“Contrepoint”

Troisième et dernier moment fort de notre festival annuel Les Journées d’Enfance 2026 ; ce 3 juillet en la salle “Le Phenix” d’Outreau, 250 spectatrices et spectateurs ont applaudi longuement les enfants au terme d’une heure vingt de ce spectacle constitué des créations travaillées tout au long de l’année avec leurs professeurs d’atelier sous la direction de notre metteur en scène Romuald Pierru.

Un grand bravo aux enfants, aux équipes des Maisons.

Un grand merci à la mairie d’Outreau.

Un grand merci aux professeurs d’atelier : Nicolas Berthelemy (viet vodao), Caroline Hanquez (zumba), Christophe Henon (musique), Manuel Paque (théâtre), Romuald Pierru (cirque), Virginie Marc (musique), Carine Pochet (yoga), Marine Vigneron (danse hip-hop).

Un grand merci à la régie technique du “Phenix” et à TL Régie Technique.

Un grand merci à Matthis pour son slam :

“Intro)
J’ai jamais su par où commencer…

Alors j’ai commencé par être honnête.

Y a des choses qu’on dit pas à voix haute,
parce qu’une fois sorties, elles restent.

Alors j’les ai laissées ici,dans le silence, avant la musique.

(Attendre les 2 mains )

(Texte)
J’ai la tête pleine de tableaux que personne veut accrocher,
des couleurs trop vraies pour des murs bien rangés.
J’parle doucement, parce que le bruit me fait peur,
j’ai appris que le silence cache mieux la douleur.
J’me sens comme Van Gogh devant un monde qui regarde sans voir,
j’peins mes nuits à mains nues, j’efface mes jours au noir.
Ils diront “t’étais spécial” quand j’serai plus là,
mais aujourd’hui ils passent devant moi sans même lever les bras.
J’ai l’âme fendue, pas pour l’art, pour tenir debout,
chaque matin est une lutte, chaque soir un dégoût.
J’ai voulu aimer proprement, j’ai appris à aimer mal,
à force de donner mon cœur, j’l’ai laissé bancal.
Y a des fleurs dans ma tête mais elles fanent trop vite,
j’arrose avec des larmes, personne voit ce qui m’habite.
J’souris par réflexe, j’respire par habitude,
vivre c’est devenu un geste, pas une certitude.
J’me parle à moi-même comme à un ami absent,
j’me rassure en me disant “tiens encore un instant”.
J’ai pas choisi d’être profond, j’ai creusé pour survivre,
et plus je descendais bas, plus j’apprenais à écrire.
Ils veulent des gens simples, des phrases qui rassurent,
moi j’viens avec mes failles, mes silences, mes fissures.
J’suis pas fait pour briller, j’suis fait pour ressentir,
et parfois ressentir, ça donne envie de partir.

Si je laisse des traces ici, c’est pas pour la gloire,
c’est pour dire “j’ai existé”, même un peu dans le noir.
Comme un peintre incompris qui criait sans voix,
j’pose mes blessures sur l’instru, et j’espère que ça suffira.

(Outro)
J’ai pas su vivre normalement…
j’ai juste essayé de ressentir moins fort.

Tout ce que j’ai jamais fait,
c’était transformer la douleur en quelque
chose de calme.

Si un jour tu comprends ce que j’ai dit ici,
c’est que t’as déjà traversé les mêmes silences.

J’ai pas cherché à être compris,
j’ai cherché à pas disparaître.

Et si ça résonne en toi…

alors j’étais pas seul.”

Un grand merci aux enfants du Centre de jour pour les saynètes :

Le livre d’or du spectacle proposé aux spectatrices et spectateurs est empli d’éloges et d’encouragements, nous le lirons avec plaisir avec les enfants et les professeurs d’atelier début septembre pour lancer sous les meilleures auspices la nouvelle saison du programme artistique et culturel de l’association.