différents projets au terme de cette séquence exploratoire ; le projet retenu sera mise en oeuvre par lui durant la résidence art science 2019, au premier semestre de l’année prochaine. Nous souhaiterions par ailleurs et à cette occasion installer une œuvre à la verticale du site archéologique afin de le marquer visuellement dans le paysage.

Nous venons de proposer à l’INRAP l’intervention de l’une de ses équipes pour que les vestiges du petit déjeuner sous l’herbe puissent être repérés par radar doppler.

V. Informations annexes :

La Maison de la Musique a participé pour la première fois, grâce à Patrick Bourdet, parrain de notre association et aussi cette année du Festival permanent de Forges-les-eaux, à l’animation de cette manifestation artistique et culturelle. Joseph Bako dit que les organisateurs du Festival ont proposé à la Maison de la Musique pour enregistrer une chanson du répertoire de la Maison dans le studio professionnel de la commune.

Le Centre de Jour a réalisé pour la première fois son séjour pédagogique en Corse grâce à la Fondation « Le marchand de sable ». Les enfants, accompagnés de deux membres de l’équipe, ont passé une semaine sur le site de l’association Aria pour créer un spectacle présenté aux habitants de la vallée. Claire Beugnet dit qu’une seconde édition de cette venue est envisagée.

La DRAC Hauts-de-France a soutenu l’organisation pour la première fois aux Maisons d’un cycle d’ateliers d’écriture créative, réalisé pendant l’automne 2017. Un nouveau cycle d’ateliers d’écriture co-organisé avec le Conseil départemental du Pas-de-Calais est annoncé pour le premier trimestre 2019.

VI. Thème de la saison 2017-2018, programmation des prochaines réunions des Conseils :

L’association propose la formule « Y’a d’la joie ! » pour inspirer la saison culturelle à venir, commençant en septembre et se terminant en juillet 2019.

Cette formule acte les nombreuses réactions de personnalités extérieures découvrant pour la première fois les Maisons, étonnés par la joie s’y manifestant entre enfants, entre enfants et adultes.

Citons sans souci d’exhaustivité la variété des personnes ayant toutes, sans se concerter entre elles, valorisé l’ambiance joyeuse des Maisons, atypiques de leur point de vue ; Céline, stagiaire en master deuxième année réalisant son stage aux côtés de Claire Beugnet, Alicia Gallet, psychologue de notre institution nouvellement arrivée, les artistes du spectacle « Rêves de sable » programmé au mois de mars au café-théâtre de l’association, les évaluatrices du cabinet d’audit missionné pour réaliser l’évaluation externe de l’association dans le cadre de ses obligations légales.

La joie fut aussi un thème travaillé en formation interne par les équipes durant la saison 2016-2017, formation mobilisant Pierre Lemarquis et François Roy, membres de notre Conseil scientifique, ainsi que Philippe Richard et Gérard Tonnelet, précédemment directeurs d’institutions de protection de l’enfance.

Dates des prochaines réunions :

Conseil de la Vie Sociale : mardi 18 septembre 2018, de 18h à 20h.

Conseil scientifique : le 5 octobre 2018, de 10h à 13h.

Conseil de la Culture d’entreprendre : le 9 novembre 2018, de 10h à 13h.

Comité de pilotage « exposition » : le 26 septembre 2018, de 10h30 à midi ; comité de pilotage « sciences », le 26 septembre 2018 de 16h à 17h. Comités de pilotage « communication » et « itinérance » le 3 octobre 2018.

Claire Beugnet remercie les participants de cette réunion et clôt l’assemblée plénière des Conseils et comités.

Évaluation du parcours des enfants et des jeunes depuis novembre 2017

Ce mois de mai 2018, les équipes des Maisons ont travaillé comme chaque six mois à la rédaction d’un document clé de notre champ professionnel, appelé le « Document Individuel de Prise en Charge » (DIPC). Ce document permet de faire un point sur le parcours de l’enfant ou du jeune accueilli ; notre association a érigé pour règle d’associer celui-ci à ce bilan semestriel.

A cette occasion, et sur proposition du Conseil scientifique (voir sous-partie « II.B. Présentation des résultats statistiques du questionnaire proposé aux enfants et aux jeunes »), l’association a expérimenté pour la deuxième fois un outil évaluatif développé en interne, permettant de comparer chaque six mois les parcours des enfants et des jeunes selon les grandes rubriques organisant notre travail éducatif.

Une fiche a été distribuée aux équipes  des Maisons :

Cette fiche a été remplie pour chaque enfant et jeune.

Les résultats, pour cette vague de mai 2018, sont les suivants (87 fiches ont été traitées ; les enfants arrivés trop récemment dans nos effectifs, et les jeunes du service de maintien à domicile qui ne pratiquent pas les activités culturelles de notre association, ne sont pas pris en compte).

I. Tendance générale ; les évaluations formulées par les équipes (en pourcentage) : 

(N.B : Nous surlignons le plus haut pourcentage obtenu).

« La situation s’est dégradée depuis 6 mois » : 15,2.

« La situation s’est améliorée depuis 6 mois, mais n’est pas encore satisfaisante » : 22,2.

« La situation s’est améliorée depuis 6 mois et donne satisfaction » : 20,3.

« La situation n’a pas évolué depuis 6 mois (satisfaisant) » : 24.

« La situation n’a pas évolué depuis 6 mois (insatisfaisant) » : 18,2.

II. Au cas par cas ; les thèmes, avec le plus haut pourcentage obtenu pour chacun d’eux  :

(N.B : Nous surlignons le plus haut pourcentage obtenu pour l’ensemble des thèmes).

« Le jeune et l’école » : La situation s’est dégradée depuis 6 mois (30,8).

« Le jeune et les liens familiaux » : La situation n’a pas évolué depuis 6 mois (insatisfaisant) (28,2).

« Le jeune et les soins » : La situation n’a pas évolué depuis 6 mois (insatisfaisant) (30,8).

« Le jeune et l’éducation » : La situation s’est dégradée depuis 6 mois (24,6).

« Le jeune et l’activité culturelle » : La situation n’a pas évolué depuis 6 mois (satisfaisant) (23,3).

Nous mobiliserons cette fiche chaque six mois, à l’occasion des DIPC, afin d’être en mesure de dégager des tendances quant à la qualité des parcours des enfants et des jeunes de notre association, ainsi que des corrélations statistiques entre les différents thèmes de notre travail au quotidien avec eux : école, liens familiaux, soins, éducation (au sens de l’apprentissage du comportement en société), activité culturelle.

Rapport du Conseil Economique Social et Environnemental (CESE) sur la protection de l’enfance

Cette semaine, le CESE a publié un état des lieux demandé par M. le Premier ministre sur la politique de l’Aide Sociale à l’Enfance en vue de nouvelles décisions pour améliorer cette politique publique.

Le thème principal de ce rapport est le parcours des enfants et des jeunes bénéficiant de cette protection de la République.

Les conclusions de l’étude conforte l’association par ses actions pour  :

  • proposer aux enfants des durées d’accueil plus stabilisantes de sorte qu’ils puissent être penseurs et créateurs de leur vie, et un accompagnement soutenu en pédopsychiatrie pour les enfants souffrant de multiples  difficultés (l’association a fondé un partenariat privilégié avec  l’Institut Départemental Albert Calmette de Camiers) ;
  • développer des accompagnements sur la durée des existences au-delà de la fin de la mesure éducative (sur ce deuxième point, voir l’activité du Conseil de la Culture d’entreprendre et du Conseil scientifique, instances de notre association dédiées à la réflexion et à la mise en oeuvre des devenirs adultes, voir ici et ici ; sur la pensée de long terme renouant chaque année avec les parcours de vie des enfants, devenus adultes, ayant autrefois vécu en notre institution, voir ici).

Compte-rendu de la réunion du 13 avril 2018

Compte-rendu de la réunion du

Conseil de la Culture d’entreprendre

13 avril 2018

Présents :
Joseph Bako, chef de service des « Studios », Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale
Claire Beugnet, directrice de l’association Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale
Patrick Bourdet, président du Conseil et parrain de l’association Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale
Yannick Coppin, chef de service du « Centre de Jour », Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale
Claude Jaouen, président du cabinet « Consulting4TOP »
Logan Masse, jeune des « Studios », Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale
Emmanuel Paris, directeur adjoint aux affaires culturelles de l’association Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale
Francis Rembotte, administrateur de l’association Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale
Frédéric Renaux, manager Sopra Steria, Fondation Sopra Steria sous l’égide de l’Institut de France
Henri Villeneuve, administrateur de l’association Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale

Absents excusés :
Emilie Huyghe, direction des Ressources Humaines, Centre commercial Auchan Saint-Martin Boulogne
Bruno Leduc, président de l’association Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale
Natacha Morsa, présidente de l’entreprise « Coding and Bricks »

*
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Ouverture de la quatrième réunion trimestrielle du Conseil par son président, Patrick Bourdet.
Les participants se présentent pour honorer l’installation de Frédéric Renaux en sa qualité de membre permanent du Conseil.

I. Poursuite de la réflexion sur le développement d’une politique d’établissement en matière de parrainage (analyse des propositions formulées par les membres de notre Conseil de la Vie Sociale) :

Emmanuel Paris distribue aux participants l’extrait de la réunion du Conseil de la Vie Sociale de l’association, organisée le 3 avril 2018. Emmanuel Paris précise qu’à l’ordre du jour de cette réunion, et en accord avec les axes de travail recommandés lors de la précédente réunion du Conseil de la Culture d’entreprendre, les représentants élus des enfants et des jeunes, ainsi que les représentants du personnel et de la direction, ont réfléchi au développement de ce réseau de parrainage en précisant ce qui, de leur point de vue, doit délimiter le périmètre d’actions de la marraine ou du parrain dans sa relation éducative avec le jeune de l’association.
On trouvera sur notre site Internet le compte-rendu détaillé de cette réunion du Conseil de la Vie Sociale (cf. « II. Exploration des modalités d’une politique de parrainage des jeunes de notre association ») ici.

Claire Beugnet informe les participants que Bruno Leduc, président de l’association, lui a demandé la rédaction d’un document définissant les prérequis pour être marraine ou parrain d’un jeune de l’association, qu’il pourrait diffuser par suite auprès des collectifs d’entrepreneurs locaux tels la Chambre de Commerce et d’Industrie de Boulogne-sur-mer.

Claire Beugnet précise qu’au préalable, ce document devra être présenté au Conseil d’administration de l’association pour validation ; il pourra être examiné au deuxième semestre 2018.

Patrick Bourdet demande si le Conseil de la Vie Sociale a statué sur la temporalité pouvant caractériser cet accompagnement du jeune par sa marraine ou son parrain associatif.

Claire Beugnet répond que l’interrogation des membres du Conseil a porté sur la durabilité de ce lien quand bien même le parcours de vie du jeune, de la marraine ou du parrain évolue et ne s’inscrit plus nécessairement dans la vie de notre institution.

Patrick Bourdet propose à Claude Jaouen de présenter la fondation dont il est membre actif en qualité de parrain : la Fondation « Un avenir ensemble ».

Emmanuel Paris distribue au participants des sorties papier de rubriques en ligne présentant plus en détail les raisons d’être et d’agir de cette Fondation, dont on trouvera les contenus ici.

Claude Jaouen dit que la durée moyenne du parrainage proposé par cette Fondation est de sept ans, de l’entrée en classe de seconde jusqu’au premier emploi. L’établissement scolaire de l’enfant recommande celui-ci – Claude Jaouen insiste sur l’importance que l’enfant soit motivé pour que ce parrainage ait lieu ; une convention est signée entre l’établissement scolaire, les parents de l’enfant et la marraine ou le parrain lors d’une réunion organisée dans l’établissement scolaire. Il est bien entendu que la relation éducative entre la marraine ou le parent et l’enfant ne se substitue pas à l’autorité parentale ou à celle de l’établissement scolaire. Marraine ou parrain de cette fondation accompagne la filleule ou le filleul sur la voie de l’ouverture au monde (aller voir des pièces de théâtre, recommandations de lecture) et l’initiation aux problématiques du champ professionnel visé par l’enfant en désir de métier. La fondation par ailleurs met à disposition des outils (dont un espace d’échange sur Whaller), et des solutions de financement complémentaire des études en fonction des besoins des filleuls.

S’agissant du lien entre la marraine ou le parrain et la ou le filleul, Claude Jaouen dit que la relation s’équilibre par elle-même dans le temps ; l’enfant peut signifier qu’il préfère que les parents ne soient pas impliqués dans ces échanges. Claude Jaouen dit que c’est la complicité entretenue au fil des années qui permet à cette relation de trouver ses marques, pour le meilleur de l’adulte et de l’enfant. Claude Jaouen insiste sur le fait que ce lien est d’abord l’histoire d’une rencontre humaine ; la marraine ou le parrain ne réalise pas les choses à faire par l’enfant à sa place, mais se rend disponible pour tout conseil, toute parole ré-énergisante lorsque l’enfant doit prendre des décisions pour son parcours de formation, son insertion professionnelle.

A ce jour, environ 800 marraines ou parrains participent à l’animation du réseau de la Fondation

Claude Jaouen signale par ailleurs que la Fondation a édité des guides pour le choix de filière après bac, en particulier, à l’attention des marraines et parrains, et des enfants (« guide du filleul ») et propose qu’une réunion téléphonique avec Madame la Directrice générale de la Fondation soit organisée afin que toutes informations utiles à l’association puissent être prises en compte pour le développement de cette nouvelle politique de parrainage des Maisons.

Francis Rembotte signale l’existence de deux Fondations portant les mêmes raisons d’être et d’agir : la Fondation Georges Besse et la Fondation Vallet, toutes deux sous l’égide de la Fondation de France.
On trouvera ici et ici les sites Internet de ces deux Fondations.

Emmanuel Paris propose que cette réunion permette la rédaction d’une première version d’une charte définissant le périmètre d’actions du parrainage institué par l’association ; ce document sera ensuite agrémenté des informations et conseils formulés par Madame la directrice générale de la Fondation « Un avenir ensemble » afin qu’une version finale puisse être présentée au Conseil d’administration de l’association à l’automne 2018.

Patrick Bourdet demande aux membres si cette proposition est agréée. Les membres du Conseil agréent cette proposition.

Claire Beugnet dit que cette demande est portée par le président de notre association ; Claire Beugnet dit que des représentants élus par les enfants et les jeunes pour siéger au Conseil de Vie Sociale ont aussi exprimé leur intérêt pour que ce nouvel outil institutionnel puisse exister.

Claire Beugnet, revenant sur la présentation de Claude Jaouen, signale que la durée moyenne de présence d’un enfant dans les effectifs de l’association est, en ce moment, de deux ans à deux ans et demi. Claire Beugnet dit que l’importance de la charte en matière de parrainage constituera notamment dans la précision des termes de la relation entre parties prenantes, de sorte que ce lien puisse aller bien après la fin de la mesure éducative réalisée au sein de l’association.

Francis Rembotte dit que ce document sera très utile pour intéresser enfants et adultes à l’édification d’une relation de parrainage.

Claire Beugnet dit que Bruno Leduc, président de notre association, exprime un intérêt particulier à la définition de la place des détenteurs de l’autorité parentale dans cette charte.

Patrick Bourdet demande aux membres leur point de vue sur ce qui fait la qualité d’un parrainage.

Francis Rembotte dit qu’une bonne marraine ou un bon parrain est une personne qui répond aux besoins des jeunes en terme d’orientation scolaire, de recherche d’emploi, de soutien dans les périodes difficiles.

Joseph Bako dit que c’est une personne qui sait se rendre disponible pour la relation.

Frédéric Renaux dit qu’il doit exister une affinité entre la marraine ou le parrain et sa ou son filleul. Frédéric Renaux précise qu’il lui paraît compliqué qu’un adulte exerçant dans l’informatique puisse parrainer à bon escient un enfant désirant devenir professeur d’histoire.

Henri Villeneuve dit qu’il est important de réfléchir à l’âge minimal de l’enfant parrainé. Henri Villeneuve dit que l’âge de 15 ans lui semble le plus pertinent, car c’est l’année durant laquelle tout enfant se prépare à formuler ses vœux pour préciser son parcours de formation les années suivantes.

Logan Masse dit qu’il est en effet judicieux de fixer cet âge à l’âge de 15 ans, pour les mêmes raisons énoncées par Henri Villeneuve. Logan Masse dit qu’une bonne marraine ou un bon parrain doit accompagner l’enfant dans ses choix d’orientation, quand bien même elle ou il n’est pas d’accord avec la nature de ces vœux. Logan Masse précise que cet accompagnement serait particulièrement bénéfique dans les démarches à entreprendre pour sécuriser les parcours de formation formulés lors des vœux, en complément des points d’appui que sont les Centre d’Information et d’Orientation.

Henri Villeneuve que les Centre d’Information et d’Orientation sont souvent engorgés tant les demandes de conseils sont nombreuses.

Claude Jaouen dit qu’une bonne marraine, un bon parrain, aide l’enfant à lire, à interpréter les documents décrivant les pré-requis des métiers visés, à prendre du recul par rapport aux informations qu’ils comportent.

Claire Beugnet observe que ce travail est réalisé par l’éducatrice, l’éducateur membre de l’équipe de la Maison accueillant l’enfant.

Claire Beugnet demande aux membres pourquoi mobiliser une nouvelle personne dans ces conditions.

Yannick Coppin dit qu’il faut faire par ailleurs attention à ne pas effrayer les personnes intéressées pour devenir marraine ou parrain, en lui laissant penser que les équipes s’en remettent totalement à lui pour réaliser ces activités de conseils et d’accompagnement.

Patrick Bourdet propose l’idée selon laquelle la marraine, le parrain, agirait en complément de l’éducatrice, de l’éducateur. Cet apport est qualifié par Patrick Bourdet en termes de savoir-être.

Claire Beugnet dit qu’effectivement, la parole de l’éducatrice, de l’éducateur, du chef de service de la Maison accueillant l’enfant, peut lui devenir inaudible. En période de questionnements, les conseils avisés des équipes ne peuvent cependant être entendus de l’enfant, car il est dans une période de confrontation avec l’institution, parce qu’il est lassé d’être suivi par l’Aide Sociale à l’Enfance, parce qu’il nourrit un profond sentiment d’abandon, de désespoir et ne sait plus voir les personnes aidants qui sont pourtant autour de lui. Claire Beugnet conclut sur le fait que ce savoir-être de la marraine, du parrain passe par une capacité à remobiliser l’enfant, le convaincre par sa personnalité, sa disponibilité bienveillante, de se remettre en mouvement.

Claude Jaouen dit que cette qualité dans la relation s’incarne dans la durée de la relation entre marraine, parrain, filleul(e). Claude Jaouen précise que cette relation peut s’arrêter quand l’enfant n’y consent plus.

Frédéric Renaux observe que cette relation peut, à l’inverse, aller au-delà de l’horizon temporel estimé ; le lien peut vivre y compris après l’obtention d’un premier emploi.

Claude Jaouen dit que la Fondation « Un avenir ensemble » permet à une seule et même personne de parrainer plusieurs enfants. Claude Jaouen précise que des entreprises se sont associées à la Fondation pour réserver aux filleul(e)s des emplois au sein de leurs effectifs.

Claude Jaouen dit qu’une autre compétence précisant le savoir-être de la marraine ou du parrain doit être la qualité d’écoute ; il s’agit de cheminer avec l’enfant et de l’éclairer sur d’autres possibilités de parcours que celles qu’il envisage. (« Ouvrir le champ des possibles »).

Emmanuel Paris propose une synthèse des contributions permettant la rédaction d’une version 1 de la charte définissant le périmètre d’actions du parrainage institué par l’association :

1. La personne ressource (la marraine ou le parrain) :

L’association n’attend pas d’elle qu’elle se substitue au travail des équipes éducatives de l’association, mais agisse en complément. Cette personne doit être disponible pour conseiller l’enfant, l’ouvrir à des horizons culturels et sociaux qu’il ne connaît pas et sont autant de points d’appui pour son grandissement, l’accompagner sur la voie de l’insertion professionnelle fort d’une qualité d’écoute pour l’éclairer sur les problématiques des métiers visés ;

2. Pour qui ? (la filleule ou le filleul) :

Tout enfant âgé de quinze ans accueilli ou suivi par l’association et motivé pour être accompagné par une marraine ou un parrain jusqu’à son premier emploi. Cet engagement de l’enfant est basé sur le volontariat.

3. Pourquoi ? :

La marraine ou le parrain accompagne d’année en année la filleule ou le filleul pour l’éveiller aux métiers qu’elle/il pourrait réaliser (rôle d’aiguillon pour mobiliser ou remobiliser l’enfant en terme d’ambition scolaire), l’aider dans les démarches d’orientation scolaire et professionnelle, l’accompagner dans la recherche d’un premier emploi.

Les membres du Conseil agréent cette première mouture.

Emmanuel Paris dit qu’il informera les membres de tout enrichissement de cette mouture, notamment grâce aux conseils et éclairages de Madame la directrice générale de la Fondation « Un avenir ensemble ».

II. Présentation par une jeune de notre association de son parcours scolaire et de son désir de métier :

Logan Masse dit qu’elle a 17 ans, qu’elle vient d’intégrer les studios de l’association après, dans un premier temps, avoir réalisé un séjour de rupture au Maroc durant l’hiver 2017-2018 organisé dans le cadre du service Itinérance, puis dans un second temps, avoir intégré la Maison de la Musique.

Logan Masse précise que l’Itinérance Maroc a été pour elle un moment très important, car elle était de longue date déscolarisée et ne parvenait pas à se remobiliser. Logan Masse explique qu’au Maroc, elle a vécu dans trois familles successives qui lui ont montré la valeur de s’engager dans la vie, même quand celle-ci est dure. Logan Masse dit qu’elle a été impressionnée de voir des enfants de 16 ans qui travaillent car leur famille n’a pas de ressources économiques. Logan Masse dit aussi qu’elle a apprécié agir au sein d’une association locale dédiée à l’accompagnement et au soutien des personnes handicapées. Logan Masse se remémore cette troisième famille qui l’a accueillie ; le père a construit à partir de peu un complexe hôtelier et cela lui a montré que tout dans la vie peut être possible pour qui sait y croire.

Logan Masse dit que, dès son intégration à la Maison de la Musique au printemps 2017, elle s’est rendue au Centre d’Information et d’Orientation pour établir le parcours menant au CAP assistante familiale. Logan Masse dit qu’elle est aujourd’hui au Lycée Cazins et effectue un stage d’aide aux personnes âgées. Logan Masse précise qu’elle passera le Bac afin d’obtenir les qualifications nécessaires permettant de faire la toilette des personnes âgées. A terme, conclut Logan Masse, les métiers visés sont dans le champ de l’action humanitaire.

Francis Rembotte demande à Logan Masse ce qui fut, dans ce parcours, le déclic lui permettant une si belle dynamique d’entreprendre.

Logan Masse dit qu’Itinérance Maroc fut déterminant, et remercie l’association, Joseph Bako chef de service Itinérance et de la Maison de la Musique, pour cette possibilité de réinventer le cours de sa vie.
Patrick Bourdet dit à Logan Masse que c’est une grande qualité de savoir poser des questions sur le monde et sur soi-même. Patrick Bourdet dit aussi à Logan Masse qu’elle peut être fière de ce qui a eu lieu, et de ce vers quoi elle chemine.

Francis Rembotte dit à Logan Masse qu’un Contrat Jeune Majeur pourra consolider cette période charnière.

Logan Masse précise que son désir de métier est fondé sur l’urgence de venir en aide aux personnes, quel que soit le lieu du monde.
Logan Masse dit l’insupportable de la misère, cite Bob Marley, Pierre Rabhi, Che Guevara parmi ses références intellectuelles.

Logan Masse demande aux membres que faire après le bac pour exercer dans les métiers de l’humanitaire.

Patrick Bourdet et Francis Rembotte répondent que le statut de bénévole et celui de volontaire sont souvent des facilitateurs de professionnalisation dans ces métiers, mais qu’il faudra sans doute suivre des études supérieures spécifiques si Logan désire exercer à des postes de responsabilité.

Yannick Coppin dit qu’il pourrait organiser, si Logan en est d’accord, une rencontre avec une personne qui a travaillé dans un orphelinat au Cambodge dans le cadre d’un service civique européen.

Frédéric Renaux dit que la recherche documentaire en ligne ainsi que les réseaux sociaux sont devenus des accélérateurs clés dans la recherche d’emploi, mais qu’il faut pour cela mobiliser les requêtes, les mots-clés les plus pertinents sur les moteurs de recherche. Frédéric Renaux dit que c’est là une autre compétence que la marraine ou le parrain pourrait apporter au filleul dans le cadre de la politique de parrainage de l’association.

III. Poursuite de la réflexion sur la refonte du document présentant aux jeunes le dispositif des studios de notre association :

Emmanuel Paris distribue aux membres une sortie papier du texte.
Emmanuel Paris dit que le Conseil de la Culture d’entreprendre s’était donné de longue date à effectuer une révision de ce texte, mais n’avait pu mener à terme ce projet faute de temps.

Patrick Bourdet dit qu’il serait souhaitable pour les jeunes appelés à intégrer les studios, que ce texte soit plus digeste, plus accessible.

Logan Masse, qui vient d’intégrer les studios, dit qu’elle n’a pas lu ce texte car il est trop long.

Patrick Bourdet demande s’il serait possible d’opter plutôt pour une vidéo interviewant les jeunes vivant en studios, pour qu’ils puissent expliquer aux nouveaux entrants le mode de fonctionnement de ce lieu de vie, ses prérequis.

Joseph Bako informe les membres qu’un nouveau fascicule, plus court et plus imagé est en cours de rédaction.

Claire Beugnet précise qu’un document papier décrivant les studios doit, par obligation légale, intégrer le livret de bienvenue remis à tous nouveaux entrants dans les effectifs des Maisons lors de leur commission d’admission.

Claire Beugnet propose qu’un atelier de parole soit organisé avec les jeunes vivant en studios afin qu’ils puissent co-construire le contenu éditorial de ce document avec l’équipe du service.

Francis Rembotte observe à la lecture du document actuellement en cours d’utilisation qu’une abondance de phrases commence par « le jeune devra… ». Francis Rembotte dit que cela créé une dissymétrie avec les phrases explicitant ce que l’institution doit assurer au service des jeunes. Francis Rembotte conclut sur le fait que le passage dédié à la description du « Contrat Jeune Majeur » peut être mis en annexe du document, et ainsi permettre son aération.

IV. Point sur le développement du FabLab des Maisons :

Patrick Bourdet salue la présence de Frédéric Renaux et honore le travail réalisé par son prédécesseur, François Cornette. Patrick Bourdet dit à Frédéric Renaux de remercier en son nom et celui de l’association la Fondation Sopra Steria – Institut de France pour cet engagement remarquable qui manifeste la valeur et la qualité de l’entreprise Sopra Steria.

Frédéric Renaux dit être très heureux d’intégrer le Conseil de la Culture d’entreprendre en remplacement de François Cornette. Frédéric Renaux précise qu’il occupera ce siège de membre permanent du Conseil avec Ary Spriet, responsable pour la Fondation de la Zone Nord Est. Frédéric Renaux informe les membres que Dominique Lambert, déléguée générale de la Fondation, Ary Spriet et lui-même pourrons participer à l’assemblée plénière des conseils et comités de pilotage du programme éducatif et culturel de l’association, le jeudi 5 juillet.

Frédéric Renaux est manager sur les sites Sopra Steria de Boulogne-sur-mer et Lille. Frédéric Renaux précise qu’il peut organiser une visite du site de Boulogne-sur-mer pour les enfants des Maisons.

Frédéric Renaux a intégré l’entreprise en l’an 2000 après un parcours de formation en sciences de la chimie. Frédéric Renaux mentionne cette particularité pour signifier combien l’entreprise est ouverte au recrutement de profils y compris non issus des filières de formation centrées sur l’informatique et l’électronique. Ceci s’explique par la recherche de personnes dont l’inspiration permet d’inventer de nouveaux services et produits.

A ce jour, l’entreprise elle emploie 40 000 personnes dans différents pays, deuxième entreprise française pour le développement des systèmes d’information des entreprises et des administrations. Elle recrute 2000 personnes chaque année mais peine à trouver des jeunes pour pourvoir les postes nouvellement créés, notamment sur le site de Boulogne-sur-mer.

Frédéric Renaux précise que les compétences requises nécessitent en général des formations à Bac + 5.

Frédéric Renaux dit que le FabLab des Maisons pourrait aussi être un lieu permettant aux jeunes des Maisons de créer sur des supports originaux des lettres de motivation et des curriculum vitae à la forme et au contenu les distinguant des autres candidats pour le regard expert du recruteur.

Patrick Bourdet demande ce qu’il en est du développement du programme FabLab.

Emmanuel Paris dit qu’un dossier de candidature, faisant synthèse des actions d’ores et déjà réalisées et présentant un plan d’actions à venir, a été examiné par le comité de pilotage de la Fondation Sopra Steria –Institut de France le 6 avril 2018, et qu’une première réponse est attendue dont l’association pourra faire part lors de l’assemblée plénière, le 5 juillet.

Patrick Bourdet dit qu’il est très important de tenir compte des temporalités différentes dans lesquelles s’inscrivent les raisons d’agir de l’entreprise et de l’association et de parvenir à un modus vivendi. Patrick Bourdet explique que l’entreprise développe ses actions dans un court terme, avec un souci d’efficacité et de productivité à deux, trois ans, quand l’association travaille avec les enfants leurs devenirs existentiels, soit sur plusieurs décennies.

Frédéric Renaux dit que cette question a bien été entendue lors des réunions de travail accompagnant la rédaction du dossier de candidature, et a constitué un des points valorisant la proposition de l’association auprès de la Fondation.

V. Présentation du thème de la prochaine saison culturelle de l’association, de septembre 2018 à juillet 2019 :

Le thème inspirant la prochaine saison du programme pluriannuel et pluridisciplinaire de notre association est : « Y’a d’la joie ! »
Cette formule acte les nombreuses réactions de personnalités extérieures découvrant pour la première fois les Maisons, étonnés par la joie s’y manifestant entre enfants, entre enfants et adultes.

Claire Beugnet cite la variété des personnes ayant toutes, sans se concerter entre elles, valorisé l’ambiance joyeuse des Maisons, atypiques de leur point de vue ; Céline, stagiaire en master deuxième année réalisant son stage aux côtés de Claire Beugnet, Alicia Gallet, psychologue de notre institution nouvellement arrivée, les artistes du spectacle « Rêves de sable » programmé au mois de mars au café-théâtre de l’association, les évaluatrices du cabinet d’audit missionné pour réaliser l’évaluation externe de l’association dans le cadre de ses obligations légales.

Emmanuel Paris signale par ailleurs que la joie fut aussi un thème travaillé en formation interne par les équipes durant la saison 2016-2017 et dont on trouvera le contenu ici.

Emmanuel Paris conclut sur le fait que l’entretien filmé de notre parrain d’association, Patrick Bourdet avec les enfants de chaque Maison pourra sans doute contribuer à la valorisation de cette formule par des paroles que nous diffuserons lors du colloque organisé dans le cadre du festival annuel « Les Journées d’Enfance 2018 », le 6 juillet 2018.

S’agissant du planning de ce festival annuel, les différentes manifestations seront : le 29 juin de 18h à 20h, compétition nautique sur la Liane (Boulogne-sur-mer) co-organisé avec le club sportif du BCK (Boulogne Canoë Kayak) ; le 2 juillet à partir de midi à la ferme de Bertinghen « Les grandes tables de la ferme » (rassemblement annuel des anciennes et des anciens) et visionnage par les enfants et les équipes du film des chroniques de la saison 2017-2018 réalisé par Lucie Legros ; le 5 juillet de 10h à midi à la ferme de Bertinghen, assemblée plénière des conseils et des comités de pilotage, et à partir de 20h spectacle des enfants (salle « Le Phenix » d’Outreau), le 6 juillet de 9h à 16h à l’Université Littoral Côte d’Opale, Antenne Saint-Louis de Boulogne-sur-mer, colloque « Trait d’union ».

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La prochaine date réunissant les membres du Conseil de la Culture d’entreprendre, ainsi que l’ensemble des instances conseillant l’association dans son développement : le Conseil de Vie Sociale, le Conseil scientifique et les comités de pilotage thématiques du programme éducatif et culturel « L’aventure de la vie ». Cette réunion, appelée « assemblée plénière », aura lieu le jeudi 5 juillet, de 10h à midi, sur le site de la Ferme de Bertinghen ; elle permettra aux membres des instances respectives de se rencontrer, et de partager autour des activités menées dans leur périmètre d’actions. L’assemblée plénière sera l’une des animations du festival annuel « Journées d’enfance 2018 » ; elle symbolisera l’achèvement de la saison culturelle 2017-2018 et annoncera le lancement de la saison culturelle 2018-2019.
La réunion de rentrée du Conseil de la Culture d’entreprendre aura lieu le vendredi 9 novembre 2018, de 10h à 13h.

M. Bourdet, président du Conseil de la Culture d’entreprendre, remercie les participants et clôt cette quatrième réunion trimestrielle.

Notre association citée dans le bilan d’activités 2017 du Défenseur des Droits

Depuis sa création, le Défenseur des Droits, instance républicaine veillant au respect des droits des citoyens au regard des obligations légales de l’Etat, édite un document faisant synthèse de ses actions accomplies durant l’année civile.

Parmi les réalisations de cette année 2017, notre institution est citée page 80 comme membre active du réseau Educadroit.

Les Maisons s’associent à Educadroit

Parmi les axes de son projet d’établissement, notre association a posé la capacité de l’enfant à penser avec intelligence par soi-même, pour soi-même, comme au cœur de notre engagement quotidien.

La culture de la prise de décision, en connaissance de causes et prenant en compte l’avis de toutes parties prenantes composant son chemin de vie, prépare en effet et sans aucun doute au mieux le devenir adulte des enfants.

C’est l’essence même de l’éducation à la citoyenneté ; savoir se penser soi, savoir apprendre le monde dans lequel on vit, savoir comprendre les manières civilisées de fonctionner pour le bien commun et l’intérêt général.

Pour ces raisons, profondément convaincue de ces principes et dans la lignée de ces dispositions d’ores et déjà reconnues comme exemplaires, notre institution a candidaté auprès du dispositif créé par le Défenseur des droits afin de fonder un partenariat pluriannuel.

Voici le texte introductif d’Educadroit :

« Le Défenseur des droits a souhaité lancer le projet d’éducation des enfants et des jeunes au(x) droit(s) « Educadroit », avec pour objectif de sensibiliser les enfants et les jeunes au droit et à leurs droits. Ce projet vise à favoriser l’apprentissage de la contradiction et de l’analyse critique dans le respect des principes démocratiques. Parce que l’élaboration des règles juridiques implique, dans un Etat démocratique, un échange public d’opinions et d’arguments entre des citoyen·ne·s égaux, il est fondamental de développer l’aptitude des jeunes à une confrontation pacifique des points de vue et à l’expression de leurs avis et opinions.« 

Nous relaterons régulièrement sur notre site Internet idées, réalisations, projets créés avec les enfants et les jeunes de notre association pour éveiller toutes et tous à ce fondement de notre démocratie et participer à son épanouissement pour le meilleur de notre grandissement personnel et collectif.

Compte-rendu de la réunion du 2 février 2018

Compte-rendu de la réunion du Conseil de la Culture d’entreprendre

Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale

2 février 2018

Présents :

Joseph Bako, chef de service des « Studios », Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale

Claire Beugnet, directrice de l’association Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale

Patrick Bourdet, président du Conseil et parrain de l’association Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale

Jacques Dufrenne, éducateur de service du « Centre de Jour », Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale

Loïc Duquesnoy, jeune de la Maison de la Musique et du Centre de Jour, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale

Natacha Morsa, présidente de l’entreprise « Coding and Bricks »

Emmanuel Paris, directeur adjoint aux affaires culturelles de l’association Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale

Absents excusés :

Frédéric Renaux, manager Sopra Steria, Fondation Sopra Steria sous l’égide de l’Institut de France

Emilie Huyghe, direction des Ressources Humaines, Centre commercial Auchan Saint-Martin Boulogne

Claude Jaouen, président du cabinet « Consulting4TOP »

Absent :

Allan Guilmain, jeune de la Maison des Découvreurs, Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale

Ouverture de la quatrième réunion du Conseil par son président, Patrick Bourdet.

I. Point sur la saison 2016-2017 et présentation de la saison 2017-2018 :

Emmanuel Paris distribue aux participants le bilan final de la saison 2016-2017 dont on trouvera le contenu en détail ici.

Emmanuel Paris note que, la saison dernière, plus de 310 000 personnes ont pu assister aux prestations programmées par l’institution dans l’espace public. Ce chiffre élevé, explique Emmanuel Paris, est dû à la participation des Maisons à l’animation du festival « Boulogne fête la mer » (près de 300 000 spectateurs sur quatre jours chaque deux ans) ainsi que par le doublement de la période de programmation de l’exposition dont les enfants des Maisons sont commissaires d’exposition au FRAC Grand Large Hauts-de-France, site de Dunkerque (8000 visiteurs recensés à la billetterie).

Patrick Bourdet demande s’il serait envisageable qu’un pourcentage du billet d’entrée soit reversé aux Maisons.

Claire Beugnet répond par la négative, car l’association a, parmi ses obligations légales, le fait d’être une association à but non lucratif.

Claire Beugnet précise cependant qu’un couple visitant l’exposition a demandé la possibilité de faire l’acquisition de certaines œuvres créées par les enfants ; la solution proposée, dit Claire Beugnet, fut de proposer à ce couple la réalisation d’un don permettant le soutien au financement de deux études actuellement réalisées par des membres du Conseil scientifique, l’une avec les enfants des Maisons, l’autre avec les anciennes et les anciens de l’institution.

Emmanuel Paris précise que ce soutien financier a permis à l’association d’être comptée comme opératrice de la recherche publique par les services des deux universités dont les membres du Conseil scientifique sont par ailleurs salariés (intégration des Maisons dans les bases de données référentielles des services d’administration de la recherche de l’Université Paris Descartes et de l’Université Paris Est Créteil).

Claire Beugnet explique que ce couple a créé une fondation sous l’égide de la Fondation de France ; la Fondation « Le Marchand de sable ».

Madame et M. Tuchbant ont récemment crée cette fondation sous l’égide de la Fondation de France pour soutenir et développer des dispositifs permettant sur l’ensemble du territoire national de contribuer à l’amélioration des accueils d’enfants et de jeunes dans le cadre de l’Aide Sociale à l’Enfance.

Claire Beugnet explique que Madame et M. Tuchbant avaient été particulièrement intéressées lors de leur venue aux Maisons par un retour d’expérience à propos de l’organisation des séjours Itinérance. La Fondation « Le Marchand de sable » expérimentera cette année en partenariat avec Aria (« Association des Rencontres Internationales Artistiques », pôle de formation et d’éducation par la création théâtrale créé par Robin Renucci) « Entracte » ; séjours d’une dizaine de jours proposés aux enfants de 6 à 17 ans durant lesquels les enfants suivent jour après jour des ateliers théâtre avec l’objectif de présenter aux habitants du village de Stazzona, proche de Calvi, un spectacle.

On trouvera plus d’informations sur les stages d’ores et déjà proposés aux enfants par Aria ici.

Claire Beugnet informe les participants que Madame et M. Tuchbant ont proposé au Centre de Jour de bénéficier d’un de ces stages ; il constituera le « séjour pédagogique annuel » organisé au mois d’avril 2018.

Jacques Dufrenne valorise l’une des animations de ce stage ; la restitution finale de la pièce écrite et jouée par les enfants du Centre de Jour tout au long de cette semaine d’avril. Cette présentation aura lieu à l’attention des villageois, lesquels auront proposé aux enfants durant cette semaine des sorties nature ainsi que des visites de sites patrimoniaux locaux.

Patrick Bourdet valorise la relation partenariale entre cette fondation et le collectif Aria, parlant d’un très bel exemple de « trait d’union ». Patrick Bourdet dit aussi que ce projet, réalisé en si peu de temps, confirme l’attractivité des Maisons, et demande s’il sera possible d’envisager la pérennisation du lien avec la Fondation « Le Marchand de sable ».

Claire Beugnet dit qu’elle est en effet en relation régulière avec Madame Tuchbant.

Claire Beugnet dit que ce beau trait d’union lui fait aussi penser à un enfant qui n’est pas de notre association, mais a demandé à pouvoir pratiquer avec l’accord de ses parents les ateliers Hip-hop de la Maison de la Danse chaque lundi et jeudi soirs.

Joseph Bako dit que, jusque-là, l’association, fidèle à l’un de ses axes de développement, investissait la Cité (programmation d’actions culturelles hors de notre espace associatif), mais qu’à cette occasion, c’est l’inverse qui se réalise ; la Cité investit les Maisons. Joseph Bako y voit un signe de reconnaissance de la qualité de l’institution.

Emmanuel Paris poursuit une analyse rapide du bilan de la saison 2016-2017 précise par ailleurs que si le nombre d’enfants néophytes pratiquant les ateliers au début de la saison 2016-2017 ne varie pas par rapport à la saison précédente, la promotion 2016-2017 comptait par contre plus de filles que l’année précédente.

Emmanuel Paris conclut sur le fait que le nombre d’actions culturelles générés par le programme d’établissement pluriannuel et pluridisciplinaire « L’aventure de la vie » (124 actions estimées en prenant référence sur la base de données en ligne sur notre site Internet à la rubrique « Saisons culturelles ») a encore un peu augmenté par rapport à la saison précédente.

II. Présentation d’informations issues de notre travail sur le parcours scolaire des enfants de notre association :

Emmanuel Paris distribue aux participants une sortie papier de deux documents forgeant le nouvel outil personnalisant l’évaluation des effets du programme culturel sur le parcours des enfants de l’association. Le premier document est la fiche diffusée auprès des équipes des Maisons à l’occasion en prévision de l’organisation par chacune des DIPC (« Document Individuel de Prise en Charge » (DIPC). Le second document est le traitement statistique de ces fiches. On trouvera le détail de ces documents sur notre site Internet ici.

Emmanuel Paris informe les participants que des résultats significatifs ne seront envisageables qu’après plusieurs années d’utilisation de cette fiche, chaque six mois, lors des DIPC. Emmanuel Paris précise que le protocole d’administration de cette fiche, pour sa première utilisation en novembre 2017, a donné lieu à un biais qui sera rectifié lors de la prochaine livrée ; certaines Maisons ont rempli la fiche collectivement, d’autres Maisons ont organisé le remplissage de la fiche en demandant à l’éducatrice ou l’éducateur référent de l’enfant concerné de s’en occuper. Emmanuel Paris conclut sur le fait que le remplissage collectif de la fiche sera systématiquement demandé aux Maisons pour le prochain DIPC, en mai 2018.

Patrick Bourdet demande s’il existe des documents de travail mobilisés par les équipes qui permettent de préciser les formulations retenues pour décrire sur les derniers six mois le comportement de l’enfant, et s’il serait possible auquel cas de les consulter

Joseph Bako dit que les équipes s’appuient systématiquement sur deux référentiels, l’un consacré à l’enfant, l’autre au jeune, pour réfléchir à chaque item composant le document DIPC.

Emmanuel Paris propose d’inclure en annexe du présent compte-rendu ces référentiels (cf. « annexes », à la fin de ce texte), afin que les membres du Conseil puissent se prononcer à leur propos lors de la prochaine réunion.

Les membres du Conseil agréent cette proposition.

III. Présentation de leur parcours scolaire et désir de métier par deux jeunes de notre association :

Joseph Bako et Loïc Duquesnoy présentent le parcours de Loïc ; Loïc est arrivé aux Maisons le 30 août 2017. Loïc vit à la Maison de la Musique, et intègre graduellement le Centre de Jour depuis le mois de décembre. Aujourd’hui, Loïc va trois jours par semaine au Centre de Jour. Loïc a 16 ans, et il s’agit comme pour tout adolescent de cet âge à commencer à réfléchir à son orientation professionnelle.

Loïc Duquesnoy dit qu’il n’a aucune idée quant à ces projets d’insertion professionnelle.

Patrick Bourdet demande à Loïc Duquesnoy si l’intégration aux Maisons se passe bien.

Loïc Duquesnoy que l’intégration se passe bien, qu’il y a des copains.

Natacha Morsa dit à Loïc Duquesnoy qu’elle comprend la timidité dont il fait part lors de cette réunion ; c’est impressionnant, précise Natacha Halas, d’être entouré d’adultes.

Loïc Duquesnoy dit que cela n’est en effet pas facile.

Claire Beugnet propose à Loïc Duquesnoy de parler de sa récente inscription à un club de tir à l’arc.

Loïc Duquesnoy explique qu’il a effectué sa première séance en début de semaine, qu’il pratiquait plus jeune dans un autre club le tir à l’arc, que les entrainements ont lieu à raison de deux séances par semaine, et qu’il apprécie particulièrement les activités de groupe.

Patrick Bourdet demande à Loïc Duquesnoy s’il apprécie particulièrement une manière de faire du tir à l’arc.

Loïc Duquesnoy dit qu’il tous les gestes à accomplir pour tirer à l’arc, et qu’il est ambidextre.

Claire Beugnet demande à Loïc Duquesnoy ses activités au Centre de Jour.

Loïc Duquesnoy dit qu’il est particulièrement avec Pierre, éducateur de l’équipe spécialisé en mécanique auto. Loïc Duquesnoy précise qu’il travaille régulièrement sur les véhicules dans le garage de l’association, qu’il a déjà réalisé des vidanges, et qu’il apprécie particulièrement les trajets avec Pierre pour aller chercher chez les fournisseurs des pièces mécaniques. Loïc Duquesnoy dit aussi qu’il participe aux ateliers vélos de Jacques Dufrenne, et qu’il pratique la natation le lundi après-midi mais ne sait pas encore nager.

Jacques Dufrenne dit que Loïc Duquesnoy n’a pas peur de l’immersion sous l’eau.

Natacha Morsa dit que sa grand-mère a appris à nager à l’âge de cinquante-cinq ans, qu’il n’est jamais trop tard.

Emmanuel Paris demande à Loïc Duquesnoy s’il est d’accord pour parler d’un autre projet dont il a récemment fait part à Claire Beugnet.

Loïc Duquesnoy dit qu’il aimerait réaliser un séjour Itinérance en Polynésie.

Patrick Bourdet demande à Loïc Duquesnoy ce qu’il aime particulièrement, pensant à la Polynésie.

Loïc Duquesnoy dit qu’il aime l’idée de soleil.

Emmanuel Paris demande à Loïc Duquesnoy s’il pense à ce projet régulièrement.

Loïc Duquesnoy répond qu’il y pense effectivement souvent.

Patrick Bourdet raconte le jour où il a décidé de se rendre en Australie, et toutes les décisions importantes qu’il a dues prendre pour que ce voyage se réalise. Patrick Bourdet dit à Loïc Duquesnoy qu’il est important d’avoir des rêves, et précise que son rêve est que Loïc puisse accomplir son rêve quand il s’en sentira prêt.

Emmanuel Paris demande à Loïc Duquesnoy ce qu’il lui faut pour se sentir prêt à accomplir ce rêve.

Loïc Duquesnoy dit qu’il ne le sait pas.

Natacha Morsa dit qu’il existe des associations organisant des voyages jusqu’en Polynésie à bord de voiliers.

Jacques Dufrenne demande à Loïc Duquesnoy s’il connait le principe d’un séjour en Itinérance organisé par l’association, s’il se sent capable d’être acteur de son voyage.

Loïc Duquesnoy dit qu’il s’en sentira capable dans quelques années.

Claire Beugnet demande à Loïc Duquesnoy ce qu’il pratique en atelier au sein de la Maison de la Musique.

Loïc Duquesnoy dit qu’il pratique le piano, le djembé, qu’il a récemment débuté à la batterie, et qu’il a fait semblant de chanter devant le micro installé dans l’espace d’atelier.

Claire Beugnet dit à Loïc Duquesnoy qu’il lui serait très important de crier avec Daniel, éducateur ayant une très belle voix, par exemple sur la plage proche de la Maison de la Musique, et de pratiquer cet exercice régulièrement pour apprivoiser sa voix.

Loïc Duquesnoy accepte cette proposition.

IV. Poursuite de la réflexion sur le développement d’une politique d’établissement en matière de parrainage :

Emmanuel Paris propose de poursuivre le travail de réflexion initié dès la réunion inaugurale du Conseil, en précisant que l’équipe de la Maison des Découvreurs a récemment réfléchi à la faisabilité d’un parrainage pour l’un des jeunes accueilli dans ce lieu de vie ; Allan Guilmain.

Emmanuel Paris explique qu’Allan est ce jour en fugue, tout comme il l’a été régulièrement depuis octobre 2017, à chaque fois en restant au domicile de sa mère suite aux droits d’hébergement accordés par le Juge des Enfants le week-end.

Emmanuel Paris dit qu’Allan était déscolarisé depuis deux années quand l’association a été sollicitée pour l’accueillir, et qu’Allan avait alors accepté de réaliser un séjour de cent-dix jours en Itinérance au Maroc qui avait été très bénéfique. Emmanuel Paris conclut sur le fit qu’Allan avait su prendre au Maroc des décisions importantes pour le cours de sa vie, mais que ces résolutions se sont estompées durant l’automne 2017. Emmanuel Paris dit que, peut-être le soutien de l’équipe éducative, et particulièrement de l’éducateur référent d’Allan, ne lui sont plus audibles, et qu’une hypothèse de travail a été de réfléchir à la création d’une figure tiers – un parrain, pour relancer Allan dans son énergie d’entreprendre pour le meilleur de lui.

Patrick Bourdet explique que, dans son enfance, il a connu ce lien avec sa mère, parcourant chaque six kilomètres à pieds aller et retour pour chercher de l’eau et ainsi espérer soigner la maladie d’alcool de sa mère. Patrick Bourdet dit que ce fut vain, et que seule sa prise de conscience personnelle de l’innocuité d’un tel engagement a pu le sauver de cette relation aliénante. Patrick Bourdet précise qu’une tel changement de conduite, pour soi-même et par soi-même, résulte de rencontres, d’événements extérieurs à la vie de famille.

Joseph Bako agrée, en précisant que cet événement bénéfique dans la vie d’Allan fut la proposition par ‘association de l’organisation d’un séjour en Itinérance, qu’Allan a eu le courage d’accepter.

Claire Beugnet dit qu’elle ne croit pas en l’efficacité de l’action d’un parrainage pour Allan, s’il n’en a pas lui-même la volonté de l’animer.

Patrick Bourdet se demande si Allan eut pu faire le même parcours, avec l’action d’une marraine ou d’un parrain plus tôt dans sa vie.

Patrick Bourdet présente la Fondation « Un avenir ensemble », pour laquelle Claude Jaouen, membre de notre Conseil, agit par ailleurs. Claude Jaouen n’a pu être présent à cette réunion, mais a expliqué à Patrick Bourdet les grands axes organisant la raison d’être et d’agir de cette fondation.

On trouvera plus d’informations sur la Fondation « Un avenir ensemble » ici.

Patrick Bourdet présente aux participants la politique de la Fondation.

Dans le cadre d’un parrainage, une convention est signée entre l’école, les parents ou tuteurs légaux, l’enfant, le parrain et la Fondation « un avenir ensemble ». Cette convention mentionne les engagements des parties de façon à ce qu’il n’y est pas de substitution des obligations respectives de chacun.

Le statut de filleul est également défini et les parrains sont tenus de maintenir leur engagement d’accompagner le jeune de la seconde à l’entrée à la vie active (i.e jusqu’au premier emploi), quelle que soit la durée des études.
Le rôle des parrains s’articule notamment, à titre d’exemple autour d’actions culturelles, dont le but est de faire découvrir aux filleuls des environnements et des situations différentes ou inconnues jusqu’alors.

La fondation soutien également les élèves boursiers.

Claire Beugnet dit que l’éthique de cette Fondation est très claire, et coïncide avec la volonté de l’association en matière de parrainage. Claire Beugnet dit qu’il faudra positionner la politique de parrainage de l’institution le plus clairement possible, pour parer à toutes ambiguïtés.

Emmanuel Paris précise que, poursuivant la réflexion sur une politique d’établissement en matière de parrainage, le comité de direction de l’association a bien insisté sur la nécessité de respecter les principes du programme « L’aventure de la vie », faisant l’éloge de la rencontre, de l’altérité, mais sans jamais tomber dans une relation intimiste, privative.

Emmanuel Paris informe les participants qu’une telle ambivalence existe ; en mars 2015, l’institution a été invitée à participer au Ministère de la santé, des affaires sociales et des droits des femmes à un séminaire organisé en présence de Madame Laurence Rossignol, Secrétaire d’Etat chargée de la Famille, des Personnes âgées et de l’Autonomie, auprès de la ministre des Affaires sociales et de la Santé.

Ce séminaire, explique Emmanuel Paris, était organisé dans la perspective de la réforme de la loi de 2007 sur la protection de l’enfance, réunissant des représentantes et représentants d’associations proposant de nouvelles modalités d’organisation en partenariat avec la société civile, au service de l’accompagnement et de la réalisation des projets portés personnellement par les enfants.

Les Maisons des Enfants de la Côte d’Opale ont présenté à Madame la Secrétaire d’Etat son programme éducatif et culturel, et la sophistication de ses outils institutionnels pour associer les partenaires culturels dans la vie quotidienne des enfants et des jeunes.

Emmanuel Paris dit qu’il a été surpris de constater lors de cette réunion la surreprésentation d’une catégorie d’acteurs alors que le thème de cette réunion de concertation indiquait la « société civile », soit l’idée d’une grande diversité. Emmanuel Paris ajoute qu’il a analysé ce phénomène comme choix organisationnel du Ministère de valoriser une relation privilégiée entre le jeune et l’adulte accompagnant – en l’occurrence ; le « parrain » ou la « marraine », choix qui peut être contesté du point de vue de la nécessaire durabilité de cette relation au-delà des personnes qui les portent à titre personnel, et de la socialisation à laquelle tout jeune a droit.

Patrick Bourdet dit que la Fondation « Un avenir ensemble » veille très clairement à la délimitation des relations liant la marraine ou le parrain, et l’enfant parrainé.

Joseph Bako dit que des enfants auraient besoin d’une figure tiers, qui ne se substituerait à la famille et aux éducateurs du lieu de vie. Joseph Bako précise que ce serait de la part de cette « figure tiers » la réalisation d’une relation attachante mais non exclusive, permettant à l’enfant de dire ses avancées, ses retards dans le cours de sa vie, et dialoguer avec cet adulte sur les voies possibles du grandissement.

Natacha Morsa dit qu’il est très important pour l’enfant de s’entendre dire qu’il a le droit de faire des erreurs, à condition que cela lui permette d’apprendre. Natacha Morsa précise que ce message faisant l’éloge de l’essai / erreur est d’autant plus audible et intelligible de l’enfant qu’il est exprimé dans des circonstances où la relation sociale (familiale, éducative) n’est pas pesante. Natacha Morsa cite le cas d’un atelier qu’elle a réalisée dans un collège prioritaire, où l’encadrement trop envahissant avait fragilisé son travail pédagogique, axé sur l’expérimentation de ce qui marche et ne marche pas.

Natacha Morsa signale un autre problème entravant la capacité du jeune à s’épanouir dans une insertion professionnelle réussie ; la prescription de métiers réalisables au vu du profil de la personne suivie par les conseillers de l’Education nationale ou de Pôle emploi peut minorer le champ des possibles, faute de connaître la nouvelle économie et les thèmes de recrutement qui émergeront d’ici vingt ans. Natacha Morsa dit, qu’à terme, près de quatre-vingt pour cent des métiers que nous connaissons aujourd’hui, seront remplacés par des métiers que nous ne connaissons pas encore.

Jacques Dufrenne dit que dans le sens inverse (celui des métiers qui existent déjà, de longue date, mais qui sont déconsidérés), le même phénomène de minoration des métiers utiles et épanouissants existe. Jacques Dufrenne dit qu’il faut savoir en conséquence parfois aller à l’encontre de l’avis des prescripteurs, des experts en recommandation pour agir dans le monde du travail.

Emmanuel Paris propose aux participants de lui envoyer les prérequis qui, de leur point de vue, contribuent à la clarté d’une telle politique encourageant l’essor du parrainage d’enfants et jeunes des Maisons, et de réaliser lors de la prochaine réunion du Conseil une première version du document stratégique faisant synthèse des différentes contributions.

Claire Beugnet propose que le comité de direction et le Conseil de la Vie Sociale participent aussi à  cette réflexion.

Les membres du Conseil agréent cette proposition.

V. Point sur le développement du FabLab des Maisons :

Emmanuel Paris informe les participants des actions réalisées depuis la précédente réunion du Conseil dans le cadre du programme pluriannuel « FabLab des Maisons ».

Soutenus par la Fondation Sopra Steria sous l’égide de l’Institution de France, neuf séances d’atelier ont pu être organisées au Centre de Jour et à l’attention des jeunes des studios de l’association. Emmanuel Paris précise que ces ateliers, conformément au plan d’actions pluriannuel, avait visée pour cette première année de voir si les enfants et les jeunes de ces deux groupes test, ainsi que l’équipe éducative des unités concernées, adhéraient aux actions thématisant la culture numérique.

Deux partenariats ont été développés pour la réalisation de ces ateliers, et une ressource en interne a contribué aussi à leur faisabilité. Ces associations ont été recommandées au préalable par François Cornette, précédent représentant de la Fondation Sopra Steria auprès de notre institution :

  • Le CRIIAC, association d’Outreau, a organisé une séance inaugurale au Centre de Jour dédiée à la conception / réalisation de porte-clés personnalisés (chaque enfant a réalisé un porte-clé à son prénom) au moyen d’une imprimante 3 D ;
  • Après avis des enfants et de l’équipe du Centre de Jour sur l’intérêt de cette première séance d’initiation, cinq séances supplémentaires ont été organisées par le CRIIAC au Centre de Jour, celles-ci dédiées à la fabrique de deux consoles géantes de jeux d’arcade ;
  • Parallèlement, une séance d’initiation organisée par Quentin Laplace, informaticien de notre association, a permis aux jeunes des studios de réaliser des porte-clés personnalisés au moyen d’une imprimante 3D.
  • En Janvier 2018, Natacha Morsa a organisé au Centre de Jour deux séances d’ateliers conçus dans le cadre de l’activité de son entreprise, « Coding and Bricks », l’un permettant aux enfants d’utiliser les ressources du logiciel Scratch, l’autre ayant pour objectif la construction de robots en lego, avec la programmation de leurs déplacements via logiciel dédié.

On trouvera quelques articles relatant ces séances ici, ici, ici, ici et ici.

Emmanuel Paris précise qu’il a rencontré Frédéric Renaux, successeur de François Cornette pour représenter auprès de l’institution la Fondation Sopra Steria sous l’égide de l’Institut de France. Le succès des actions réalisées à l’Automne-Hiver 2017-2018 confirment la pertinence du plan d’actions prévu pour l’année 2 ; la réalisation d’un espace permanent dédié au FabLab des Maisons..

Claire Beugnet informe les participants que cette salle d’atelier serait installé grâce au financement déjà obtenu de la Fondation Auchan « Ensemble pour la jeunesse », et moyennant nouvelle dotation de la Fondation Sopra Steria. Le site envisagé est dans les sous-sols du bâtiment sis au 130, boulevard Raymond Splingard à Outreau, car il présente toutes commodités (connexion internet, hydrométrie stable, etc.).

VI. Questions annexes :

Emmanuel Paris informe les participants que la première séance du cycle de trois ateliers co-organisé par l’association avec l’association partenaire « Energie jeunes » a commencé au Centre de Jour ce mardi 30 janvier 2018. Emmanuel Paris dit que les enfants ont adhéré aux protocoles pensés par les équipes du Centre de Jour et d’« Energie jeunes ».

On trouvera plus d’informations sur « Energie jeunes » ici.

Patrick Bourdet propose que l’équipe du Centre de Jour rédige un retour d’expériences au terme de ce cycle d’ateliers, organisé pour la première année aux Maisons.

Claire Beugnet et Jacques Dufrenne agréent cette proposition.

La prochaine réunion du Conseil de la Culture d’entreprendre aura lieu le vendredi 13 avril, de 10h à 13h.

Parick Bourdet, président du Conseil de la Culture d’entreprendre, remercie les participants et clôt cette quatrième réunion trimestrielle.

Un DAB plein d’énergie

Ce mardi 30 janvier, les enfants du Centre de Jour ont débuté leur cycle d’ateliers co-animé par l’équipe éducative ainsi qu’André et Rodolphe, membres de l’association dédiée à la persévérance scolaire Energie Jeunes.

Cette première séance s’acheva d’un magnifique DAB.

(Image illustrative transmise par Nicolas, membre de l’équipe éducative du Centre de Jour)